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Michael78420
63 abonnés
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2,5
Publiée le 7 mai 2026
Allez savoir pourquoi, je m'attendais à mieux. Le parti pris proche du terrain, avec ses longs moments d'attente entre les combats, alourdissent le propos. Là où on devrait être pris de compassion pour ces hommes enrôlés de force (pas tous) en Afrique pour rejoindre les armées françaises, on ne ressent rien. Le projet de Bakary (Omar Sy) de rentrer au Sénégal, tandis que son fils Thierno (Alassane Diong) monte les échelons, se heurte à ce problème de rythme. Les personnages secondaires manquent de profondeur. Les combats sont très en dessous d'autres films de guerre. Au final, on ne ressent aucune intensité. Quant à la conclusion, bien que plausible puisque que par définition, on ne sait pas qui est le soldat inconnu, elle échoue à redonner aux tirailleurs leur juste place dans la mémoire de la Première Guerre mondiale. Dommage.
Il y avait sans doute mieux à réaliser sur ce thème là. Mais si l’intention est louable, vraiment les français ne savent que rarement produire des films militaires de qualité. Des personnages stéréotypés, des situations batardes. Dommage.
Cette évocation du sort des tirailleurs sénégalais lors de la Première Guerre Mondiale méritait mieux que ce long-métrage à la mise en scène étriquée incapable de conférer le moindre souffle ou émotion à son récit. La présence au casting d’Omar Sy malgré une prestation convaincante en père cherchant à protéger son fils des batailles ne peut suffire face au manque de caractère de l’ensemble.
Ce film pour nous rappeler une partie de l’histoire de la première guerre mondiale souvent occultée ou peu abordée : les africains sous colonie française sont arrachés de force à leur famille pour combattre dans l’armée française, en 1ère ligne au front. Ces hommes considérés comme des indigènes reçoivent une promesse de nationalité française si la guerre est gagnée. Sans utilisé les termes, le colonialisme et le racisme sont pointés du doigt. L’atmosphère de la guerre est présente focalisée au front et dans les camps.
Le film a comme fil conducteur la relation forte entre un père et son fils. Les illusions du fils entre autres, qui pensent en gagnant cette guerre qu’ils seront libres, le père qui s’accroche à lui ouvrir les yeux, à le protéger. Le fils s’émancipe en dérivant des valeurs familiales, en voulant faire ses propres choix. Moins accentué mais présente la relation père-fils entre le lieutenant Chambreau et le général Chambreau. Le fils cherche la reconnaissance de son père au milieu de cette guerre que le général dirige de Paris où il a envoyé son fils au front prendre le commandement d’une unité. Par manque de reconnaissance paternel, le lieutenant prendra des risques en entraînant avec lui les hommes du camp qu’il dirige.
J’ai particulièrement aimé les messages forts transmis dans ce film qui montre à voir des aspects du contexte historique. Le Sénégal est mis à l’honneur en début et fin de film par la vie d’un peuple et ses paysages, la langue « peul » est parlé, sous-titré en français.
J’ai bien aimé ce film, malgré les critiques négatives je vous le conseille.
Le film a été présenté en ouverture au Festival de Cannes 2022 (75ème édition) dans la section « Un Certain Regard » dont 6 nominations.
Vu le 16/10/2025. Un bon film qui m'a fait penser à l'excellent Indigènes de 2006 sauf que là, on est sur le terrain de la 1ère Guerre et ses tranchées. J'ai été touché par le sort des africains qui sont capturés (presque comme du bétail) par l'armée française pour aller servir dans la boue et les tranchées de l'Europe, on le voit bien dans la première partie du film. Comment aurais-je réagi à leur place, révolté sans aucun doute. Ensuite, 2è moment choc quand on voit que entre africains, certains n'hésitent pas à racketter et à voler d'autres camarades comme ce qui arrive à Thierno (joué par Alassane Diong), moi qui pensais qu'il y avait une certaine solidarité entre eux, je suis tombé de haut, le mal est bien partout. Omar Sy (qui joue Bakary Diallo) est solide dans son rôle de père et de soldat qui essaye par tous les moyens d’échapper à l'enfer et de protéger son fils. On y voit d'ailleurs une scène poignante où Bakary essaye de protéger Thierno alors que celui-ci qui y voit de l'avancement à gagner et l’espoir d'une vie meilleure ne voit que les honneurs promis par son lieutenant, ce qui coutera la vie à son père plus tard. Le film nous montre la vie de tous ces africains (appelés injustement tirailleurs sénégalais mais qui ne venaient pas tous du Sénégal loin s'en faut) loin de chez eux, confrontés parfois au racisme, à la peur de l'inconnu pour défendre un pays qui représente si peu pour eux et qui seront nombreux à payer de leur vie, sans être plus que ça reconnus derrière. D'où la dernière scène du film qui rend très justement hommage à ce sacrifice et à cet espèce d'esclavage qui n'en porte pas le nom.
