Ma vie Ma gueule
Note moyenne
2,4
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137 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2025
Portrait fantaisiste et touchant mais manquant de rythme, d’une cinquantenaire dépressive, incarnée avec bcp de justesse par Agnès Jaoui (alter ego de la réalisatrice décédée peu après le tournage) dans un rôle taillé pour elle. 2,25
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 septembre 2024
Barberie Bichette (Agnès Jaoui), la cinquantaine bien (ou plutôt) mal entamée. Elle est poète, mais gâche son talent dans une agence de communication. Elle a connu de grandes histoires d’amour mais vit désormais séparée. Elle a eu deux enfants, Rose et Junior, mais ils ont quitté le nid et l’ont laissée seule.

"Ma vie ma gueule" est l’ultime film de Sophie Fillières qui est morte l’été dernier avant d’en achever le montage. Ses deux enfants, Agathe et Adam Bonitzer, s’en sont chargés pour elle. Aussi revêt-il une dimension testamentaire qui en complique l’évaluation. D’ailleurs les critiques qu’on en lit sont souvent autant d’éloges funéraires à sa réalisatrice et à son oeuvre. Et s’il a été projeté à Cannes en mai dernier, c’est surtout pour rendre à sa réalisatrice un dernier hommage.

Diplômée en 1990 de la toute première promotion de la Fémis, Sophie Fillières utilise l’humour comme antidote à la dépression qui menace ("Aïe", "Gentille", "Arrête ou je continue", "La Belle et la Belle"). Elle porte sur sa vie et sur celle de ses contemporains un regard désabusé et tendre.

Agnès Jaoui était le choix de casting parfait pour son dernier film, obsédé par la mort qui vient. L’actrice est immense, adulée à bon droit ; mais, avec d’autres de sa génération, Karin Viard ou Emmanuelle Devos par exemple, l’huppertisation la menace, le risque de s’enfermer dans les mêmes rôles répétitifs et interchangeables. Au risque de l’huppertisation s’ajoute pour Agnès Jaoui celui de la bacrisation : s’enfermer dans le même rôle de scrogneugneu cynique et dépressive.

Autre défaut qui caractérisait déjà les précédents films de Sophie Fillières : autant elle excelle à camper des personnages, à les rendre vivants, authentiques, à faire naître chez le spectateur une empathie avec eux, autant elle peine à les mettre en scène, à les faire évoluer dans une histoire. Si bien que passée la première moitié du film qui les introduit, la seconde semble interminable. C’est le cas ici lorsque Barbie – le surnom donnée à l’héroïne qu’elle déteste – prend la poudre d’escampette de l’autre côté de la Manche, en Angleterre puis en Ecosse.

On aurait aimé rendre un hommage plus touchant à Sophie Fillières ; mais les longueurs de son dernier film y font obstacle.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2025
Après quelques séquences, bons mots et réparties savoureuses, dans le ton Tati, le film piétine. Agnès Jaoui dans le rôle d’une femme à la dérive patine tout autant, libérée par une mise en scène qui à la longue fait n’importe quoi. Son personnage, bipolaire (?) dépressif assurément soliloque sur son état de fait, avant de repasser les étapes de sa vie, où l’accent maternel pèse beaucoup sur ses réflexions. Elle ressasse et la routine s’installe entre dépression joyeuse et humeur galopante. Ca fait sourire un peu, un temps réfléchir, avant de sombrer dans la passation d’un ennui discret. La réussite de ce film réside d’ailleurs peut-être dans cet état de fait : nous rendre compte du symptôme de l’héroïne en l’appliquant à une mise en scène de plus en plus déjantée. La présence passagère de Philippe Katerine l’autorise AVIS BONUS Au Forum des images on rend hommage à la réalisatrice. Quatre de ses premiers courts métrages complètent les suppléments.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2025
Pas facile de se lancer dans la critique d’un film que l’on ne peut sortir d’un contexte dramatique…Sophie Fillières , réalisatrice, actrice, scénariste, qui a fait partie de la première promotion de la FEMIS, est décédée alors que le film venait d’être tourné mais n’avait pas encore été monté…Lorsqu’elle avait appris qu’elle était atteinte d’une grave maladie, elle confie alors les clés du montage à ses deux enfants, Agathe (plusieurs fois actrice des films de sa mère) et Adam Bonitzer, ainsi qu’au monteur François Quiqueré, avec qui elle travaille pour la première fois…Je ne connais ni le cinéma de Sophie Fillières, ni la réalisatrice… « Ma vie ma gueule » est présenté comme un autoportrait testamentaire et relate la vie quotidienne de Barberie Bichette dite Barbie, femme de 55 ans, qui tente d’écrire, doute, fait des courses, va voir son psy, pense à ses enfants avant d’être hospitalisée puis de prendre le large...Le film est segmenté en trois actes : une comédie, une tragédie, une épiphanie qui relate la vie quotidienne de Barberie Bichette, dite "Barbie" . Cette présentation en chapitres, quelque peu artificielle, devient tendance chez les réalisateurs actuels…Là, il y en a trois, curieusement appelés « Pif », « Paf » et « Youkou ! ». spoiler:
Des trois, le premier, « Pif », est le plus drôle. On y retrouve en particulier des séances absolument désopilantes avec un psy. Le psy en question étant par ailleurs celui de la réalisatrice !! Le registre de « Paf », le deuxième chapitre, est plus sombre, plus déchirant, une forme de pathos se substituant à l’humour, même si pointent encore, de temps en temps, des moments qui font rire. Quant au troisième, « Youkou ! », il voit Barberie se diriger vers l‘Ecosse, avec de nouveau pas mal d’humour et d’autodérision mais aussi beaucoup de poésie, à la rencontre d’une vieille connaissance et des paysages somptueux de ce pays. spoiler:
Reste un film tendre, fragile, fantasque à l’image prêtée à sa réalisatrice…une manière d’art de vivre ou de survivre…qui recourt à l’absurde, la galéjade et le jeu des mots pour éviter la confrontation à la dure réalité d’un cerveau qui s’efface…Cette histoire est portée par une actrice remarquable, Agnès Jaoui , absolument géniale, qui a investi ce rôle d’une femme dépressive se raccrochant coûte que coûte à la vie avec une telle aisance qu’on a souvent l’impression qu’il y a beaucoup d’improvisation de sa part. Tout faux : tout était écrit, à la virgule près ! Reste un film quand même assez difficile, à ce jour, mieux reçu par la critique que par les spectateurs…
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2024
Entre humour et tragédie. Un film sans concession sur la dépression remarquablement servi par le talent exceptionnel d Agnès Jaoui.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 octobre 2024
Agnès Jaoui se donne à 100% dans ce film. Mais l'histoire est assez poussive et devient ennuyeuse après le séjour à l'HP, malgré de bons passages tantôt sensibles tantôt humoristiques. Dommage
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 octobre 2024
On voit beaucoup Agnès Jaoui au cinéma en ce moment (La Vie de ma mère, Le Dernier des Juifs ,Wahou!, Sur la branche...) et on ne s’en plaindra pas, tant cette actrice irradie par sa présence chaque film auquel elle participe. C’est encore le cas avec Ma vie ma gueule, ultime film de Sophie Fillières, décédée en juillet 2023, et dont les enfants, Agathe et Adam Bonitzer, ont terminé le montage.


Malgré toute la tendresse que l’on peut éprouver pour Agnès Jaoui, et aussi pour cette réalisatrice au style si particulier, j’avoue être resté sur ma faim devant ce film sympathique mais un peu trop bancal. Comme dans les précédents films de Sophie Fillières, on retrouve des personnages un peu cabossés par la vie, à l’image de cette Barberie Bichette, qui, à l'approche de la soixantaine, tombe dans une forme de dépression.


Une maladie évoquée avec poésie et humour, dans un film qui manque de rythme et qui pâtit d'un scénario assez décousu. Dommage.

https://www.hop-blog.fr/ma-vie-ma-gueule-film-de-sophie-fillieres/
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2024
Ma vie ma gueule, dernier film de la regrettée Sophie Filières, dresse le portrait douloureux et très personnel d’une femme dépressive à l’aube de la soixantaine, incapable de s’écouter et d’écouter les autres, de reconnaitre ses envies et ses désirs, de s’imaginer un avenir tout en se nourrissant de son passé…. Cette auto-fiction enchaine les situations, parfois drôles et sensibles, parfois burlesques et mélancoliques ou au contraire caricaturales et pesantes pour parler de la dépression…. Il repose sur un jeu d’écriture très précis et subtil, mais surtout sur la performance de Agnès Jaoui qui finit presque par imposer le jeu au sujet. Alors on en ressort à la fois touché par l’acuité du propos, mais aussi circonspect sur l’efficacité de sa portée ….
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2024
Une femme qui ne sait plus où elle en est, s’interroge sur le sens de la vie, sur ses relations. Complètement déboussolée, elle essaye de prendre du bon côté ce qui s’offre à elle au jour le jour. spoiler: Mais la dépression la rattrape et l’envoie à l’hôpital. Elle retrouvera goût à la vie au cours d'un voyage en Ecosse, dans
une séquence un peu surréaliste mais fort belle.

