Je le reconnais, je me plains souvent du manque d'intérêt des réalisateurs français pour la « science-fiction »... et de la faiblesse des scénarios d'aujourd'hui, tous genres et pays confondus. Du coup, c'est bien peu dire que « L'astronaute » m'a agréablement surpris, tant il balaie toutes ces objections avec facilité. En effet, cette « petite » pépite tricolore est un délice d'inventivité qui nous plonge directement au cœur de nos rêves de gosses : construire une fusée dans un hangar « secret » et vivre « le 1er vol spatial habité amateur ». Pour y arriver, Nicolas Giraud (cinéaste, bien de chez nous, dont j'entends parler pour la 1ère fois) met les petits plats dans les grands en nous servant une aventure tellement « capillotractée » qu'on a bien du mal à y croire. En effet, il met en scène le destin d'un ingénieur aéronautique (qui travaille pour « Ariane groupe ») et qui développe, en secret, son propre projet de vol spatial. L'histoire et les acteurs sont tellement charismatiques qu'on adhère immédiatement à leur philosophie. Les relations que développent le « héros » avec sa famille, ses amis... et ses collègues de travail sont particulièrement bien travaillées. Du coup, on se prend à y croire, puis on y croit vraiment... et je ne vous raconte pas la fin, regardez le film, il est excellent !
Pour tous les férus de science spatiale, le sujet traité par Nicolas Giraud va aisément les captiver pendant toute la durée du long-métrage. En effet, cette histoire d’homme rêvant de créer sa propre fusée pour se rendre dans l’espace, fascinera tous ceux qui ont gardé leur âme d’enfant. Le scénario construit par Nicolas Giraud et Stéphane Cabel tient plutôt bien la route, puisque l’astronaute en herbe est à la fois un ingénieur en motorisation de fusée et un ex-candidat à la profession dont il a toujours rêvé. Le cadre très champêtre, dans lequel le réalisateur a installé son atelier de fabrication de fusée, n’est pas une idée très judicieuse. En plus de ne pas être très joli à l’image, cela enlève un peu de crédibilité au récit. Nicolas Giraud s’offre le premier rôle, qui est superbement écrit, mais ne s’avère pas tout à fait à la hauteur du personnage. On aurait aimé voir un acteur d’un autre calibre proposer quelque chose de plus sensible avec plus de partage avec le spectateur. Matthieu Kassovitz est lui convaincant, comme souvent, et on aurait même apprécié qu’il ait un rôle plus étoffé. Malgré ces quelques écueils, assez logiques pour un film à petit budget, on reste captivé de bout en bout par les thématiques abordées par le scénario, à savoir la passion, le rêve et l’idéalisme. La bande son de Superpoze, un compositeur de musique électronique, est très réussie et nous met dans une ambiance envoûtante parfaitement raccord avec le sujet. Notamment dans le final, très réussi, aussi bien sur le plan visuel que narratif.
La sincérité et l'entièreté avec lesquelles Nicolas Giraud s'est investi dans ce projet sont louables, mais il nous offre une histoire peu crédible et surtout terriblement téléguidée, chaque scène étant aussi attendue que la précédente, le tout à renfort de clichés mièvres qui forcent les émotions. Ce récit manque de poigne et d'une envergure épique qu'il prétend pourtant véhiculer.
