Etrangement cette comédie d’époque, adaptation d’Edgar Allan Poe, ne semble pas avoir rencontré son public. A sortie, elle ne rapporta que 17 millions de dollars, pour un budget de 15. Et elle semble être un peu tombée dans l’oubli. Pourtant il y a du beau monde, dont certains grands habitués du drame d’époque. Reese Witherspoon (qui prend ici l’accent anglais !) dans sa période de gloire, Colin Firth dans sa fleur de l’âge, ou encore Judi Dench qui avait déjà donné à la réplique à ce dernier dans le genre. Côté réalisation et écriture par contre, c’est le moins connu Oliver Parker qui s’en charge. Pour l’anecdote, c’est lui qui interprète le petit rôle du déménageur dans « Hellraiser », qui fait également une petite apparition à la fin du deuxième volet ! « The Importance of being Earnest” est donc une comédie satirique, où l’on suit deux amis hédonistes. Algy est un Londonien qui aime faire la fête, jusqu’à ce que ses créditeurs lui réclament leur argent. Il a alors l’habitude de fuir à la campagne, au prétexte de rendre visite à un ami malade. Jack est un campagnard rangé, qui se lâche en venant à Londres, en se faisant passer pour Ernest, un frère qui n’existe pas. Sauf que nos hommes vont être mis face à leur embrouilles (et leurs dulcinées), dans une intrigue qui se déroule essentiellement sur les terres de Jack. Mon petit regret dans ce film est que les quiproquos durent rarement. Ils sont souvent bien vite désamorcés, le scénario tournant plutôt autour de la résolution des embrouilles successives. Par ailleurs la réalisation reste hétérogène, avec quelques très bonnes idées (certaines transitions notamment) et d’autres passages plus sages. Je reste aussi un peu dubitatif sur ce twist final poussif et facile… mais après tout cela vient d’une pièce de théâtre comique. Côté humour, le film manque peut-être un peu de finesse à l’égard de la société qu’il critique. Disons que j’aurais préféré y voir des répliques davantage mordantes. Mais c’est globalement très bien joué grâce à la jolie distribution (Colin Firth et Rupert Everett interagissent bien ensemble), tandis que l’ensemble se veut plutôt salace pour un film d’époque. Entre une dame qui se fait tatouer le popotin, ou certaines réactions lubriques de personnages, que l’on ne trouverait pas dans une adaptation de Jane Austen ! En tout cas l’ensemble demeure amusant et à tout fait plaisant, à défaut d’être vraiment mémorable.
Je pense que la comédie d'Oscar Wilde a vieilli et que l'esprit, les bons mots et les situations de 1895 ne font plus rire, surtout le grand public. J'ai vu cette pièce dans un théâtre parisien il y a un moment et j'avais beaucoup ri, mais en fait des éléments de bouffonnerie avaient été largement ajouté au menu. Cette adaptation de 2002 est sérieusement menée, avec de bons comédiens, pour la plupart britanniques, de jolis costumes et des décors très soignés. La différence d'âge entre les deux prétendants et leur belle est choquante à mes yeux mais c'est peut-être un élément du texte original. Dans son rôle secondaire de pasteur, Tom Wilkinson est très convaincant. Rupert Everett et Colin Firth ont déjà constitué un duo dans un film antérieur, Another Country, en 1984, et ils s'accordent très bien. Judi French est Lady Bracknell. Reese Witherspoon et Frances O'Connor font de leur mieux pour incarner de jeunes femmes hors sol. J'ai bien aimé la matérialisation cinématographiques des fantasmes de la jeune Cecily, dans une esthétique très préraphaélite. L'état d'esprit des quatre "amoureux" parait tout à fait superficiel. En fait, si on comprend que les deux hommes sont mus par leur désir sexuel, on a l'impression que les deux jeunes femmes vivent dans le rêve. Les ingrédients de deux tragédies conjugales sont dès lors en place mais comme il n'y a pas de deuxième partie, nous n'en saurons rien.
Comédie très légère de type vaudeville, adaptée avec un certain brio dans l’Angleterre aristocratique de la Belle Époque, avec un beau casting. Permet de découvrir une oeuvre d’Oscar Wilde.
