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Artriste
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2,5
Publiée le 4 mai 2026
Film d'horreur psychologique coécrit et réalisé par Brad Anderson, Session 9 est un film tout juste moyen. L'histoire nous fait suivre cinq ouvriers travaillant dans une entreprise de bâtiment qui sont chargés de désamianter un asile désaffecté depuis une quinzaine d'années. Seulement, au fur et à mesure de leur présence dans ce lieu, la tension monte entre l'équipe. Ce scénario s'avère hélas décevant à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Pourtant, le synopsis est assez prometteur mais malheureusement l'intrigue ne tient pas cette promesse. En effet, celle-ci ne décolle jamais réellement. Pourtant, la mise en place de la situation laisse à penser qu'il va se passer pas mal de choses. Mais force est de constater qu'au fil des minutes, on attend un élément déclencheur qui ne survient jamais. Le chantier qui se déroule sur une semaine nous fait vivre chaque jour qui s'égrène, au sein desquels il ne se passe rien, ce qui devient presque risible car ils sont censés devoir faire en une seule semaine un travail en nécessitant trois mais ils ne sont presque jamais à l'œuvre. On nous fait à chaque fois le même coup, à savoir une montée en tension lors des scènes pour qu'au final ça accouche d'une souris. C'est franchement dommage et frustrant car il y avait clairement mieux à faire avec le matériau de base et sa thématique de la folie via les enregistrements. Il faut vraiment attendre le dernier acte pour qu'enfin les choses s’accélèrent mais c'est bien trop tard et surtout fait maladroitement pour être réussi. C'est d'autant plus dommage que l'atmosphère inquiétante régnant de bout en bout est bien présente et confère une ambiance singulière, étouffante. L'ensemble est porté par des personnages suffisamment développés mais pas très bien joués. La distribution comprenant Peter Mullan, David Caruso, Stephen Gevedon, Josh Lucas et Brandon Seton III n'est pas très convaincante. À noter également la présence de Larry Fessenden et Paul Guilfoyle. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant que très peu d'émotions. La faute, entre autres, à des dialogues peu intéressants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est soignée mais pas assez efficace. Elle joue avec les codes du genre sans aller au bout. C'est d'autant plus regrettable qu'elle évolue au sein d'un immense bâtiment ayant beaucoup de personnalité, faisant presque de lui un protagoniste à part entière. Ses multiples ailes et pièces sont explorées mais pas assez bien exploitées à cause d'une absence d'action. Ce visuel correct est accompagné par une bande originale discrète. Ses compositions se font peu entendre et n'ont aucun impact lorsque ses notes apparaissent à l'écran. En même temps, c'est normal vu qu'il ne se passe rien sur les images. Reste une fin moyennement satisfaisante venant ainsi mettre un terme à Session 9 qui, en conclusion, est un long-métrage n'ayant pas suffisamment de qualités justifiant le coup d'œil.
Sans doute très mal vieilli. On essaye de nous mettre du suspens en pleine face mais c’est terriblement mal fait, les acteurs ne sont pas très bon et le film est à rallonge.
Session 9 a du potentiel mais s'avère frustrant : le cadre de l’hôpital psychiatrique est idéal et l'ambiance assez tendue posée ; mais malheureusement ça traine trop en longueur alors que ça dure 1h44. Les jours défilent et il ne se passe pas grand chose excepté des dialogues entre les personnages qui certes définissent leurs relations mais sonnent un peu creux parfois. L'histoire est un peu confuse et donne l'impression d'avoir été cutée par certains moments , ce qui donne quelques transitions bizarres , jusqu'à une fin qui tombe un peu vite (toutefois celle-ci est plutôt habile). Le duo Mullan/Caruso fonctionne bien et le reste du cast est convaincant , donc pas de soucis de ce côté-là car il y a peu de personnages et c'est d'ailleurs suffisant. Si bien le meilleur protagoniste en fin de compte est l'asile lui-même , oppressant et mystérieux comme il le faut. Session 9 est donc intéressant par certains aspects , notamment ce parallèle entre les enregistrements d'une ancienne patiente et la folie progressive d'un des ouvriers (jusqu'à la dernière réplique), néanmoins il n'est pas assez fluide et immersif pour sortir du lot.
