"GhostRider" est un film qui divise, mais je le trouve quand même pas trop mal réussi dans son ensemble. Le réalisateur Mark Steven Johnson a beau être un grand fan de super-héros, même s’il a été choisi deux fois pour mettre en scène une adaptation, il n’a jamais vraiment eu de chance avec les réalisations de sa passion. Mark Steven Johnson revient derrière la caméra après 4 ans d'absence, après l'adaptation que je trouve réussie d'un autre Marvel, "Daredevil". Cette fois ci, il adapte le comics "Ghost Rider". Bien sûr, il n'évite pas certains clichés, certains stéréotypes. Ainsi, le début du film, ainsi que le début de l'histoire d'amour entre Nicolas Cage et Eva Mendes, est presque caricatural. Le film tient plus que la route pendant une grosse heure, grâce à l’excellent Nicolas Cage, qui divisera encore une fois sur ce film. Ses duos, avec Donal Logue puis Eva Mendes, fonctionnent du tonnerre et on sent une parfaite implication de sa part, étant un grand fan du personnage. Les autres acteurs ne sont pas en reste, surtout Sam Elliott, dans la scène la plus cool du film (la chevauchée jusqu’à la ville fantôme). Le héros a un aspect identique aux bandes dessinées, les effets numériques qui le transforment sont réussis. Les CGI sont impressionnants et le Ghost Rider a le bon look badass recherché. Malheureusement, le scénario est sans surprise, et la réalisation de Mark Steven Johnson est très impersonnelle, quoiqu’efficace. Cependant, on sent que les combats finaux sont expédiés à une vitesse assez étonnante et qu’il n’y a plus grand-chose à dire après 1h30. La bande originale est décevante aussi parce qu'il n'y a aucun thème qui ce démarque sa fait un peu peur, vraiment dommage. On s'amuse aussi devant le fait que les méchants sont vraiment mais vraiment très méchants, ils le sont trop pour qu'on y croit vraiment. Les graphistes ont réussi avec brio la transformation de Johnny Blaze en GhostRider. Toutes les scènes mettant-en valeur le Rider sont assez bien réussies. Ainsi, "Ghost Rider" est un assez bon divertissement, servi par des effets spéciaux globalement réussis, malgré un scénario qui aurait pu être travaillé un peu plus.