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Mathieu B.
43 abonnés
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4,0
Publiée le 5 août 2024
Tom Hanks excelle comme toujours, cette fois dans un rôle de tueur, bras droit d’un boss de la pègre, obligé de fuir avec son fils. La relation père - fils est racontée de manière sobre et pudique, à l’image du père. Un très beau film.
Lorsqu'on prend un réalisateur aussi doué que Sam Mendes (« American Beauty », « Skyfall » etc...) et qu'on lui donne à diriger des acteurs (trices) de rêve comme Tom Hanks, Paul Newman, Jude Law ou Jennifer Jason Leigh, on peut s'attendre à un résultat plutôt convaincant. Ceci dit, « Les sentiers de la perdition » est une œuvre parfaitement aboutie qui va bien au delà de ce simple constat. C'est une pure merveille qui prend aux tripes par l'intensité de son scénario et son esthétique irréprochable. L'immersion est telle qu'il est impossible de résister à cette histoire de gangster, totalement à la hauteur des plus grands classiques du genre. L'ambiance du Chicago des années 30 est magnifiquement reconstituée et on plonge avec délice dans le monde de la pègre, où la frontière est mince entre honneur et trahison. Les personnages sont finement ciselés et on ne peut que s'impliquer dans ce duel qui oppose deux pères qui protègent leur descendance. Tom Hanks, dans un rôle légèrement à contre emploi, parvient à garder son âme et je ne peux que saluer l'ampleur de sa performance mais Paul Newman lui donne la réplique avec une classe incroyable et l'ensemble place ce film au firmament des œuvre indémodables. C'est un grand film policier, qui reste dans les mémoires et qui marque durablement... Du grand art, tout simplement !
Après « American beauty », le réalisateur britannique Sam Mendes signe son second long-métrage en 2002. Le récit nous plonge dans le milieu de la mafia irlandaise de Chicago des années 1930. Le suspense et l’action rythment parfaitement cette histoire de vengeance. Mais finalement, ce sont les relations filiales (de sang ou de cœur) qu’entretiennent les différents protagonistes qui constituent le thème essentiel de cette intrigue. Tom Hanks et surtout Paul Newman (dont il s’agit de la dernière apparition au cinéma) composent des personnages hiératiques, coincés dans leur code d’honneur. Bref, un thriller de bonne facture.
Magnifique film de gangster au scénario noir et à la réalisation sombre, où Tom Hanks est parfait en tueur à gages. Seule une fin prévisible gâche (un peu) le bonheur du spectateur.
Esthétiquement soigné et superbement photographié, « les Sentiers de la Perdition » doit avant tout mon enthousiasme à la splendide mise en scène de Sam Mendes. Du très grand art pour un film noir vraiment classe, au casting enchanteur et aux excellentes interprétations, allant de Tom Hanks, à Paul Newman, en passant par un étonnant Jude Law en tueur à gage pernicieux. Il est juste dommage que le scénario ne soit pas de la même verve.
Un film sur la mafia et les gangsters dans les années 30, au temps d'Al Capone avec comme malfra Tom Hanks, Jude Law ou Daniel Craig, cela faisait envie. Et personne ne pourra être déçu devant ce film à l'interprétation impeccable et au rythme soutenu. On suit un homme de main d'un parrain et son fils poursuivi par un tueur à gage pour des raisons qu'il vaut mieux découvrir devant sa TV. Bref : n'hésitez pas à regarder ce film, vous ne perdrez pas votre chemin.
Le réalisateur d'American Beauty étonne une nouvelle fois avec cette oeuvre sombre et nostalgique. Les personnages sont profonds, l'écriture sobre, les situations d'une richesse surprenante, la musique de Thomas Newman enveloppe le tout avec brio. Un film passionnant avec un rythme très équilibré et une atmosphère triste et mystérieuse. Stupéfiant et diablement réussi.
De bons acteurs même si on a l'impression qu'ils ne se donnent pas à fonds, une mise en image véritablement talentueuse. Mais c'est au niveau du scénario que ça va beaucoup moins bien. Il est à la fois simpliste par son déroulé et complexe parce que les tenants et les aboutissants de la situation de départ sont loin d'être explicites, certaines situations sont à la limite du compréhensible, (les livres de compte), le réalisateur abuse des ellipses, c'est très pratique, ça permet d'éviter d'expliquer pourquoi les personnages se retrouvent si facilement malgré leurs déplacements ! Enfin les invraisemblances abondent, Tom Hanks qui dévalise plusieurs banques de suite avec la même désinvolture que s'il achetait des poireaux, ou qui se protège des balles d'un tueur qui le rate à trois mètres, en se cachant derrière le couvercle d'un coffre en bois, ou encore qui après avoir effectué une boucherie dans la rue, reste planté comme une fleur en attendant que la musique se termine au lieu de s'enfuir en courant. Enfin on regrettera la fin biblique du film, une illustration puérile du commandement "Tu ne tueras point" où il ne manque que les violons.
Un polar aux teintes de drame familial qui repose sur des bases solides, à savoir la maestria de Sam Mendes à la réalisation (exemplaire) et le casting redoutable, Tom Hanks en tête. Un peu téléphoné et vraiment classique, notamment sur le final qui manque singulièrement de panache, Road to Perdition reste néanmoins une valeur sure parmi les films de gangsters se situant dans les années 1930.
Une vraie splendeur. Tom Hanks et Paul Newman, parfaits (euphémisme), Jude Law très inquiétant. Une histoire splendide, mélange savant entre "Le Parrain" et "Natty Gann". Superbe reconstitution d'époque. Sans doute un de mes films préférés de Hanks, et Dieu sait si j'adore cet acteur.
Une déception. Sam Mendès signe un film de gangsters à l'atmosphère plombante, où je me suis mortellement ennuyé. Même les acteurs ne semblent pas inspirés.
Dépouillé des clichés habituels sur les gangsters des années 30 (costards rayés, oeillet à la boutonnière, guêtres blanches), ce drame policier est une exploration intéressante de relations père-fils, portée par une photo superbe "à l'ancienne" qui crée une atmosphère un peu sombre et poisseuse parfois, une bonne restitution d'époque années 30, et des acteurs impeccables. Paul Newman dont c'est un des derniers grands rôles, y est d'une belle sobriété, Daniel Craig commence à faire son trou avant d'enfiler le smoking bondien, Jude Law excelle dans un rôle de déjanté pittoresque, et Tom Hanks brise son image de gentil gars bien propret. Un film de qualité, même s'il lui manque une réelle épaisseur.