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Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juin 2023
Nicolas Philibert déconstruit toutes les idées préconçues sur la maladie mentale, en donnant la parole non pas aux soignants mais aux patients. Derrière des visages parfois profondément marqués, nous découvrons des personnes sensibles, riches, profondes, authentiques et - ce qui pourrait nous surprendre - souvent d'une lucidité déconcertante. Lucidité vis à vis de leur maladie mais aussi vie à vie de l'existence.
C'est magnifique que ce film ait attiré l'attention du festival de Berlin. Espérons qu'il attirera aussi celle du grand public et contribuera à faire changer le regard de la société sur "la folie".
Ce magnifique documentaire nous rappelle, s'il en était besoin, que la frontière entre la maladie psychiatrique et la "normalité" n'est pas immobile. Quand nous constatons le talent indéniable de l'artiste, à qui avons nous affaire à ce moment précis, au malade ou à la personne sensée qui parfois prend le dessus ? Aux deux, bien évidemment et qu'il est bon d'en (re)prendre conscience. Ce film nous rappelle en outre que sans rapport humain de qualité, le bon fonctionnement de notre société va disparaitre. Mais jusqu'ici, tout va bien...
Avec la profonde humanité qui le caractérise, Nicolas Philibert signe une nouvelle réussite avec ses portraits des occupants de l'Adamant, tous touchants et certains étonnamment lucides sur leurs troubles. Ce qui nous donne l'impression, tandis qu'on tangue avec eux sur la paisible péniche, immobile sur les quais de Seine au milieu du vif flux de la ville, d'être bel et bien dans le même bateau.
Film documentaire, avec des personnages assez coopératifs: un hôpital de jour psy, sur une péniche près de la gare de Lyon, c'était pas évident! Mais le réalisateur (celui "d'Avoir et être") sait se faire discret, certains coopèrent, d'autres sont plus dans "leurs mondes" mais l'ensemble est passionnant ! Ours d'Or à Berlin.
Chapeau pour ce documentaire qui nous livre sans cliché le quotidien de cette péniche et des personnes qui y évoluent, je suis bluffée par les interview et la gestion de la parole accordée grâce au respect du temps et des silences. Mention spéciale aussi sur le son, des séquences bluffantes sur le son de la ville autour de la péniche.
Beaucoup d'humanité dans ce film. C'est très touchant de suivre cette petite communauté au fil du temps et de voir le travail formidable effectué par les soignants. On y voit que l'art soigne, que l'art aide à guérir... Les images de la Seine, des quais, du bateau sont belles et on prend plaisir à s'y attarder. En résumé, un très beau film!
Ours d'or au dernier festival de Berlin, le dernier film de Nicolas Philibert est un documentaire comme on les aime.
Nous suivons pour quelques jours des malades souffrant de problèmes mentaux se regrouper dans un centre de jour étonnant : l'Adamant, structure flottante amarré sur la Seine.
La caméra, comme toujours chez Philibert et la plupart des grands documentaristes, est discrète. Le réalisateur de "contente" souvent de la poser, et d'attendre que les personnages s'expriment, en gardant lui-même le silence. Il faut bien sûr une patience hors du commun et un grand talent pour l'écoute pour arriver finalement à capter ces moments précieux qui font la richesse du film.
L'intérêt que le spectateur éprouve en regardant ces témoignages tient bien sûr à la pertinence du montage et de la mise en scène, mais aussi à l'incroyable intensité avec laquelle les patients s'expriment devant la caméra : difficile de ne pas être ému et intrigué devant l'incroyable diversité des situations (et des pathologies) qui nous sont présentées. On se souvient très longtemps de tous les personnages du film, qui deviennent d'une certaine façon des parangons de l'espèce humaine.
On a hâte de retrouver une partie de ce petit monde dans deux autres films, puisque Philibert a annoncé que Sur l'Adamant était le premier d'une trilogie qui continuera d'explorer le milieu de la psychiatrie.
Est-ce pour cela qu'on va au cinéma? Un passage à une heure de grande écoute sur Arte ferait l'affaire. Est-ce que l'Ours de Berlin est un bon indicateur? J'en doute après avoir ( mal) digéré Disco Boy. Alors...il reste deux ou trois caractères intéressants, qu'on pourrait presque croiser en soirée ou dans un bar : même en étant généreux, ça reste maigre. Et puis les plans sur les canards, le bruit de la cafetière... tout ça fait artificiel.
Un documentaire qui est un véritable leçon de dignité humaine !
Ce documentaire m'inspire un immense respect pour toutes les personnes qu'on voit à l'écran : les patients, les soignants.
Bravo et gratitude au réalisateur et à l'équipe qui ont permis ce documentaire qui, selon moi, a le même niveau que " Souvenirs de la maison des fous" de PAUL ÉLUARD quand il a dû se cacher, pendant la guerre, en 1943, dans l'Asile de Saint-Alban qui pour l'époque était déjà une sorte de péniche... une Arche de Noé sauvant l'Humanité !
long et chiant et très ennuyeux ennuyant, un film à mettre aux obliyettes !!! ou à passer sur arte la ou la plupart du temps il y' personne qui regarde histoire de boucher un créneau horaire !!! à fuir !!! Urgent!!!
Toujours difficile de noter un documentaire. Le sujet est certes passionnant mais ce n est pas vraiment du cinema. De plus a vouloir rester neutre et be rien expliquer on se demande au final ce que cherche a montrer Nicolas Philibert.. . Le genre de film a regarder un soir sur Arte tranquille chez soi !
ce documentaire est une respiration magnifique. une gorgée d'humanité. j'ai perdu la notion de frontière : où se situe ma folie où est la lucidité, la " normalité", des protagonistes du film. Merci
Ce film m'a bouleversé et enchanté. En faisant participer ces personnages si différents NP nous fait entrer dans un monde souvent inconnu mais attachant et sensible. Merci à Nicholas Philibert que j'ai connu lors de mes études à Grenoble et qui est venu plusieurs fois m'encourager dans ma chambre de bonne. Emouvant souvenir !