Un beau film, élégant dans sa manière de filmer, par ses acteurs et par sa poésie mais également par l'histoire et les drames racontés. On passe donc un moment de charme tout en réfléchissant sur l'histoire et la situation de l'Algérie.
Après Papicha, Mounia Meddour nous présente un nouveau portrait de femme dans une Algérie qui souffre d’une situation sociale et politique dégradée. Il est beaucoup question de blessures dans ce film et de la façon dont on panse ses plaies. Si le cadre l’Algérie, choisit la violence, notamment à l’égard des femmes, le personnage principal choisit la danse et son apprentissage pour se reconstruire après une violente agression. Malgré certaines facilités scénaristiques, le choix de la reconstruction par la sublimation des corps et de se passer des mots pour soigner les maux est audacieux et réussi. Lyna Khoudri a-t-elle eu une carrière de danseuse dans une vie antérieure ? Sa performance d’une grâce inouïe est remarquable dans Houria. Elle porte beaucoup ce film et l’ensemble des scènes des danses est particulièrement agréable à visionner
Casting excellent, même Rachida Brakni joue bien dans ce film à la partition tranchée, entre idéalisme de certaines scènes et crudité td'autres. L'Algerie
"Houria" est avant tout une oeuvre qui respire la sororité. La femme est au centre des débats dans une société algérienne où il est difficile pour elles d'exister. Malheureusement, le film est assez décevant, la faute à une certaine frilosité à montrer frontalement la réalité du paysspoiler: (la visite chez la police ressemble plus à un sketch qu'autre chose) . Et pourtant, il y a de la grâce dans ces scènes de danse, mais la cinéaste, Mounia Meddour, se repose trop sur ces chorégraphies et survole les sujets brûlants. Le magnétisme et la prestance de Lyna Khoudri ne suffisent pas à sublimer ce film.
Film un peu décevant... je m'explique ! J'ai trouvé le thème super intéressant c'est à dire que j'ai aimé voir cette danseuse se blesser, tenter de se reconstruire et de surmonter son trauma et son mutisme dans un centre de réadaptation mais d'un autre côté j'ai trouvé le rythme effroyable et j'ai trouvé qu'il ne se passait pas grand chose.. alors je suis mêlé ! Sur le papier on ne faisait pas mieux mais le rendu est un brin décevant... tant pis ! En attendant les paysages d'Algérie m'ont charmé (et Didi aussi) alors c'est déjà ça !
Que la technique est prétentieuse avec ses mouvements inutiles de caméras, surexpositions parfaitement vides de sens, gros plans excessifs et pas toujours signifiants. Malgre cela, c est un film intelligent, bien écrit remarquablement bien interprété. La danse est très bien filmée et se révèle un prodigieux moyen d'expression pour affirmer sa liberté.
En 2019, lors de la sortie en salle de Papicha nous indiquions que « le récit féminin et féministe avancé par Mounia Meddour dans Papicha n’est pas sans nous rappeler celui de Deniz Gamze Ergüven dans Mustang. » En 2022, pour Houria, nous indiquons volontiers que « le récit féminin et féministe avancé par Mounia Meddour dans Houria n’est pas sans nous rappeler celui de Mounia Meddour dans Papicha. » Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/c/fifp2023/#H
Un film bouleversant au casting féminin épatant. Lyna Khoudri livre une performance éblouissante, on pense à Holly Hunter dans La leçon de piano. Son personnage est un modèle de courage et de résilience. La réalisation est sensorielle, lumières, sons, couleurs, c'est une belle expérience immersive.
Comment traiter avec autant de brio des sujets aussi importants que l’envie de liberté et d’ailleurs, de se réaliser dans l’art, de parler d’handicap, d’accident, de l’entraide féminine et des séquelles du terrorisme en Algérie ? Et bien la réalisatrice Mounia Meddour y arrive. Parler ainsi de ce film n’est pas très « vendeur », et pourtant, tout le long du film, nous sommes tenus en haleine, le mélange de tous ces thèmes se déroulent sans voir le temps passé, sans que l’on puisse imaginer la fin. Bravo à l’interprète principale qu’est Lyna Khoudri sur qui le film repose. Les personnages secondaires (la mère et de la principale amie) qui l’entourent sont eux aussi importants, et très bien interprétés.
