Men
Note moyenne
2,4
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193 critiques spectateurs

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Ahbenonalors
Ahbenonalors

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2022
fabuleux film sur la culpabilité qui vous ronge après une relation toxique et le suicide de l'autre. C'est plutôt amusant de lire certaines critiques qui y voient une critique du mal dominant alors qu'en inversant les sexes ça ne changerait pas grand chose à l'histoire. Superbes interprétations, photo et son. A oui, c'est un film dit de genre qui flirte sur la fin avec le gore. Si la vue d'un steak tartare vous rebute, passez votre chemin
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 août 2022
Pour récupérer du traumatisme qu'elle vient de subir, une jeune Anglaise, Harper (Jessie Buckley) décide de louer un gîte à la campagne. Elle découvre un splendide manoir dans le Gloucestershire dont Geoffrey (Rory Kinnear) lui fait faire le tour du propriétaire. Mais, bien vite, dans cette immense maison isolée entourée d'une nature menaçante, le malaise s'installe.

Alex Garland est un sacré homme de cinéma qui, après avoir signé plusieurs scénarios, et non des moindres, de Danny Boyle ("La Plage", "28 jours plus tard", "Sunshine"), est passé derrière la caméra ("Ex Machina", "Annihilation").

"Men" se présente comme un film d'horreur. Il appartient au sous-genre du folk horror, dont la spécificité est de se dérouler à la campagne et de faire fond sur les mythes et traditions populaires les plus perturbantes. "Midsommar" - mon film préféré en 2019 - en est l'exemple le plus caractéristique et le plus réussi.

Mais "Men" a un sous-texte que son titre annonce. Il s'agit d'un film sur la masculinité toxique qui empoisonne la vie de Harper. On découvre par bribes le traumatisme qu'elle a subi. On la voit ensuite se heurter aux quelques hommes qu'elle croise, qui ont tous le même visage - celui de l'acteur, remarquable, Rory Kinnear - et la même attitude faussement amicale : l'hôte qui lui fait visiter les lieux, le policier qui recueille son témoignage, le gamin qui l'insulte, le prêtre auprès duquel elle cherche du réconfort....

"Men" culmine dans un final d'apocalypse. Les avis en sortant de la salle sont divisés : certains rient aux éclats devant ce grand n'importe quoi, d'autres en sont durablement traumatisés. Aucun ne l'oubliera en tout cas.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2023
Un film qui utilise l’horreur pour parler d’une relation toxique, de la culpabilité, du deuil d’une histoire et qui le fait plutôt bien. Si le film ne fait pas dans la subtilité dans son discours et son illustration, il est en revanche d’une grande réussite graphique, avec une mise en scène élaborée et une photo de très grande qualité. Porté par une actrice convaincante Men est un film atypique qui n’hésite pas à prendre des risques.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2023
Jessie Buckley est tellement douée qu'elle arrive même à rendre tolérables les discours rances sur la masculinité toxique? Dans le genre, on a bien compris le message féministe de Garland qui envoie le folk-horror dans l'époque post #MeToo avec force symbolismes et fantasmagories. Après le formidable "Ex Machina" en 2014, Garland semble avoir décidé de rendre son oeuvre abstraite, de travailler sur la peur de la perte d'intégrité mentale, sur le danger et la menace, imperceptibles ou métaphoriques, bref de proposer des films oniriques et hallucinatoires qui perdent volontiers pied avec la réalité. Avec "Men", cette abstraction de son cinéma, teintée de folk-body-horror 2.0, puis mêlée à un discours qui a fini par devenir malsain et contreproductif... rendent son film parfaitement indigeste et assez pénible. Et là, même Jessie Buckley n'y pourra rien!
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2022
Une jeune femme plombée par la culpabilité du suicide de son compagnon se réfugie dans une campagne anglaise semble-t-il habitée seulement par des hommes. Alex Garland soigne sa mise en place puis se vautre complètement avec son film post #metoo qui a la finesse et la délicatesse d'une zumba d'éléphant dans un magasin de porcelaine. Les métaphores sont d'une telle lourdeur, qu'on se demande si le réalisateur ne prend pas son spectateur pour un imbécile. Pour décrire le "male gaze" même Caroline Haas à côté paraît plus subtile.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 juin 2022
Film bizarre c'est le moins qu'on puisse dire mais moi j'adore ca ! Un peu lent mais je n'ai pas été déçu et Jessie Buckley est vraiment une actrice fabuleuse.
Coletteferlay59
Coletteferlay59