Etant à la recherche de films sous-côtés, je suis tombée à plusieurs sur Session9 et je me suis lancée. Le début, bien que trop long à mon goût, était plutôt intéressant, bien développé avec une ambiance mystérieuses assez bien maîtrisée. Les acteurs sont corrects avec David Caruso avant qu'il incarne Horacio Caine ! Malheureusement quand le mystère commence à se dévoiler, le film chute... Les révélations sont faites à la va-vite et l'impact procuré tombe à l'eau. C'est bien dommage car il avait du potentiel !
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0,5
Publiée le 7 avril 2020
Je dois dire que j'ai été vraiment déçu par ce film. Il avait tous les ingrédients d'un film d'horreur effrayant, un ancien hôpital psychiatrique abandonné avec une histoire de méthodes de guérison médiévales et brutales. L'un des gars qui y travaillent trouve des cassettes avec des enregistrements d'anciennes séances avec une femme schizophrène qui semble avoir été impliquée dans un assassinat macabre. Et la chaise électrique à l'air bizarre sur la couverture. Mais il me semblait que le réalisateur de ce film était lui-même schizophrène, voulant un jour faire un film d'horreur effrayant et le lendemain une sorte de drame familial. Toutes les parties effrayantes qui auraient vraiment pu être transformées en un bon choc sont en quelque sorte et étrangement abandonnées pour nous en dire plus sur la femme de ce gars, ou sur tous les travailleurs assis ensemble parlant de leur vie et de leurs projets pour l'avenir. Que se passe-t-il ? Nous ne voyons même pas de scènes mortelles ou sanglantes. La seule chose ne se produit qu'à la toute fin, lorsque le réalisateur semble enfin réaliser que ce film est censé effrayer les gens. Avec ce Session 9, Brad Anderson signe un film aussi mauvais et ennuyeux que sont The Machinist...
Tout d'abord, il faut comprendre qu'il ne s'agit pas d'un film de genre, d'un film d'horreur avec tous les codes, rabachés jusqu'au délire, du film d'horreur, mais d'un film créatif, ici on dirait "d'auteur", sur un sujet emprunté au genre : le folie meutrière. Alors oui, rythme lent, acteurs presque physiquement en décalage, histoire difficile à cerner (mais le déroulement de l'action est parfaitement clair, sans esbroufe et très classiquement exposé), absence presque complète d'hémoglobine... mais quelle superbe ambiance (avec un fond sonore étrange et lancinant, digne d'Eraserhead ), quelle formidable approche d'une réalité sociale angoissante (les personnages jouent presque leur vie sur le succès, ou pas, d'un simple chantier de décontamination d'un vieil édifice richement amianté), quelle délicatesse dans la peinture de ces êtres humains et, au final, cette impression d'être pris pour un spectateur intelligent et sensible ! Sur un sujet presque identique (un ouvrier aux prises avec une ruine plus ou moins fantomatique), mais d'une bétise sans fond, regardez Mirrors.
Session 9 est un chef d'oeuvre d'un genre sous représenté: le film d'angoisse. Techniquement Brad Anderson est au sommet de son art, c'est sans doute son meilleur film. Fascination vénéneuse et hypnotique accompagnent le visionnage de ce film singulier, le matériau narratif est distordu de manière à égarer le spectateur, subissant les impressions et sentiments de confusion et de mélancolie qui submergent de plus en plus le personnage principal, jusqu'au final, où rien ne se précise sinon la ténèbre dans laquelle est tombé le "héros". Peter Mullan y est très très bon.
