Belle
Note moyenne
3,7
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131 critiques spectateurs

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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2021
C’est avec « La Traversée du Temps » et « Summer Wars » que Mamoru Hosoda a pris son envol, parallèlement au studio Chizu, qui semble avoir laissé les classiques de Ghibli derrière lui. Et lorsque l’on sait que sa collaboration avec Jin Kim, talentueux animateur et concepteur de personnages chez Disney, est imminente, nous sommes en droit d’espérer un joli parti-pris graphique de l’animation japonaise traditionnelle et ce nouveau monde, au centre des débats de ce dernier long-métrage. Si le réalisateur n’a jamais caché son inspiration pour le conte « La Belle et la Bête », ses œuvres précédentes en témoignent, elle ne pouvait pas être plus manifeste qu’ici, au détour de la matrice. C’est également un hommage à la version de 1991, qui emporte autant qu’elle éblouit par sa profondeur. C’est un drame fort, avant que ce ne soit une romance impossible. C’est une impasse, que l’héroïne affronte, par une forme de solitude, justifiée ici par le deuil qu’elle traverse.

Suzu est une lycéenne qui vit dans un Japon rural, mais pas pour autant déconnecté de la réalité que le monde virtuel. Portables et application offrent à tous le confort et la possibilité de changer son destin. C’est dans ce sens-là qu’Hosoda manœuvre, avec un optimisme rare, car la technologie des réseaux sociaux n’a pas toujours qu’une face maléfique. Fidèle aux précédentes héroïnes du cinéaste, nous avons là une Suzu qui cherche sa voix, qui cherche une plateforme sur laquelle rebondir et d’enfin exister, dans ce monde qui paraît lui avoir tout enlevé. « U », c’est « You ». Une ironie flagrante, qui promet un avatar sacralisé de sa propre personne, alors que l’on souhaite mettre en avant la liberté identitaire. La réalité virtuelle clame sa générosité et la jeune fille, timide et torturée, n’a pourtant rien à envier aux princesses qui la précèdent. Mais il n’est pas question d’enrober Suzu par la « Belle » qui sommeille en elle, car il n’y a pas qu’une seule définition de Belle dans toute cette panoplie de personnages féminins.

Suzu incarne toutefois celle qui a le potentiel de séduire, grâce à une sincérité chantée et animée. C’est alors dommage de limiter des personnages secondaires, qui auraient pu apporter plus de nuances et d’émotions, au service de la pop-star éphémère. Il faut donc le souligner, c’est aussi ça la dureté de « U », qui rappelle que la perversion et les fake news ne sont jamais bien loin. Si ce cadre peut en laisser plus d’un sur la touche, ce seront les adolescents qui auront leur compte et leur lot d’espoir, qui se transmet via la vulnérabilité de l’héroïne. Elle la transforme en un innocent amour, qui touchera cette Bête, qui la guette et dont ils partagent une écoute mutuelle. Sa férocité cache bien des douleurs, qu’il convient de révéler. Et c’est sur cet axe rudimentaire, mais poignant, que le dernier acte se confie et joue sur la carte de l’acceptation. Douleur et gloire se confondent, mais finalement ce qui importe, c’est simplement trouver la force de s’exprimer.

En inspirant des craintes sur la déviance relationnelle de sa fille, Hosoda concocte « Belle » comme un souffle de courage, qui pousse les plus jeunes à se défaire de l’oppression parentale ou encore de resserrer des liens perdus. La démonstration y est ludique, mais manque sans doute d’être incisive dans les conflits que Suzu rencontrent au quotidien. L’image de la perfection est un fardeau social, qui trouve de l’écho dans les relations sentimentales, mais la surcouche féerique freine quelques fois l’envol de chants salvateurs. Si le miroir virtuel est évident dans son dénouement, il reste encore de la place pour faire exister une communauté connectée et la complémentarité entre la Belle et la Bête.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2022
Dès les premières images de Belle, on en revient inévitablement à Summer Wars. Le parallèle est rapide tant l'univers coloré et abstrait de U nous ramène à celui d'Oz. Pourtant, le lien entre les deux se limitera uniquement aux allers retours du récit entre la réalité et le réseau social. Le message de Mamoru Hosoda est ici bien plus humaniste et, sans surprise vu le chemin parcouru depuis sa cinquième réalisation, bien plus émouvant.