De Nicolas Giraud (2023). Une petite merveille que ce second film de Nicolas Giraud ! On frémit à l'idée de l'échec, On partage avec force , la folie d'un homme qui croit en ses rêves . Et surtout on s'émerveille ! Une pépite en ce sens que jusqu'au bout , on croit à cette aventure incroyable alors même qu'elle n'est que le fruit d'une grande et belle imagination . A se demander presque si cela s'est véritablement déroulé . Tout d'abord , la construction du film repose sur une étude fouillée et très documentée du cosmos, des différentes techniques des vols spéciaux comme des données techniques concernant les engins spatiaux . Tellement documenté avec précision comme cela aurait été une émission ou documentaire scientifique . C'est notamment la raison principale qui fait que l'histoire qui nous est contée est très convaincante . L'histoire ensuite, à la fois pleine d'espérance , forte oùu se dégage la force de conviction et la croyance en ses rêves même les plus invraisemblables . Le film en ce sens est salvateur et il s'en dégage, une force, une fraicheur qui font beaucoup de bien . Jusqu'à la conclusion qui se résume en cet adage , celui de croire en ses rêves et de tout faire pour essayer de les réaliser . Enfin c'est aussi un beau film sur la famille , l'hommage à une génération précédente qui n'a pas u réaliser son rêve . Un film sur la transmission d'un grand père à son petit fils et d'une retrouvaille parent - enfant . La fin du film est d'une beauté magistrale tant par les images que par le message intemporel . Servi par des acteurs tous formidables . Avec Nicolas Giraud, Mathieu Kassovitz, Hélène Vincent
Pour un doux rêveur comme moi c'est le genre de film qui me plaît Pas exempt de défauts, j'ai VRAIMENT aimé le voir au cinéma, je ne pense pas que j'aurai eu le même sentiment sur TV Ça m'a donné envie de revoir Astronaut Farmer qui lui est encore moins réaliste mais avec les mêmes bases
Un ingénieur frustré, il voulait être astronaute décide de réaliser son rêve, partir dans l'espace et pour cela construit dans son hangar une fusée. Pièce par pièce chapardages chez Ariane Group (sponsor du film je pense) où il travaille, commande de surplus venants de l'est...
Un film porteur d'espoir, vivre son rêve et qu'importe qu'il ne soit pas réaliste.
Thème improbable : le premier vol spatial amateur... mais le film est incroyablement réussi ! On y croit. C'est très très bien fait et joué, on se laisse embarquer. À voir !
« Il ne savait pas que c’était impossible alors il l’a fait ! » Mark TWAIN aurait pu inspirer notre réalisateur-acteur GIRAUD. Cette histoire d’ancien recalé d’un concours pour aller dans l’espace est une pure fiction mais tellement crédible… C’est avant tout une aventure humaine incroyable : un autodidacte expert en combustible, une mathématicienne très douée, un ingénieur d’ArianeEspace compétent et passionné, une grand-mère soutenant son petit-fils, un patron d’industrie compréhensif et la mayonnaise prend. Les personnages sont incarnés magnifiquement par des acteurs réjouissants : LOCHET solaire, GIRARDOT tiraillé, VINCENT bienveillante et GIRAUD obstiné presque imperturbable. Le projet aboutira-t-il ? Cinématographiquement oui c’est une réussite...
Malgré tant de choses improbables on se laisse prendre et on croise les doigts pour que ce projet fou aboutisse. Ce film basé sur un sujet qu'on pense tellement technique cache un volet très humain qu'on ne soupçonne absolument pas. Il m'a fait penser à un autre film du moment "La montagne".
L'Astronaute, réalisé par Nicolas Giraud, nous entraîne dans une formidable aventure pour décrocher la lune. Cette histoire incroyable mais vraisemblable réunit un casting superbe, avec Matthieu Kassovitz, Hélène Vincent, Ayumi Roux, Hippolyte Girardot, Jérémie Renier et Nicolas Giraud lui-même.
Ce récit aux rêves fous a été élaboré en collaboration avec Jean-François Clervoy, ancien astronaute français et conseiller technique sur le film, afin de donner le plus de vraisemblance et de réalisme possible.
Les aspirations de l'humanité à conquérir l'espace ont toujours été une synthèse de ses peurs et de ses espoirs. En pleine crise écologique, l'humanité se retrouve partagée entre le regard porté vers les étoiles et celui porté sur sa maison, tiraillée entre le regret de ne pas avoir pris soin de son chez-soi et l'absence de la technologie nécessaire pour fuir.
C'est dans ce contexte que le film L'Astronaute de Nicolas Giraud synthétise ces aspirations à travers le personnage de Jim Desforges, un ingénieur spatial qui prépare en secret depuis plus de huit ans la réalisation de son rêve le plus cher : devenir la première personne de l'histoire à effectuer un vol spatial en orbite basse en totale indépendance. Malgré les progrès dans la construction de sa fusée, Jim rencontre néanmoins quelques difficultés qui le poussent à sortir de sa solitude et à solliciter de l'aide pour mener à bien son projet.
