Scénario ''ordinaire et classique'' mais très réaliste dans la mesure où un des deux, dans un couple, peut évoluer et changer alors que l'autre pas du tout. La routine, les habitudes et une indifférence certaine fondée sur les acquis font que celui qui change n'est plus du tout à sa place auprès de l'autre. Il s’éteint et s'ennuie. C'est ce qui arrive à Maria dès lors qu'elle va travailler à l'école des Beaux arts, lieu de tous les possibles et de toutes les extravagances. Au contact des artistes et de leurs œuvres la vision du monde de Maria change, ses envies et ses désirs aussi. Cette femme de ménage trop discrète, sans ambition et même sans envergure, s'ouvre à l'art, au monde, grandie et s'émancipe en devenant modèle nue. Modèle nue... jamais elle n'aurait pu imaginer avoir l'audace et la folle légèreté de faire une chose pareille... et pourtant... elle l'a fait. Sa rencontre avec Hubert, intelligent, artiste et plein d'esprit, lui ouvre de nouvelles perceptives et elle décide de dire oui à la vie... oui à sa vie... A la fin du film on peut lire ''à toutes les Maria''. C'est un hommage à toutes celles et ceux qui se soustraient à la morosité de leur quotidien pour, en quelque sorte, revivre de leur nouvel amour. Ça en fait du monde !!! J'ai beaucoup aimé car, à mon âge, on a roulé sa bosse et on sait parfaitement que rien n'appartient à la fiction dans ce films de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller. Karin Viard et Grégory Gadebois sont admirables dans leur rôle respectif et j'ai eu un petit coup de cœur pour le personnage totalement décalé, et perché, de Lauriane Escaffre.
J'ai beaucoup aimé ce film de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller, un film qui nous fait rêver complètement dans un endroit qui s'y prete, des acteurs qui forment un bon duo. Karin Viard est parfaitement dans son role. J'ai aimé cette touche d'innocence dans son jeu. J'ai mis la note de 3,5/5
Maria rêve. Sauter le pas pour changer de sa monotonie qui dure depuis des années. Comédie douce et artistique, c'est le cas de le dire. Trois étoiles.
Les "Invisibles", version femmes de ménage, sont cinégéniques ces temps-ci. Après l'étude "undercover" du "Ouistreham" de Emmanuel Carrère en janvier 2022, voilà en septembre suivant ce "Maria rêve". Voire, dans un domaine voisin, le "À plein temps" sorti en mars dernier... Dans les trois cas, cependant, l'important dans l'ancillaire, c'est d'en sortir ! "Maria" (Karin Viard) est d'une naïveté rafraîchissante, qui confine à la crédulité pure et simple. Elle saura pourtant s'émanciper. Maria, ou du rêve (bas-bleu sans le savoir) à la réalité des sentiments, grâce à sa nouvelle position au sein de l'équipe de nettoyage aux Beaux-Arts (sa patronne depuis des lustres venant de décéder -spoiler: lui réservant, sourire de la Providence, une belle surprise "pigeonnesque" ). Lauriane Escaffre et Yvo Muller scénarisent et réalisent leur premier "long", après avoir déjà collaboré de la sorte avec bonheur (César du court-métrage en 2020) - tous deux également acteurs, ils tiennent aussi chacun un rôle secondaire dans "Maria rêve". Sur le papier, l'argument est séduisant (apprentissage - tardif - d'une surdouée de la vie). Mais le résultat à l'écran est plutôt décevant : effets appuyés, rythme mollasson, psychologie rudimentaire - cela n'aide pas ! KV, en manière de dédommagement, pour cette déception globale - et Grégory Gadebois, en concierge qui "rêve" aussi - dans une moindre mesure.
Vu grâce à mon ciné de quartier qui l'a reprogrammé pour mon grand plaisir. Il y a des actrices à qui ont peut faire jouer toutes sortes de personnages Karine Viard en fait partie Maria femme de ménage Maria Rodrigues épouse de portugais Maria amoureuse Maria modèle pictural Karine Viard femme caméléon. Découvrir les beaux arts, un peu ses coulisses , est passionnant. Le visage mutin de Noée Abita donne de la fraîcheur et renforce la poésie et l'imaginaire de certaines scènes . Un film à deux faces . C'est un film léger sans prétention mais qui réussit à nous embarquer. Une jolie comédie française toute simple, optimiste, un tantinet désuète mais derrière cet aspect naïf et romantique se profile un film plus engagé, féministe, politique même ! qui revendique le droit pour une femme de plus de 50 ans de continuer sa vie professionnelle, amoureuse, personnelle ... avoir 50 ans et plus et exister, vivre ses rêves jusqu'au bout... Cette rencontre improbable de deux solitudes est pleine charme et on les suit avec le sourire aux lèvres. Karin et Grégory sont bien assortis. Hubert et Maria la fragilité de l'un protège l'autre et réciproquement . Deux-pièces complémentaires du puzzle pour vivre heureux. Je recommande pour un soir de cafard ...bon antidote là tristesse.