C'était peu dire que j'attendais au cours de cette année 2021 la nouvelle pépite - j'anticipe - des Studios Chizu (fondés par Hosoda) tant, depuis Ame & Yuki, je n'ai cessé d'être émerveillé par la combinaison d'onirisme et de surnaturel que le réalisateur met au service du devenir de l'être et de la cicatrisation de ses éventuelles blessures intérieures. Encore une fois, l'association est réussie tant elle finira, de manière bien plus inattendue que dans ces 3 précédents films, à m'émouvoir.

Suzu, une adolescente traumatisée par la mort de sa mère et l'incompréhension qui en découle, va devenir Belle dans le monde virtuel de U. Belle est un As, c'est à dire un avatar créé à partir des paramètres biologiques du joueur. On comprendra au terme de ses sauts dans cet univers pixelisé que le choix des noms pour qualifier ce monde et ses habitants semble loin d'être anodin. En effet, U est l'homophone de you (tu/toi) et as signifie comme.
Ainsi Belle, chanteuse virtuelle à succès, est une autre version de Suzu, une version de sa personnalité sans entraves, en pleine possession de sa voix/voie, comme elle aurait du l'être si la vie n'en avait pas décidé autrement.
Mais au-delà de sa renommée virtuelle, c'est un autre As qui va la fasciner, un monstre pourchassé par une police improvisée de U spoiler: capable de rompre l'anonymat des personnes connectées pour les exposer au monde
.

Par le biais de ces deux protagonistes, le rapprochement avec La Belle et la Bête est inévitable, la Bête vivant dans un château où fleurissent de magnifiques roses. Mais, s'il sert ici le propos similaire de l'être à l'apparence repoussante, agressif, en souffrance et incompris, il permet aussi à Hosoda de jouer habilement sur la frontière entre réalité virtuelle et virtualité réaliste dans le sens où la Belle comme la Bête, 2 êtres facilement distinguables et littéralement en marge des flots d'utilisateurs, ne sont que le prolongement de Suzu et de celui qui se fait appeler Dragon.
On pourrait regretter que les conséquences de cette rencontre tardent à se dessiner mais il faut reconnaître, avec le recul, que tout était agencé méticuleusement pour que le final, emmené par l'une des magnifiques musiques de Taisei Iwasaki qui jalonnent le récit, me prenne en traître. Piégé par une vague d'émotions sorties de nul part et faisant écho à certains aspects de ma réalité, je ne pouvais encore une fois que reconnaître toute l'adresse du réalisateur de Miraï, ma petite sœur pour mettre en abyme une partie de ses spectateurs dans ses personnages tant les sujets et les liens qu'il décortique sont universels. Et rien que pour ça, je sèche une larme et je dis "bravo" !

Bravo aussi pour cet univers géométrique coloré foisonnant de détails. Mamoru Hosoda ne manque pas d'idées pour faire ressortir certaines caractéristiques des réseaux sociaux et l'effet de masse qu'ils entraînent, le tout sans jamais les condamner directement : écrans saturés de commentaires jusqu'à noyer la personne ciblée, avis compulsifs, sponsors d'une police tentant de régenter un monde de libertés, défouloir sous couvert d'anonymat. De simples effets visuels traduisent les proportions gigantesques que peuvent prendre un tel regroupement d'individus et le film garde au final une certaine équité entre avantages et inconvénients de l'utilisation d'un outil mondialisé.

La beauté de Belle est donc tout autant oculaire et extérieure qu'auditive et intérieure. Le fond tarde légèrement à justifier la forme mais lorsque les deux se confondent, les questions trouvent leurs réponses, aussi bien pour cette adolescente aux tâches de rousseurs introvertie et discrète, que pour nous.

