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Piermath
12 abonnés
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1,0
Publiée le 18 juin 2022
Le dernier film d'Alex Garland est difficile à regarder. L''horreur insoutenable (et à mon sens inutile au niveau de leur répétition) de ses dernières vient se substituer au nombrilisme et à la suffisance de la mise en scène. L'interprétation elle s'en sort avec les honneurs
Ex-scénariste à succès pour Danny Boyle notamment (La plage, 28 jours plus tard et Sunshine), Alex Garland passé à la réalisation en 2014 avec Ex Machina (Futur film culte) livre Men son troisième long-métrage. Garland signe avec ce film son retour sur les grands écrans des cinémas après Annihilation (2018, Le miroitement : faits, science, fiction) dont les droits de diffusion avaient été rachetés par Netflix. Men marque aussi pour le scénariste-réalisateur anglais une plongée plus prononcée dans un genre cinématographie à la peine : les drames horrifiques. Lire notre chronique dans son intégralité : incineveritasblog.wordpress.com/2022/06/18/men/
A vrai dire, je ne savais pas à quoi m'attendre du tout. Je n'aimes pas voir les bandes annonces, ni même lire les synopsis. J'ai trouvé ce film plutôt intéressant, et en lisant les commentaires je me demandes si nous avons été voir le même. Chacune des critiques négatives donnés sur ce film semblaient être surtout les insécurités des uns et des autres. Mais la lecture d'un film ne serait-ce pas cela au fond? Comme tout art, le cinéma nous donnes des émotions, qu'elles soit négatives ou positives.
Bref, revenons à nos moutons. Le film parle d'une femme qui tente de faire le deuil de son défunt ex mari complètement toxique. Le fait que le nom du film s'appelle MEN et que tous les hommes qu'elle croise soit légèrement déranger (voir plus) n'est pas pour moi du féminisme caché, mais peut-être plus comme si elle voyait dans chacun de ses hommes, une problématique, ou bien un trait de caractère négatif de son ex mari. Un film plutôt bon et intéressant, malgré quelques longueurs et des fois un manque de fluidité. Belles images, et psychologiquement dérangeant, pour un film horreur, c'est sympa.
L'idée de base est excellente : traiter sur le ton de l'horreur de la "masculinité toxique", dans le contexte #MeToo. Visuellement, "Men" est saisissant, tant par les images de la campagne anglaise, que par la maîtrise de la lumière et les effets spéciaux. Si d'aucuns disent que l'histoire met du temps à se mettre en route, elle permet, justement, de poser les jalons de l'histoire personnelle de Harper, et de faire monter la tension avec des personnages dérangeants, tous campés par le même excellent acteur. Il est toutefois dommage que le film se termine par une surenchère de violence, une dernière demi-heure redondante et inutilement gore, lourde à suivre voire à endurer, volontiers grotesque, renvoyant à plusieurs références mythologiques évoquées plus tôt, mais qui échapperont à la plupart des simples mortels. Finalement, une surcharge de mythique, de symbolique et un résultat désarmant.
Ambiance sordide, alex garland du superbe film Ex Machina avec Alicia Vikander Et le bon film Anhilation avec Natalie Portman s'attaque maintenant au films d'épouvante dans la campagne anglaise..avec des hommes "men" sorti d'un film de Hitchcock qui rencontre Stephen King..on pense aussi à John Carpenter et Darren Arronovsky...l'actrice principale Jessie Buckley Est convaincante mais on a du mal à comprendre l'histoire et surtout la fin gore avec des scènes hérétiques d'accouchement spoiler âmes sensibles s'abstenir...à voir pour découvrir un film bizarre qui est projeté à Cannes pour le festival 2022 à la quinzaine des réalisateurs..
Le seul propos féministe du film tiendrait dans un tract et ne sont pas les quelques punchlines assez cool la justification d'un long métrage de mauvaise facture. La photo, les plans, leurs calibrages inspirés de la mauvaise publicité, sont si pitoyables. En aucun ils ne servent la cause féministe. Au contraire. Il n'y a aucun là dedans. Les personnages sont creux. Leurs histoires n'ont aucune substance et la dramaturgie de l'horreur relève tout aussi superficielle.
Une oeuvre sobre manquant d'épaisseur et qui est très limitée scénaristiquement. Le rebondissement final, inattendu, s'avère au final trop opaque pour le spectateur et le laissant en questionnement.
Le film s'ouvre sur le souvenir du traumatisme qui hante Harper : celui de son homme qui se jette dans le vide après une violente dispute. Harper est une victime rongée par la culpabilité. Elle réserve un séjour à la campagne dans une maison spacieuse, confortable avec un grand jardin. Harper fait connaissance avec le propriétaire et se promène dans la foret environnante. Rapidement, Harper se sent suivie, épiée, menacée par une force extérieure qui dépasse sa raison. Harper évolue dans un environnement quasi exclusivement masculin d'où le titre du film : hormis sa meilleure amie et une policière qui n'apparait que brièvement dans une scène, les hommes semblent être les seuls habitants du village. Des hommes vulgaires, menaçants, peu respectueux des femmes. Il ne faut pas le prendre comme un film contre les Hommes. Mais comme un scénario qui place notre héroïne dans un climat d’extrême vulnérabilité après avoir été victime de violence conjugale. La fin du film est glauque, volontairement malaisante, difficilement compréhensible dans sa symbolique pour certains : il s'agit de la fin du cauchemar pour Harper qui découvre enfin l'origine des phénomènes menaçants qu'elle subit depuis qu'elle s'est installée dans cette maison de campagne. Les images sont peu rationnelles et ultra-violentes comme dans un cauchemar. Ce sont les pensées les plus sombres de Harper qui ressurgissent à ce moment là. Jusqu'au final où Harper va enfin se confronter à son sentiment de culpabilité. Pour le meilleur ou pour le pire ? Pour le savoir, je vous invite à regarder ce film qui ne ressemble pas aux autres films du genre.