Si la réalisation de films indépendants français s'est intensifiée ces dernières années, avec l'émergence de nouveaux talents, les propositions de science-fiction restent rares. Le coût élevé de ce genre de films et le manque d'attrait du public français pour la science-fiction semblent être des éléments qui suscitent peu d'intérêt.
Pourtant, en se penchant sur une fiction réaliste, Nicolas Giraud réussit le défi, avec un budget de 4 millions d'euros et le soutien d'Ariane Group, en offrant une histoire captivante et poétique aux moyens à la hauteur des ambitions du protagoniste. Bien que la majeure partie du film se déroule en huis clos jusqu'au final tant attendu, les performances du casting parviennent à toucher le cœur des spectateurs grâce à des enjeux réalistes ancrés dans notre réalité. Ici, point de héros, mais simplement des êtres humains dont l'ambition est de réaliser un rêve candide.
La tension est palpable à mesure que le compte à rebours avance, et c'est accompagné de la bande-son minimaliste de Superpoze que l'on suit l'évolution d'un projet de toute une vie, semé d'embûches.
Si vous êtes habitué aux effets spectaculaires, il faudra faire demi-tour, car ici, point d'effets numériques grandiloquents. L'Astronaute parvient à nous emmener bien au-delà des étoiles avec une dose d'imagination et la passion fiévreuse de l'Homme pour le ciel étoilé.
La force du film est de réussir de nous convaincre d' adhérer au fou projet qui est décrit et d'être aussi investi que cette folle équipe brillamment interprétée.
Ai vu "L'astronaute" de Nicolas Giraud qui est indéniablement le film français le plus ambitieux et le plus abouti du moment. Nicolas Giraud propose un projet original, une mise en scène très travaillée, un scénario qui sort des sentiers battus et qui est très documenté et une distribution hors pair. C'est réjouissant, surprenant, inattendu. Nicolas Giraud est le scénariste, le réalisateur et l'acteur principal de ce projet un peu unique en son genre où sont mêlés le film intimiste et le film "fantastique". Jim Desforges est habité par une passion, une obsession, celle de devenir astronaute. Il a fait toutes les études pour, passé tous les concours, tous les tests et il est arrivé juste derrière Thomas Pesquet. Jim a des rêves d'enfant irraisonné et va se donner tous les moyens irraisonnables pour les réaliser. Le casting est incroyable, c'est une idée de génie de réunir Mathieu Kassovitz au charisme puissant et à qui les rôles de taiseux vont à la perfection et Hélène Vincent qui irradie de lumière à chaque apparition. Bruno Lochet en professeur Tournesol est lunaire et Nicolas Giraud (que je ne connaissais pas) excellent. La photographie et le cadre sont pensés, aiguisés. On se laisse totalement aspirer par le projet fou de Jim. Ce film audacieux est une petite pépite qu'il faut absolument aller voir avant qu'il ne disparaisse trop vite des écrans. Gros coup de coeur.
L'astronaute c'est d'abord le projet d'un acteur, Nicolas Giraud qui se rêvait dans les étoiles du cinéma. Fasciné par la conquête spatiale il est arrivé à monter un film de très grande qualité sur ingénieur en aéronautique chez ArianeGroup qui se consacre depuis des années à un projet secret : construire sa propre fusée et accomplir le premier vol spatial habité en amateur. Mais pour réaliser son rêve, il doit apprendre à le partager… Nicolas Giraud réalisateur et premier rôle ( et très bon acteur) arrive à nous faire croire à cette histoire une peu folle. Il a délaissé le spectaculaire (quoique, parfois ...), non seulement pour des questions de budget, mais aussi par choix, convaincu que le meilleur effet spécial est bien l'humain. Bien dans l'esprit, aucun acteur ne semble tirer la couverture à lui, tous égaux de Mathieu Kassovitz à Hélène Vincent, dans les traces de Nicolas Giraud, d'une sobriété exemplaire. La bande originale de Superpoze contribue à rendre l'ensemble complètement immersif et dépaysant. On en sort des étoiles plein les yeux et avec le sentiment d'avoir vu une des oeuvres de fictions ciné françaises la plus originale depuis longtemps