L’Algérie n’a eu qu’à ce jour, en 1975 qu’une seule palme d’or, pour « Chronique des années de braise » de Mohammed Lakhdar. Ce film pour lequel je ne vois qu’un seul très petit défaut, celui d’abuser, parfois, de plans courts successifs très serrés qui fatiguent le visionnement, ne mérite peut-être pas de palme, mais prouve qu’en 4 films, la réalisatrice maîtrise parfaitement le langage cinématographique. A quand son prochain film qui servira j’espère toujours autant le regard des femmes, les actrices et d’une certaine façon la cause des femmes
Film plein de l'énergie de la danse, de la violence machiste islamiste, de la douceur des échanges entre des femmes qui essaient de se réparer les unes les autres.
Contrairement à son précédent film Papicha, Mounia Meddour est ici optimiste, notamment quand elle nous montre, à coté du "méchant", des jeunes algérois pleins d'humour qui chahutent gentiment Houria et ses collègues...
Soyons honnête, Houria n'atteint pas l'excellence de En corps de C. Klpapisch dans la description de l'univers de la danse, mais il nous parle surtout de politique et, en plaçant Papicha et Houria dans la chronologie historique (Papicha en 1990-91, au tout début des années de plomb, Houria de nos jours) de l'évolution d'une société et du statut de la femme en Algérie.
Un film sur une, des amitiés de femmes. Un film féministe l'évocation des femmes en Algérie au travers d'une danseuse qui suite a un accident ne peut plus se projeter dans cette profession.
Un film a voir pour la vision de l'Algérie actuelle.
Après Papicha, la réalisatrice Mounia Meddour continue de nous parler de la société algérienne. Encore une fois, Lyna Khoudri est à l'affiche. Comme d'habitude, elle brille de mille feux dans ce rôle. Sa présence est d'ailleurs l'un des arguments forts pour le regarder. Si on met de côté sa prestance, le déroulé est assez plat. Certes, l'histoire de la jeune danseuse Houria a de quoi émouvoir. Elle doit se relever alors que ses rêves se sont envolés. Elle est brisée aussi bien physiquement et mentalement. Malheureusement, cela manque de puissance. Les scènes fortes sont loin d'avoir l'impact escompté. En revanche, l'aspect danse est une pure réussite. On vibre des différentes chorographies effectuées par Lyna Khoudri. La musique et les mouvements se mêlent avec beaucoup de grâce. Celles-ci ne sont pas uniquement esthétiques, mais symbolisent l'état d'esprit de Houria.
Comme dans son premier film Papicha, Mounia Meddour propose un film fort ancré dans l'Algérie contemporaine, patriarcale et fragile, "blessée mais toujours debout". Là aussi, l'histoire est centrée sur une femme déterminée, portée par un groupe de femmes. La sororité est un moteur de l'action. Lyna Khoudri et Rachida Brakni sont tout simplement stupéfiantes de justesse et de conviction. Houria est un film composé d'images superbes, notamment celles des séquences de danse, dont l'énergie irradie bien au-delà du générique de fin.
Je ne suis pas spécialiste, mais ces plans rapides, qui ne sont jamais sans signification, m'ont permis de m'imprégner du sujet directement, comme par des éclairs révélateurs On est aussi ébloui par la richesse de deux cultures (arabe et française) qui se complètent et non pas qui se confrontent. L'actrice nous confond par son ingénuité (ou par son talent). Pour le reste, des analystes, plus compétents que moi vont certainement bien éclairer les impétrants ! Mais vraiment, cette réalisatrice force l'admiration -- que dis-je: de la reconnaissance.