Ici, pas de "Jump-scare" et c'est tant mieux. Ceux qui comme moi sursaute trop facilement resteront bien en place sur leur siège pour rester concentré sur le film, pour s'imprégner de cette ambiance angoissante et pesante qui est présente du début à la fin sans presque aucun répit, pour ressentir de la compassion à l'égard de Harper (ce qu'elle vit dans la maison, ce qu'elle a vécu, ce qu'elle ressent). L'esthétique du film est très belle, notamment la scène dans la foret où le contraste entre cette nature verdoyante/luxuriante et l'obscurité absolue du tunnel est très bien filmée. Beaucoup de référence à la féminité et aux "péché originel" avec le pommier dans le jardin de la maison de campagne : comme un signe avant-coureur de ce qui attendait Harper durant son "séjour au calme" ? Bravo aux acteurs et au réalisateur pour la qualité du film, n'en déplaise aux esprits chagrins & éternels insatisfaits !
On est ressorti de Men avec une irrépressible envie de discuter de ce qu'on pense avoir extirpé de ces scènes hallucinatoires aussi fascinantes que dérangeantes. On s'est tant pris au jeu du décryptage des symboles qu'on n'a pas vraiment vu tous les "mécanismes" tant décriés par ceux de la critique qui n'ont pas aimé, jugeant le film boursouflé par sa partie technique : pour notre part, on n'a pas remarqué que spoiler: l'ensemble des hommes était joué par un unique acteur grimé (Rory Kinnear, brillant), on était trop occupé à réfléchir justement à ce qu'ils représentent pour cette femme allergique aux hommes après un lourd passif, aux messages qu'ils véhiculent : de l'hôte qui ne le fait pas exprès avec sa galanterie excessive, à l'ignoble curé qui ne voit pas le mal à battre sa femme et a des gestes de pervers sexuel... On monte crescendo en envie de retourner des meubles, tandis que Jessie Buckley, comme toujours viscérale, s'enfonce dans le cauchemar machiste, jusqu'au final où l'on aborde un virage à 180° avec un body horror cathartique (toute la violence et la douleur de la procréation infligée au centuple aux hommes) contre-nature et jusqu'au-boutiste spoiler: (l'accouchement par le dos ou la bouche...il fait chaud, non ?), donc forcément réussi. Si l'on veut bien se laisser couler dans ce délire horrifique bien monté, en essayant de ne pas se braquer sur sa forme (évidemment clinquante, ne seraient-ce que les scènes de cauchemars bordéliques), Men déploie avec intensité son intrigue terrifiante sur l'oppression masculine définitivement plus proche d'une vraie envie artistique que d'un opportunisme post-MeToo facile (le principal risque de pareil scénario aujourd'hui). La photographie nous a aussi tapé dans l’œil, avec son jardin filmé large pour profiter de son potentiel inquiétant (la lumière qui saute, un personnage louche qui disparaît, et voilà une scène d'angoisse à l'ancienne, terriblement efficace), les paysages verdoyants, l'homme-chêne dans la fumée éclairée... L'allégorie du jardin d'Eden (où la femme est fautive) est assurée par le pommier, tandis que l'homme-chêne signifie plutôt le côté immuable (le chêne étant le symbole de la solidité, de l'inflexibilité) de cette nature dominante (évidemment il ne faut pas tomber dans le piège de la généralisation, il s'agit bien de la représentation de la masculinité toxique au profit de l'horreur du film). Men nous a tiré de force, sans ménagement, dans son engagement féministe décuplé par le genre horrifique. Beaucoup détesteront, et on les comprendra, mais on aimé se faire malmener, surtout si c'est pour se rincer l'oeil sur une belle photo, vivre le cauchemar avec la talentueuse Jessie Buckley, et jouer sur des peurs viscérales (les femmes battues, le harcèlement, l'accouchement douloureux) qui font mal, très mal.
La première partie du film est calme, mais sert à introduire la deuxième partie stressante, étrange, et surtout malsaine.
Quand cette deuxième partie arrive une ambiance désagréable et stressante arrive . Mais, on n'a pas vraiment peur, juste un vieux malaise stressant s’installe.
Et puis la fin gore, moche, immonde qu’est qu’il a pété un plomb le réal.
Sinon y a des beaux plans calmes et tout mais le scénario j’ai vraiment rien compris je suis resté d’ailleurs à la fin juste pour ca mais ca ne m’a pas aidé à comprendre pourquoi son mari réapparais et qu’est que ça signifie est ce que c’est son mari ? Bref je sais pas.
Loin d'être aussi manichéen que le disent plusieurs autres critiques (avec une héroïne qui serait une gentille femme parfaite face à tous les hommes qui seraient des monstres), Men est un film aux nombreuses interprétations possibles qui mérite d'être vu pour son ambiance angoissante réussie, mélangeant body horror, épouvante et onirisme.