"Women Talking" de Sarah Polley qui a obtenu l'oscar du meilleur scénario adapté cette année m'a laissé de marbre. En effet sur le papier ce film basé sur des faits réels avait tout pour plaire : un groupe de femmes mennonites doivent prendre une décision à la suite d’agressions sexuelle et un casting de luxe, malheureusement l'histoire est bien vaine, il ne se passe pas grand-chose hormis beaucoup de bavardages inutiles, au final je me suis ennuyé devant ce film surcoté, une déception.
Un drame coup de poing bavard mais captivant sur le pouvoir de la parole et le droit de choisir sa propre vie. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/03/women-talking-de-sarah-polley-coup-de.html
Ce matin, j'ai regardé WomenTalking de Sarah Polley, qui est nommé dans les catégories Meilleur scénario adapté et Meilleur film, et j'avoue avoir eu du mal à le finir.
Je suis très mitigée à propos de ce film. Je ne sais pas si j'aime ou pas. En fait l'histoire est intéressante, les discussions des femmes le sont aussi. En plus, c'est inspiré d'une histoire vraie. Mais regarder pendant plus d'une heure et demi, des femmes discuter dans une grange, c'est un peu dur. Je sais qu'elles ont dit des choses très intéressantes, surtout pour moi qui suis féministe. Je sais que les idées développées sont très importantes, mais quand même! Et puis, mettre ce film en concurrence avec des films comme THE BANSHEES OF INISHERIN ou EVERYTHING EVERYWHERE ALL AT ONCE, quand même faut pas exagérer!!!
En 2022, la réalisatrice canadienne Sarah Polley signe une œuvre singulière qui, tout en étant porteuse d’un discours féministe, fait preuve d’une réflexion universelle sur l’émancipation. Inspiré d’une histoire vraie, le récit dévoile un groupe de femmes mennonites (une communauté religieuse vivant selon des préceptes archaïques) ayant subi de violentes agressions de la part de leurs hommes. Dans un huis clos basé sur d’interminables discussions, elles décident de prendre leur destin en main. Le questionnement sur la condition de la femme explore toutes les thèses de manière parfois fulgurante, et d’autres fois plus redondante. Bref, malgré un concept scénaristique très austère, il s’agit d’un film qui dégage une vraie puissance émotionnelle.
Un film tiré d'un livre, et qui ressemble plus à une pièce de théâtre (huit clos), mais propose une photographie magnifique. La communauté religieuse est un dispositif narratif intelligent pour parler en fait de la condition féminine universelle. Les grands thèmes féministes sont abordés (femmes esclaves domestiques, réduites au silence, privées d'éducation, soumises à la Loi des hommes et à leurs violences potentielles, qui aspirent à la sécurité, à la liberté, à exister par elles-mêmes et avoir voix au chapitre). Les circonstances (viols collectifs) les obligent à se réunir et à discuter d'une conduite à tenir. Différentes positions et façon d'envisager les choses se font entendre, des dissensions, mais toujours une sororité à toute épreuve. Sont abordées les questions de l'identité de la femme en dehors de son rôle d'épouse et de mère, de la transidentité, des différentes façon de survivre aux traumas, de la difficulté à réagir face aux violences domestiques au sein d'un système qui ferme les yeux, de la responsabilité avant tout du système de société (le pouvoir) et de l'éducation, afin de ne pas essentialiser la violence masculine. Tout cela est parfois très didactique (et les propos pas toujours réalistes dans la bouche de femmes non éduquées d'une communauté religieuse) mais peu importe, le but est de faire réfléchir et d'émouvoir, et le jeu formidable des comédien.nes sert magnifiquement le propos (à voir de préférence en VO évidemment).
Premièrement l'idée que c'est tiré de faits réels me dégoute tellement. La colonie a une telle emprise sur ces membres que cette horreur a pu continuer encore et encore !
Et on comprend vite que la Colonie n'est autre qu'un micro systeme patriarcal dans lequel nous vivons tous. Chaque tirade de ces femmes parlait d'un problème sociétale que nous rencontrons aujourd'hui, chez nous, au quotidien. C'est monté à l'extrême par cette colonie mais au final, nous vivons tous dans une colonie où nous subissons des violences sexuelles et où cela est normalisé et banalisé, où c'est les femmes qui "sont folles", les "féminazis",... J'ai adoré chaque mot, chaque phrase, chaque respiration de ce film car on pouvait toujours le comprendre comme étant une phrase qu'on nous nous pourrions dire.
Ma préférence va quand une d'elle explique que c'est systémique et que c'est parce que la système a laissé faire que les hommes ont commencé à croire que ce n'était pas mal et qu'au final ils sont également pris dans ce système de violence et que peut-être ils seraient innocents et que c'est le système qui est coupable. J'ai tellement adoré cette tirade. Allez regarder ce film car elles sont toutes de cet acabit.
La place du seul homme de l'histoire est également très belle, en retrait, sachant très bien qu'il n'est pas concerné et qu'il ne doit donner son avis que lorsque celui-ci est demandé. C'est dingue, si tous les hommes pouvaient comprendre ça, le monde s'en porterait mieux.
Un film très austère, sur une communauté religieuse où les femmes sont majoritaires ; un dilemme compliqué : il y a eu un abus de la part d’un homme, mais on ne saura jamais vraiment quoi, comment, et sur qui. Faut-il accepter le pardon, ? est- ce que c’est conciliable avec une foi authentique. Beaucoup de dialogues, souvent indigents et répétitifs, on pourrait presque évoque du verbiage, cela tourne beaucoup en rond, en huis-clos. Dur de garder son attention fixe, pour un film tiré d’une livre mais qui n’a pas su trouver son rythme cinématographique.
Le titre du film ne ment pas... Ce sont bien des femmes qui discutent pendant 1h40... Même si le sujet est grave, même si les actrices sont excellentes et très investies, c'est tout de même très long...
"Il existe des blessures qui ne peuvent pas cicatriser. Sarah Polley prend le temps de débattre sur plusieurs formes d’injustices que le patriarcat a réussi à institutionnaliser dans une communauté mennonite. Les femmes muselées qui la composent vont toutefois élever leur voix, en rêvant d’une réconciliation universelle, tandis que d’autres cauchemardent à l’idée de résister, de fuir ou encore de pardonner à leurs bourreaux."
"Fruit d’une imagination féminine, Women Talking achève donc son procès avec malice et sans la noirceur escomptée, au vu du sujet traité. Sortir de la grange permet à toutes de respirer et de prendre le souffle nécessaire, afin d’avoir plus de recul sur le nouveau pouvoir qu’elles se sont découvertes. En minimisant les artifices, Sarah Polley a su libérer la parole des femmes, que l’on a longtemps conditionnées par un manque d’éducation ou une foi aveugle aux hommes de leur communauté."
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LE VILLAGE. Demain dès l'aube je partirai. Le défaut est déjà dans le titre. Un message pourtant d'actualité par une caméra figée et lourdingue. Les esclaves des hommes pour que la honte change de camp. L'oeuvre de Dieu, la part du Diable. Gisèle Pélicot a aimé.
Un film qui n'est pas facile à aborder. Austère et en huis clos, de beaux décors cependant. Une oeuvre qui fait réfléchir sur sa propre condition existentielle: rester ou fuir, l'amour, le pardon...