Godland
Note moyenne
3,6
969 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

115 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
34 critiques
3
26 critiques
2
25 critiques
1
12 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2023
Il y a deux paramètres importants autour de l'histoire, le fait que l'islande était sous domination danoise de 1536 à 1874, puis le photographie via le processus au collodion créé en 1851. Ainsi on peut sans risque dire que ce récit se déroule entre la fin des année 50 et la fin des années 60. Le film est tourné en format 4/3, format logique vis à vis de la photographie omniprésente comme passion du prêtre qui photographie l'Islande et surtout ses habitants. Visuellement le film est d'une grande beauté, les paysages de l'Islande sont envoûtants, passant de ses décors brumeux ou venteux, quasi désertiques, aux individus rustres, simples mais entiers. Mais à force d'opter pour une fresque contemplative certains passages peuvent laisser perplexes comme plusieurs secondes scatologiques, ou des plans redondants comme un corps qui se décomposent. Mais le plus intriguant reste l'acte ultime vers la fin du film, le "dénouement" dont la violence et l'apparente gratuité interroge encore plus tant on ne comprend pas le geste. Au final, on se dit que le film est bien long pour raconter si peu, néanmoins, esthétiquement le film est sans aucun doute un des plus beaux de 2022, une sorte de poème lyrique et funeste.
Site : Selenie.fr
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juillet 2023
Contemplatif, pour rester poli et ne pas dire le mot qui commence par "chi" et qui finit par "ant". Des paysages rudes mais magnifiques, une quête spirituelle à l'aboutissement inattendu, mais qu'est-ce que c'est long ! De longs plans statiques, des travellings d'une lenteur indescriptible, des chants islandais interminables... S'endormir est encore ce qui peut arriver de mieux.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2022
Un film follement beau, centré sur une aventure humaine à la fois minimaliste et extrême, sur une île "impitoyable", "terriblement magnifique". Une île qui défie les corps et les esprits, les sentiments et la foi. Où la nature épuise l'homme, le rend fou ou le tue, sans prévenir. L'Islande. Montagnes enneigées, vallées vertes, volcans en éruption, rivières glacées et plaines arides. L'Islande. Terre misérable (titre du film en VO) qui a inspiré à Hlynur Pálmason une expérience esthétique et sensorielle, austère et fascinante. Pour évoquer le temps des colons danois en Islande, le réalisateur islandais a opté pour un format d'image à l'ancienne, aux angles arrondis, qui rappelle le temps des pionniers du cinéma. Il restitue les découvertes de son héros en épousant l'une de ses ambitions, photographique. Paysages et portraits ad hoc. Simplicité et beauté du cadre, de la lumière. Une captation sans esbroufe mais riche en idées pour définir une poétique des éléments, pour exprimer le passage des saisons, les conditions de vie rudimentaires, les amoindrissements du vivant. Quelques images fortes en plan fixe : le cadavre d'un cheval, qui se décompose au fil du temps ; le prêtre en tenue d'office, assis dans la boue, le visage souillé, le regard figé. Quelques images fortes en mouvement : les travellings dans la grisaille du road-trip, au début de l'histoire ; le panoramique durant la séquence du mariage. Réalisation très inspirée, qui prend aussi le temps de dire combien il est difficile de trouver et facile de perdre, et comment, paradoxalement, l'ambition et la raison humaines trouvent leurs limites en champs ouverts.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2023
C’est un film superbe que ce « Godland »… Tourner au milieu de tels paysages permet au réalisateur plasticien Hlynur Palmason et à sa directrice de la photographie Marie Von Hausswolff, de nous offrir un long-métrage (2h23) en état de plénitude, narrative et visuelle. Un chef-d’œuvre injustement oublié du palmarès cannois Un Certain Regard en 2022 (où il aurait d'ailleurs dû concourir pour la Palme d'or vu sa maestria). Heureusement récompensé dans d’autres festivals comme Chicago ou Riga.
Inspiré de sept photographies prises par un prêtre danois dans les années 1800 en Islande, Godland raconte le voyage de Lucas, un jeune pasteur danois missionné en Islande à la fin du 19e siècle par sa hiérarchie pour deux raisons : d’un côté, photographier la population locale devant les paysages du pays ( il transporte une énorme chambre noire) et de l’autre, aider à la construction d’une église dans un petit village…Godland se déroule à l’époque où l’Islande était sous domination danoise, c’était une terre de colonisation , en grande partie terra incognita pour les danois. Avec une certaine logique narrative, Hlynur Pálmason a donc découpé son long-métrage en deux parties bien distinctes, lui permettant d'opérer une évolution de ses personnages à travers leur parcours.
