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Julien Chevillard
195 abonnés
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4,5
Publiée le 30 septembre 2022
Une femme de notre temps est né de l'envie de Jean Paul Civeyrac de traiter d'un personnage qui "aurait une ligne droite de comportement, puis un point de bascule, et au bout, l’accès à une vérité intérieure plus profonde, pouvant conduire à un nouvel essor Jean Paul Civeyrac retrouve le chef opérateur Pierre-Hubert Martin, avec lequel il avait déjà collaboré sur Mes Provinciales. Alors que ce dernier reposait sur les dialogues et privilégiait le champ-contrechamp, Une femme de notre temps a bénéficié d'un budget plus confortable permettant de faire des travellings, donnant de l’ampleur au récit et aux personnages. Le réalisateur détaille : "La caméra en mouvement permet d’unir les actions et on ne découpe que quand c’est nécessaire La bande originale du film est empruntée à l’œuvre de Valentin Silvestrov, un compositeur ukrainien qui a par ailleurs réussi à fuir de Kiev au début de la guerre. Le réalisateur s'est tourné vers sa musique pour son aspect crépusculaire : "La musique traduit les états intérieurs de Juliane : au début le malaise, puis la violence, et finalement le tragique. [...] Avec cette musique, je voulais au début emporter le spectateur d’une façon traditionnelle, confortable, et puis ensuite, aller vers quelque chose de plus étonnant, vers ce côté opératique qui inscrit théâtralement le personnage dans un univers plus vaste, et plus mystérieux Au casting d'Une femme de notre temps, on retrouve l'actrice roumaine Cristina Flutur, qui avait obtenu le Prix d'interprétation féminine en 2012 pour Au-delà des collines
Dès les premières minutes on ne décèle aucune once d'empathie ou de simple bonheur chez cette flic aussi froide que mutique. Ensuite on apprend un drame passé mais qui date depuis si longtemps qu'on a du mal à croire à ses ramifications tragiques aussi fortes sur l'ensemble du récit. Plus le film avance et plus on se demande où veut nous mener le réalisateur. Le réalisateur-scénariste se perd dans son scénario qui s'éparpille avec 3 sous-intrigues plus ou moins inspirées et qui finalement ne s'imbriquent pas de façon logique ou naturelle. C'est mal écrit, mal dirigé car cette commissaire est surjouée ce qui laisse aucune nuance (devant l'évidence que sa femme sait le mari ne réagit pas plus que ça ?!), et alors qu'on aurait pu espérer une utilisation de l'arc (qui effectivement s'inscrit "dans l'immemorial de la tragédie ou du conte" dixit le cinéaste) de façon plus essentielle ou plus icônique. Le genre de film où on se dit qu'il y a de l'idée... mais que l'idée... Site : Selenie.fr
Ce film est avant tout la rencontre entre un réalisateur très singulier ( dont c'est le 9eme film je crois ) Jean-Paul Civeyrac et Sophie Marceau, comme vous ne la verrez jamais, entièrement à la merci de son réalisateur. Alors, certains pourront trouver déstabilisant ce film, d'autres, s'ils se laissent emporter par la virtuosité de la mise en scène, passeront un moment tout à fait passionnant, envoûtant, ce qui a été mon cas. Du cinéma, du vrai et tant pis pour ceux qui passent à côté.
Ce film ne mérite pas la descente en flèche des critiques (y voir un jeu de mot...) Certe il ne sera pas impérissable mais il y a eu bien pire. Je comprends le parcours de cette femme droite et intègre qui est déçue. .. Sophie Marceau reste un très belle femme et son jeu correspond au personnage. On peut regretter l'absence de suspense
Je ne sais pas pourquoi j'ai aimé ce film, mais je l'ai aimé. La sobriété de la photo, son rythme et sa musique ? Difficile à dire. Le charme a opéré puisque j'ai oublié que Sophie Marceau faisait partie du cercle étroit des stars de cinéma. Pour moi, un signe de performance. Mais le concept a pris du plomb dans l'aile et La boum, c'est si loin. Une femme de notre temps baigne dans une ambiance mystique. Pas seulement d'un point de vue factuel, puisque la référence à Diane chasseresse est évidente, mais aussi d'une manière plus impalpable, comme dans une rêve éveillé. Certains spectateurs ont relevé des incohérences. Peut-être. A mon avis, elles cachent plutôt des ellipses et donnent à l'héroïne une dimension plus humaine. Elles révèlent son combat intérieur entre son désir de vengeance, son sens moral et sa fragilité. Bref, j'ai marché. J'en ai même oublié que le titre pouvait annoncer une démarche prosélyte. Si c'est le cas, cela ne gâche pas le récit. Libre à chacun de réfléchir en sortie de salle aux nombreuses questions que le film pose.
