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Yves S
14 abonnés
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0,5
Publiée le 19 mai 2023
Trop lent, trop long, trop invraisemblable La corruption en Turquie mérite d'être mieux traitée et pas du point de vue d'un jeune procureur inexpérimenté se laissant piégé comme un bleu par des requins. L'effondrement des maisons dans des gouffres à cause du pompage des eaux souterraines est en soi un problème majeur qui mérite également d'être mieux traité. Franchement décevant ce film
Très bon film, bien filmé et sans longueur. On est pris par les péripéties du jeune procureur. On découvre peu à peu le tissu de relations entre les habitants. A voir aussi pour la lutte entre le droit et le pouvoir des notables locaux.
Les thrillers politiques sont rares. Celui-ci est un des plus réussis. Emin Alper a fait le choix de la simplicité, de raconter la petite histoire d'un jeune procureur nommé dans un ville rurale d'Anatolie. Ce faisant, il décrit le jeu subtil de tentatives de corruption, de pressions et d'intimidations qui gangrènent la société turque. C'est un portrait au vitriol de la Turquie contemporaine. Un pays coupé en deux, entre un monde urbain progressiste et des campagnes baignant dans le conservatisme. Et les fossés qui se creusent dans le sol sont aussi ceux qui séparent les hommes et les femmes d'un même pays. Puissant.
Alors oui, c'est militant. Mais ça ne justifie pas de faire un film si long pour un scénario si fin, un personnage principal si improbable ment stupide et une fin si abrupte. On s'y ennuie copieusement.
Traiter du sujet de la corruption en Turquie est à l'origine une bonne idée, mais le scénario est mal ficelé, brouillon et le spectateur s'y perd un peu. Le film met beaucoup de temps à démarrer, fait preuve de beaucoup de lenteur et est finalement peu original. J'ai même crû à un moment que l'objectif était de faire un maximum de placement de produit pour Hyundai...
Le cinéaste turque Emin Alper réalise un film dont les prémices sont saisissants. Mais la suite est trop laborieuse pour convaincre. On ne peut s’empêcher de comparer Burning Days au Caire Confidentiel (2017) de Tarik Saleh, qui savait mêler thriller et réalité politique contemporaine d’un pays rongé par la corruption. Sauf qu’ici l’intrigue manque de subtilité. Le scénario repose entièrement sur la compromission du protagoniste lors du « festin » partagé avec le fils du maire. L’excès de naïveté qui anime alors le jeune procureur est trop patent pour être crédible. Dès lors, le suspens bâti autour de ce qui s’est vraiment passé ce soir-là est cousu de fil blanc et les rebondissements sont très répétitifs.
La critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/burning-days-promesses-non-tenues
Quand se combinent les intérêts économiques des puissants, les politiciens aux ordres, la presse aux mains des premiers, la justice à qui on ordonné de faire du lawfare, et une police à la botte de son maître.... qu'est-ce qui pourrait mal tourner... ? Ça m'a fait peser à la France de Macron.
Une belle affiche avec le logo du Festival de Cannes 2022 cela peut donner envie. Et si ce film turc était un chef-d'œuvre? Un jeune procureur est nommé dans une petite ville de province pour remplacer son prédécesseur disparu. La mise en place de l'intrigue du film est parfaite puis l'histoire bifurque totalement et durant les 1h50 restantes, on attend un retour a l'intrigue qui ne viendra jamais. Je suis donc ressorti un peu frustré.
Un jeune procureur entraîné dans un tourbillon judiciaire se débat pour faire émerger la vérité dans une histoire de viol Les coupables, les témoins, la victime s'enchevêtrent dans cette histoire au scénario solide qui compose une ambiguïté permanente où se mélangent justice humanité et politique. Tout commence et se finit dans un effrayant gouffre d'effondrement,. Métaphore de la vérité ? Les acteurs sont excellents.