2 abonnés 45 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 novembre 2022
Ciel !!!!! Je suis plutôt exigeante je le reconnais. Mais là , on tombe dans la connerie la plus complète. J ignore s il faut une maîtrise en psychologie pour comprendre cette nullité non aboutie sans queue ni tête. On nous embrouille, on délire avec elle mais sans rien comprendre. Je ne suis pas idiote, j adore les films torturés psychologiquement, mais à ce niveau d indigence, je n avais nulle envie de contacter Freud pour 1 explication . J'ai donc décidé de ne point me casser les méninges pour ce film crétin qui m a copieusement gonflée.J ai lu de bonnes critiques avec étonnement. Avez-vous tous un diplôme de psy ??????
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 juin 2022
Rendez-moi mon argent. Des films sans queue ni tête j’en ai vu mais alors là… Si le début du film pose une bonne ambiance tout par très vite en sucette quand le paranormal entre en scène. A partir de ce moment là le film tombe le n’importe quoi le plus total ( A ce demander si le réalisateur ne s est pas shouter avant de concevoir les scénarios) .L’histoire se transforme alors en une succession de péripéties sans absolument aucun sens et qui n’ont aucune utilité apparente si ce n’est celle de choquer pour choquer. Et si seulement ça n’avait été que ça? Parce que le comble au delà du fait que l’histoire n’est aucun sens c’est que le film ne fait ABSOLUMENT pas peur et que la première partie du film, portant vierge de tout événement paranormal, est bien plus stressante que la seconde partie. Et pourtant ce ne sont pas les tentatives de rendre l’ambiance du film malsaine qui manquent. Elles sont toute cependant plus ridicules les unes que les autres. Elles m’ont fait lever les yeux au ciel plus d’une fois. La photographie et le travail visuel du film sont cependant assez réussi mais cela n’est pas suffisant face à la nullité du film. Mention honorable à certains dialogues et certaines situations (surtout ceux des flashback) qui sont affligeant de stupidité et d’un ridicule frôlant des sommets. En bref n’allez pas voir ce film exécrable (si on peut appeler cela un film) faisant plus pitié qu’autre chose. Ne dépensez pas votre argent pour cette chose. Je regrette d’être allez le voir et d’avoir perdu 2h de ma vie. Honte a son réalisateur.
Antoine
Antoine

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2022
Alex Garland nous offre ici une superbe expérience, Le film est très beau, notamment les passages sous le tunnel et au piano, la tension monte crescendo et l'ambiance est pesante, le scénario n'est pas simple, de nombreuses références à Adam et Eve ou encore Shakespeare et plus globalement à la place des femmes et des hommes dans la société. Les libertés de réalisation rendent ce film unique en son genre, j'attends avec impatience son prochain film.
Demimol
Demimol

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 juin 2022
La réalisation est pas trop mal mais le propos l'est nettement moins.
Résumé : les hommes sont fondamentalement mauvais.
Film sexiste passez votre chemin.
Fréderic D
Fréderic D

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2022
Un film intéressant à plus d'un titre. D'abord, il est d'une rare beauté formelle. Les décors, cette nature sauvage, la maison, vieille, dit le propriétaire dans le film de 500 ans, le village dans son jus, l'église et cette espèce de coupe en pierre, la voute du pont, les lieux abandonnés sans qu'on sache pourquoi, le décor et l'éclairage de l'appartement londonien et son extérieur, tout est beau sans besoin de rajouts impressionnants d'effets visuels pour au nom d'un pseudo climat à créer. Ils se suffisent à eux-mêmes. L'environnement sonore (les voix, les effets, la musique) contribuent à cet envoutement sans le surjouer comme dans l'écrasante majorité des productions qui se veulent de cette catégorie (faut-il y voir l'explication de sa note moyenne assez basse, car nombre de spectateurs recherchent sans doute davantage des films très codifiés des productions de ce genre ?). Le film aussi une belle mise en lumière des éléments de la culpabilité du personnage principal. Tout cela pourrait, si on se contentait de cette première présentation, faire oublier l'épouvante horreur attendue par le spectateur. On aurait pu avoir sous les yeux plutôt un thriller. Mais tel n'est pas le cas. L'horreur monte bel et bien jusqu'à l'insoutenable, mais sans jamais oublier qu'elle sert le récit, elle est donc moyen et non finalité en soi, et c'est assez rare dans ce type de film pour le remarquer. Et, cerise sur le gâteau, à mes yeux, le film a le bon goût de nous laisser avec un certain nombre de questions non résolues, et ça, c'est chouette.
Tiphaine R
Tiphaine R

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2022
Après avoir officié en tant que scénariste pour Danny Boyle notamment (28 jours plus tard et Sunshine), Alex Garland se lance dans la réalisation avec les deux opus science-fictionnels Ex machina (2014) et Annihilation (2017) qui précèdent Men, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

Hantée par la disparition de son mari, Harper (Jessie Buckley) décide de s'offrir une parenthèse dans une maison néogothique isolée en pleine campagne anglaise. Le décor est planté et les codes de la folk horror vont se déployer crescendo à travers une symbolique judéo-chrétienne assumée, parfois un peu trop appuyée.

Harper - une nouvelle Eve incarnant le péché originel - rencontre une multitude de personnages masculins dans le village voisin. Du pasteur au barman en passant par le sale gosse et le policeman, tous ont un comportement plus ou moins toxique qui fait monter graduellement un sentiment d'oppression jusqu'au final horrifique surprenant.

Parabole inventive des violences patriarcales, Men impressionne par ses audaces visuelles, soutenues par une musique sacrée médiévale revisitée par le duo Ben Salisbury et Geoff Barrow (ex-batteur de Portishead).