Au palmarès des plus gros ratages au cinéma cette année figura sans aucun doute Une femme de notre temps.
Jean Paul Civeyrac dont on avait apprécié Mes provinciales en 2018 nous propose cette fois un film sans queue, ni tête, malgré Sophie Marceau en tête d’affiche, incarnant une commissaire de police assez peu portée sur l’exercice de ses fonctions, préférant le tir à l’arc et surtout enquêter sur son mari infidèle.
Si, au départ, le film peut évoquer une ambiance Chabrolienne, poisseuse et mystérieuse et intrigante, malheureusement il bifurque assez rapidement du côté du grand n’importe quoi, nous offrant quelques scènes assez gênantes, tellement ridicules qu’elles en deviennent risibles.
On sait pas vraiment vers où et quoi a voulu aller le réalisateur mais une chose est sûre c’est qu’il s’est totalement perdu dans ce film au scénario improbable pour ne pas dire ridicule... jusqu’à la dernière seconde.
Jean Paul Civeyrac est le plus dix-neuviémiste des cinéastes (mais un XIXe siècle d'avant même l'invention du cinéma). Dès lors, pas beaucoup à chercher du côté du "notre temps" annoncé par le titre, mais plutôt du côté du drame romantique, avec ses ruptures de ton, les invraisemblances, une forme d'outrance et de mélancolie qu'autorise un destin tragique. Sophie Marceau se prête avec générosité à cette peinture crépusculaire où, transfigurée en Artemis vengeresse du trop toxique amour des hommes, elle va jusqu'au bout de son chemin, à travers la forêt magique et face à la mer, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich - auquel le film semble parfois emprunter quelque chose de la grandiloquence ombrageuse.
Sophie Marceau nous livre une prestation plus que convaincante pour un thriller intéressant dans sa mise en scène et son histoire. Je ne comprends pas les mauvais retour.
Déçu et c'est le mot le plus gentil. Il n'y a rien dans ce film qui maintient l'attention, ni les jeux d'acteurs,ni le pauvre scénario. Déçu d'avoir regardé jusqu'au bout.
Je sais que beaucoup n'ont pas appréciés ce film. Mais assurément il ne mérite pas non plus le flot de mauvaises critiques qu'on a bien voulu lui porter. J'ai osé mettre 5 étoiles pour rétablir un peu cette injustice. Ce qui est sur c'est que ma note reposé essentiellement sur la qualité d'actrice de la belle Sophie Marceau, elle a cru à ce rôle et elle s'y est donné à fond . Elle n'est pas responsable de la faiblesse du scénario et encore moins si ce dernier n'a pas été totalement exploité en profondeur. Moi j'ai trouvé son jeu juste et concerné, ce qui n'est malheureusement pas le cas de tous les acteurs. Je suis vraiment désolé pour elle, car son investissement et son travail, oui son implication dans cette histoire méritait vraiment mieux qu'une pluie de critiques. Je comprends la déception de certains tellement on pouvait faire mieux, le choix de la musique par exemple qui ne m'a pas convaincu ou ce faux rythme permanent ou encore cette l'histoire qu'on devine un peu trop facilement et cela dès le départ. Cependant comme je l'ai dit au début il y a une remarquable actrice qui s'est donné a fond pour que cette histoire aille jusqu'à son dénouement,comme cette dernière flèche qu'elle tirera . Sophie m'a impressionné dans ce rôle magnifique, alors je lui mets sans regret 5 étoiles qu'elle mérite amplement.
Je ne sais pas si le casting, ( avoir choisi Sophie Marceau) est une bonne chose.;;le film est plus discret qu'elle...Il aurait peut être été intéressant de confier les rôles à des gens inconnus....paradoxe de l'acteur, petit film, grande actrice, donc malaise....Pour le reste formellement on est dans le téléfilm ( caméra, musique inexistante)....Le scénario est peu inspiré, une histoire d'autostoppeuses, qui vient dont ne sait où....malgré tout la fin est assez réussie, avec un twist inattendu ( les gendarmes sont présents)....Ce n'est pas très romantique, ni très policier...C'est une histoire au présent, mais un film qu'on oublie assez vite...A vous de voir
Une premiere partie de film assez lente ou il ne se passe pas grand chose et une deuxième plus enlevée et qui tient en haleine. Par contre , image sombre et histoire de la femme et sa fille battue pas très credible. Mitigé.