"Une fin d’été, Clémence annonce à son ex-mari qu’elle a des histoires d’amour avec des femmes. Sa vie bascule lorsqu'il lui retire la garde de son fils. Clémence va devoir lutter pour rester mère, femme, libre." La lecture de ce synopsis m'avait laissé penser que j'allais aimer ce film, qu'il allait m'émouvoir. Eh bien, non ! Avent d'expliquer pourquoi, ajoutons quelques détails à ce synopsis : Clémence était avocate, elle ne veut plus plaider et elle est devenue écrivaine. Depuis 3 ans, elle est séparée de Laurent, son ex, avec qui elle vivait depuis 20 ans, mais elle et lui ont gardé d'excellents rapports, ce qui se traduit par une absence de problèmes en ce qui concerne la garde de Paul, leur fils de 8 ans : en particulier, la garde alternée fonctionne très bien. Jusqu'au jour où, dans un café, Clémence annonce à Laurent qu'elle sort avec des femmes. A la suite de quoi, le dit Laurent, sans doute touché dans son orgueil de mâle, va n'avoir de cesse de lui pourrir la vie. Il va, en particulier, tout faire pour empêcher Clémence de voir Paul, pour le monter contre elle. Ce film présenté dans la sélection Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes est une libre adaptation du roman à caractère autobiographique de Constance Debré et il aurait dû m'émouvoir. Pourquoi n'a-t-il pas réussi à le faire ? Les raisons sont multiples : tout d'abord, beaucoup trop de voix off qui, d'une façon très maladroite, reprend des passages entiers du livre afin, semble-t-il, de visiter le monde intérieur de Clémence ; ensuite, la grossière erreur de faire brutalement succéder de façon absurde, sans aucune transition, une scène de trémoussage à la première entrevue entre Paul et sa mère dans un centre de rencontre ; ensuite, une scène mettant en scène une mère de 3 enfants dans ce même centre de rencontre et qui sonne particulièrement faux ; enfin, et, pour moi, surtout, la présence de Vicky Krieps dans le rôle de Clémence. Désolé, mais je ne suis jamais arrivé à partager l'enthousiasme que cette comédienne dégage chez la plupart des critiques et chez de nombreux spectateurs et, là encore, je ne trouve pas assez d'aspérités et de variations dans son jeu pour faire jaillir l'émotion chez moi. Film vu au Festival de Cannes.