Après avoir surpris son monde avec le premier volet, les Wayans remettent les couverts pour ce "Scary Movie 2". Et honnêtement, même si j'ai beaucoup de sympathie pour le premier épisode, je suis complètement tombé des nues pendant mon visionnage de ce nouveau film. Très clairement, je ne le trouve pas mauvais sur tous les points, mais il est clair que je l'ai bien moins apprécié par rapport à ce qu'était le précédent. Pourtant, ce nouveau volet va amorcer ce que sera la série par la suite, avec une ouverture très large sur les licences adaptées. Si le premier était basé sur "Scream", il se permettait des références qui allaient parfois loin du cinéma d'horreur, tout en gardant malgré tout le sujet principal comme central à l'histoire. Mais ici, les choses commencent donc à évoluer, sans que l'on ne soit dans ce que proposera la suite. À partir du troisième volet, la base sera bien moins unique, et même si un film d'horreur sera toujours au centre de tout, il sera bien plus mélangé à d'autres licences (parfois même pas du domaine horrifique). Et globalement, j'en parlerai dans mes critiques des suites, mais je suis plutôt d'accord avec ce contrat, car cela va apporter de la fraîcheur à la saga. Cependant, avant cela, je trouve que ce second volet n'a pas réussi à faire la même chose. À l'inverse de la suite, il garde cette envie de rester proche du cinéma d'horreur, et c'est parfaitement louable. Malheureusement, contrairement au premier, le souci vient du fait que les inspirations de cet épisode sont beaucoup plus foutraques. En soi, l'idée est de parodier un bon nombre des films de maisons hantées. Mais comme le montre cette envie, il n'y a aucune réelle base commune, et c'est mon gros problème. Dans la globalité, le long-métrage est un ensemble très mal agencé de gags autour de ce thème, mais sans une licence forte pour le porter. C'est un tout, certes, mais ce manque de solidité via une saga connue va créer un film très inégal. D'un côté, cela empêche d'avoir une base précise, donc les gags sont bien plus généralistes et moins drôles. Ici, on va bien plus aller dans des clichés d'ensemble et, même si certaines blagues fonctionnent, ça perd beaucoup d'impact. Cela force le film à insister davantage sur certains points, mais c'est vraiment raté par instants, je pense notamment au personnage de Hanson, qui ne m'a jamais fait rire. Ou alors, même pas dans le registre horrifique, à cette parodie d'une pub Nike qui dure bien trop longtemps pour ce qu'elle est et qui ne marche donc pas. Et de l'autre côté, cela renforce l'autre type d'humour présent dans cette saga : l'humour potache. Si c'était encore acceptable pour le premier, beaucoup de moments se sont montrés franchement indigestes au sein de ce volet. Je veux bien que le film soit fait pour les jeunes, mais, au bout de la trentième blague sexuelle mal placée, j'ai décroché. Maintenant, comme je l'ai dit, certains moments restent drôles. Par exemple, j'aime plutôt la scène d'introduction ou la scène du clown sous le lit. Mais malheureusement, à côté de cela, j'ai peu de points positifs à décerner au film. Il reste assez agréable à regarder, mais même le rythme se veut donc moins maîtrisé et sujet à plus de longueurs (à cause de ce scénario bien moins structuré). Par conséquent, même si ce volet n'est pas le pire de la saga, il m'a beaucoup déçu. Après la belle surprise que fut le premier, je suis un peu trop redescendu sur terre. Pour conclure, bien moins surprenant.