Dans un premier temps, Godland est une odyssée à travers une nature plus hostile que nourricière. En suivant la progression du prêtre et de ses compagnons au milieu des plaines boueuses, des montagnes escarpées, des rivières en crues ou des volcans en irruption, Godland replonge alors les spectateurs dans une forme de cinéma d'un temps révolu. Un cinéma d'exploration, quasi-documentaire, rappelant les grands voyages en terres inconnues du cinéma de Werner Herzog ou celui de la conquête de l’ouest américain de John Ford …Avec intelligence, Pálmason a en effet choisi d'utiliser le format 1:33, avec des coins arrondis, pour complètement ancrer son récit dans une autre époque (visuellement) et, par la même occasion, synchroniser (en partie) l'esthétique de son film à celles des vieilles photographies prises par le prêtre dans sa mission…La beauté subjuguante et écrasante de ces territoires vient ainsi s'immiscer dans la trajectoire de Lucas dont la mission évangélique va rapidement se transformer en pur cauchemar, en chemin de croix ou plutôt en longue remise en question, existentielle et spirituelle…. Une perte de contrôle devant les obstacles naturels qui va peu à peu nourrir son aigreur, bien incapable de dompter l'environnement qui l'entoure. Pire, sa bienveillance des premiers instants va rapidement se muer en arrogance, jaloux de la sérénité du guide de l'expédition, le rustre Ragnar (Ingvar Eggert Sigurðsson), avec lequel les échanges vont devenir de plus en plus houleux, notamment parce que le vieux bougre ne croit pas spécialement en Dieu. Débute alors une longue introspection silencieuse au milieu de la nature sauvage. Au bord de l'épuisement et pourtant soutenu (théoriquement) par la présence de Dieu, Lucas perd peu à peu sa foi. Dépouillé de toutes ses forces, et proche d'y laisser sa vie, il se réveille toutefois dans une sorte de paradis, proche d'un visage féminin, comme secouru par une force divine l'ayant téléporté dans une contrée apaisante et revigorante.
C'est ici que s'engage le deuxième acte de Godland. Et s'il est sans doute moins spectaculaire visuellement que la première partie du film, il contient en lui toute la sève du récit en cours. Désormais arrivé dans le village qu'il ne pensait plus pouvoir rejoindre, Lucas est, certes, affranchi des tumultes de cette Islande déchaînée, mais va devoir défier une autre forme de tempête : celle de sa foi, de son propre rôle, des tourments de l'humanité et surtout de l'agitation de sentiments interdits par son statut... Ainsi la grande épopée sauvage de la première partie se transforme en réflexion onirique et poétique sur l'existence, le cinéaste explorant la petitesse de l'humain face à la vastitude du monde, la faiblesse du corps face à la robustesse de l'esprit, la brièveté de l'existence humaine face à l'éternité de la nature…Malgré sa longueur, cette plongée dans un monde glacial est fascinante par sa beauté visuelle et par son rythme méditatif… Un objet esthétique splendide et une réflexion rare sur un épisode méconnu de l’histoire de l’Islande.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2022
Précédé d'une bande-annonce élégante, de la notoriété de son auteur et d'une campagne de presse unanime, Godland avait tout pour plaire. Les amateurs de paysages naturels, hormis les fans inconditionnels des arbres (puisqu'il n'y en a aucun dans ce pays), apprécieront énormément : de ce point de vue, c'est superbe. Si vous êtes actuellement en cours de thèse de doctorat sur les formats d'images dans l'histoire du cinéma, c'est également fait pour vous puisqu'on trouve ici un très rare format proche du carré mais aux angles arrondis. De même si vous cultivez une secrète passion pour les acteurs masochistes qui sont prêts à tout pour satisfaire les exigences d'un réalisateur ou d'un scénariste... Mais si vous êtes venu jusque dans cette salle de cinéma motivé par la complexité des personnages de Winter brothers, le premier film reconnu dudit réalisateur, alors vous ne manquerez pas d'éprouver une réelle déception. Là où les deux frères entretenaient de subtiles relations fondées sur leur passion commune pour la même femme et la vente d'un alcool frelaté et mortel, ici tout est plat et simple. Un prêtre vient en Islande pour construire une église et se lier aux autochtones. Il est guidé par un homme bourru qui déteste les Danois. Leur relation s'envenime jusqu'aux pires extrémités. Point barre. Quelques très belles idées ponctuent ce récit univoque, comme des plans de cadavres pourrissant de saison en saison ou une curieuse histoire contée un soir au bord d'une rivière. Mais tout cela s'avère assez long, et on est surpris de ne jamais voir les photos anciennes qui furent à l'origine de ce projet de film. Espérons qu'on renouera vite avec la réussite de Winter Brothers.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2023
Dans une nature aussi grandiose qu hostile, le cinéaste conduit son personnage vers son véritable ennemi: spoiler: l'homme.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2023
Série de films de grande qualité: Nostalgia, Les Banshees…. et Godland !!!