Session 9 est décidément un curieux film. Ne ressemblant à rien d'autre, on dirait presque qu'il s'agit d'un projet amateur. Le grain de l'image probablement volontairement non retravaillé donne l'impression d'une bobine usée d'un autre âge. Si l'on reconnaît quelques visages bien connus de séries policières médiocres, on aurait en revanche voulu un peu plus de sérieux et de réalisme dans leur jeu étrange. Sorte de Machinist avant l'heure, où l'on retrouve beaucoup des mêmes thèmes, le film éparpille loin de notre regard moults indices pour nous aider à y voir plus clair dans ce semblant de trame narrative. Le résultat n'est pas désagréable, mais on oublie aussi vite ce que l'on vient de voir. Bizarre...
Assez dur a comprendre , c'est vraiment la dernière phrase avant le générique de fin qui nous met la puce à l'oreille et qui remonte le niveau du film qui connait pas mal de longueur mais qui connait quelques moments de tension , le choix de l'asile y ait pour beaucoup et fais son effet ! ça fait passer une bonne soirée 12/20
S'attendre à de l'action avec David Caruso au casting, c'est comme attendre un blockbuster d'un épisode de l’inspecteur Derrick. La mollesse de l'acteur se fait évidemment ressentir sur ce film. Thriller horrifique qui après une intro pour le moins intéressante, devient rapidement soporifique à souhait. Les paupières deviennent louuuurdes, louuuurdes... et finissent par tomber. Cette atmosphère glauque au rythme volontairement lent, interpelle les quinze premières minutes seulement, au moment où l'on voit cette étrange chaise au milieu d'un couloir décrépit. Pourtant, quoi de mieux qu'un ancien asile de fou pour servir de cadre à un film d'horreur! Session 9 tente d’approfondir la personnalité ambiguë d'un défunt aliéné, à travers d'anciens enregistrements audio. Mais il n'en ressort qu'un enchainement de scènettes mal filmées et rébarbatives de quatre hommes en pleine rénovation. Un concept vraisemblablement mal exploité, et qui en définitive, n’effraie pas le moins du monde. Ennuyeux à mourir. 2,5/5
Ce film semble avoir un mérite, celui de ne pas laisser indifférent. Soit on adore, soit on déteste, perso, je penche pour la seconde impression ! Session 9 est un gros gachis. Je veux bien qu’on encense le fait qu’un film d’horreur refuse l’horreur graphique, mais faut que ce soit compensé par autre chose. Or, Session 9 est un film d’une totale mollesse. Pas de rythme, pas d’action, il ne se passe rien d’autre qu’une succession de dialogues mous, de situations molles, jusqu’au final qui, par son rebondissement (qu’on voit venir quand même !) tente de nous faire gober 1 heure 20 de remplissage. Le début est relativement intriguant, mais ensuite c’est vide, et je me suis royalement ennuyé. L’ennui touche d’autant plus qu’il n’y a quasiment aucune horreur graphique et le lieu est clairement sous-utilisé. Lorsqu’on voit les plans extérieurs, un bâtiment grandiose, victorien, on se dit que les scènes intérieurs sont bien fades, bien faibles, et l’ambiance fort quelconque. Ok, il y a un côté onirique parfois très prenant grâce à une bande son honnête et quelques plans bien vus de la part du réalisateur (la séquence des lumières qui s’éteignent par exemple), mais cela ne suffit clairement pas pour créer une ambiance angoissante et faire de Session 9 un film réussi. Reste le casting. Finalement meilleur atout de ce film, les acteurs ne sont pas tous vraiment dans leur élément. Je suis resté dubitatif devant la prestation de Gérard Butler par exemple, et David Caruso n’est pas autant à son avantage qu’on aurait pu l’espérer. Quant au toujours excellent Paul Guilfoyle, il apparaît bien trop peu. Maintenant, Stephen Gevedon s’en tire fort bien, et Peter Mullan est inquiétant par moment. Le souci c’est que les acteurs semblent investis et faire ce qu’ils peuvent, mais les personnages prévisibles et pas très consistants ne suscitent que rarement l’empathie ou l’attention. Session 9 est pour ainsi dire un film qui ne vit que sur sa révélation finale (moyennement originale). Absorbé par sa fin, le réalisateur brode 1 heure 20 avant pour faire un long métrage, mais on s’ennuie ferme pendant cette période, en profitant de quelques artifices visuels et de quelques prestations corrects avec des acteurs dans une situation inconfortable. Bref, 1.5, mais pas plus.