Mes autres critiques ici :
https://cinebulles.blogspot.com/
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2024
La grande qualité de "Men" réside avant tout dans sa beauté formelle, l'esthétique de chaque plan, mélange de contemplatif et d'angoisse, ainsi que le rythme lancinant anxiogène que distille le réalisateur. La scène finale de transformation est un must de réalisation, même si souvent le scénario plutôt linéaire, abscons et répétitif laisse parfois le spectateur à côté de la route.
Il n'en reste pas moins une belle ambition cinématographique et une expérience sensorielle comme on aimerait en avoir plus souvent. Mention à la superbe bande son.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2022
On est ressorti de Men avec une irrépressible envie de discuter de ce qu'on pense avoir extirpé de ces scènes hallucinatoires aussi fascinantes que dérangeantes. On s'est tant pris au jeu du décryptage des symboles qu'on n'a pas vraiment vu tous les "mécanismes" tant décriés par ceux de la critique qui n'ont pas aimé, jugeant le film boursouflé par sa partie technique : pour notre part, on n'a pas remarqué que spoiler: l'ensemble des hommes était joué par un unique acteur grimé (Rory Kinnear, brillant),
on était trop occupé à réfléchir justement à ce qu'ils représentent pour cette femme allergique aux hommes après un lourd passif, aux messages qu'ils véhiculent : de l'hôte qui ne le fait pas exprès avec sa galanterie excessive, à l'ignoble curé qui ne voit pas le mal à battre sa femme et a des gestes de pervers sexuel... On monte crescendo en envie de retourner des meubles, tandis que Jessie Buckley, comme toujours viscérale, s'enfonce dans le cauchemar machiste, jusqu'au final où l'on aborde un virage à 180° avec un body horror cathartique (toute la violence et la douleur de la procréation infligée au centuple aux hommes) contre-nature et jusqu'au-boutiste spoiler: (l'accouchement par le dos ou la bouche...il fait chaud, non ?),
donc forcément réussi. Si l'on veut bien se laisser couler dans ce délire horrifique bien monté, en essayant de ne pas se braquer sur sa forme (évidemment clinquante, ne seraient-ce que les scènes de cauchemars bordéliques), Men déploie avec intensité son intrigue terrifiante sur l'oppression masculine définitivement plus proche d'une vraie envie artistique que d'un opportunisme post-MeToo facile (le principal risque de pareil scénario aujourd'hui). La photographie nous a aussi tapé dans l’œil, avec son jardin filmé large pour profiter de son potentiel inquiétant (la lumière qui saute, un personnage louche qui disparaît, et voilà une scène d'angoisse à l'ancienne, terriblement efficace), les paysages verdoyants, l'homme-chêne dans la fumée éclairée... L'allégorie du jardin d'Eden (où la femme est fautive) est assurée par le pommier, tandis que l'homme-chêne signifie plutôt le côté immuable (le chêne étant le symbole de la solidité, de l'inflexibilité) de cette nature dominante (évidemment il ne faut pas tomber dans le piège de la généralisation, il s'agit bien de la représentation de la masculinité toxique au profit de l'horreur du film). Men nous a tiré de force, sans ménagement, dans son engagement féministe décuplé par le genre horrifique. Beaucoup détesteront, et on les comprendra, mais on aimé se faire malmener, surtout si c'est pour se rincer l'oeil sur une belle photo, vivre le cauchemar avec la talentueuse Jessie Buckley, et jouer sur des peurs viscérales (les femmes battues, le harcèlement, l'accouchement douloureux) qui font mal, très mal.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2022
Sortie il y a plusieurs semaines, j'y vais sans grande attente surtout que je n'ai vu aucune bande-annonce, ni lu aucun résumé. Et bien franchement, c'est une bonne surprise car le film est très bien avec plusieurs interprétations possibles.

Tout d'abord, la réalisation est fortement qualitative et on ressent beaucoup d'émotions rien qu'avec les ambiances posées. Par la musique et le cadrage, j'ai ressenti comme le personnage principal. Au début du film, la maison paraît vraiment comme un lieu sûr car il y a un certain naturalisme, par contre la forêt a l'air plus dangereuse avec les échos (dans un premier temps onirique puis menaçant) et les angles de vue. En bref, le traitement du son est très propre et les effets spéciaux sont vraiment pas mal, bien qu’un peu gore.

Le scénario est classique pour un film d’horreur, cela reste très intéressant et plus que prenant ; mais les propos sont vraiment importants comme les violences conjugales ou autres sujets en rapport avec la religion. L’horreur est très efficace et les hommes menaçants ont tous un caractère et un design différent. Rien à voir mais le personnage de la meilleure amie ne sert strictement à rien et le final du film est un peu déguelasse en terme de body horror (attention aux âmes sensibles). Selon moi, les différents hommes représentent chacun soit un vice de son mari défunt, ou soit les vices de l’Homme en règle générale.

Pour conclure, je conseille ce film pour tout le monde car il ne fait pas trop peur, il joue surtout sur le malaise et l'oppression ; par contre, je précise une nouvelle fois que le final dégoute un peu quand même.
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