Chien blanc
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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juin 2024
Le thème du roman autobiographique de Romain Gary publié en 1970 est bien connu. Il se déroule à la fin des années soixante à Los Angeles où Gary fut consul général. Il y vit désormais avec sa femme Jean Seberg et leur fils, Diego. Seberg (Kacey Rohl) délaisse sa carrière d’actrice pour la lutte politique aux côtés des Black Panthers pour l’égalité des droits et contre la discrimination raciale. Pendant ce temps Gary (Denis Ménochet) recueille un berger allemand conditionné à attaquer sauvagement les Noirs. Plutôt que de l’euthanasier, Gary décide de le rééduquer avec l’aide de Keys, un dresseur afro-américain (K. C. Collins).

La réalisatrice canadienne Anaïs Barbeau-Lavalette dit avoir voulu adapter "Chien blanc" après avoir découvert que sa grand-mère avait été liée à la lutte des Afro-américains contre la discrimination à la fin des années 60 et qu’elle avait peut-être croisé Jean Seberg. Elle a voulu souligner l’une des questions centrales du livre : la position des Blancs dans la lutte contre le racisme. « Est-il possible de participer à une lutte qui ne nous appartient pas ? » Jean Seberg d’un côté, Romain Gary de l’autre ont chacun leur manière de répondre à ce questionnement : l’un par l’action militante, l’autre par l’écriture.

"Chien blanc" avait déjà été, très librement, adapté par Samuel Fuller en 1982. Son sujet reste d’une actualité brûlante, aussi bien aux Etats-Unis qu’en France, avec le mouvement #BlackLivesMatter et ses surgeons. Pour autant, assez bizarrement, ce "Chien blanc" dégage un fade parfum de désuétude. Il filme (dans les Laurentides au Québec) une Californie de carton pâte, figée dans un passé révolu. Le couple formé par Jean Seberg et Romain Gary y demeure opaque. On ne comprend pas plus ce qui l’unit que ce qui est en train de le fissurer. Denis Ménochet, en voie de gabinisation avancée, réussit à la perfection à ne rien jouer. C’est le trou noir, si j’ose dire, du film, à côté de Kacey Rohl qui elle aussi échoue à rendre Jean Seberg émouvante.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2023
Adaptation cinématographique du roman éponyme de Romain Gary. Réalisation quelque peu fade. Trois étoiles.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2024
J'ai apprécié ce long métrage co-écrit et réalisé par Anais Barbeau-Lavalette qui montre un pays des Etats-Unis et l'atmosphère de l'époque de la fin des années 60 du racisme noir avec le regard et le vécu du romancier Romain Gary et sa compagne l'actrice Jean Seberg qui militent et manifestent pour le respect des Afros Américains. Le film raconte deux histoires qui n'en font qu'une, Romain Gary prit d'affection pour un chien abandonné qui mord un noir proche , enfermé dans une cage pour tuer avec la décision de tuer ou libérer, puis Jean Seberg qui fait une pause dans son métier d'actrice qui se sert de sa notoriété contre le racisme noir. Très bonne reconstitution de l'époque Américaine bien mis en images. Le scénario est très bien élaboré et documenté et reflète superbement les ressentis et émotions des personnages joués superbement par Denis Menochet, Kacey Rohl et d'excellents seconds rôles. Une œuvre qui nous apprend sur une époque qu'on aimerait pas recommencer.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2024
Classique mais assez intense, le long métrage que nous offre Anais Barbeau Lavette est une belle adaptation d'un romain Gary anecdotique dans le geste, mais terriblement évocateur dans le propos, ce que la cinéaste capte avec grâce
Aure L
Aure L

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2024
Un pan de l'histoire à ne pas oublier, un engagement à comprendre et une vérité à établir.
La réalisation ressemble à un patchwork entre fiction, documentaire et fondu au noir qui n'aide pas à rester dans l'histoire.
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 août 2024
Bons acteurs mais le film travestit la pensée de gary, nuancée, anticonformiste, universaliste , anti raciste telle qu’on la lit dans ce chef-d’oeuvre qu’est chien blanc. Je ne me souviens pas du tout d’une quelconque admiration de Gary pour les black panthers, qui étaient selon mon souvenir dépeints comme racisés et racistes , ou à tout le moins pas universalistes,. Enfin le livre est exceptionnel, entre people, humour noir, peinture sociale et politique. Et drôle surtout. Le film est lui lent et ennuyeux. . Le « traitement » bienveillant de Diego m’a plu.
VINZGOM
VINZGOM