Des critiques enthousiastes, on parle de génie, de film phare ... j'ai du mal à les suivre. Le film démarre parfaitement mais s'enlise hélas assez vite car on a du mal à suivre et à comprendre exactement ce qui se passe. On suit en gros mais pas dans le détail ce qui devient assez vite pénible. Qui a fait quoi au juste ? La victime se jette d'elle-même au milieu des fauves ? C'est quoi ces trous ? Quant à la fin on nous laisse sur notre ... faim. Coupez ! C'est fini. Ah bon ? On nous explique pas. Non, c'est comme çà. C'est grand dommage car les acteurs sont excellents et la première demie-heure au petit poil. Après, hélas ....
Même si la fin se finit sur plusieurs pieds de nez, on se fait emmener par le récit et son rythme assez prenant, avec une dramaturgie fébrile et progressive, et un scénario qui égare volontairement le spectateur sur de mauvaises pistes. De bons acteurs, une mise en scène très maîtrisée. A voir sans retenue.
De belles images, mais je n'ai pas été conquis par l'histoire, qui semble terriblement caricaturale. Ceci écrit, on comprend qu'Erdogan n'ait pas apprécié, surtout à l'approche d'élections incertaines en Turquie. Donc rien que pour ça, ce film vaut la peine d'être vu.
Ce thriller turc est un des films les plus excitants que j'ai pu voir cette année ! Emre, un jeune procureur intègre issu d'un milieu bourgeois et urbain, prend son premier poste à Yaniklar, une petite ville du fin fond de l'Anatolie où le manque d'eau et les effondrements de terrain provoquent de vives tensions. Devant l'insistance du maire, et malgré le peu de sympathie qu'il porte aux notables de la ville, Emre accepte une invitation à dîner chez l'élu et son fils, qui se termine en une soirée fort alcoolisée. Le lendemain, c'est le black out quasi total pour le jeune procureur. Quand le commissaire l'appelle pour sa première affaire criminelle, le viol d'une jeune gitane simple d'esprit, Emre se souvient l'avoir vue la veille chez le maire... Le réalisateur Emin Alper utilise habilement les ellipses pour brouiller les pistes. Les flashs qui assaillent le héros sont-ils de vrais souvenirs ? des souvenirs reconstitués, influencés par les rebondissements de son enquête ? des cauchemars ? Les allégations perfides de Şahin, le fils du maire, sont-elles fondées ou ont-elles pour but de le déstabiliser et de faire pression sur lui ? De plus les nouvelles vont vite dans cette petite bourgade, les rumeurs aussi, et comme Emre, le spectateur ne sait plus à qui se fier... Murat, le journaliste de l'opposition, avec qui il a des liens équivoques, est-il fiable ? Même la juge, jeune femme moderne dans un milieu machiste et rétrograde, se montre parfois ambivalente. Corruption, populisme, clivage modernité/tradition, ambiguïté morale, tous les ingrédients sont là pour transcender le genre policier et faire un film politique à suspense, où les gouffres qui défigurent le paysage aride ont une valeur allégorique sur la situation de la société turque. La séquence d'ouverture m'a fait penser au début d'AS BESTAS, de Rodrigo Sorogoyen, où l'on voyait des hommes faire plier un cheval sauvage et récalcitrant : de la même manière, l'ouverture de celui-ci, mettant en scène la chasse d'un sanglier égaré en ville par une foule d'hommes dans une transe meurtrière, annonce métaphoriquement la chasse à l'homme qui ne peut manquer d'arriver. La tension monte tout au long du film, pour se terminer de manière déconcertante en plein climax... Le réalisateur a choisi de ne pas abattre toutes ses cartes et de ne pas donner de résolution facile. Osé, mais terriblement frustrant ! Je pense que plusieurs visionnages sont nécessaires pour bien assimiler tous les éléments de l'intrigue (la question de l'eau, enjeu du pouvoir, est également cruciale). BURNING DAYS, qui offre à voir par ailleurs une très belle photographie (les clair obscurs des plans nocturnes sont particulièrement réussis), a suscité le courroux du gouvernement turc, ce qui est en soi une autre très bonne raison de voir ce film !
bon thriller turc où la tension monte progressivement. si le postulat de départ n'est pas forcément totalement crédible et que le coup est peut-être légèrement trop long, la fin rappelle les objectifs politiques du cinéaste.