Men
Note moyenne
2,4
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193 critiques spectateurs

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Ayecefe
Ayecefe

18 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 juin 2022
Je suis allée le voir avec une copine. On hésitait entre Jurassic World et Men. On a regretté notre choix au bout de 5 minutes. Difficile à expliquer mais on sent dès le début qu'il va y avoir un problème avec ce film. Ultra glauque. Des scènes où on a des plans de trucs inutiles et des chants lyriques très malaisants. Des flashbacks d'une scène encore plus malaisante. C'est pas un film d'horreur mais un film de malaises. Au bout de 40 minutes, après une scène particulièrement dérangeante on s'est regardées en s'avouant que c'était nul et on a changé de salle. Ca m'est arrivé 3 fois dans ma vie de couper un film : A l'intérieur, Under the Skin et Men. Je dois être trop bête pour comprendre ce genre de film sans histoire et ultra dérangeant avec en prime des chants qui mettent en état d'alerte pour rien.
RedArrow

1 873 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2022
Pour se remettre d'une terrible tragédie, Harper loue une charmante maison au fin fond de la campagne anglaise. Bientôt un mystérieux inconnu rôde autour de la demeure alors que tous les hommes des alentours semblent avoir le même visage, celui de l'excellent acteur Rory Kinnear en l'occurence...

Tous les "Men" ! Et tout est à peu près dans le titre en ce qui concerne la généralité de la thématique abordée par Alex Garland, même les premières minutes où le gardien des lieux fait remarquer à Harper (sur un ton léger certes mais lourd de sens) qu'elle vient de commettre le péché originel en croquant dans une pomme du jardin sont le jalon explicite de tout ce qui suivra. Quelque chose de terriblement pernicieux, se mouvant de son incarnation patriarcale la plus ancestrale à la plus personnelle aux yeux de Harper va venir la tourmenter en ressassant avec un même visage de mâle lambda chaque mot, chaque reproche formulé, chaque image violente et même un regard en particulier intervenus lors du drame dont elle ne parvient à se défaire.
Par son approche, "Men" peut quelque part s'apparenter à une performance artistique dont on décèle vite les contours du message mais où son initiateur prend un malin plaisir à nous surprendre par la représentation plastique de chacun de ses méandres, ne cessant de les décortiquer pour en faire émerger de nouvelles idées de manifestations littérales à l'écran. En ce sens, Alex Garland livre un exercice captivant grâce à un champ du possible dont la croissance devient peu à peu sans limite, également étouffant même par l'atmosphère imprégnée de ce râle masculin permanent qui ne cesse de monter en puissance afin d'assaillir son héroïne par toutes les voies les plus insidieuses pour la blâmer. À ce titre, le final en restera sans doute comme le moment le plus magistral par la vision pensée en mode body-horror de sa forme la plus grotesque, s'amusant à relier la laideur de ces apparences/facettes de la condamnation unilatérale de la Femme par l'Homme pour ses propres défaillances entre elles par leur absurdité primaire et leur puérilité puante.
Bref, en cela, "Men" est un objet déroutant qui a le mérite d'exercer une fascination constante, bien épaulé par les prestations impressionnantes de Jessy Buckley et Rory Kinnear -on n'en attendait pas moins d'eux, cela dit.

Mais en attendait-on plus d'Alex Garland ? Peut-être car, si l'inventivité de la forme pour traduire le fond est rarement prise en défaut, l'exercice trouve quelque part ses limites sur les bases de son discours connu dans les grandes lignes dès le départ et même quant aux points à relier entre eux au fur et à mesure du déroulement choisi pour le récit. Il reste bien entendu quelques détails qui méritent une attention plus fournie post-visionnage mais, si l'on est adepte de ce genre de partis pris métaphoriques où l'intime se voit matérialisé dans une ampleur inattendue par le fantastique, "Men" apparaît avoir un degré d'interprétation assez prévisible (oserait-on dire plus court ?) que certains de ses confrères inscrivant dans le même registre (et personnellement, je suis très friand de ce genre de film, vous le savez si vous me suivez). Une fois le film terminé, il est clairement envisageable que la force de ses images, de l'étrangeté de son ambiance et du talent ses acteurs soient les souvenirs instantanés qui vous viennent en tête plus que les fondations assez prévisibles sur lesquelles se construit l'ensemble à l'évocation de son titre...
miouze
miouze