13 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2024
Bon film à l'atmosphère franco américaine canine avec des bons acteurs, un scénario qui nous garde en éveil, des bons acteurs et 2nd rôle. J'ai bien apprécié !
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2024
Comédie de la Canadienne Anaïs Barbeau-Lavalette, d'après le roman de Romain Gary, qui nous replace dans un contexte de violence que ce soit en France ( 1968 ) ou l' assassinat à Memphis de Martin Luther King, qui réveilla des émeutes racistes violentes aux USA. La réalisatrice s'attache au charisme et combat intellectuel de Romain Gary, que Denis Ménochet interprète sobrement, sans doute trop. Alors que le personnage de Jean Seberg ( son épouse pendant dix ans ) jouée par une canadienne également Kacey Rohl, relève l'intérêt de ce film par son engagement, sa détermination et sa beauté. Heureusement, les scènes canines, bien que tellement "clichés", rehaussent un rythme bien lent, nous permettant de profiter de superbes plans. Sans doute l'occasion de redécouvrir un livre qui entre bien plus dans la réflexion de l' écrivain que ce film paresseux ne fait qu’ effleurer......!!**
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2024
Film intéressant que cette adaptation par la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette du livre autobiographique de Romain Gary (publié en 1970) , que je n'ai pas lu , dont la morale de l'histoire repose sur le fait que si un chien est capable de changer de mentalité, pourquoi pas les Hommes ?
Le livre est l'occasion pour l'auteur , et donc par définition le film , de dénoncer tous les racismes et toutes les hypocrisies !
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
‘Chien blanc’ est tiré d’un livre de Romain Gary, qui prenait pour point de départ l’adoption d’un chien conditionné pour attaquer les Noirs pour en tirer des réflexions générales sur la nature du racisme. Samuel Fuller en avait tiré une adaptation fictionnalisée en 1982, ‘Dressé pour tuer’, un vrai et méchant film de Genre, qui m’avait beaucoup marqué quand j’étais môme. Cette nouvelle adaptation se rapproche plus du texte d’origine puisque plus que le travail de déconditionnement du chien effectué par un dresseur, il s’attache à décrypter les relations qui se tendaient alors entre Romain Gary et son épouse Jean Seberg, tous deux impliqués dans la lutte pour les Droits civiques de la fin des années 60 mais de manière différente, littéraire et théorique pour Gary, pratique et militante pour Seberg. Regorgeant d’images d’archives et de citations directes des écrits de Gary, ‘Chien blanc’ cherche à faire réfléchir, grâce à ses deux niveaux de lecture, sur le conditionnement instillé par la société et sur les possibilités de désapprentissage du réflexe de haine. Question d’époque sans doute, sa conclusion finale diffère un peu de celle de l’auteur français, en tenant compte de la dimension désormais souvent performative du soutien aux grandes causes. ‘Chien blanc’ échoue à transformer le chien en menace létale : c’est un “mordeur� mais il ne s’acharne pas avec sauvagerie sur ses victimes comme chez Samuel Fuller. Ce n’est d’ailleurs clairement pas l’objectif du film: plutôt qu’un film de Genre avec un chien tueur, la réalisatrice a adapté et interrogé, de manière un peu raide, un bouquin engagé des années 60.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2024
« Ça ne tient pas…»
…la route. Le thème est intéressant sur la ségrégation au US dans les années 60 et le combat pour les droits civiques. On découvre que des « chiens blancs » étaient dressés spécialement pour chasser le noir en fuite… Romain Gary (Ménochet pas au top) et sa femme Jean Seberg, sont les héros d’une histoire mal racontée qui laisse de marbre.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2024
L’histoire méconnue de Romain Gary alors ambassadeur à Los Angeles durant les émeutes successives à la mort de Martin Luther King. Propriétaire d’un chien, il se rend compte que son animal a été dressé pour attaquer les personnes de couleur, il va chercher à redresser son chien. C’est fascinant mais parfois un peu léger côté scénario.
Kwara
Kwara

15 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2024
Encore un grand merci à Télérama, qui me sert quelquefois de baromètre pour choisir mes films. Il me suffit de voir leur notation, et tout simplement de penser l'inverse. Film magnifiquement interprété par Denis Menochet, le sujet n'étant même pas à mettre en doute tellement il est poignant, suivant le récit de Romain Gary. Un excellent moment à voir ce film !
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2024
Sans mordant