16 164 abonnés
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2,5
Publiée le 3 octobre 2025
Un film de guerre pour sensibiliser à la mèmoire des tirailleurs sènègalais, sans pour autant porter de jugement ou de dènonciation! Une histoire très peu connue du grand public avec ces africains envoyès de force au front pendant la Première Guerre Mondiale! Acteur et coproducteur, on sent que Omar Sy s'est beaucoup investi dans ce personnage de Bakary Diallo, un père de famille qui s'enrôle dans l'armèe pour protèger son fils! spoiler: Comme dans le film de Spielberg, il faut sauver le caporal Thierno, quitte à mourir pour ce dernier! Omar est convaincant et la reconstitution soignèe! L'oeuvre n'est pas sans dèfauts (on peine à s'attacher aux personnages et il ne se passe finalement pas grand chose dans la première partie du film), mais l'hommage, lui, est nècessaire, avec quelques èclats et fulgurances brèves mais fortes! Quant à la conclusion, elle ne laisse pas indiffèrente! spoiler: Et si le soldat inconnu ètait tout simplement un tirailleur ?
ce film a le mérite, sans vraiment sortir des sentiers, à faire connaître les africains en temps de guerre, surtout celle de 14/18, la pire de toutes. ils ont été un peu oublié, tous comme des maghrébins, dans "Indigène". ce cinéma prouve bien que les cinéastes français peuvent faire autre chose que des comédie et Omar Sy prouve aussi qu'il est aussi bien dans les deux registres.
Tirailleurs met en lumière un pan méconnu de l’histoire avec sincérité et respect. Omar Sy livre une performance touchante, mais le film reste parfois trop retenu, manquant d’ampleur émotionnelle. Une œuvre honorable, mais qui aurait gagné à aller plus loin.
Les tirailleurs sont des unités qui furent longtemps employées par la IIIe République dans les territoires d'outre-mer afin d'y maintenir l'ordre intérieur (résolvant pour certaines le problème de l'emploi des troupes métropolitaines d'infanterie coloniale décimées par les maladies), puis furent envoyées en Europe lors du premier conflit mondial. Il s'agit d'un film rendant hommage à ceux engagés lors de ce dernier, et en particulier les tirailleurs sénégalais. On suit le parcours d'un personnage, son recrutement en Afrique de l'Ouest et son engagement sur le front occidental. Au niveau de la reconstitution, on est dans quelque chose de relativement correct, avec des scènes sur le front sans en montrer trop non plus, quoique inégales, ce qui est assez bien, et Omar Sy est correct sans être non plus exceptionnel. Mais le film est malgré tout très académique, et un peu trop didactique pour que l'on se sente vraiment impliqué. Dommage, car on se dit que sur un tel sujet, il y avait peut-être mieux à faire. C'est trop didactique pour nous faire emporter l'adhésion. Reste une assez belle photographie.
Un film qui met en avant la participation (forcée) des Africains au 1er conflit mondial. Plutôt juste sur le plan historique. Mais cela manque de souffle malheureusement.
J’ai trouvéce film insuffisant et peut attrayant. Alors oui le but est de rendre hommage aux soldats tombés au combat en 14/18 et plus particulièrement les conditions de l’enrôlement des tirailleur sénégalais et autres africains. Ça dénonce c’est bien, ça ouvre les yeux sur la réalité de ce qui c’est passer la bas. Mais c’est tellement mal fait. Tout étais réuni pour un film incroyable. Mais rien, pas grand chose au final. C’est vraiment dommage
Tirailleurs a l’intelligence d’investir le recrutement forcé des hommes africains issus de l’empire colonial dans les rangs de l’armée française par le biais de l’intime, à savoir de la relation entre un père et son fils qui, par son effilochement progressif, restitue bien l’errance identitaire et morale dudit « tirailleur ». Le déracinement, symbolique comme physique – ce qui donne lieu à une séquence mémorable au cours de laquelle les hommes sont raflés telles les proies d’une partie de chasse –, s’affranchit d’ailleurs de cet ancrage historique strict (le contexte de la Grande Guerre) pour s’ouvrir au processus d’émancipation inhérent à l’entrée dans l’âge adulte : la spoiler: perte de l’innocence s’accomplit moins par les traumatismes vécus lors de la guerre ou par la fréquentation des « professionnelles » évoquées par les camarades, que par la découverte d’une destinée qui s’écrit en opposition à celle tracée par le père, figure tutélaire tout autant qu’obstacle à la montée en grades de l’enfant. Pourtant, cette trajectoire d’indépendance se heurte à un écueil important : spoiler: la consécration nationale du Blanc et l’oubli du Noir . L’ouverture et la clausule tiennent, à ce titre, un puissant réquisitoire contre la mémoire métropolitaine, sans pour autant se complaire dans la polémique facile : spoiler: si la tombe du Soldat inconnu apparaît enfin, ce n’est qu’à la suite du voyage d’une caisse dans laquelle des ossements furent piochés dans la terre, ramassés avec, entretemps, le récit familial pour les réincarner . Mathieu Valepied opte pour une mise en scène ample qui conjugue une approche quasi documentaire aux élans poétiques rappelant le magnifique Hostiles (Scott Cooper, 2017) ; il bénéficie en outre de la partition minimaliste d’Alexandre Desplat qui opte pour un dépouillement pertinent. Une belle réussite, portés par d’excellents comédiens.