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schemaman
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3,5
Publiée le 21 mars 2023
Impressionante interprétation de Brendan Fraser, l'acteur principal et qualité de la photographie incontestée dans les gris-verdâtre-brun pour rendre cette ambiance glauque d'intérieur d'un obèse malade de lui-même, de son intérieur à lui. Pour le reste, le scénario est du niveau de ce que hollywoodienne fait de mieux de nos jours : homosexualité tardive, difficultés d'une relation père-fille caricaturale, pointe d'anti-religion, pardon et trahison... Bref, des thèmes modernes traités sans spiritualité. Quant à la direction d'acteur, hormis le personnage central et son amie infirmière, la réussite n'est pas là, à commencer par le jeu de la fille, qui sonne faux, l'ex-femme, l'évangéliste en recherche de repentance et un éphémère livreur de passage qui représente "le regard" du monde sur l'obésité. Revenons enfin sur le volet professoral du scénario... dans lequel on retrouvera les codes du Cercle des poètes disparus, un enseignement qui se réduit à "soyez sincères". C'est lent, long et parfois ennuyeux.
très déçue, comme à chaque fois trompée par le marketing hollywoodien, quel mensonge...ni dupe ni tombée dans le pathos aussi mièvre et glauque que les personnages. Pourtant les nombreux sujets abordés: l'obésité, l'impotence, l'assistanat, le suicide d'un proche et la culpabilité, les relations père-fille éloignées, la religion, l'homosexualité...auraient pu être traités et mieux filmés...juste des ingrédients d'un scénario (où est-il?) plat et huit clos ennuyeux (j'ai failli quitter la salle en regardant mon tél je baillais) Tant qu'à faire sombre et merdiocrité du quotidien on peut le traiter avec art et talent, émotions, sublimation quoi (digne du 7éme art) voir humour ou réflexions, philosophie..il n'y en a pas ici...se gaver de soit-disant condescendance, indulgence...empathie pas possible vu l'absence de ces ingrédients indispensables (qualité du scénario, des propos, des valeurs humaines..) seuls la fille, la mère et un peu l'acteur principal ont un peu de marge...celui-ci d'ailleurs en manque vu le scénario et je lui souhaite des rôles à la hauteur de sa subtilité ...contente qu'il soit mis en lumière pour sa carrière et ce rôle atypique (néanmoins mal fait) ...à quand un film sincère sur sa vie, sa carrière entâchée d'emprise sexuelle ou d'autres réalités humaines difficiles ( et si tabous dans ce milieu fake) à vraiment traverser et résoudre...ça m'a appris que l'obésité tue, que se gaver détruit, la culpabilité déprime...nouveau?? et toujours aussi...qu'un film oscarisé ou encensé par Holly est mauvais surtout..à éviter...pour ceux qui veulent déprimer ou le sont déjà c'est parfait, pas grand chose de beau ni remuant, éclairant la conscience, ce que produit les oeuvres d'art normalement...signe d'une société malade et glauque...
The Whale est un film pesant et très sombre. Film sur la déchéance humaine. C'est remarquablement bien interprété. C'est le reflet d'une société sans repère en déclin, malade où la malbouffe et l'obésité sont devenus des moyens d'une mort précipitée annoncée. Oui c'est flippant. Mais terriblement réaliste.
Aronofsky parvient à créer, comme pour chacun de ses films, une atmosphère oppressante, parfois à la limite du fantastique. Le jeu des différents acteurs est remarquable et sauve un film huis-clos dont le scénario reste malgré tout un peu pauvre pour tenir la longueur.
The Whale ne se résume pas à la superbe prestation de Brendan Fraser. C’est aussi un huis clos remarquablement mis en scène choquant et bouleversant. On oscille entre incompréhension et compassion face à cette tentative de rédemption tardive, ce comportement autodestructeur. On pourra juste lui reprocher d’en rajouter un peu sur le larmoyant.
Juste sublime. Chaque personnage trouve sa place dans ce huit clos terriblement touchant. Un jeu d'acteur poignant. Les émotions qu'il transporte résonnent, le film vous prend au trips. Mérite amplement son succès. A ne surtout pas manquer!
Au-delà de la performance de l'acteur, on retiendra une histoire intimiste, une histoire d'amour, les ravages de l'amour. Certains passages sont terriblement émouvants.
Darren Aronofsky livre ici une superbe leçon de vie avec un scénario bien écrit et émouvant. Son film le plus simple, en terme de réalisation, mais le plus puissant émotionnellement parlant il s’avère touchant grâce aux extraordinaires personnalités de Charlie et de sa fille mais aussi de l’infirmière ou du jeune missionnaire avec même quelques très rares moments drôles tout en racontant une histoire très forte mais simultanément très dure Le film raconte spoiler: l’histoire de Charlie (Brendan Fraser), un professeur d’anglais obèse et dépressif qui vit reclus chez lui dans son appartement et qui essaie de renouer avec sa fille adolescente (Sadie Sink) qu’il n’a pas vue depuis des années avant de mourir ce film aborde des thèmes difficiles comme la dépression la solitude, du deuil, de la culpabilité et du pardon, l’auto-destruction, la rédemption, la paternité et l’empathie Il met en scène des personnages complexes et attachants, confrontés à leurs propres démons et à leurs relations difficiles le role qui l'as jouer Brendan Fraser est remarquable qui incarne avec justesse son personnage une performance exceptionnelle ! vraiment bravo
Enfin ,The Whale est un film dur, mais aussi touchant, qui offre des leçons de vie sur l’acceptation de soi et des autres par exemple. C’est un film simple dans sa réalisation, la totalité des scénes passe dans l'appartement, mais puissant dans son message. C’est l’un des meilleurs films a laquelle je l'ai vu ces dernières années et l’un des plus beaux rôles de Brendan Fraser.
