Love Me Tender
Note moyenne
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81 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
Clémence (Vicky Kreps) a longtemps été en couple avec Laurent (Antoine Reinartz). Elle a un fils Paul, auquel elle est viscéralement attachée. Mais, la quarantaine venue, elle a décidé de tout plaquer, de changer de vie, de quitter son métier d’avocat, de se mettre à écrire…. et d’aimer les filles. Laurent n’accepte pas ce choix et lui interdit de revoir Paul. C’est le début pour Clémence d’un combat épuisant.

Love Me Tender est l’adaptation du livre éponyme de Constance Debré. Il raconte une histoire déchirante : celle d’une mère injustement privée de tout contact avec son fils par le père homophobe de celui-ci. C’est une histoire dans l’air du temps, un témoignage qui mérite d’être raconté et qui s’inscrit dans une filmographie qui ces temps-ci interroge la maternité dans toutes ses combinaisons ("Dites-lui que je l’aime", "Les enfants vont bien", "Des preuves d’amour"…).

Mais pour autant, je reproche à "Love Me Tender" de nous prendre en otage dans un conflit manichéen. Un conflit qui oppose une bonne mère, injustement privée de son droit de visite, à un mauvais père qui a sournoisement éloigné son fils de sa mère.

"Love Me Tender" est un livre où l’auteure, sous le coup d’une juste colère, règle ses comptes. L’épreuve qu’elle a traversée fut certes terrible. L’impuissance qu’elle a dû ressentir fut sans doute torturante. Elle en fait la catharsis en écrivant un livre – dont on se demande comment il fut accueilli par le père de son fils et quelles actions judiciaires il engagea pour en empêcher la publication. Grand bien lui fasse. Mais on a le droit de se sentir mal à l’aise face à ce procédé qui voudrait de force nous rallier à son combat et nous mettre de son côté.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
Portrait déchirant d'un combat émotionnel, CAZENAVE CAMBET livre un drame dur, souvent fort, souvent intense, très à fleur de peau, peut être trop, mais d'une telle intensité, que l'on ne peut rester insensible à la démarche, et à la justesse de Vicky KRIEPS
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2025
"Une fin d’été, Clémence annonce à son ex-mari qu’elle a des histoires d’amour avec des femmes. Sa vie bascule lorsqu'il lui retire la garde de son fils. Clémence va devoir lutter pour rester mère, femme, libre." La lecture de ce synopsis m'avait laissé penser que j'allais aimer ce film, qu'il allait m'émouvoir. Eh bien, non ! Avent d'expliquer pourquoi, ajoutons quelques détails à ce synopsis : Clémence était avocate, elle ne veut plus plaider et elle est devenue écrivaine. Depuis 3 ans, elle est séparée de Laurent, son ex, avec qui elle vivait depuis 20 ans, mais elle et lui ont gardé d'excellents rapports, ce qui se traduit par une absence de problèmes en ce qui concerne la garde de Paul, leur fils de 8 ans : en particulier, la garde alternée fonctionne très bien. Jusqu'au jour où, dans un café, Clémence annonce à Laurent qu'elle sort avec des femmes. A la suite de quoi, le dit Laurent, sans doute touché dans son orgueil de mâle, va n'avoir de cesse de lui pourrir la vie. Il va, en particulier, tout faire pour empêcher Clémence de voir Paul, pour le monter contre elle. Ce film présenté dans la sélection Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes est une libre adaptation du roman à caractère autobiographique de Constance Debré et il aurait dû m'émouvoir. Pourquoi n'a-t-il pas réussi à le faire ? Les raisons sont multiples : tout d'abord, beaucoup trop de voix off qui, d'une façon très maladroite, reprend des passages entiers du livre afin, semble-t-il, de visiter le monde intérieur de Clémence ; ensuite, la grossière erreur de faire brutalement succéder de façon absurde, sans aucune transition, une scène de trémoussage à la première entrevue entre Paul et sa mère dans un centre de rencontre ; ensuite, une scène mettant en scène une mère de 3 enfants dans ce même centre de rencontre et qui sonne particulièrement faux ; enfin, et, pour moi, surtout, la présence de Vicky Krieps dans le rôle de Clémence. Désolé, mais je ne suis jamais arrivé à partager l'enthousiasme que cette comédienne dégage chez la plupart des critiques et chez de nombreux spectateurs et, là encore, je ne trouve pas assez d'aspérités et de variations dans son jeu pour faire jaillir l'émotion chez moi. Film vu au Festival de Cannes.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2025
