Si Brandon Fraser est poignant, ce huis clos l'est beaucoup moins. Habitué à l'immersion totale dans les œuvres d'Aronofsky on reste pourtant ici au seuil de cette porte. Les personnages secondaires sont risibles et la méthode est des plus classiques. Une déception.
The whale ou devrais-je dire l'homme-baleine. Ce rôle qui relevait d'une difficulté majeure à interpréter, et pourtant collé à la peau d'un acteur tellement insensé, qu'on pourrait croire une part d'ironie. Et pourtant, quel acteur brillantissime, qui fait preuve d'un douleur atroce mais également d'une humilité exceptionnelle. Le reste du casting est également excellent, en particulier, l'ex femme du protagoniste. Brendan Fraser nous plonge dans une émotion plus qu'intense avec un premier aspect de dégoût, de honte et même de mépris mais qui par la suite de son jeu provocant de la pitié chez le spectateur qui le mène à développer de l'affection pour lui, et à se mettre à sa place lors des effroyables confrontations familiales. Sur un second plan, au delà de la performance des acteurs et des émotions exprimés, le film relate la religion sous un abord philosophique en abordant toutes les questions existentielles humaines et les dénigrer un par une, c'est donc un prise de position du réalisateur mais qui est mêlée à d'autres théories spirituelles, notamment employées par le jeune garçon témoin de Jéhovah. En enfin, dans un dernier plan, c'est l'homosexualité qui est exposée, qui attaque l’Église mais qui en même temps est en recherche de liberté et de laisser-vivre dans une situation familiale complexe. Film incontournable, pour la performance monumentale de Brendan Fraser.
Comme il l'avait fait pour Mickey Rourke, Darren Aronofsky offre un rôle à renaissance, cette fois pour Brendan Fraser, mais le film ne vaut surtout que pour la prestation de son acteur. Adapté d'une pièce de théâtre, le film n'aura jamais de réel rythme et ne s'émancipera jamais de son modèle. La réalisation n'es pas franchement transcendante et le scénario fait surtout dans la surenchère de pathos, sans ne jamais rien raconter ou explorer en détail. les quelques personnages secondaires qui viendront émailler le récit ne sont pas spécialement intéressants et les dialogues qui plus est sont très pauvres. C'est correcte, mais c'est loin d'être le chef d'oeuvre annoncé. Mais dans la mesure où il avait déjà été instauré comme tel par les spectateurs ,avant même sa sorti, et ce dès les premiers bande annonce, sous couverture du phœnix Brendan Fraser ..
Darren Aronofsky est de retour avec “The Whale”, un drame à huis clos étouffant qui propose une réflexion sur la vie, ses difficultés, ses injustices et ses blessures, en toute honnêteté, comme le répète notre protagoniste Charlie. Justement, Brendan Fraser, dans le rôle de Charlie morfond ses pensées dans un corps qu’il laisse dépérir, pris dans une schizophrénie qui le pousse à suivre ses pulsions les plus animales avec la nourriture et parfois avoir des moments de réflexion et de lucidité sur sa condition avec ceux qu’il aime : sa fille, Ellie (Sadie Sink) et son ami, Liz (Hong Chau). Un drame plus spirituel et autocentré que ce dont nous avons été habitués par Darren (“Requiem for a Dream”, “Black Swan” ou encore “The Wresler”). La narration est largement maîtrisée, mais il manque à “The Whale” quelque chose qui permettrait de le faire vivre pleinement, de lui donner plus de sens, car à force de répéter son texte à chaque difficulté que lui impose la vie, Charlie ne fait que se rassurer d’un passé qui n’est plus. Et si la conclusion est belle et remplie de poésie, l'œuvre ne m’a pas transcendée au point d’en faire un de mes films favoris. On ne peut qu’admirer le travail du comédien et le maquillage titanesque qu’a dû subir Brendan Fraser, qui lui a valu un oscar du meilleur acteur en 2023. C’est plutôt l’approche d’un comédien reclus depuis les années 2000 qui se pose la question de sa condition d’homme, et c’est en cela que le parallèle entre Brendan et Charlie est plus qu’intéressant. On exprime une certaine empathie pour Charlie, car malgré son obésité, c’est un profond amoureux de la vie. Il s’est détruit lui-même, mais a toujours voulu le bien pour les autres. En gros, un film qui marque par sa mise en scène aux petits oignons, mais qui manque d’un élan de fraîcheur pour lui donner la superbe que j’aurais aimé contempler.
Les 2h passent très vite, signe que c'est sûrement un bon film. Les dialogues sont très justes. Préférence pour le jeu d'acteur d'Ellie plutôt que celui de Charlie. Le huis clos est très lourd et des thèmes assez différents sont abordés. Le film gêne mais c'est probablement l'effet recherché.
«The Whale» comporte certes des performances d’acteurs assez incroyables chacune dans leurs registres. D’un côté Brendan Fraser méconnaissable physiquement et saisissant dans son jeu d’acteur – la prestation d’un des grands d’Hollywood sans conteste et une des meilleures de ces dernières années. De l’autre Sadie Sink, dernière révélation de «Stranger Things» juste merveilleuse, pour autant je suis assez déçu de ce nouveau film de Darren Arnofosky. Il est d’une grande platitude dans l’ensemble et manque cruellement d’entrain. Pour moi largement surcoté. Mieux vaut reregarder "Black Swan" qui est un chef d'œuvre à l'inverse.
Film assez glauque qui retient malgré tout l'intéret. Ce huis clos met en scène un prof en obésité morbide, dont la vie est menacée à court terme. S'ensuivent d'intéressantes réflexions sur l'humain, sa fragilité, ses dépendances, sa destinée. A noter l'impressionante métamorphose de Brendan Fraser.
Je sors de voir cette daube. Aucun intérêt. Jeu d'acteur grossier. Message incompréhensible limite malsain. Quel intérêt de grossir de 70kgs pour un Oscar? Toute l'Amérique boursouflée et décadente dans ce navet
J'ai aimé ce huis clos dans un appartement dans lequel vit reclu un homme à l'obésité morbide. J'ai aimé son infirmière et amie qui bouge pour lui et se démène. J'ai aimé le démarcheur évangéliste un peu perdu. Je n'ai pas aimé sa fille rebelle dont j'aurais aimé sentir plus la colère. J'ai aimé l'oiseau qui vient manger à sa fenêtre. Un homme désolé qui m'a ému. Et toujours la pluie dehors. Un homme qui mange trop car son amour s'est laissé mourir de faim. Un film bouleversant.
Bravo à Brendan Fraser, magistral, et à la réalisation sans concession qui met en lumière (glauque) la solitude, la dépendance et le comportement suicidaire d'un homme qui a tout perdu, sans jugement et sans euphémismes. Malgré les scènes crues d’addiction et la difformité du personnage, on n’arrive à ressentir qu’empathie et tristesse pour cet homme, qui avant d’être gros est père, prof, amant, ami, veuf, ex-mari. Belle et importante performance que nous montrer si nettement son humanité quand l'extrême obésité réduit si souvent les gens qui en souffrent à un statut de sous-citoyens.