69 abonnés 164 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2024
D'habitude je n'ai rien contre les films chelou, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise (je pense à Titane, ou Midsommar par exemple) mais là, vraiment, c'est affligeant. Sans queue (quoi que...) , sans queue ni tête, donc je disais.
Je suis sans doute trop cruche pour comprendre le génie évident dont parlent certains dans leur critique, mais d'un autre côté, quand on voit le niveau d'absurde qu'il faut se taper pendant 1h40 pour être de cet avis...
Et s'il s'agit bien de féminisme et de culpabilité, c'est d'un genre débile et douteux à mon avis.
Tout comme la musique (musique ? chants? va savoir) pseudo-baroque et grinçante à la limite du supplice.
Restez bien jusqu'à la fin du film pour voir à quel point on atteint des sommets d'absurdité.
Alegodx
Alegodx

4 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 juin 2022
Que dire sur ce film...
J'en ai marre, vraiment. Le film possède quelques points positifs (l'image est très belle, certes, les effets spéciaux sont réussis mais cela réussit-il à en faire un bon film ? Pas vraiment) et ce film est ORGUEILLEUSEMENT STUPIDE ET INFANTILISANT, SANS ORIGINALITÉ
enfin vraiment, suffit pas de mettre un gros sticker #metoo néoféministe sur un vieux film d'horreur pour que ça soit qqe chose de nouveau (et qualitatif)
Ça me met en rage des films comme ça, c'est très caricatural et enfantin (l'homme est MAISHAN et la fam a ri1 demandai é ai jantiy youpyyy) et déjà fait en plus (avec, notamment, "Invisible Man", assez similaire, slasher metoo)
De plus, le (LEEEEEE) réalisateur est un... Qui réalise ce film qui STIGMATISE ET RENFORCE DES PRÉJUGÉS DÉBILES.
Et évidemment, comme prévu, ce film est encensé par beaucoup de critiques bobo (4/5 écran large, 4/5 libération (MDR) etc).
Enfin bref vous m'avez sûrement compris...
Si vous voulez des bons films sur la condition des femmes, regardez "Mademoiselle", super film sud-coréen.
En bref, très mauvais.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2022
Men pourrait se voir comme une réponse au Midsommar de Ari Aster. Les mêmes éléments : un couple rupture, de la nature foisonnante et très très verte, la fécondité.
Là où Midsommar allait crescendo tout doucement, allant très progressivement dans l'horreur, Men mets les pieds dans le plat et y va franco avec Alex Garland. Il se permet même une incursion à la Cronenberg vers la fin, un petit peu trop appuyée à mon goût.
Les jeunes cinéphiles, en quête de sensations fortes, seront un peu perturbés sans doute, excités par la montée d'adrénaline que promet ce film, mais apprécieront clairement la symbolique féministe.
Cinememories

585 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2022
Le retour d’Alex Garland reste un événement à ne pas manquer. Si l’on est resté sur sa faim dans « Ex Machina » et un petit peu déçu par l’orfèvrerie de « Annihilation », son passage à la Quinzaine fait plaisir, sachant qu’il revient avec les mêmes artefacts que ses précédents longs, à commencer par un travail d’ambiance qui détonne. Viscéral, entre voyage hallucinant et halluciné, son nouveau projet parsème les revers de la masculinité toxique et uniforme, tout en discutant la position d’une veuve, réfugiée dans un village aux visages familiers.

Au cœur d’un manoir qui se prête au jeu de l’épouvante, Garland viendra justifier nos attentes par une pure réflexion sur le mal qui sévit. La citadine endeuillée ne rêve que de tourner la page, mais une dose de culpabilité la pousse à explorer de nouveau la personne qu’elle était autrefois. Les films précédents présentaient déjà une étude ouverte sur la nature humaine, à travers le fantasme qu’on en fait, via une intelligence artificielle, ou bien par un traumatisme, qui se rapproche nettement plus de ce postulat de base. Harper ne cesse donc de fuir, une ombre ou une pensée qui dérange, la ramenant toujours dans son appartement londonien, où elle revit la chute de son mari. Ce moment est déjà ancré dans l’imaginaire fantaisiste du personnage, qui ne sait pas comment interpréter le drame. Sans faire l’état des lieux complet du couple qui se foudroie mutuellement, le récit campe derrière sa démarche polyvalente, qui ne lui vaut pas l’efficacité de son concept initial.

La photographie nous emmène à appréhender la flore comme un être surnaturel et omniprésent. Malheureusement, il n’en fait pas grand-chose, car le dénouement viendra de nouveau étouffer ce qui a très bien été construit dans les deux premiers actes. Bien heureusement, Jessie Buckley donne du corps à son héroïne, rongé par un patriarcat malpoli, passif, naïf, intrusif et qui hante ses nuits. Il ne faudra donc pas très longtemps pour que la silhouette de Rory Kinnear devienne l’écho qu’elle a généré un peu plus tôt dans un tunnel, lieu d’une démonstration sonore et visuelle d’une qualité rare et merveilleuse. Pourtant, le procédé se répète un peu trop souvent et tourne en rond, passé les moments où la profondeur de champ aura raison du spectateur, qui ne sait plus où placer son regard.

