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Nicolas S
55 abonnés
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3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Lucas, un prêtre danois, est envoyé en Islande pour y établir une église et prêcher. Le voyage est toutefois semé d'embûches, et Lucas a beaucoup de mal à s'acclimater à un pays rude et sauvage, qu'il ne comprend pas. Imaginé à partir de photographies anciennes retrouvées en Islande, Godland n'a pas grand chose d'autre à raconter que ce maigre scénario, qui suit son cours sans véritable surprise. Mais sa lenteur contribue à la tension et au malaise qui l'habitent et trouve donc une justification dans l'économie du récit. C'est aussi un excellent prétexte pour contempler les paysages sublimes de l'Islande, dont la beauté rivalise avec l'âpreté. Pálmason les filme avec un sens du cadrage certain, qui lorgne du côté d'un PTA. Il est toutefois dommage que cela ne serve pas d'autre propos que ce constat asséné du début à la fin que la vie est difficile et solitaire, et qu'elle est d'autant plus pour un étranger dans le rude climat islandais.
Un film âpre comme l'Island, sauvage et beau aussi. Le coeur des hommes s'y révèle comme le pays, travesti par la foi et trahi par les éléments, la solitude, la dureté. Les images et jeu des acteurs sont parfait, l'histoire surprenante bien qu'on soit en partie avertis, puisque basée sur quelques clichés réellement réalisés par le prêtre et retrouvés un siècle plus tard.
Bon, c'est beaucoup trop long. Mais une fois qu'on a passé l'interminable première heure (!) le film devient véritablement captivant, servi par des acteurs impeccables et une réalisation somptueuse.
Magnifique, excellent, valait la Palme d'Or. La première partie est immergée dans le voyage du jeune prêtre partant évangéliser aux confins de l'Islande, photo et paysages sublimes, un tempo lent s'installe, devenu pour le spectateur du XXIème siècle une expérience quasi initiatique ;) lent mais non creux. La deuxième partie, la troupe arrivée à destination, voit l'action, le scenario se corser... On est dans du John Ford, dans un western enneigé, avec une fin bien ficelée ! 2h20m sans longueurs, superbe.
J'ai trouvé que la première partie de "Godland" était trop austère pour être vraie, malgré des paysages aussi somptueux qu'inhospitaliers. Taiseux, les personnages le sont profondément. Nonobstant, la fin de la traversée de l'Islande, la construction de l'église et l'établissement de Lucas dans un hameau qui peut lui rappeler la civilisation, amènent une paix relative, l'illusion d'une vie normale, presque joyeuse, que les festivités et les joutes viennent suggérer. Le surgissement de personnages féminins importants, deux sœurs toutes deux troublées par le jeune prêtre, bouleverse le déroulement du récit, le berçant d'un sentiment proche de la mélancolie et déchainant une violence accumulée sans véritable raison. Un film d'auteur qui mérite que l'on s'y attarde.
Un film que l'on pourrait apparenter à la conquête du Far West par les premiers colons accompagnés des prêtres. Celui qui a la charge de construire une église dans un endroit merveilleusement reculé y laissera sa vie dans des conditions très étonnantes.
Il y a dans ce film plusieurs très belles images, dues aux grandioses paysages Islandais ; mais malheureusement « enfermées » dans un format cinématographique que l’on devine choisi par le cinéaste pour renvoyer au format des photographies d’époque, qui sont selon ses dires à l’origine du film. Pour le reste, la première partie est aussi austère que les paysages montrés, et il s’enlise dans le vide et la platitude. Que de longueurs et de plans inutiles, ne soulignant aucun véritable propos ! De plus le film flirte avec le maniérisme et la prétention.
Un film dur à tous les sens du terme, apreté des paysages, dureté des conditions de vie, froideur voire hostilité des personnages, lenteur du film qui fait qu'on doit vraiment s'accrocher... Mais quand on a fini le film, on se dit que c'était à la fois beau et puissant. Le prêtre agace par son aspect figé, son apparente absence d'émotions, son manque d'empathie et de coeur. Il donne en permanence l'impression de "porter sa croix", de subir un calvaire, et de fait il porte son matériel photographique qui est censé être une passion mais qu'il semble ressentir également comme un fardeau. La fin est assez elliptique, on ne comprend pas forcément très bien quels sont les ressorts des personnages mais ce n'est pas grave... Beaucoup de poésie dans ce film qui passe par l'image et par les changements de paysage au gré des changements de temps, d'heure, de saison...
Un missionnaire protestant austère envoyé en mission en Islande dans des paysages tout aussi austères et magnifiques! Une rencontre entre ces deux mondes et a l'arrivée un film magnifique.
Ce film pourrait sembler flatteur pour une expression islandaise particulière comme le célèbre la critique mais au niveau du rythme et de l'histoire c'est plutôt pas terrible, inintéressant et sombre. Pour les paysages il y a sans doute d'autres moyens de les découvrir que cette soupe lente et sinistre. Sur le plan chrétien le fait d'avoir des dialogues paraissant pertinents n'efface les impressions d'un film qui fabrique des drames sur mesures dans un espace et un temps un peu oubliés pour les générations actuelles. C'est un film plutôt prétentieux et mal inspiré.
Extra-ordinaire, poétique, inspiré, du grand CINÉMA. Il faut juste accepter de se laisser porter par le rythme, la lumière et les paysages. A voir absolument.
L'histoire d'un prêtre photographe qui a pour mission de construire une église dans un coin perdu d'Islande, inspirée de quelques photos d'époque retrouvées bien plus tard... Des images incroyables, une épopée à l'image du climat, très rude... , l'instant présent sublimé par Dame Nature et porté par un son qui vous souffle avec force... "J'Y SUIS" ! Un avertissement cependant aux défenseurs des animaux, via l'invitation à fermer les yeux quelques secondes à l'occasion du dépeçage d'une bête sur ses crochets... : la fête du cochon made in Groenland ! Une toile qui ne laisse pas indifférent et prend aux tripes, portée par un trio "Homme-Nature-Destinée" sacrant l'impermanence... Une belle réussite.
Godland est un anti AVATAR, un film âpre qui n'est pas grand public avec un scénario nécessitant quelques connaissances sur les relations entre le Danemark et l'Island.
Des paysages islandais à couper le souffle, une histoire sans doute vraie, des acteurs convaincants, mais des longueurs, des lenteurs qui peuvent en rebuter certains...