On en sort en colère contre les hommes machistes, cette culture du secret et de la supériorité, le comédien principal est touchant dans son jeu et sa délicatesse. Les décors sont superbes et oppressants
Très bon film, bien filmé et sans longueur. On est pris par les péripéties du jeune procureur. On découvre peu à peu le tissu de relations entre les habitants. A voir aussi pour la lutte entre le droit et le pouvoir des notables locaux.
Un film très bien fait, on reste accroché jusqu’à la fin. Le rythme est intéressant car il est à la fois lent et intense. Une bonne découverte. Ce genre de film qui laisse une petite trace.
Une façon de filmée oppressante qui accompagne l'histoire prenante de ce jeune procureur. Une musique pesante pour un film lourd mais intriguant À voir absolument
Un jeune magistrat tente de faire respecter la loi dans une petite ville turque en prenant les édiles locales de front. Chasseurs, machos, violeurs, alcooliques, homophobes, démagogues, ses opposants se liguent contre lui et dressent le portrait d'une Turquie corrompue, arc-boutée sur les valeurs d'un indétrônable patriarcha. Le soutient d'un journaliste, de la police locale et de la juge n'aura pas raison de ses opposants. Un excellent film, haletant et crépusculaire.
Film captivant sur le plan sociologique au ressort politique qui nous immerge dans une societé d' hommes frustres, confronté à la naiveté déconcertante d'un jeune homme de la grande ville . Rebondissement, flash back, silence, sous-entendu, emotions refoulées tout y passe dans une atmosphére pesante, parfois peu intelligible. Mais l'ensemble est appréciable.
Affiche, sélection cannoise (un certain regard) et critique laissaient présager un thriller intrigant de haute tenue. Il n’en est rien, ou presque, puisqu’on tombe sur un drame local assez lourd, où la jurisprudence, incarnée par un jeune procureur, se heurte aux sombres réalités d’un coin perdu d’Anatolie. Paresse de la mise en scène et pauvreté de la photographie ne créent pas vraiment le trouble attendu. Les turcs locaux ressemblent un peu trop à des caricatures pour être honnêtes. Question cauchemard eveillé, on est bien loin de Wake in Fright, chef-d’œuvre de Ted Kotcheff, auquel on pense inévitablement. Seuls les gouffres d’érosion brutale, liés à la surexploitation des nappes phréatiques, représentent une belle idée, puisqu’ils sont à l’image de la profonde corruption des notables locaux. Mais au final, tout ça sonne creux.
Passez votre chemin: c'est long, on n'y comprend rien et il n'y a pas de fin (mais quand même quelques invraissemblances: la fin semble faite à la va vite). Bref, sans intérêt.
Le conflit originel, qui empêche tout dialogue et conduit inévitablement à la tragédie. Ce moment de bascule qu'est la rencontre, où tout se joue, entre deux mondes qui se regardent en chien de faïence, tant leurs valeurs ou leurs intérêts semblent être enracinés dans des territoires aux climats antagoniques. La rougeur du sang jaillissant du gibier mort, traîné en voiture dans toute la ville, repeint la rue principale et tranche avec la fraîcheur du costume du nouveau procureur arrivé le jour même. Faire respecter la loi et affirmer son indépendance relève de l'évidence pour ce jeune stambouliote, mais pas pour ses administrés. Il est naturel pour eux que la loi plie devant certaines coutumes. Philosophiquement c'est une reconnaissance de leur identité, rurale notamment, et en termes pratiques, la coutume était justement que les prédécesseurs tolèrent les écarts. La rigidité de cette posture légale, se présentant comme la vérité légitime, produit une violence symbolique que ses destinataires retourneront bientôt en violence physique. Avec les mêmes ressorts du conflit entre le citadin fraîchement arrivé face au travailleur rural ancré depuis toujours sur ses terres, tels que décrits dans le film As Bestas, le moment de la rencontre conduit le second à considérer de manière inéluctable le premier comme son ennemi. Le citadin balbutie hâtivement et sincèrement des invitations au dialogue, dévoile une certaine humilité et une volonté d'écoute. Mais le dénouement est déjà écrit pour ceux dont la colère se constitue en miroir du mépris qu'ils pensent percevoir dans le regard de ces élites qui leur imposent leurs choix.
Un thriller captivant, qui attrape et prend au ventre, avec une belle immersion dans un village turc avant une élection politique, dans lequel on y voit manipulation et corruption. je conseil
Un film vraiment stupéfiant. Très dur et pourtant très intéressant. Un reflet de la réalité de la situation de certaines régions reculées de la Turquie d'aujourd'hui mais pas seulement. En mêlant réalité, rêves, phantasmes et délires paranoïaques le film.nous entraîne dans un univers extrêmement bizarre où rien n'est certitude. Le héros n'est peut-être pas si admirable que ça. La fin est ouverte. Certaines scènes sont inoubliables. Les acteurs sont formidables. Une découverte et un chef d'œuvre..
Je me suis laissé embarquer par ce polar un peu terrifiant : l'image est belle, l'intrigue plutôt bien menée, l'atmosphère angoissante souvent., aux limites du fantastique en raison des flash back sur une nuit dont le personnage principal, le procureur Emre, ne se souvient gère car il a été drogué lors du repas avec les notables du village. Mais à la réflexion on ne voit pas trop bien quel est le véritable propos du film. La première scène se déroule aux abords d'une doline, provoquée par la surexploitation des nappes phréatiques pour l'agriculture. Mais ce ne sera finalement- pas le sujet du film. La corruption des notables n'est pas non plus ce qui motive leurs exactions .Rien à voir avec le règne d'Erdogan, le président actuel, comme le voudraient nos critiques. Pour avoir vécu en Turquie longtemps et avoir sillonné le pays, je comprends que le fond du problème, dans ces contrées reculées, c'est le refus de l'intervention de l'état et de la loi que représente le procureur. Les habitants veulent tirer en l'air si cela leur chante pour manifester leur enthousiasme - durant mon vécu en Turquie, 700 morts par balles perdues furent dénombrées en un an -, violer la gitane du coin en toute impunité, et pour les notables garder le pouvoir politique dans la ville en étant les pourvoyeurs de l'eau qui manque cruellement. Le populisme là-bas n'a guère à voir non plus avec ce que nous connaissons chez nous. Les habitants sont frustes, s'enthousiasment en traînant la carcasse ensanglantée d'un sanglier qui fut tué, et ne veulent pas qu'on intervienne dans leurs traditions et leur mode de vie fermé au reste du monde. Finalement c'est le soupçon d'homosexualité qui sera le plus fatal au Procureur car le peuple turc est dans le déni complet sur ce sujet, en particulier dans les campagnes. Alors oui, le film est bien mené, nous tient en haleine, mais gardons nous de l'analyser.avec des façons de voir bien de chez nous.