Adapté librement du livre éponyme et autobiographique de Constance Debré, Love me Tender est une épreuve pour son héroïne à l'écran, une Vicky Krieps qui se livre corps et âme, dans le rôle omniprésent de Clémence, mais aussi pour le spectateur qui suit le quotidien d'une femme qui a fait de son fils, sa bataille, et qui n'a de cesse de se heurter aux préjugés de la société et de la justice, pour ses choix sentimentaux et sexuels. Sa vie semble se fracasser constamment contre les murs, tant dans sa vie de mère, que de femme. La voix off (trop) très présente, la tristesse intrinsèque de l'histoire et la répétition des scènes, entre Paris et le Lot-et-Garonne, mais surtout la durée éprouvante du film peuvent finalement avoir raison de notre patience, même si le récit est souvent poignant. Bien entendu, il n'y a pas de contrepoint, une version du mari qui serait en totale opposition avec celle de son ex mais cela, on le sait et on l'accepte depuis le départ. Les scènes qui racontent des épisodes bourgeois/bohèmes de Clémence agaceront sans doute les yeux de certains et on ne peut leur donner tout à fait tort. Comment Clémence va t-elle se sortir d'une situation qu'elle ne maîtrise plus et affecte toute son existence, voilà ce qui offre de l'intérêt. Disons que l'on reste dubitatif, même sur la toute dernière image d'un film qui suscite les mêmes sentiments qu'une certaine littérature auto-centrée et épuisante pour les nerfs (pas de nom, merci).
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2025
Film incroyable, fort, fin, puissant.
La voix off est concise, les mots sont parfaitement choisis. Le casting est génial (Vicky Krieps, Antoine Reinartz, Monia Chokri). Paris est bien filmé. Les musiques sont sélectionnées avec goût. L'histoire est poignante, cette femme qui se retrouve privée de voir son fils uniquement parce que son ex-mari lui a déclaré la guerre et rien ne semble pouvoir empêcher cette haine de croître, quand bien même la mère a gagné les procès et que l'enfant n'est pas heureux ainsi. Tout sonne si juste.
A voir absolument.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 décembre 2025
C’est tellement trop explicitement une adaptation qu’on se demande si on regarde un film ou bien si on assiste à une sorte de narration romanesque illustrée par des images. Il ne manque au « projet » que les numéros de chapitres pour être tout à fait cohérent.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2025
Malgré les bons retours cannois je n'étais pas totalement serein au moment d'aborder ce "Love Me Tender". Car je n'étais pas persuadé que le style Constance Debré soit véritablement transposable à l'écran, et je m'interrogeais sur cette durée dont je ne percevais a priori pas le sens. Et force est de reconnaitre qu'Anna Cazenave Cambet s'en est remarquablement sortie, qu'elle a eu raison de se concentrer sur les mots de la romancière sans forcément tenter de retranscrire à l'image son style rock'n'roll. En résulte un convaincant portrait de femme et de mère en (re)construction et surtout une histoire d'amour que le scénario sait traiter sans mièvrerie, avec la lucidité qui caractérise l'écriture de Debré. Et forcément il faut souligner la performance d'une Vicky Krieps pleinement investie, lumineuse et grave, douce et rugueuse, qui fait battre le cœur de ces 133 minutes. 133 minutes et finalement pas une de trop. "De l'or pour les chiens" avait fait naitre des espoirs, ce nouveau métrage à sortir le 17 décembre confirme qu'Anna Cazenave Cambet a quelque chose de vibrant à apporter au cinéma français.

Vu en festival
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 décembre 2025
Ai vu « Love me tender » de Anne Cazenave-Cambet d’après le roman autobiographique de Constance Debré. 2h15 interminables pour un scénario qui manque foncièrement de tenue. On a l’impression pendant tout le film qu’au montage, la réalisatrice n’a voulu rien couper et tout mettre bout à bout. Les scènes de remplissages sur fonds musicaux s’enchainent à d’autres séquences très répétitives. Clémence (Vicky Krieps très, voir trop investie) et Laurent (Antoine Reinartz un peu caricatural) sont mariés mais vivant séparément ont un petit garçon de 8 ans, Paul (Viggo Ferreira-Reider pas toujours très juste). Du jour où Constance annonce à son mari qu’elle a des histoires d’amour avec des femmes, celui-ci mettra toute son énergie pour empêcher Constance de voir son fils. Quand on voit la concision et l’efficacité du film de 1h15 « On vous croit » dont les points communs sont nombreux, on se morfond devant la manque de concision et d’efficacité de « Love me tender ». Les histoires d’amour de Constance se suivent et se ressemblent, les longs séjours chez le grand-père (Féodor Atkine) n’apportent rien à la narration, les nombreuses longueurs crowlées à la piscine sont soporifiques, et les multiples soirées techno insupportables. L’enfant devient l’objet d’une bataille répétitive dont tous les coups sont permis. La voix off alourdi encore plus le fond et la forme. Le film est bancal car il condamne le spectateur à un seul point de vue et que le personnage de Clémence subit une situation totalement bloquée où elle n’a aucune prise. D’où un très long métrage qui tourne sempiternellement en rond. Il y avait tout pour que j’aime sur le papier cette proposition, le sujet et son actrice particulièrement. J’ai été agacé constamment par le maniérisme, le jeu des comédiens pas toujours juste, la bande-son (chansons et voix off). On aurait aimé mieux comprendre l’immense complexité de ce couple et l’on reste sur le bas côté de ce trop long film fastidieux.
Alexandre Schatz sellier
Alexandre Schatz sellier

