Tirailleurs a l’intelligence d’investir le recrutement forcé des hommes africains issus de l’empire colonial dans les rangs de l’armée française par le biais de l’intime, à savoir de la relation entre un père et son fils qui, par son effilochement progressif, restitue bien l’errance identitaire et morale dudit « tirailleur ». Le déracinement, symbolique comme physique – ce qui donne lieu à une séquence mémorable au cours de laquelle les hommes sont raflés telles les proies d’une partie de chasse –, s’affranchit d’ailleurs de cet ancrage historique strict (le contexte de la Grande Guerre) pour s’ouvrir au processus d’émancipation inhérent à l’entrée dans l’âge adulte : la spoiler: perte de l’innocence s’accomplit moins par les traumatismes vécus lors de la guerre ou par la fréquentation des « professionnelles » évoquées par les camarades, que par la découverte d’une destinée qui s’écrit en opposition à celle tracée par le père, figure tutélaire tout autant qu’obstacle à la montée en grades de l’enfant. Pourtant, cette trajectoire d’indépendance se heurte à un écueil important : spoiler: la consécration nationale du Blanc et l’oubli du Noir . L’ouverture et la clausule tiennent, à ce titre, un puissant réquisitoire contre la mémoire métropolitaine, sans pour autant se complaire dans la polémique facile : spoiler: si la tombe du Soldat inconnu apparaît enfin, ce n’est qu’à la suite du voyage d’une caisse dans laquelle des ossements furent piochés dans la terre, ramassés avec, entretemps, le récit familial pour les réincarner . Mathieu Valepied opte pour une mise en scène ample qui conjugue une approche quasi documentaire aux élans poétiques rappelant le magnifique Hostiles (Scott Cooper, 2017) ; il bénéficie en outre de la partition minimaliste d’Alexandre Desplat qui opte pour un dépouillement pertinent. Une belle réussite, portés par d’excellents comédiens.
Certes on parle du destin tragique des tirailleurs mais c'est avant tout un beau film sur une relation entre un père et un fils, et ce dont les parents sont prêts à endurer pour la survie et le bonheur de leurs enfants.
Tirailleurs aurait pu être un film important. Il se contente d’être un drame, tiède et sans éclat, incapable de faire honneur à la mémoire des combattants qu’il prétend célébrer.
Le thème mérite un film. Dommage que ce soit mal joué, les images trop sombres et des lenteurs. L’histoire en paraît trop simple. La fin est poignante et donne un sens triste au gâchis de ces vies perdues. On l’oublie mais tant de nos ancêtres se sont sacrifiés. 2,6/5
Un film terrible pour sa reconstitution vraisemblable de la guerre des tranchées et très émouvant pour le destin de ces Africains enrôlés de force dans cette guerre épouvantable. Surtout quand on sait comment la "patrie" les a remerciés...
Une page de l'histoire qu'il est bon de ne pas oublier. J'ai bien aimé cette réalisation à la fois prenante et déchirante, une chose qui m'a déplu ce sont les gros plans qui sont légions et à la longue n'apportent plus rien. La première partie du film est pour moi la meilleure (là ou les africains sont enrôlés de gré ou de force), la seconde partie n'est pas dénuée de bonnes choses loin de là mais n'atteint pas la force des 30 premières minutes. Les scènes de guerre sont bien réalisées mais auraient gagné à être un peu moins soft, mais bon c'est juste un avis subjectif. 7/10
Tirailleurs est avant tout un film utile et il faut en remercier Omar Sy. Il me semble difficile de donner un avis objectif tant le sujet est fort surtout prés de 100 ans plus tard. Il est difficile de reconnaitre Omar Sy dans son jeu tant il y a mis plus de coeur que ses talents de comédien. C'était un film français necessaire car le sujet fait partie intégrale de notre histoire de France.
Drame mêlant l'intime et la grande histoire avec une certaine justesse mais aussi pas mal de maladresses. Les acteurs sont justes, pourtant leur histoire reste lointaine. Chaque scène semble une pièce ajoutée pas tout à fait ajustée. Une histoire touchante malgré tout. La fin laisse un petit goût amère et semble contredire le propos.
Long, lent, ennuyeux. Je n'ai pas du tout accroché. J'ai trouvé que le film manquait de piquant. On a peu d'empathie pour les personnages, il n'y a aucune complicité entre le fils et son père, c'est dommage. Rien ne nous fait vibrer. C'est dommage car il y avait matière. Je pense que l'axe scénaristique aurait dû être différent, ça aurait pu donner un tout autre film.
Très mauvais film très mal raconté très mauvais scénario les acteurs pas mieux ...un film qui aurait pu rendre hommage aux tirailleurs et leur courage... là le film les font passer pour des poules mouillées prêt à déserter à chaque seconde... Les pauvres tirailleurs vont se retourner dans leur tombe .
Ce Omar Sy est toujours là ou nous ne l'attendons pas. Encore une petite des années 2000 qui surgit. C'est bien d'avoir encore des metteurs en scène, des scénaristes et des réalisateurs qui rendrent si réalistes une histoire profondément humaine. On par le peux de cette guerre de 1418 en ces termes. Omar Sy comme souvent porte glorieusement ce film à bout de bras avec son jeune acolyte Alassane Dion qui j'espère nous reverrons. Merci à Mathieu Vadepieu.