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Nitnelav
15 abonnés
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3,5
Publiée le 4 avril 2026
Une comédie dramatique qui aborde la fin de vie avec douceur et sincérité. Le film trouve un bon équilibre entre humour et émotion, même si certains passages restent un peu attendus.
Le quatuor fonctionne très bien, avec une mention spéciale à Hélène Vincent, très juste et touchante. Les dialogues font souvent mouche, et la dernière partie apporte une émotion plus directe.
Un film imparfait, mais humain et touchant, qui reste en tête.
4/10 Une comédie française sur un sujet très sérieux, l'euthanasie pour faire court, film militant qui expédie sans trop de nuance le débat, une comédie pas si drôle, les acteurs font ce qu'ils peuvent pour surnager
Aborder le suicide assisté au cinéma est un exercice périlleux, où le risque de tomber dans le drame lourd et plombant est immense. C'est là que le premier long-métrage d'Enya Baroux, "On ira", révèle toute son intelligence et sa grâce. Le prisme choisi pour aborder le sujet est très pertinent : le film évite l'écueil du drame ennuyeux en donnant une place prépondérante à l'humour. Le film est une réussite éclatante, une œuvre lumineuse qui parvient à être à la fois drôle, poignante et profondément humaine.
Le scénario nous embarque dans un road-movie familial en camping-car, une idée brillante qui désamorce la gravité du sujet. Ce voyage devient le théâtre des non-dits, des règlements de comptes affectueux et des moments de pure comédie. Le film trouve constamment un équilibre parfait entre humour et émotion : on rit souvent, tout en ayant le sérieux du sujet et une certaine sensibilité. Cette justesse de ton, inspirée par l'histoire personnelle de la réalisatrice, confère au récit une authenticité et une intimité rares, qui touchent en plein cœur.
Cette partition délicate est servie par des interprétations formidables. Hélène Vincent est tout simplement bouleversante dans le rôle de cette grand-mère décidée et pleine de vie, et le duo qu'elle forme avec Juliette Gasquet, sa petite-fille complice, est le cœur vibrant du film. Leur double prix d'interprétation à l'Alpe d'Huez est amplement mérité.
Bien sûr, pour maintenir cette légèreté et cet optimisme, le film fait quelques concessions. L'intrigue est parfois un peu prévisible, et certains rebondissements peuvent sembler un peu trop "gentils" ou manquer de crédibilité pour coller à la tonalité douce-amère de l'ensemble. Mais c'est un défaut mineur qui n'entache en rien la sincérité du propos.
Au final, "On ira" est une magnifique surprise. Un film qui célèbre la vie, la famille et la liberté de choisir jusqu'au dernier instant. C'est une œuvre nécessaire, portée par une tendresse infinie, qui laisse le spectateur avec un sentiment de joie et une profonde émotion. Un premier film remarquable.
Le film est bien sans plus. le sujet a déjà été traité de la même manière à plusieurs reprises. au final je n'ai même pas ressenti quoi que ce soit. Cela dit c'est vrai qu'il est agréable d'avoir un jeu d'acteur tel qu'ici. je pense que la mise en scène et le scénario ne m'ont pas accroché.
Déçue ! J'adore Piere Lotin et Hélène Vincent et meme s'ils jouent bien dans ce film, c'est d'une lenteur hallucinante. Ce n'est pss drôle du tout alors que c'est censé être une comédie. Le sujet n'est pas traité avec finesse. Bref on s'ennuie !
On ira est un film très très beau et touchant Merci d’avoir mis en lumière des acteurs comme David Ayala et Juliette Gasquet Performance incroyable de Pierre Lottin comme toujours dans les films où il est Pareil pour Hélène Vincent que je connaissais très peu Je suis allé le voir 4 fois et j’ai pleuré à chaque fois autant de rire que de tristesse
Sympahique film qui aborde le suicide assisté sous l’angle d’une comédie dramatique. On se détend et on rit pour presque en oublier une décision finale triste mais choisie. C’est d’ailleurs le souhait du personnage principal : un voyage heureux et en famille pour vivre les derniers jours d’une vie.
Tous les ingrédients semblaient pourtant réunis : un casting solide, un sujet d’actualité délicat, traité a priori avec un savant mélange de tendresse, de gravité, d’humour et de quiproquos. Le tout sous la forme d’un road movie évoquant immanquablement Little Miss Sunshine.
Mais très vite, le film s’essouffle. Les acteurs se retrouvent enfermés dans des rôles répétitifs qui ne leur laissent aucune marge pour déployer leur véritable talent. Pierre Lottin en est l’exemple le plus frappant : alors qu’il s’impose de plus en plus comme un acteur charismatique et nuancé, il rappelle ici davantage Wilfried dans Les Tuche que Jimmy dans En fanfare.
Le scénario, fragile, sombre sans retenue dans un pathos dégoulinant. Même le message final sur le suicide assisté, livré sous forme épistolaire — comme une lettre adressée à nos dirigeants — manque cruellement de force et échoue à émouvoir. Dans la continuité de cette écriture mièvre, les dialogues atteignent une banalité telle qu’ils en deviennent gênants. Chacun semble réciter sa partition sans jamais réellement jouer avec les autres.
Quant à la bande originale, elle n’échappe pas non plus à la caricature : impossible d’éviter le cliché du voyage initiatique de la grande blonde aux cheveux longs soigneusement brossés, au point d’en venir à regretter le On ira de Joe Dassin.
« On Ira » est le premier long-métrage très personnel d’Enya Baroux sur un sujet de société - le droit à partir dignement - qui est régulièrement mis sous le feu de l’actualité et des votes ou des absences de vote de nos députés. Ce road-movie sur une famille qui a du mal à communiquer permet de cheminer avec les personnages jusqu’au moment et lieu à atteindre. C’est rythmé, bien joué et bien écrit. Si seulement cette œuvre pouvait accélérer les débats et votes à l’assemblée…
Ce n’est pas le premier film qu’on voit sur le thème de la fin de vie en Suisse, et ce n’est sans doute pas le plus profond ni le plus marquant, mais il a quand même quelques charmes qui méritent qu’on s’y attarde.
L’humour est bien dosé, jamais lourd ni déplacé, ce qui allège intelligemment un sujet grave. Les dialogues sont bien écrits, souvent justes, parfois touchants, parfois drôles. Et surtout, l’interprétation est de qualité, avec Hélène Vincent, toujours magnifique, même si elle a déjà joué ce type de rôle, ce qui donne parfois une petite impression de déjà-vu. Mais elle reste bouleversante de retenue et d’humanité.
Le film n’est pas inoubliable, il ne révolutionne rien, mais il a le mérite de traiter un sujet délicat avec pudeur et sensibilité. Au final, une jolie chronique humaine, émouvante sans appuyer, qui nous fait passer un bon moment, tout simplement.
Ce long-métrage parvient à faire rire autant qu’à émouvoir alors qu’il évoque le sujet lourd de la fin de vie. Le récit émaillé de beaucoup d’humour, fait la part belle à des personnages attachants caractérisés avec finesse dans ce périple d’une grand-mère accompagnée de son fils, sa petite-fille de 15 ans et d’un auxiliaire de vie jusqu’à la Suisse pour une procédure de suicide assisté. Loin de tout message politique, c’est un film qui respire la tendresse et la bienveillance à l’égard de ses protagonistes joliment incarnés à l’écran par un trio d’acteurs touchant. Une belle découverte.