Entre le désarroi de parents qui n'arrivent pas à avoir d'enfant et le désarroi de femmes se retrouvant enceintes sans l'avoir désiré, que de drames humains liés à la maternité et au désir ou non de se retrouver parent ! Que de films aussi, la période actuelle nous proposant sur ce sujet l'excellent "Ninjababy" (Quelle erreur dans le choix de ce titre qui détourne de nombreux spectateurs d'un film à la vision duquel ils se régaleraient !) sur une jeune femme qui ne prend conscience de son état qu'au sixième mois de grossesse et ce film, "Le sixième enfant", sur une femme prête à tout pour avoir un enfant qu'elle puisse élever. Et on peut même ajouter "Les enfants des autres" sur une quadragénaire qui n'a jamais eu d'enfant mais qui s'attache à la fille de 4 ans de son nouveau compagnon. Premier long métrage de Lépold Legrand, cette adaptation de "Pleurer des rivières", un roman de Alain Jaspard, met en scène 2 couples que tout sépare : le milieu dans lequel ils vivent, les moyens financiers et la facilité ou non de procréer. Meriem et Franck font partie de la communauté des gens du voyage, leurs ressources financières sont très faibles, ils ont 5 enfants et Meriem en attend un sixième ; Anna et Julien sont avocats, ils n'ont pas de problème d'argent et, malgré tous leurs efforts, Anna n'arrive pas à mener une grossesse à terme. Pour un écrivain ou un scénariste, le métier d'avocat a l'avantage de permettre facilement la rencontre de personnes venant de milieux très différents : Julien est devenu l'avocat de Franck et, après que Julien ait réussi à obtenir un sursis pour Franck, Franck et Meriem n'envisagent rien moins que de "vendre" ce 6ème enfant à venir qu'ils auront toutes les peines du monde à élever à ce couple qui se désespère de ne pas pouvoir avoir d'enfant et chez qui l'enfant à venir serait choyé et bien éduqué. Le film va passer par de nombreuses situations intéressantes qu'il serait dommage de divulgâcher. De même, on ne rentrera pas dans les détails de ce qu'on pense être des invraisemblances car préciser ces invraisemblances en dirait trop sur le cheminement de l'histoire. On se contentera de constater que ce sont les 2 femmes qui, ensemble, envers et contre tout, prennent les choses en main et que Meriem et Anna sont interprétées par 2 des meilleures comédiennes de notre pays, Judith Chemla et Sara Giraudeau. Cela étant, Damien Bonnard et Benjamin Lavernhe, les interprètes de Franck et Julien, sont tout autant excellents.
Drame social et intimiste. J'ai aimé le casting ainsi que le scénario fort intéressant au premier abord. Cependant on reste un peu sur notre faim car les vingt dernières minutes semblent bâclées et brouillon. Bon moment cela dit, car on est captivé par le récit.
Un sujet brûlant qui montre l'obssession d'avoir un enfant et qui montre au passage la différence des classes sociales. Évidemment, le pacte proposé peut choquer mais finalement l'objectif est d'envisager un avenir meilleur. Un drame au ton tout de même plombé.
Pour un premier film, on doit saluer un travail très professionnel du réalisateur Léopold Legrand qui n'a pas choisi un sujet facile. Naviguant habilement entre les écueils de la caricature des milieux décrits - jeunes avocats bobos d'un côté et gens du voyage de l'autre -, évitant de sombrer dans le sentimentalisme larmoyant ou le manichéisme, il arrive à bon port avec une fin pas trop téléphonée. Le casting impeccable - excellentes Judith Chemla et Sarah Giraudeau notamment - concourt à la réussite de ce petit thriller auquel on ne peut reprocher qu'un petit coup de mou au milieu de la bobine et une trop sage et peu innovante réalisation.
« Le sixième enfant » mélange les genres avec habileté. Entre drame social, familial et polar. Un dilemme déchirant nourrit le scénario qui unit 2 familles de bout en bout. La réalisation est sans fioriture. Pas la peine d’en rajouter quand on a un quatuor d’acteurs aussi bon.
Un couple d’avocats en quête d’enfant lie un pacte avec un couple de gitans attendant leur sixième. Ces derniers vont abandonner leur enfant profit des premiers hors toute procédure légale, une adoption clandestine. Sur le papier, le scénario est plus qu’improbable surtout que l’on est en France et aujourd’hui. Par envie de se laisser embarquer, on se prend à croire à cette histoire irréaliste ; mais devant les incohérences s’accumulant, on finit par lâcher. Pour un premier film, Leopold Legrand veut montrer ce désir d’enfant écrasant tout sur son passage, la morale et le droit ; son scénario n’a qu’une vocation, montrer coute que coute la probabilité de cette théorie. Mais devant la faiblesse de celui-ci le film finit par un flop ; même si l’on se contente de le voir comme un simple thriller. Reste la performance épatante de Sara Giraudeau en femme viscéralement obsédée par son besoin de maternité ; au point pour cette femme de droit de faire passer le droit à l’enfant devant le droit de l’enfant. Trop manichéen et caricatural pour servir un propos ; trop social et ancré dans le réel pour un thriller… Un film bien pauvre en fait. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Sujet extrêmement délicat à traiter et le pari est réussi. Les 4 acteurs principaux sont excellents. On se demande comment ils vont pouvoir s'en sortir et on a peur du dénouement. Ce film, tout en subtilité et en émotion est une vraie réussite.
Premier film plutôt réussi sur un sujet plus que délicat. Surfant sur un scénario quelque peu crédible, le cinéaste fait croire à son histoire en posant les bonnes questions, en s'appuyant sur des dialogues et des situations justes. Le film bénéficie surtout d'un quatuor d'acteurs excellent, particulièrement les 2 actrices qui savent nous parler maternité et qui nous touchent malgré l'énormité de leurs décisions..
Sur un sujet délicat et clivant, les 4 acteurs principaux campent avec émotion et justesse l’humanité de leurs personnages. Ce drame social ne juge pas, si ce n’est la rigidité des lois dans ce domaine. Il reste toutefois la confrontation dérangeante des nantis bourgeois en Audi et des démunis en caravane et camionnette, prisonnier de surcroît de leur religion. Et la fin nous laisse sur notre faim.
De Léopold Legrand (2022). un film sociétal fort sur un sujet à la fois douloureux et difficile à aborder. Très bien interprété sans sombrer sans le misérabilisme. Les différents aspect de la difficulté à avoir un enfant sont abordé avec pudeur et tact. Avec aucun jugement ! Ce qui en fait un bon film . Sara Giraudeau, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla sont exceptionnels.
Femme d'un couple d'avocats recherche bébé désespérément. Pour son premier film Léopold Legrand propose un sujet fort "vendre son bébé afin qu'il aie une vie meilleure", c'est loin d'être un mauvais film, c'est même plutôt bon, les acteurs s'en sortent haut la main mais.. je ne me suis pas vraiment accroché aux personnages, les protagonistes manque cruellement de relief, il manque ce petit quelque chose qui nous embarques pleinement. 6/10
C’est l’histoire d’un arrangement improbable entre un couple d’avocats incapable d’avoir un enfant et d’un couple de ferrailleur déjà parents de cinq enfants mais ne pouvant supporter la charge d’un supplémentaire propose au premier couple de le racheter. Il s’agit avant tout du désir ardant de maternité dont il est question au cœur de ce récit qui va tenir sa crédibilité à la fois d’une réalisation sobre et surtout par l’entremise de son quatuor d’acteurs à l’écran dont la subtilité et la justesse de jeu confèrent toute l’émotion au long-métrage.