Contempler les paysages fascinants de l’Islande (volcans, glaciers, lacs,) que côtoie la violence quotidienne au 19ème siècle.
Le jeune prêtre danois, manque sans doute de charisme pour emporter l’adhésion des islandais locaux. Il les observe comme un ethnologue, veut construire son église et voudrait leur apporter, « la bonne parole » ce qui explique, méfiance et hostilité.
De plus, il faut intégrer que l’Islande était alors « colonisée » par le Danemark.

Les « hommes » sans défense, face à la Nature…
Quelle beauté !
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2023
Désireux de rendre hommage aux premières photographies qui furent jamais prises du sud-est de l’Islande, ‘Godland’ se déploie dans un cadre 1:33, format “diapositive” avec bords arrondis, ce qui accroît la sensation d’avoir affaire à un documentaire. D’ailleurs, l’histoire que raconte le film est véridique puisque c’est à la fin du 19ème siècle qu’un jeune prêtre danois fut envoyé dans cette région isolée pour y construire une église et photographier paysages et habitants. ‘Godland’ possède d’évidentes accointances avec le cinéma de Werner Herzog, ‘Aguirre’ et ‘Fitzcarraldo’ au premier chef avec lesquels il partage cette notion croisée d’une odyssée obstinée à travers des paysages aux proportions mythologiques et dans des conditions extrêmes qui écrasent nécessairement toute vélléité humaine, et d’un autre voyage, intérieur celui-là, où sont remises en cause les motivations et les idéaux qui ont poussé à entreprendre ce voyage. L’isolement, la solitude, la méfiance du prêtre envers ces insulaires qui ne semblent pas débarrassés de toutes leurs croyances ancestrales et celle des insulaires envers ce prêtre qui ne semble pas prêt à se fondre dans leur culture, auxquelles il faut ajouter une incompréhension de langue, tout simplement, vont concourir à pousser l’homme de dieu dans une certaine dérive personnelle. Pourtant, ‘Godland’ brille moins par sa facture patrimoniale ou la relation conflictuelle entre le prêtre et ses ouailles que par le combat que celui-ci semble mener contre des forces invisibles et abstraites que s’incarnent dans la nature hostile de l’île, ainsi que par ses nombreux instants suspendus, qui peuvent prendre la forme de gouttes d’eau s’écrasant sur de la roche noire ou d’un cadavre de cheval se décomposant sur la lande et qui, par leur force mystique et transcendante, ont vocation à laisser l’imagination du spectateur vagabonder. Oeuvre sensorielle, métaphysique et allégorique, destinée à des spectateurs portés à la contemplation et l’introspection, ‘Godland’, oeuvre immobile malgré l’idée du voyage, se montre malheureusement aussi parfois à froid et rigide dans l’application de ses idées, ce qui devrait le couper d’une part non négligeable du public.
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2023
Magnifique. Très contemplatif, glaçant et rugueux. Les paysages de l'Islande sont "terriblement magniques" et la terre de Dieu (Godland) n'est pas celle des Hommes mais celle d'une nature impitoyable, sonore, tueuse. c'est le règne de l'eau et de la pluie, de la glace. du feu qui remodèle la terre. Superbement filmé avec des plans qui replacent des hommes devenus fous à leur insignifiante temporalité.
Moulineaux de Montesson
Moulineaux de Montesson