Ainsi donc la québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette, dont je connais mal la filmographie à part son Inch’Allah de 2011 aura dû attendre plus de deux ans pour que ces 96 minutes arrivent enfin sur nos écrans français. 1968 - Etats-Unis. Martin Luther King est assassiné et les haines raciales mettent le pays à feu et à sang. Romain Gary et sa femme l’actrice Jean Seberg, qui vivent à Los Angeles, recueillent un chien égaré, dressé exclusivement pour attaquer les Noirs : un chien blanc. L'écrivain, amoureux des animaux, refuse de le faire euthanasier, au risque de mettre en péril sa relation avec Jean, militante pour les droits civiques et très active au sein des Black Panthers. Un drame pesant, mais hélas, extrêmement démonstratif et qui pourtant ne convainc pas. Hélas, Samuel Fuller était déjà passé par là en 1982 avec son White Dog. Incontestablement, cette nouvelle version manque par trop de souffle pour passionner le spectateur.
C'est en retrouvant Diego Gary, le fils de Romain Gary, et en échangeant longtemps avec lui que la cinéaste a découvert que sa grand-mère et Jean Seberg, s'étaient côtoyées dans leur lutte pour les droits des afros-américains. Il y avait très peu de personnes blanches dans ce combat et encore moins de femmes. C'est suite à ce lien probable que Diego a donné carte blanche pour l'adaptation du roman de son père. A quel point un conflit, une guerre, une douleur qui ne nous appartient pas peut-elle devenir la nôtre ? Voilà la question de fond à laquelle ce film tente d’apporter une réponse. Malgré quelques beaux moments de tension, le film ennuie pas mal et peint à implanter ses personnages dans une réalité et l’émotion ne vient jamais. Une fois de plus, qui trop embrasse mal étreint. A vouloir traité tous les sujets en même temps, le scénario passe à côté d’a peu près tout l’essentiel. Une déception.
Alors, on se dit qu’on va se rattraper avec le casting. Hélas, il est victime des mêmes faiblesses. Denis Ménochet est un immense acteur mais là, il peine à incarner vraiment le grand écrivain, prisonnier qu’il est de la vision trop didactique du scénario. Kacey Rohl n’arrive pas non plus à entrer dans la peau de la magnifique Jean Seberg. K.C.Collins, lui, est parfait en dresseur obstiné. Comme pour en rajouter une couche, la mise en scène veut faire – artificiellement -, dans le beau, l’esthétique et nous épargne aucune affèterie chichiteuse, l’ennui gagne rapidement. Et c’est bien dommage en regard de l’importance du sujet traité – maltraité devrais-je dire -, dans ce drame dévitalisé qui sonne creux.
Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2024
Ce film n'est pas fait pour plaire aux personnes qui ont une vision simpliste du monde. Adapté d'une œuvre de Romain Gary, il présente une vision nuancée à la fois du couple (que celui-ci formait avec la comédienne Jean Seberg), de l'engagement politique (aux côtés des militants des Droits Civiques, aux États-Unis) et du rapport à un animal domestique (le fameux "chien blanc").

Assez subtilement, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette montre un Gary tolérant spoiler: (y compris envers les aventures de sa compagne, alors que lui est resté fidèle)
, modéré sur le plan politique (ne partageant pas la proximité de Seberg avec les Black Panthers) et conscient de la perturbation occasionnée par l'arrivée d'une star de cinéma en plein happening politique (les caméras se braquant davantage sur l'actrice que sur les victimes des violences racistes). A ce sujet, la scène la plus marquante est celle du cimetière, spoiler: Seberg venant manifester son soutien aux funérailles d'une jeune Noire, habillée en haute couture et portant sur elle des objets de prix. On comprend un peu l'hostilité manifestée par une militante afro, même si sa remise en cause de la participation de Seberg fait écho à des attitudes plus contemporaines, du côté des "décoloniaux"
.

L'animal dressé par des racistes arrive là-dedans comme un chien dans un jeu de quilles. Il est à la fois touchant et effrayant. A l'image d'une partie de l'humanité, qu'une éducation défaillante porte à des comportements inadmissibles, l'animal peut-il est racheté, sauvé ?

Le film apporte des éléments de réponse, par petites touches. La conclusion mêle noirceur et lueur d'espoir. Ce film est pour moi une excellente surprise.
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