Love Me Tender
Note moyenne
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82 critiques spectateurs

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cleocharlie
cleocharlie

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2025
Tout simplement le plus beau film à découvrir en salles cette année. Anna Cazenave CAMBET est une réalisatrice au talent incroyable. Allez-y !!
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2025
Vu en festival à Montréal.

On avait découvert Anna Cazenave Cambet avec « De l’or pour les chiens » en 2020. Et on peut dire qu’on n’avait pas été du tout convaincu par cet essai. Un coming-age movie banal et peu abouti qui ennuyait plus qu’autre chose. On laisse donc une seconde chance à la cinéaste avec ce second long-métrage intitulé « Love me tender » qui est l’adaptation de l’ouvrage éponyme de Constance Debré. Même s’il a pour personnage principal une femme d’âge mur qui a décidé de vivre désormais des histoires d’amour avec des femmes, on n’est pas véritablement dans une romance lesbienne ou dans un film spécialement queer. Le vrai sujet du film est plutôt le combat de cette mère pour pouvoir voir son fils après que son père ait décidé de lancer une procédure à son encontre pour ce qu’on pourrait qualifier de mœurs inadaptées à l’éducation d’un enfant. Et c’est plutôt prenant de bout en bout sur ce versant, plus que la partie qui montre les flirts du personnage et sa vie d’artiste un peu en marge.

Le cœur battant de « Love me tender » est donc ce chemin de croix aussi ubuesque que tragique et validé par les dédales de l’administration et de la justice française et leurs interminables procédures. Dans un monde normal, ce genre d’affaire ne devrait pas exister et le film démontre bien le total manque d’efficacité de certaines des rouages des services sociaux et d’une justice pas toujours juste. Sur ce point, on est même parfois scandalisé de voir qu’une mère puisse être privée de voir son fils à cause de son train de vie et/ou de son orientation sexuelle. À force d’ellipses impeccablement négociées au montage et dans le scénario adapté, on sent le temps passer et on voit la situation faire du surplace ou s’empirer. Chaque décision ou nouvelle annonce négative est ressentie comme un coup de fouet pour Clémence (et pour le spectateur) à tel point qu’on en vient à haïr le personnage de son ex-mari.

Ce dernier joué par Antoine Reinartz est particulièrement détestable par ces choix incompréhensibles. Et c’est là que le bât blesse un peu pour notre adhésion totale à « Love me tender ». On a quasiment aucune véritable clé de compréhension de son personnage. Les raisons qui le poussent à agir ainsi restent vagues, peu expliquées et, à l’écran tout du moins, par vraiment cohérentes. Peut-être qu’à l’écrit c’était mieux illustré ou que cette absence de justification morale ne dérangeait pas mais, au sein du film, c’est préjudiciable. Cette décision de ne plus laisser voir un enfant à sa mère nous apparaît juste brusque, cruelle et gratuite. La toute fin également apparaît peu crédible et dénote du reste, de la logique de pensée du personnage dans tout ce qui a précédé. Ensuite, il faut dire que le long-métrage dure plus de deux heures et que ce n’était pas nécessaire. Il y a pas mal de redites et de scènes inutiles qui n’apportent rien au sujet. On ne s’ennuie aucunement mais la démonstration aurait eu plus d’impact avec un format resserré et des séquences qui vont droit au but.

Au sein de cette proposition dramatique et sociale avec un fond de romantisme (par le biais du personnage de Monia Chokri), l’infatigable Vicky Krieps, que l’on voit décidément partout depuis deux ou trois ans, est admirable et totalement investie dans un rôle beau et complexe. Elle nous touche en plein cœur dans son combat pour pouvoir profiter de son fils, lui donner l’amour maternel auquel il a droit et se démener de cette situation kafkaïenne. Son jeu ne souffre d’aucune fausse note. « Love me tender », avec sa mise en scène assurée qui contient quelques belles images d’un Paris réaliste et solaire mais aussi des moments à la campagne tout aussi bien croqués (ce plan aérien sur le couple nu dans le lac est magnifique), n’est donc pas sans défauts. Pour Cazenave Cambet, ce n’est donc pas le film de la consécration mais on c’est en tout cas beaucoup mieux que son précédent film et bien plus maîtrisé.

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Paul B
Paul B

89 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2025
Globalement très réussi. Des thématiques de l'attachement maternel aux valeurs familiales universelles en passant par la judiciairisation des enfants.