10 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 novembre 2023
Quel dommage, à part 1 petite partie de lutte fraternelle sympathique. Tout est nul et raté.
La mission du prêtre est à dégouter de l'église, il est immorale et tueur !, d'ailleurs il ne tient quasiment jamais son rôle de prêtre. Le scénario est incompréhensible, trop de séquences n'ont pas de lien (où arrivent ils ? comment vives les habitants du lieu atteint ? Ils ont un piano ! d'où sort il ? Ils ont des poutres pour la construction d'où viennent elles ?, même les lieux des séquences n'ont pas de lien (exemple on passe d'un paysage herbeux à une marche sur neige (qui en faite est un glacier) sans transition et on en sort sans plus de transition. Les paysage d'Islande auraient pu être beau (et j'y suis aller, j'en sais quelques choses!), ils ne le sont même pas. La musique de fond est aussi minable, glauque.
Bionman
Bionman

16 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 janvier 2023
On retiendra quelques plans complexes et de belles images. Mais tout ceci est englué dans un ennui profond , terrible , insoutenable et inhumain. Rien ne justifie une telle torture pour le spectateur , une telle lenteur dans la narration , une durée invraisemblable et prétentieuse. "Regardez je vais un Grand film de 2h20 !!" semble nous dire le réalisateur , quand son histoire tenait en 1h45. Dommage
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 janvier 2023
Il faut toujours qu'il y ait au Festival de Cannes un film abscons, sûr de sa force formelle, riche en afféteries stylistiques, essaimant le minimum de dialogues et ne se préoccupant pas de maintenir l'attention du spectateur autrement que par sa splendeur intrinsèque.

En 2022, c'est l'Islandais Hlynur Palmason, découvert avec le beau Un jour si blanc, qui s'y colle. Avec une certaine réussite, puisque Godland est aussi beau qu'ardu à apprécier.

Pour résumer très brièvement, il s'agit de suivre le périple d'un jeune prêtre danois se rendant en Islande pour photographier la population. L'action se déroule à la fin du XIXème siècle. Dans une première partie, la traversée d'est en ouest de l'île donne lieu à de somptueuses scènes muettes dans lesquelles la rudesse des conditions de vie et la grandeur de l'île sont parfaitement rendues.

Notre héros arrive ensuite dans une communauté où il est soumis à la tentation, et dans laquelle l'âpreté des relations humaines (si on peut même les appeler ainsi) va être dévoilée à grands coups de travellings circulaires et de chœurs signifiants.

Avec son format carré coins arrondis et sa photo volontairement atone, le film me paraît trop poseur pour apporter au final mon adhésion, malgré son audace formelle et la puissance évocatrice de certains de ses plans. Allez-y tout de même si vous aimez les paysages islandais, magnifiquement filmés.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2025
Terre hostile. Son vrai titre en danois.
L’homme ne va pas seulement rencontrer les habitants mais il va aussi rencontrer la nature sauvage et mystique. Il va être domestiqué par elle.
Comme les hommes qui lui racontent les légendes des rivières, les cris des flots.
Ces croyances forgent les hommes et c’est la prise de conscience dont nous sommes témoins avec ce film très introspectif et beau.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2023
Visuellement fascinant, mais terni par une austérité trop souvent plombante, le périple physique et mystique d’un prête luthérien danois qui part à la fin du XIXe siècle dans les territoires sublimes mais hostiles de l'Islande afin d’y bâtir une église, au péril de sa vie et sa foi.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 février 2023
On ne peut nier au film sa beauté esthétique. Les paysages islandais sont à couper le souffle, et la direction artistique, la photo, leur rendent justice. Passé ce premier constat, Godland est un film extrêmement long qui peine à trouver son rythme. Sans compter la psychologie peu, voire pas compréhensible. Un sentiment global mitigé
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse