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Olivia Gustot
1 critique
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5,0
Publiée le 11 février 2024
Très surprise au début par le côté théâtral de cette comédie, j'ai mis quelques minutes à rentrer dans l'ambiance de ce film bien que séduite dés le départ par la beauté des images. J'ai trouvé ce film hyper poétique, drôle, totalement surréaliste. Les images sont vraiment magnifique, on dirait une suite de tableaux. Les décors et la musique achèvent le tout pour nous emmener le temps d'un film dans un autre monde. Vraiment génial!
Abel et Gordon œuvrent dans un genre tombé en désuétude : le burlesque. L’Iceberg, leur premier film, était très réussi et présentait un bel équilibre entre humour et poésie. Rumba, bien que plus faible, tenait la corde. Malheureusement, La Fée et Paris pieds nus étaient assez décevants. La magie commençait à décliner. Que vaut ce dernier opus, L’Étoile filante ? Et bien disons-le d’emblée : c’est un échec. Le duo semble plus intéressé par l’intrigue que par les gags. Un ancien activiste (Boris) qui a commis un attentat, voit sa nouvelle identité (il est barman au bar L’Etoile filante) sur le point d’être découverte. Pour échapper aux représailles (une ancienne victime veut se venger et le tuer), il va dégoter un sosie (Dom, un solitaire désabusé) et prendre sa place (tandis que Dom devient Boris le barman). On nage en plein film noir avec détective privé, coups de feu et personnages inquiétants. Abel et Gordon pourrait dynamiter le genre et faire un film fou. Malheureusement l’ensemble est trop sage, L’Étoile filante traîne en longueur. L’échange de personnages peut donner de savoureux quiproquos, ce n’est pas le cas. Seule une belle séquence de danse vient rappeler le savoir-faire d’Abel et Gordon, à savoir chorégraphier un corps. L’étoile pâlit et file vers l’oubli, on aimerait qu’Abel et Gordon tourne une belle toile afin que le genre burlesque ne tombe pas définitivement dans les oubliettes.
Toute la fraicheur et la délicatesse de Buster Keaton ! Une comédie très poétique, absurde et hilarante sur fond noir. L'image, les décors et la musique sont magnifiques, les chorégraphies géniales et les acteurs parfaits. Un petit chef d’œuvre, bravo !
Film subtil et surréaliste, aux images, cadrages et chorégraphies savamment orchestrées ! Histoire originale et étonnante. Un vrai bonheur : drôle, émouvant, subtil et singulier.
Lorsque, depuis un peu plus de 15 ans, on suit la production du duo australo-belge Abel & Gordon (qui, au début, était un trio avec le normand Bruno Romy) et qu'on apprécie la progression en qualité de la face comique de leur cinéma depuis "Rumba" jusqu'à "Paris pieds nus" en passant par "La fée", on n'hésite pas une seconde à se précipiter pour aller voir "L'étoile filante". Dès le début du film, on a l'heureuse surprise d'apprendre que la musique du film est l'œuvre de Birds on a Wire, le duo formé par Rosemary Standley et Dom La Nena. Ensuite ... on est un peu déçu car on ne ressent pas ce sentiment de progression évoqué plus haut. Certes, il y a d'excellents moments dans ce film qui lorgne beaucoup au niveau des décors, des cadrages, des couleurs, vers le cinéma d'Aki Kaurismäki, mais il y a aussi un certain nombre de scènes trop forcées. En fait, il faut attendre les 10 dernières minutes du film pour se montrer pleinement satisfait : des minutes durant lesquelles le film se glisse dans un comique proche de la démence, des minutes qui, reconnaissons le, sont au moins aussi forcées que les scènes décevantes précédentes, mais là, on se sent aspiré dans un véritable tourbillon de folie et on ne résiste pas. Et la musique, dans tout cela ? Le violoncelle de Dom est enchanteur, la voix de Rosemary est magique.
Un univers poétique, graphique, un humour chorégraphié au millimètre, une image haute en couleurs, des acteurs incarnant merveilleusement le monde d'Abel et Gordon. C'est fin, léger, une jolie bulle décalée...à voir en se laissant porter...
Un film totalement à part. Un OVNI cinématographique tout à fait savoureux. C'est rempli d'humour, de poésie et de trouvailles visuelles hilarantes. Bravo Abel et Gordon !
