LOVE ME TENDER - Anna Cazenave Cambet | ⭐ 6,5/10
"혊혭혦́혮혦혯혤혦 혢혯혯혰혯혤혦 혢̀ 혴혰혯 혦혹-혮혢혳혪 혲혶’혦혭혭혦 혢 혥혦혴 혩혪혴혵혰혪혳혦혴 혥’혢혮혰혶혳 혢혷혦혤 혥혦혴 혧혦혮혮혦혴. 혚혢 혷혪혦 혣혢혴혤혶혭혦 혭혰혳혴혲혶'혪혭 혭혶혪 혳혦혵혪혳혦 혭혢 혨혢혳혥혦 혥혦 혴혰혯 혧혪혭혴. 혊혭혦́혮혦혯혤혦 혷혢 혥혦혷혰혪혳 혭혶혵혵혦혳 혱혰혶혳 혳혦혴혵혦혳 혮혦̀혳혦, 혧혦혮혮혦, 혭혪혣혳혦."
Film délicat s’attaquant à un fait de société rarement porté à l’écran, l’ensemble séduit d’abord par la justesse de son regard et par l’interprétation remarquable de Vicky Krieps, une fois encore d’une grande finesse émotionnelle. Elle parvient à incarner les failles, la dignité et l’endurance de son personnage avec une sensibilité qui force le respect.
Mais très vite, le film se heurte à de sérieux problèmes de rythme. Étirable à l’excès, il donne le sentiment d'être interminable, alors qu’un resserrement d’au moins trente minutes aurait sans doute permis de renforcer son impact. Le récit avance peu, ou mal, et peine à construire une continuité émotionnelle cohérente entre ses différentes séquences. Certaines situations semblent se contredire d’une scène à l’autre sans que l’on comprenne réellement pourquoi. Ces ruptures affaiblissent la crédibilité du récit et brouillent son propos.
Cette impression est accentuée par une manie récurrente d’étirer le film à travers de longues scènes musicales sans dialogues, visiblement conçues pour provoquer l’émotion, mais souvent trop apprêtées pour convaincre. Un émotion qui, au lieu de naître naturellement, paraît alors fabriquée. Les passages en voix off, quant à eux, renforcent l’impression d’une adaptation littéraire qui a du mal à s'affranchir de sa matière.
On saluera toutefois la présence de Monia Chokri, toujours excellente, même si l’on s’étonne de la retrouver, pour la troisième fois en quelques semaines, après Des preuves d’amour et Les Enfants vont bien, dans un rôle similaire. Reste que ces films, rejoints par La Petite Dernière, ont le mérite de placer au centre des héroïnes lesbiennes et de rappeler qu’en 2025, aimer différemment demeure encore un combat.
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