De rares passages drôles mais la plupart du temps, un ennui mortel. Une histoire tirée par les cheveux du début à la fin, j'ai d'ailleurs eu du mal à le regarder jusqu'au bout.
On sent bien derrière ce film qu'il y a eu une écriture particulière et tout bonnement ciselée, celle de la pièce de théâtre et ça donne beaucoup de crédit au long métrage. Les dialogues sont ce qu'il y a de mieux, de plus fin, de délicat. Mis à part cela, il y a pas mal de rythme, de bons moments et un dénouement savoureux. En plus, les personnages sont attachants. Un bonne adaptation ceci dit !!
Superbe nouvelle de Wilde mal adaptée au cinéma. Le film reste relativement correcte en VO malgré un casting inadapté (les acteurs peu inspirés surjouent et déblatèrent leur texte). La VO permet d'entendre avec joie les jeux de mots et les subtilités du texte et de voir le mauvais jeu des acteurs. Par contre l'adaptation française est déplorable (toutes les jeux de mots et les subtilités disparaissent) si bien que le film devient une farce incipide agrémentée d'une caricature de la société et de l'humour anglais. On s'ennui ferme. Seule les rares apparitions de la subtile Frances O'Connor permetent de sortir le film du naufrage. L'image et les décors sont superbes mais ça ne suffit pas. Un film à écouter en anglais à défaut de lire la nouvelle de Wilde qui est vraiment superbe (contrairement au film).
Alors comment dire...Sentiment assez mitigé. Un film completement stupide. Mais c'est justement ces idioties que parfois on y trouve du gout a regarder ce film. A ne voir qu'une seule fois.
L'importance d'être constant est un film historique doté d'un bon casting, mais ça ne suffit pas.. Parfois drôle, il manque tout de même de quelque chose, ce qui fait qu'à la fin, on sait qu'on l'oubliera vite..
Après "Un mari idéal", Olive Parker revient pour délicieusement étaler sur la pellicule ce que la plume d'Oscar Wilde avait déjà si finement créé: un vrai régal théâtral. Celui-ci a de surcroît le mérite de la consensualité: moderne mais classique, dignement hilarant, "L'importance d'être constant" plaira certainement à tous les publics qui s'en donneront la peine, du plus jeune au plus âgé. On en redemande!
J'ai trouvé ce film franchement ridicule, je n'ai pas adhéré à l'histoire, qui se veut légère et drôle, mais que j'ai trouvé grotesque et irréaliste. Les petites touches d'humour ne relèvent pas le tout, et les acteurs ne sont pas géniaux. Une étoile pour la photographie, très soignée.
Une gentille comédie remplie de situations cocasses, de bons mots. Les décors, les paysages et la photographie du film sont superbes. Les acteurs n'étant pas en reste, cette adaptation d'un des plus grands classiques de la littérature anglo-saxonne est très réussie.
Il n'y a rien de plus dans cet adaptation de "L'importance d'être Constant" que le plaisir simple du marivaudage ironique et du sens de la formule d'Oscar Wilde. Emporté par un rythme endiablé et des acteurs tout à fait efficaces, on passe le film le sourire aux lèvres et on en ressort avec une joie de vivre tenace.
Une excellente adaptation de l'oeuvre d'Oscar Wilde. La distribution est excellente, révélation du talent de Reese Witherspoon...Les acteurs prennent un plaisir manifeste à jouer, et la complicité est évidente. Le ton faussement léger et ingénu parsème cette comédie en costumes. La réalisation manque certainement d'originalité, les paysages buccoliques sont bien entendu au rendez-vous de même que l'imposante demeure du riche propriétaire foncier de la campagne anglaise...et alors? Pourquoi bouder son plaisir lorsque le tout est parfaitement orchestré?
Une comédie fort agréable, un vaudeville avec les rebondissements habituels. Des textes de Oscar Wilde sont toujours drôles. La mise en scène n'est pas grandiose mais ce n'est pas un exercice de style. Un chouette casting ou tout les acteurs sont à l'aise avec le répertoire.