La caméra ne quitte pas le visage d’Agnès Jaoui, sans qu’un véritable scénario se dessine. Un regard tendre, un humour mélancolique. C’est bien joué, mais on regarde cela sans passion, en se demandant si une intrigue va démarrer, où le film veut en venir. Au bout du compte viennent des questions sans réponse : en quoi ce film m’a-t-il intéressé ?, que m’a-t-il dit qui me touche ? C'est une invitation à accueillir ce qui vient, pas très convaincante malheureusement.

Il était tout de même émouvant d’assister à sa projection à Cannes, en présence d’Agnès Jaoui et des deux enfants de Sophie Fillières qui ont terminé le montage du film dans l’été 2023,après son décès donc.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2024
Atta-chiant

Ces 100 minutes constituent le 7ème et dernier long métrage de la réalisatrice Sophie Fillières. En effet, la réalisatrice a disparu en juillet 2023 à l’âge de 58 ans des suites d’une longue maladie, - selon la formule consacrée -. Barberie Bichette, qu'on appelle à son grand dam Barbie, a peut-être été belle, peut-être été aimée, peut-être été une bonne mère pour ses enfants, une collègue fiable, une grande amoureuse, oui peut-être… Aujourd'hui, c'est noir, c'est violent, c'est absurde et ça la terrifie : elle a 55 ans (autant dire 60 et bientôt plus !). C'était fatal mais comment faire avec soi-même, avec la mort, avec la vie en somme… Avec son scénario étrange et son rythme languissant, cette comédie dramatique vaut essentiellement par la composition offerte par une immense Agnès Jaoui. A voir pour elle et la mémoire de la cinéaste.
La santé mentale, les liens familiaux, la quête d'un espace personnel… tous ces thèmes sont au centre de ce film sensible où se mêlent, parfois de manière incongrue, l’humour et l’émotion jusqu’à la détresse. Je dois avouer avoir eu du mal à entrer dans cet univers particulier et de suivre – je ne parle même pas de comprendre -, les méandres de la pensée de l’héroïne. Cet avis n’engage que moi, mais, vous le savez, j’apprécie beaucoup le cinéma au féminin et en particulier les portraits de femmes, hélas, ici, je n’ai pas adhéré à ce personnage fragile, inconstant et aux réactions des personnes rencontrées tout au long d’une sorte d’errance à travers un Paris, - magnifiquement photographié, tout comme l’Ecosse à la toute fin -. Sensible – ô combien -, déjanté parfois, poétique, onirique, il est difficile de juger sereinement d’une œuvre posthume qui, n’en doutons pas, présente des aspects autobiographiques douloureux. J’aurais tant voulu aimer ce drame.
Le film vaut surtout par la prestation d’Agnès Jaoui. Elle est de tous les plans, mais m’a paru être terriblement en roue libre. Elle « fait du Jaoui », mais il manque l’écriture inspirée d’un Bacri qui nous manque beaucoup. Autour d’elle, s’agitent, parfois en vain, Philippe Katerine, Valérie Donzelli, Laurent Capelluto et les deux jeunes Angelina Woret et Édouard Sulpice qui valent d’être revus. Un fil déprimant pour nous parler de la dépression. RIP Sophie Fillières !
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2024
​Vraiment pas terrible ! Film posthume de Sophie Fillières dont j'aimais bien l'univers qui se dégageait dans ses précédents films.
Scénario faiblard et paresseux, Agnès Jaoui se demandant sûrement ce qu'elle fait là, et accentue le trait en étant en roue libre ! Très déçu au final !
Jacq Brev
Jacq Brev

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 octobre 2024
Je pensais voir un bon film , en quelques minutes j'ai déchanté. Prodigieusement ennuyeux . long . Sans réel intérêt .
L'un des pires film de ma vie . A éviter absolument . Pas besoin d'en rajouter des lignes et des lignes.
ynnkel
ynnkel

11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 janvier 2025
une épouvante ! la Jaoui essaye une grimace de temps en temps pour se distraire du marasme ambiant, il n’y a ni dialogue ni scénario, juste une mise à l’épreuve du spectateur.
uccelli
uccelli

6 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2024
Une perle bouleversante, même un diamant précieux, de cette cinéaste unique surprenante qui nous parle de la difficulté de vivre avec ses dialogues ciselés et son humour vif singulier et inoubliable. Elle nous touche au plus profond et va tant nous manquer.
marie
marie

3 abonnés 127 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mars 2025
Le sujet est bien pensé, le rôle est joué de manière assez spécial, il faut accrocher mais c’est intéressant
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