La Nouvelle femme
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2024
A la fin du XIXème siècle et au tout début du XXème apparaissent en Europe plusieurs expériences de pédagogie alternatives, recentrées sur l’apprenant, plutôt que sur le contenu, renonçant à la compétition pour s’adapter à l’intelligence et au rythme de l’élève. Ces pédagogies séduisent encore aujourd’hui des parents qui y voient une réponse aux carences de notre système éducatif. Elles restent néanmoins réservées à une élite économique et culturelle, avec pour résultat un manque de mixité sociale. La grande majorité d’entre elles sont pratiquées par des écoles privées et n’ont d’autre ressources financières que celles des parents d’élèves, ce qui induit des frais scolaires mirobolants…A l’origine on retrouve Célestin Freinet, un instituteur en France, Rudolph Steiner, un philosophe en Autriche, et deux médecins, Ovide Decroly en Belgique et Maria Steiner en Italie. Au point de départ ces pédagogues se sont intéressés au sort des enfants «irréguliers» et souhaitaient une réelle émulation entre les enfants de toutes origines, considérant l’école comme vecteur d’évolution et d’autonomisation….Dans « La nouvelle femme » Léa Todorov, formée à l’origine au documentaire, se penche sur les début de Maria Montessori (Jasmine Trina) …une Nouvelle Femme, selon l'expression qu'utilisent communément les historiens pour désigner ces femmes féministes, éduquées et indépendantes de 1900 qui avaient réussi à accéder à des fonctions professionnelles et à des carrières universitaires, et qui affirmaient une place dans la société par le savoir…Maria Montessori est médecin, un métier pour laquelle elle a dû lutter contre les préjugés familiaux….Méprisée par ses confrères, considérée par une éternelle mineure par sa famille, à qui elle a caché l’existence d’un fils né hors mariage, placé chez une nourrisse à la campagne, subissant de plein fouet le joug d’une société patriarcale y compris dans son travail, puisque son compagnon et associé Giuseppe, est le seul qui attire la lumière et reçoit un salaire !! Son compagnon est aussi le père de son enfant, elle ne veut pas l’épouser considérant le mariage comme une aliénation …Dans le film, Léa Todorov a choisi de se porter sur les débuts de la carrière de Maria Montessori, quand elle développe une méthode d'apprentissage adaptée aux enfants mentalement déficients qu’elle transposera ensuite en tant que méthode d'enseignement pour tous les enfants, « la méthode Montessori » avec le but qu'ils deviennent des adultes indépendants et capables de s'adapter… Mais pour raconter cette histoire, Léa Todorov a fait un choix dont on est en droit de se demander s’il est vraiment judicieux : introduire auprès de Maria Montessori un autre personnage féminin, le personnage fictionnel de Lili d'Alengy (Leila Bekhti), une courtisane parisienne, mère honteuse d'une petite fille neuro-atypique et qui, à ce titre, va chercher à se rapprocher de Maria…laquelle l’incitera à regarder sa fille avec toute a tendresse qu’elle mérite…et tout simplement à l’aimer…Pourquoi choisir une de ces femmes qualifiées à l’époque de « cocottes » comme autre personnage féminin important du film ? Afin d’incarner un autre modèle de femme indépendante de cette époque, répond Léa Todorov, une femme puissante et libre sans pour autant avoir le savoir académique de Maria Montessori…Cela donne un certain décorum un peu superfétatoire, et qui fait passer la Méthode Montessori au second plan …Toutefois, malgré les réticences qu’on peut avoir vis-à-vis de cet aspect du film, on ne peut que louer le jeu de Jasmine Trinca et de Leïla Bekhti, les interprètes de Maria et de Lili, ainsi que les prestations très émouvantes et d’une grande vérité des enfants neuro-atypiques choisis pour incarner ce qui est plus ou moins leur propre rôle, avec une mention particulière pour Rafaëlle Sonneville-Caby, l’interprète de Tina, la fille de Lili…
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2024
Un film remarquable, porté par deux excellentes actrices, Leïla Bekhti et surtout Jasmine Trinca, qui est clairement l'une des meilleures actrices italiennes actuelles. Si la mise en scène de Léa Todorov est un peu maladroite, premier film de fiction oblige, elle est néanmoins très soignée. Et l'écriture du film, une de ses grandes forces, aborde avec justesse et subtilité des thèmes aussi complexes que l'enfance, la maternité, le handicap, le féminisme et la modernité.

Sur le fond, voilà un film très réussi, et sur la forme, un film qui regorge de qualités. La photographie est belle, les morceaux de musique choisis sont sublimes... Et le tout ne fait pas académique, notamment par la présence de ces enfants en situation de handicap, qui émeuvent et font de ce long métrage une œuvre magnifique et profondément humaine. Bravo à Léa Todorov et à toute son équipe !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 décembre 2024
Certes le récit donne l’impression d’être un peu lisse mais j’avoue avoir été par moments ému devant le dévouement de ces éducatrices et par l’engagement sacerdotal de Maria Montessori (Jasmine Trinca ) envers ces enfants qualifiés d’idiots, l’adjectif sous-entendant handicapé-mental-bon-à-jeter.

Emu de voir Lili (Leïla Bekhti) qui n’arrive pas à assumer sa fille face à ses connaissances de la haute société, je pense à cette séquence spoiler: où Lili s’apprête à offrir pour sa fille une cape rouge vue en vitrine
.
Emu et quelque peu remonté de voir Maria Montessori affronter ses pairs masculins au savoir étriqué, mesquins, avec une bienveillance hypocrite.
Et vraiment remonté contre son compagnon soucieux de son image envers la société italienne et sa vieille mère.