C'est simple : hormis pour quelques longueurs le film est exemplaire.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
Excellente adaptation du livre de Constance Debré, Vicky Crips est magistrale, la mise en scène belle et soignée, et le récit aussi bouleversant, intelligent et révoltant que l'œuvre littéraire.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2026
Typiquement le film du festival de cannes, avec de bonnes critiques, ou les scènes s’étirent en longueurs, et ou quelque soit le sujet, on s’ennuie …
C’est lent et on trouve assez vite le temps long..
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2025
Love me tender raconte le combat de Clémence pour continuer à voir son fils, après qu’elle ait avoué son homosexualité à son ex-mari, qui fera tout pour s’y opposer. C’est un film incontestablement salutaire pour dénoncer l’homophobie ordinaire, la lourdeur et l’inefficacité de la justice pour faire respecter les droits les plus élémentaires, et contraindre ceux qui sont dépositaires d’un pouvoir social ou moral à les respecter. On suit Clémence sur plusieurs années, cette femme qui revendique d’assumer son rôle de mère aimante et légitime, sans pour autant renoncer à son indépendance, à ses aventures lesbiennes. Vicky Krieps l’incarne avec engagement pour exprimer son amour et sa soif de liberté, sa combativité et sa colère, sa fragilité et sa dignité, son chagrin, puis son renoncement. Mais la mise en scène de Anne Cazenave Cambet manque de souffle, souffre de trop d’afféteries et de longueurs pour vraiment nous toucher ou nous révolter devant l’injustice que raconte ce drame familial.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2025
Magnifique interpretation de l’actrice principale vicky krieps : son plus beau role à ce jour ! Elle porte le film sur ses epaules et elle le fait magistralement. Qu’on aime le sujet ou pas (attention parfois c’est dur emotionnellement) qu’on aime l’univers ou pas… une chose est sûre : le film tape à chaque fois dans le mille. Ca sonne juste, que ce soit le jeu des acteurs (y compris les plus detestables) la bande son est bien, et surtout la photographie est magnifique. La poesie est au rendez-vous quand le drame est à deux doigts de vous plomber, soudain un eclat de lumiere, un moment de grace vient donner une respiration et une touche d’onirisme. Bravo à la realisatrice de ce film réussi
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Clemence annonce à son ex mari qu’elle aime les femmes. Sa vie bascule. Ce dernier va lui faire vivre un enfer en l’empêchant de voir leur fils. L’histoire est très forte, bouleversante et portée avec brio par Vicky Krieps.
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
beaucoup de longueurs dans être histoire d'une mère qui se voit rejetée par la justice de so fils et qui butine de femmes en femmes...
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2025
Film radical comme le roman et qui ne ménage pas son héroine centrale, maman face à un mari revanchard et qui est également victime de son caractère assez entier dans ses relations personnelles. Vicky Krieps est très bonne dans le rôle de Constance Debré. Un beau film militant sur le droit d aimer et vivre librement
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2025
Clémence est une femme moderne. Mère d'un enfant de 8 ans mais séparée de son mari, la garde est gérée à l'amiable et tout fonctionne. Clémence réalise qu'elle aime les femmes et l'annonce à son ex mari. S'ensuit une véritable guerre psychologique et administrative pour récupérer le droit de voir son enfant, sa nouvelle identité queer étant considérée comme un obstacle par son ex-compagnon.

spoiler: "Love me tender" est un film à la fois doux et terrifiant, qui nous incite à ne jamais baisser notre garde et à ne pas faire confiance. Vicky Krieps nous offre une prestation magistrale de désillusion maternelle, à la fois forte et victime, puissante et impuissante. La fin est très émouvante et montre que parfois, lorsque le happy ending est impossible, se protéger implique de s'accommoder de la réalité aussi difficile voire impossible soit-elle. Peut-être un côté tire-larmes un peu trop présent : on est invités aux larmes en permanence par la musique et l'image. Comment le père peut-il être aussi malveillant c'est aussi une question qu'on peut se poser.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
Un combat bouleversant