Un vrai régal de film servi par des acteurs justes, délicats et pudiques. Tout est bien dosé, maîtrisé , sans verbiage ni facilités. Mention spéciale au duo K.Viard et G.Gadebois qui nous embarquent et nous enchantent.
Film qui fait rêver réfléchir...avec beaucoup de poésie et de pudeur. Les Acteurs connus ou moins incarnent bien leurs rôles. Bémol : qualité de l'image.... était ce voulu???
Pour résumé Maria Rêve, il s'agit d'un bon moment qu'on passe une après midi de pluie.
Le choix de la diogèse dans l'école des beaux arts pour le sujet et une idée grandiose ! Et quand plus, on le voit d'un point de vue d'une femme de ménage est très sympa! Mais l'originalité du film ne joue malheureusement que sur ça. Le scénario, basé sur une relation romancée, est correct mais n'apporte rien de plus.
D'une façon simpliste, le film nous donne envie d'être cette Maria, celle qui un jour, osera tout faire valsé pour vivre son rêve.
Magnifique, touchant, drôle, romantique, du cinéma qui nous fait rêver et nous emporte! Les acteurs sont tous excellents, l'histoire est touchante et on rentre dans le magnifique lieu de l'école des beaux arts o^on passe un moment magique avec les étudiants en art.
Karin Viard toujours aussi juste nous émeut en nous prenant la main via ses découvertes dans l'univers des Beaux Arts. Elle s'éveille à ses sens et à la vie. Quel joli moment.
Dans le contexte actuel, un film qui nous fait du bien. C'est rare. Pas de violence, pas de sexe, pas de méchanceté, par contre de l'optimisme, du sentiment, de l'humour, le tout joué à merveille et mené intelligemment.
Le film ne manque pas de qualités avec plusieurs scènes drôles ou touchantes (baisers vus à travers un écran psychédélique, conversation à travers un casier, façon confessionnal) mais son principal défaut est le manque de rythme (important et plus visible sur un long métrage par rapport à un court métrage) qui est lié à une dispersion de la narration. Le sujet est conventionnel, à savoir la rencontre de 2 personnes, ayant une activité manuelle, l’une indispensable car concierge et homme à tout faire mais faisant partie des meubles (on le surnomme le Mammouth), Hubert (Grégory Gadebois), fan du déhanché d’Elvis Presley et l’autre, Maria Rodrigues (Karin Viard), femme de ménage, mariée à Oratio, Portugais travaillant dans le bâtiment, habitant un pavillon de Seine-et-Marne qu’elle rejoint chaque jour par le R.E.R. D et écrivant des poèmes. Les rapports entre bourgeois et employés de maison, parfois d’origine étrangère, ont déjà été traités dans « Le hérisson » (2009) de Mona Achache, « Les femmes du 6e étage » (2011) de Philippe Le Guay et « La cage dorée » (2013) de Ruben Alves. La bonne idée est de faire évoluer les 2 personnages dans un milieu auquel ils n’appartiennent pas et n’ont pas forcément les codes, celui de l’école des Beaux-Arts de Paris et où les réalisateurs se moquent de l’art post-moderne et des « performances », avec beaucoup plus de talent et d’humour que Ruben Ostlünd dans « The square » (2017) et pourtant Palme d’or à Cannes. Renonçant à un film social façon Ken Loach, les réalisateurs ont choisi de raconter une bluette sentimentale mille fois vue, certes sympathique et, de plus, polluée par l’intervention de l’entourage familial de Maria, trop peu développé. Il fallait se concentrer sur l’école des Beaux-Arts, superbe microcosme, et après la critique de l’art contemporain, développer la relation entre Naomie (Noée ABITA, 23 ans) et Maria, la première lui faisant découvrir l’art sans condescendance et la seconde, la conseillant, un peu comme une mère. D’ailleurs, le titre est mal choisi car si Maria souhaite changer de vie, elle ne rêve pas mais découvre une autre façon de vivre.