Faute de quoi, le final place le home invasion et le body-horror en pleine ligne de mire. La menace vient autant de l’extérieur que de l’intérieur. Harper, qui aura goûté au fruit défendu, ne verra que son reflet pour faire opposition aux « Men » de l’intrigue. Chaque visage est un masque pour tromper cette femme, venue se ressourcer. Au lieu de cela, c’est un cauchemar qui l’accueille dans son cottage, où le rapport homme-femme accouche littéralement son traumatisme sur le parquet. La vulnérabilité de la dame est au centre d’un débat psychologique qu’il convient de sonder par l’effroi, ce que le film réussit dans un temps, avant de se retrancher là où tout a commencé, avec un mot de la fin qui blesse et semble trahir ce qu’il a longtemps cautionné.
Fréderic D
Fréderic D

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2022
Un film intéressant à plus d'un titre. D'abord, il est d'une rare beauté formelle. Les décors, cette nature sauvage, la maison, vieille, dit le propriétaire dans le film de 500 ans, le village dans son jus, l'église et cette espèce de coupe en pierre, la voute du pont, les lieux abandonnés sans qu'on sache pourquoi, le décor et l'éclairage de l'appartement londonien et son extérieur, tout est beau sans besoin de rajouts impressionnants d'effets visuels pour au nom d'un pseudo climat à créer. Ils se suffisent à eux-mêmes. L'environnement sonore (les voix, les effets, la musique) contribuent à cet envoutement sans le surjouer comme dans l'écrasante majorité des productions qui se veulent de cette catégorie (faut-il y voir l'explication de sa note moyenne assez basse, car nombre de spectateurs recherchent sans doute davantage des films très codifiés des productions de ce genre ?). Le film aussi une belle mise en lumière des éléments de la culpabilité du personnage principal. Tout cela pourrait, si on se contentait de cette première présentation, faire oublier l'épouvante horreur attendue par le spectateur. On aurait pu avoir sous les yeux plutôt un thriller. Mais tel n'est pas le cas. L'horreur monte bel et bien jusqu'à l'insoutenable, mais sans jamais oublier qu'elle sert le récit, elle est donc moyen et non finalité en soi, et c'est assez rare dans ce type de film pour le remarquer. Et, cerise sur le gâteau, à mes yeux, le film a le bon goût de nous laisser avec un certain nombre de questions non résolues, et ça, c'est chouette.
artemus4
artemus4

10 abonnés 97 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2022
Alex Garland n'a toujours rien compris au cinéma et à son langage, on dirait qu'il n'a pas encore compris ce qu'est l'évocation d'un plan, que pour lui tout n'est que pur visuel (et d'ailleurs dans le genre il est loin d'être dans les meilleurs...). Sans parler de son hypocrisie crasse dans le propos asséné ici, d'un sexisme ahurissant de bêtise, ahurissant de dogmatisme anti-mâle, qui confine au fascisme benoitement promotionnel. Qu'il se contente d'écrire des bouquins, qui l'a autorisé à continuer le cinéma après des films aussi insultants envers l'art les uns après les autres ?
Fanatique d’horreur
Fanatique d’horreur

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2022
2 étoiles est encore je pense que c’est généreux pas du tout mon Style ce Type d’horreur qui est très particulier et certe hors du commun mais très particulier je pense que les fans de l’horreur pure et classique n’aimeront pas ce Film qui tous simplement sans intérêt et un scénario très flou
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2022
un film superbe d'Alex Garland, qui nous montre toute l'horreur de la race "Humaine" et donne a Jessie Buckley et Rory Kinnear la possibilité de se sublimer devant la caméra... Jouissif, mais je comprendrai, qu'il ne plaise pas à tout le monde.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2022
par le réalisateur de ex machina , le tournage commencé le 19 mars 2021 etc est terminer le 19 mai 2021, au Royaume-Uni
La production a déniché l’immense propriété dans le Gloucestershire, dans la campagne prospère du sud-ouest de l’Angleterre Men soulève des questions de manière audacieuse plutôt qu’il ne donne de réponses le film s’approprie les codes de l’horreur pour parler des rapports entre hommes et femmes l’isolement, la nature, la présence d’intrus, la religion, la fécondité, le viol ou encore l’étrange font de men un bon mélange On a, très en amont, décidé que la partition devait s’appuyer sur des voix pour les compositeurs Geoff Barrow et Ben Salisbury un bon film plein de suspens et de surprises
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2022
Avec Men Alex Garland signe un thriller horrifique sous tension impressionnant. Avec ses thématiques de pression patriarcale, de culpabilisation de la femme, et d'une société où le sexe féminin agonise, il signe un film puissant et très actuel.