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
(Vu à Cannes en 2025) Un film fort, une relation mère fils déchiré qui donne envie de hurler tant l'injustice est forte dans cette histoire.
LaureS
LaureS

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2025
Le propos est intéressant, l'interprétation très bonne mais c'est long, lent, assez ennuyeux (en tous cas moi je me suis ennuyée) et tout ne sonne pas toujours très juste
Brut618
Brut618

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2025
Quelle émotion !
Super film, très bien interprété et très émouvant. Magnifique ode à la liberté. Je recommande chaudement.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2026
V. Krieps, une nouvelle fois excellente, touchante, ne peut pas sauver à elle seule un récit essentiellement de nature thérapeutique qui vient du livre d'origine, un scénario manichéen, dans l'air du temps, une mise en scène inégale et souvent inutilement visible ainsi qu'une bande son parfois tellement présente qu'elle dessert les images.
Le thème de la séparation est autrement plus complexe - et douloureux- et ne résume pas à l'annonce bien dans l'air du temps d'un coming out
cinéma 1 - janvier 2026
Puss D
Puss D

18 abonnés 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 décembre 2025
Love me tender est ni moins ni plus original comme film comme ceux qui passent en ce moment et qui traitent le mme sujet à savoir "les enfants vont bien" (qui sort un peu du lot grâce au jeu de Camille Cottin) ou des preuves d'amour ; vraiment des films qui se ressemblent qui nous ennuient et qui nous montrent à quel point les scénaristes manquent d'imagination et créativité. Bref on dirait que c'est le sujet du moment en cette période de Noel , et ce n'est guère réjouissant
MovieSW
MovieSW

13 abonnés 447 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2026
Une romance qui manque de chaleur et de sincérité. Les dialogues sont plats, les personnages superficiels, et l’histoire peine à émouvoir. Un film oubliable malgré ses belles intentions sentimentales.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2025
Love Me Tender d’Anna Cazenave Cambet explore le parcours de Clémence, une mère dont l'orientation sexuelle devient le point de rupture avec son ex-mari. Après avoir révélé son amour pour des femmes, Clémence se voit retirer la garde de son fils, déclenchant une bataille judiciaire intense. Le film dépeint la lutte de cette femme pour conserver sa liberté et son rôle de mère face à une société encore figée dans des normes familiales rigides. À travers ce récit, le film interroge les notions de parentalité et de justice, en soulignant l’impact de la marginalité dans la vie de Clémence.

Ce film n’est pas qu’une histoire de divorce, mais un voyage émotionnel à travers les défis juridiques, sociaux et personnels auxquels Clémence fait face. En 2025, alors que les droits des personnes LGBTQ+ sont toujours au cœur des débats juridiques dans de nombreux pays, Love Me Tender met en lumière la lutte d’un parent jugé pour son orientation sexuelle, remettant en question les conceptions traditionnelles de la famille et de la parentalité. Clémence se retrouve déchirée entre son amour pour son enfant, sa liberté personnelle et les contraintes sociales qui lui sont imposées.

Le film soulève également des questions profondes sur le deuil d’un enfant vivant, la séparation d’un parent et les espoirs de réconciliation. À travers l’introspection de Clémence, le film nous invite à réfléchir sur les dilemmes de l’engagement parental dans une société où les modèles familiaux classiques continuent d’imposer leurs règles. Au-delà des aspects juridiques, Love Me Tender interroge sur la place des individus marginalisés dans ce cadre et sur les cicatrices laissées par des systèmes sociaux figés. Le cinéma devient ainsi un miroir des inégalités persistantes, un appel à l’évolution des mentalités.
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