1h40 d'ennui profond à regarder une ribambelle d'acteurs de seconde zone partirent en vrille tout doucement sur une VFQ horripilante à souhait. Pour le coup, je ne pense pas que la VO y changerait grand chose car malgré un casting de base plutôt alléchant, ils passent absolument tous à côté de leur sujet, on a du mal à croire que c'est le même Brad Anderson de "The Machinist" qui les dirige. Pourtant le point de départ est des plus intéressant , tout comme le lieu de l'intrigue mais on sent rapidement que la suite va être compliquée. Très peu de sensations, aucun attachement aux personnages et un fil conducteur qui n'avance pas d'un iota durant près d'une heure. En outre, en étant un minimum cinéphile, on est loin d'être subjugué par le twist final, tiré par les cheveux et assez mal amené. Bref, un thriller surnaturel assez insignifiant que l'on oubliera sans doute très vite après son visionnage ...
Est-ce que le contexte dans lequel on regarde un film change l'appréciation qu'on va en avoir? J'ai vu ce film pour le première fois il y a quelques années, un 21 juin en fin d'après-midi. Il faisait beau, chaud et la vie était belle. Bref... Je suis tombé sur ce film par hasard. Et j'ai vraiment adoré. A un point qu'au premier abord j'ai du mal à comprendre certaines critiques particulièrement négatives. Après réflexion, je peux y voir quelques raisons. Ceux qui attendent un film d'horreur "classique" ne peuvent qu'être déçus. Ca n'est pas un film d'horreur. Ceux qui attendent de l'action aussi. Ca n'est pas un film d'action. Le première chose qui me vient à l'esprit pour décrire ce long métrage, c'est qu'il s'agit d'un film d'ambiance. Et de tension. Elle est palpable partout, presque à chaque moment. Je ne m'attendais à rien, je n'avais aucune attente particulière sur ce film. Et ça a été une bonne surprise: je suis resté littéralement scotché devant. Il a vraiment quelque chose de fascinant, d'hypnotique. Les lieux où se passe la quasi totalité du film sont un personnage à eux seuls. Cet asile est à la fois mystérieux, intrigant et flippant. Le malaise suinte autant des murs que des personnages. Plus le film avance, plus la tension monte. On voudrait que toutes les pièces du puzzle se mette en place et qu'on comprenne. Et c'est peut-être là où certaines personnes peuvent être déçues. Ca n'est pas Saw 18 ni Fast & Furius 23. A la fin.... on ne comprend pas forcément tout. En tous cas moi, après l'avoir vu la première fois, je n'ai pas tout compris. Et encore maintenant ça n'est probablement pas encore à 100% le cas. Mais j'ai passé un bon moment, le film m'a accroché, il m'a fasciné. Pour moi il a largement atteint son but.
Après, il faut reconnaître qu'il n'est pas non plus exempt de défauts. Il est parfois un peu confus. Il aurait peut-être gagné à être un peu plus clair sur certains détails. La fin, il me semble, aurait pu être un peu meilleure. Sans être exceptionnels, chacun des acteurs s'en sort plutôt bien dans son rôle. Ca n'est pas des personnages hyper fouillés, mais ils n'en sont pas moins assez crédibles. Film à voir peut-être en VO. Parce que la VF n'est pas toujours heureuse...
Merci à la tres intelligente soniadidierker qui dans sa critique nous spoile la fin du film "the machinist", ....
Concernant Session 9, il se laisse regarder avec plaisir, l'ambiance est vraiment intéressante dans ce grand sanatorium désaffecté. Mais l'histoire s'emmêle, le scénario manque de crédibilité et la fin ne laisse aucune place au suspense, le twist final étant largement prévisible.
Bonne séance malgré tout, il faut le visionner comme de l'entertainment, voilà tout