https://www.cineserie.com/critiques/cine/men-un-trip-horrifique-et-feministe-5161949/
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2022
Un choc comme on en voit plus que très peu dans les salles de cinéma. Une œuvre qui vous hante encore longtemps après la projection. Un film à revoir pour en saisir toutes les nuances et le symbolisme. Un long-métrage d’une beauté plastique indécente. Un final totalement fou et presque insoutenable. « Men » c’est tout cela et bien plus encore, c’est quelque chose de totalement azimuté et intelligent à la fois qui ne laissera certainement pas le spectateur indemne. En l’occurrence le genre d’expérience visuelle, sonore et psychologique viscérale et jusqu’au-boutiste qui marque longtemps et qui divisera forcément son auditoire. Mais on ne pourra pas reprocher à Alex Garland de se conformer à quelque mode ou tendance que ce soit. Son film est unique en son genre, inclassable et clairement sujet à débat. Et en cela, c’est une réussite incontestable, qu’on n’adhère ou pas au propos, une œuvre de la trempe de « Titane » ou « Crash ».

Si « Men » emprunte fortement au fantastique et à l’horreur, surtout dans son dernier acte d’une folie à la fois jubilatoire et repoussante, ce serait réducteur de le limiter à cela. On est en effet très loin des séries B horrifiques qui pullulent sur les écrans voire même du nouveau cinéma fantastique indépendant prôné par Ari Aster ou encore Robert Eggers. C’est un film si singulier qu’il ne se range dans aucune case et c’est tant mieux. Un long-métrage qui parle avant tout du drame vécu par une femme, le personnage principal joué par l’impeccable Jessie Buckley. En filigrane, tout le film est parcouru par le rapport des hommes dominants sur la femme victime. On peut donc percevoir une critique de la masculinité toxique et de toutes les formes qu’elle peut prendre. « Men » se positionne donc comme une nouvelle réflexion très actuelle sur l’ère #metoo, mais une réflexion hautement symbolique et fataliste qui métaphorise le machisme, le patriarcat ou le harcèlement que peut subir la gent féminine. C’est ce qui explique que tous les autres rôles soient joués par le même acteur (l’impressionnant Rory Kinnear dans la/les composition(s) la/les plus folle(s) de l’année) : les hommes du titre sont donc tous les mêmes et cela ne changera jamais. Il est difficile de percevoir toutes les significations présentes à l’écran mais c’est clairement les abus des hommes sur les femmes qui sont mis sur la table ici. On a plus de mal à décortiquer d’autres aspects comme l’omniprésence de la nature et les signes en rapport avec le religieux et leur rôle dans cette histoire mais ce qui donne envie d’une seconde vision.

En effet, « Men » fait partie de ces œuvres où il faut accepter de nous pas tout comprendre à la première vision, voire de ne pas tout saisir tout court, laissant libre court à l’appréciation de chacun dans un théâtre envoûtant de l’horreur organique et psychologique. Tout le film est une allégorie amenant à une catharsis qui débouche sur maintes interprétations, sans qu’aucune ne vaille plus qu’une autre hormis logiquement celle de son auteur qui se garde bien de nous la fournir. On n’est tout de même pas dans l’horripilant et obscur « Mother! » de Darren Aronofsky mais le principe est le même. En revanche, personne ne contestera l’incroyable maîtrise formelle de Garland. Après « Ex Machina » et « Annihilation », le cinéaste est en train d’ériger une filmographie incroyable avec pour dénominateur commun, un sens esthétique de premier ordre. Son film est beau à se damner et rarement on a vu la Nature aussi bien filmée. Très travaillée et sophistiquée, elle épouse parfaitement son sujet et sa mise en scène tutoie le sublime. L’atmosphère est malsaine et étouffante et elle se collapse avec la magnificence des images. Le film n’oublie pas de nous faire peur et sursauter à maintes reprises, nous met constamment mal à l’aise pour ensuite volontairement nous écœurer avec plaisir lors d’un final gore au possible qui ferait presque passer les délires organiques de Cronenberg pour des jeux de cour de récré. « Men » est une sacrée expérience de cinéma, prompte à nourrir les débats passionnés mais c’est surtout une claque visuelle, thématique et sensorielle en plus d’un sacré coup de pied au formatage actuel. Un petit chef-d’œuvre en devenir!

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