J'ai adoré ! Un film burlesque, poétique, sensible, qui permet de s'évader du quotidien, qui sort de l'ordinaire, qui est sincère... ça fait du bien !!!!
"L'étoile filante" a cette délicatesse de montrer les corps tels qu'ils sont vraiment, faillibles, maladroits, mais toujours avec beaucoup de sensibilité. Il faut certes adhérer au genre burlesque (marque de fabrique de ce duo de cinéaste qui n'a plus rien. à prouver avec le temps), mais plutôt que de lutter contre une narration qui ne nous est pas familière il suffit de tendre la main et de se laisser emporter dans ce délire poétique. La photo est incroyable, les codes classiques de polar sont revisités avec beaucoup d'humour, et la scène de danse finale dingue!!!
Mirettes et zygomatiques légèrement en berne cette fois dans nos retrouvailles avec Alex et Gordon qui à trop vouloir jouer sur l’absurde écrivent des histoires de destins entrecroisés qui n’en finissent pas de s'emmêler les pinceaux . Un barman repéré comme un ancien bandit trouve sa voie de rédemption dans un sosie que l’on place derrière le bar mais sans lui expliquer pourquoi. C’est marrant un moment, mais un moment seulement . Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
J'ai eu la chance de découvrir les autres films de Dominique Abel, Fiona Gordon il y a quelques années, leurs films m'ont paru assez burlesque et très original. L'Etoile filante ne déroge pas à cette règle, le burlesque est toujours présent, la poésie aussi même si l'histoire est sur fond de polar. Un polar certes mais à leur sauce, pas question d'un faire un drame. Le film m'a paru un peu comme un pièce de théatre au départ, il est bien plus calme que Paris pieds nus. Un moment de cinéma à part de ce que je vois d'habitude, plus calme, burlesque mais vivant
Je ne suis pas familier du cinéma du couple Dominique Abel/Fiona Gordon et je ne connaissais ainsi pas du tout leur style avant de me lancer dans ce film. Bon avec la bande-annonce et l'affiche, j'avais tout de même compris que ça allait être de l'humour absurde et je n'en suis pas du tout réfractaire à cela, bien au contraire ! Seulement, c'est un genre très difficile car il faut à la fois le maitriser du côté des réalisateurs/scénaristes (c'est presque de l'expérimentation) et y adhérer du côté des spectateurs. C'est en effet un genre qui demande presque autant de travail des deux côtés. Et les deux réalisateurs en question n’ont d'ailleurs plus rien à prouver puisqu'ils n'en sont pas à leur coup d'essai. On va dire qu'ici, c'est plus moi le problème. Je m'explique : on est ici dans du cinéma absurde qui reprend les codes que Blier avaient pu mettre en place, codes récupérés ensuite par Dupieux (entre autres hein) pour d'autant plus les accentuer, même si ici, nous ne sommes pas vraiment dans du Dupieux non plus. Effectivement, on est plus ici dans quelque-chose de très théâtral, ce qui se ressent dès les premières minutes d'ailleurs avec ce café clairement construit comme une pièce de théâtre. Pourtant, ce n'est pas un huis clos mais on ressent ce côté théâtral dans les décors très artificiels, tout aussi artificiels que le jeu des acteurs d'ailleurs. Bien-sûr, tout cela est volontaire, mais ça m'a trop sorti du film, je n'ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans et si on ne rentre pas dans ce genre de délire, on s’ennuie énormément ! Ainsi, j'avoue que j'attendais la fin avec impatience même si je trouve que le film met tout de même en place de très bonnes idées, de même que de très bons gags visuels. De plus, on a également ce côté film noir (donc là, qui vient clairement emprunter à Blier) mais coloré, on est pas non plus dans la lourdeur d'un Blier ni dans son côté glauque, on est dans un film noir qui n'a de noir que les codes narratifs mais non les codes visuels que le film s'amuse à détourner comme il veut. En résumé, "L'Étoile filante" est donc un film qui possède de bonnes idées mais qui ne m'a pas spécialement touché !
Ce film est un bon divertissement d’humour belge décalé. Mais son côté débridé et loufoque finit vite par devenir lassant et atteindre ses limites malgré les bonnes intentions de départ. Le scénario est plutôt chaotique et on a du mal à suivre les intentions des réalisateurs.