Les pansements tombent pour ne laisser que des blessures enfin cicatrisées et un être délesté d'un passé incompréhensible.

Belle est un film de tous les possibles, de tous les espoirs, un film sur la volonté de faire face et de se trouver quitte à embarquer le monde avec soit.
Un film sur la nécessité d'accepter et de s'accepter.
♩ ♫ ♩ ♫ "Come As U are..." ♩
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2021
Je l'ai vu hier en VO, cet anime est une pure merveille de magie et d'émotion. Par contre, je vous en supplie, c'est un anime dont la musique et les chansons sont hyper importantes, donc allez le voir en VO, sinon je vous préviens, ce sera Louane pour la VF, et franchement, ça dénature complètement le truc. Écoutez-donc plutôt la voix sublime de la japonaise Kaho Nakamura
Supernono74
Supernono74

18 abonnés 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2021
Les images sont belles. La musique est plutôt agréable. Les thèmes traités sont intéressants. Et l'histoire est plutôt sympa, avec un final très intéressant.
Mais qu'est-ce que c'est looooong et moouuuuuuuu. Des scènes qui s'éternisent pour pas grand chose. Et puis pour les allergiques aux chansons ça peut être compliqué, surtout le début et la fin.

Dommages,
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 décembre 2021
Film très lent et long !
Solange
Solange

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2021
Film magnifique, décors sublimes et bande sons incroyables, je conseille à tous! J'ai ressenti des frissons et des petites larmes coulées.
laurent joulin
laurent joulin

55 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2021
Un film qui revisite avec poesie et modernité le conte de la nelle et la bete dans un monde reel et virtuel des réseaux sociaux . Beaucoup d emotions dans les personnages sublimés par un graphisme parfait et accompagné par des chansons aux melodies originales et envoutantes . J ai bien aimé
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 novembre 2021
Inspiré de summer wars et de la belle et la bête de Disney. Ce film ravira les jeunes adolescentes en quête de romantisme. Si vous n’aimez pas trop le côté Disney et les comédies musicales, je vous conseille fortement de ne pas aller voir ce film.
Théo Plaisant
Théo Plaisant

3 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2021
La belle et la bête

L'histoire de Belle nous raconte l'histoire de Suzu qui ets une jeune ados complexé qui va découvrir l'application U, elle va devenir une star mais elle va rencontrer un jour la bête surnommé le Dragon qu'elle va tenter de le convaincre à lui donner son identité.

Le dessin est magnifique, il nous semble parfois d'être une photo tellement il y a de détail, ce qui me gêne c'est la colorimétrie qui est un peu trop clair par moment.

Les doubleurs sont excellent, j'ai regarder le film en VOSTFR afin de profiter un maximum des emotions qu'essaye lesdoubleurs de nous convaincre.

La bande son est incroyable, les musiques nous bouleversent, les doublages sont d'une qualité topissime, les bruitages aussi dont pas mauvais !

La narration est lente au début du film mais plus on avance dans le film et plus on s'intègre dans l'ambiance du film, je m'y suis trouvé emporté par plusieurs émotions pendant le visionnage.

En claire ce film est une véritable pépite de 2021 à ne pas rater car il est incroyable !
dav dev
dav dev

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2021
Vue en avant première aux Utopiales à Nantes. Tres beau film d animation. On dirait un remake de la Belle et la Bete dans notre monde moderne dans lequel nous sommes partagés entre vie réel et vie virtuelle. A voir sans hésiter !!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 septembre 2021
J'ai vu le film en clôture du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, c'est une pure merveille et je le recommande à tout le monde. Beaucoup de thème sont abordés ce qui peu vous perdre mais n'ayez craintes, la bande son, sensationnelle, est là pour vous aiguiller en vous faisant ressentir ce qu'il faut quand il faut. Le point fort de ce film est sa bande son, j'insiste car elle m'a donné des frissons. l'animation est également magnifique, surtout à certains moment où ils se sont dépassé.
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