Le deuxième film – je n’ai pas vu le 1er -, d’Anna Cazenave Cambet, n’est autre que l’adaptation de l'ouvrage éponyme de Constance Debré, Une fin d’été, Clémence annonce à son ex-mari qu’elle a des histoires d’amour avec des femmes. Sa vie bascule lorsqu'il lui retire la garde de son fils. Clémence va devoir lutter pour rester mère, femme et libre. 133 minutes qui parlent de deuil, d’injustice, de l’amour mis en procès et de cette violence sourde d’être sans arrêt regardée, jugée par l’ex, les tribunaux, la société… Un film bouleversant, d’une grande justesse qui ne peu laisser personne indifférent.
Ce serait infiniment trop réducteur de résumer ce film à un « film lesbien », c’est un film politique sur la loi, l’amour, la survie. Face au mur des préjugés de la société et de la justice, pour ses choix sentimentaux et sexuels, la vie de mère et de femme de l’héroïne semble se fracasser constamment. Comment Clémence va t-elle se sortir d'une situation qu'elle ne maîtrise plus et affecte toute son existence, voilà tout l'intérêt de ce film sans doute un peu trop long, un peu trop répétitif et souvent plombé par une voix-off omniprésente. Dans un monde normal, ce genre d’affaire ne devrait pas exister et le film démontre bien le total manque d’efficacité de certains des rouages des services sociaux et d’une justice pas toujours… juste. À force d’ellipses impeccablement négociées au montage et dans le scénario adapté, on sent le temps passer et on voit la situation faire du surplace ou s’empirer. On ne s’ennuie jamais, mais la démonstration aurait eu plus d’impact avec un format plus resserré et des séquences qui vont droit au but. Mais pour sublimer ce drame, il y a une immense actrice qui vaut à elle seule de voir ce très bon film.
Il s’agit bien sûr de Vicky Krieps, magnifique, qui va au-delà de la performance. Là, on est dans l’incarnation. Mais le reste du casting, avec Antoine Reinartz, Monia Chokri, Ji-Min Park, Salif Cissé, Féodor Atkine, Aurélia Petit, et le jeune et formidable Viggo Ferreira-Redier, lui donne une superbe réplique. En résumé, un très bon film, extrêmement émouvant, dominé par une comédienne exceptionnelle – couronnée récemment au Festival de Sarlat pour ce rôle -, et une cinéaste à suivre de près, surtout quand elle se sera débarrassée de certaines scories et maladresses dans réalisation. A voir quoi qu’il en soit.
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Un très bon scénario pour imaginer le parcours du combattant d’une mère à qui on enlève son enfant ! Un combat contre un père un brun manipulateur avec un ego démesuré!
Remarquablement interprété, j’ai adoré cette œuvre!
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 333 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2025
Je pensais vraiment que la fin d'année allait m'épargner en terme d'émotions... Mais que nenni !

C'est un film qui monte crescendo !
Au départ, j'ai été déstabilisée par les plans serrés sur les visages et la redondance du récit.
J'avais l'impression que rien n'atteignait cette femme qui préférait enchaîner les conquêtes que de se battre pour la garde de son enfant.
Je ne comprenais pas sa passivité, sûrement parce que le film fait des bonds dans le temps et des raccourcis en évitant les détails sur les évènements.

Mais petit à petit, j'ai été émue par cette femme peu à peu dépossédée d'elle-même et de son essence. J'ai été bouleversée par le peu d'entourage autour d'elle, par la violence verbale de son ex-mari, par la dureté et le manque d'empathie de son père.

On la voit dépérir au fur et à mesure du récit, ne devenant que l'ombre d'elle même et cela m'a retourné le coeur !

Ce film traite de plusieurs sujets transversaux qui déroutent au départ et qui deviennent cohérents quand le puzzle se dévoile. On aura jamais les clés de la vérité et la réalisatrice nous laisse notre imagination et nos émotions faire le reste.

Vicky Krieps est bouleversante et juste comme dans chacun de ses rôles !

Monia Chokhri est en passe de devenir une actrice incontournable pour les seconds rôles marquants ! Je regrette juste que les rôles dans les 3 derniers films où elle apparaît soient similaires c'est dommage...
J'espère qu'elle aura un rôle principal dans sa prochaine proposition car je l'adore !

C'est un film inégal dont la dernière partie, vraiment, poignante, m'a brisé le coeur pendant un moment !
Chtif
Chtif

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2025
Il fallait bien plus de 2h de film pour retranscrire la lenteur intolérable de l'instruction judiciaire qui condamne cette mère à ne plus voir son enfant, sous l'impulsion revancharde de son ex-conjoint (très convaincant Antoine Reinartz, tout en tension).

Vickie Kriebs est une héroïne, une vraie, mais une héroïne ordinaire remplie de dignité, de conviction et de retenue, malgré l'injustice, malgré la mauvaise réputation qui joue contre elle.

La mise en scène est travaillée, les plans de fond tour a tour emprisonnent ou libèrent les protagonistes, c'est une œuvre très aboutie, et ce n'est pourtant que le deuxième long métrage d'Anna Cazenave Cambet (qui fera preuve d'une captivante maîtrise lors du débat d'après séance en avant première).

Un grand film, très poignant.
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