3ème film de Darren Aronofsky que je regarde après Requiem for a Dream et Black Swan et je dois avouer que je le trouve moins bon que ce que la critique, la presse et le jury des Oscars laisse paraître. Bien entendu le jeu d'acteur de Brendan Fraser est époustouflant tellement il arrive à s'imprégner du personnage, le moindre de ses bruits, déplacements, paroles sont transformés pour correspondre à celles d'une personne de ce poids. Le travail de maquillage a dû être monumental et parfaitement réalisé tellement le corps de Charlie est horriblement réaliste. Le fait que ce film est un huit-clos renforce cette idée de renfermement sur soi-même dont le personnage principal est victime, on se sent étouffer comme si l'on vivait son quotidien et qu'on était un témoin, comme lui, des différentes personnages qui rentrent dans l'appartement. J'aurai adoré retrouvé la façon qu'à Darren Aronofsky de traiter les addictions, le talent qu'il à pour dégouter le spectateur avec des plans immondes qui reflètent juste le quotidien de certains d'entre nous à la manière de Requiem for a Dream. Il a préféré, je pense, se focalisé plus sur les dialogues et les relations entre personnages qui évoluent normalement jusqu'au point d'éclatement où tout le monde est réunie et où certaines vérités éclatent. Je trouve aussi que le côté religieux de ce film n'est pas du tout comme certains le dissent une propagande mais qu'il est juste un outil pour parler de vrais problèmes et de solutions que certains trouvent où cherchent à apporter car on voit bien que Charlie, homme intelligent, cultivé qui connaît la bible, n'est pas réellement intéresser par ce que le missionnaire lui dit, il l'écoute parce que ce sont ces seules interactions et qu'il s'attache facilement de par sa sensibilité et gentillesse. La scène finale est à plusieurs possibles interprétations. On peut y'voir une mort heureuse et une élévation spirituelle peut-être vers une lumière blanche qu'on pourrait apparenter au paradis ce qui viendrait contredire tout ce que je viens de dire sur la religion ou alors un extase de Charlie qui sait enfin qu'il peut mourrir en paix sachant qu'il a fait tout ce qu'il lui restait à faire. Libre interprétation à chacun mais on ne peut renier la grande qualité de ce film dont l'Oscar du meilleur acteur masculin est amplement mérité.
Excellent film, porté par une performance hors-norme ! La musique (bien que peu originale), est très efficace sur les moments plus intenses, et le couple décors/lumières intensifie l'ambiance déjà très pesante amené par le scénario et les thèmatiques difficiles qu'il amène.
Fraichement récompensé par un Oscar pour le Meilleur premier rôle masculin, Brendan Fraser fait son retour en fanfare dans les salles avec The Whale. Le nouveau de film de Darren Aronofsky, réalisateur entre autres de Black Swan, est un véritable choc. Je ne me suis jamais senti aussi mal à la sortie d'une salle de cinéma. Darren Aronofsky, comme dans beaucoup de ces films, nous met dans une position très inconfortable. The Whale m'a fait ressentir des émotions dont je n'avais jamais soupçonné l'existence, des émotions enfouies au plus profond de mon organisme. Cette atmosphère glauque, malsaine et malaisante est palpable jusque dans la chair du spectateur. The Whale est un huis clos réussi du début à la fin, où la seule porte de sortie du protagoniste, Charly, est spoiler: le rêve ou la mort. On aime le détester et on déteste l'aimer, on l'admire, ils nous dégoûtent mais on a quand même pitié : notre jugement de Charly n'est jamais fixe. Dés lors que notre coeur va tanguer d'un côté, une séquence vient immédiatement contre-balancer ce ressentiment. La séquence d'introduction nous plonge immédiatement dans le bain lorsqu'on voit spoiler: Charly en train de se masturber ; on comprend dés lors que c'est un film dont on ne ressort pas indemne. J'évoquais il y a quelques jours dans ma critique de The Son que le réalisateur ne parvenait pas complètement à se détacher de son aspect théâtral. The Whale, c'est du cinéma à l'état pur, un exemple même d'adaptation sur grand écran où la pièce de théâtre a su parfaitement adopter les codes du septième art. Que ce soit les choix de cadrage et de focale, le format 1,33 qui renforce cette sensation d'emprisonnement, la musique fataliste de Rob Simonsen, le mixage du son qui donne une touche de Body Horror, les prothèses hyper réalistes portées par Brendan Fraser : tout est mis en oeuvre pour le spectateur soit atteint au plus profond de son corps. La performance de Brendan Fraser est tout simplement saisissante mais il faut aussi garder en mémoire celles de Hong Chau (Liz) et Sadie Sink (Ellie) qui sont aussi incroyables. Cette intrigue d'homme devenu monstre aux yeux du monde cherchant la rédemption auprès de sa fille m'a tout simplement transcendé. Bravo à Darren Aronofsky, qui réalise l'une des meilleures adaptations d'une pièce de théâtre au cinéma et qui offre à nouveau un Oscar à l'un de ses acteurs. The Whale est une expérience qu'il faut absolument vivre en salles.