Sauf erreur ou omission, je salue le mérite de Léa Todorov qui a réalisé un sujet rarement abordé durant cette période précise de l’Histoire.
Il est regrettable que la mise en scène manque de caractère, un comble dans la mesure où le film rend hommage à deux femmes qui en ont…
Aure L
Aure L

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2024
Ne connaissant pas du tout l'histoire derrière la méthode Montessori, cela a été très enrichissant de connaître cette histoire de vie inspirante. Face aux contraintes de l'époque et aussi de ses jugements, il s'agit d'un beau "combat" de femme.
larramendy
larramendy

15 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2025
Un très beau film qui démarre petitement puis nous emporte par la magie de l’amour donné aux enfants handicapés et du pouvoir que cet amour possède dans leur guérison.
C’est egalement une très belle histoire de femmes.
Pascal G.
Pascal G.

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2024
Magnifique, très bien joué, le scénario est très bon et le thème gagnait à être connu. j'ai passé un très bon moment. En plus, cétnn c'est très émouvant.
Stéphane R
Stéphane R

30 abonnés 498 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2024
Film intéressant sur Maria Montessori et ses innovations dans l'attention portée aux enfants et à l'effet sur leur développement. Un petit côté superhéroïne qui se débat au milieu du vilain patriarcats qui peut agacer. Mais c'est bien fait et instructif. Parfaitement interprété
TURNER
TURNER

6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2024
Plutôt que de nous raconter la vie et l'oeuvre de Maria Montessori, la réalisatrice choisit avec audace de confronter la médecin aux méthodes éducatives révolutionnaires à une prostituée de luxe.
La première a un fils qu'elle n'élève pas et la seconde une fille handicapée qu'elle n'élève pas non plus.
Belle idée qui finit par trouver ses limites dans la mesure où le film ne creuse pas assez les méthodes de la Montessori, dresse un portrait tout à fait conventionnel de la cocotte, les dialogues entre les deux femmes enfonçant parfois des portes ouvertes.
Les scènes les plus réussies concernent l'apprentissage des enfants déficients.
C'était, à mon sens, le véritable sujet, effleuré dans une mise en scène très académique.
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2024
La Nouvelle Femme aborde la révolution pédagogique de Maria Montessori et de son compagnon Giuseppe Montesano par le prisme du double combat mené, d’une part, par une femme soucieuse de réussir en son nom propre et pour son sexe, en réponse au patriarcat dominant en Italie et en France, d’autre part par une mère meurtrie à l’idée de ne pouvoir s’occuper convenablement de son jeune fils. Léa Todorov, dont il s’agit ici du premier film de fiction, applique une esthétique documentaire à un sujet qui l’exigeait, interroge la notion d’« idiotie » sans cesse répétée par les hommes à propos des enfants en montrant que la science, synonyme de connaissance, corrige ce diagnostic erroné et permet, par à-coups, aux familles de se reconstruire, à la maternité d’advenir. En témoigne le parcours de la courtisane parisienne Lili d’Alengy, qui passe du rejet de son rôle de mère, causé par l’idée reçue que Tina n’est pas une enfant comme les autres, qu’elle n’est pas non plus un être humain véritable et, en cela, qu’elle ne légitime pas le sentiment maternel, à son acceptation, en miroir du parcours de Maria Montessori dont l’image de mère et pédagogue idéales s’effrite à mesure qu’elle est éloignée de son fils. Un très beau plan les rassemble d’ailleurs : après avoir dérangé son bureau et jeté, de rage, divers documents et livres posés sur table et étagères, elle s’accroupie, calmée, bénéficiant de l’aide de Lili, elle aussi accroupie ; les deux femmes sont alors au même niveau, moins social que maternel, et c’est leur interdépendance, qui mute en indépendance, que la réalisatrice montre par un apprentissage réciproque de la maternité pour l’une et de la vie mondaine pour l’autre. Le long métrage bénéficie de l’interprétation remarquable de Jasmine Trinca, et impose un regard juste sur les personnes en situation de handicap, sans complaisance ni sentimentalisme exacerbé, porté par la photographie soignée de Sébastien Goepfert. Une belle réussite.
PASCAL C
PASCAL C

28 abonnés 305 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2024
Pas faciles de vouloir vivre sa vie professionnelle dans ce monde d'hommes ! Vouloir que l'on considère les enfants comme de vraies personnes, nous y arrivons ici mais ailleurs ?
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2025
Un film tendre et émouvant, qui a pour but la reconnaissance d une grande dame, Mme montessori s occupait des enfants que l on dédaigna pire meprisa au début du 20 ème siècle , tvoué à l abandon , présent dans les orphelinats ou les mauvais traitements était de mise.
Elle a œuvre pour ses enfants, d ailleurs il y a des structures portant son nom qui sont aujourd'hui une chance pour ses enfants à part et si attachant.
Dans le film de todorov, on découvre 2 combats de femmes l une Mme montessori qui a un fils mais ets obligé de le confier à une nourrice car ne voulant pas se marier avec le père, elle froissa les susceptibilités de l époque, et au travail elle doit jouer des coudes car à l époque les femmes n Étant pas très écoutés, devant s affirmer de jour en joueur devant ce collège de professeur masculin.
Ce courage est partagé par cette femme joué par leila bekti qui se produit dans les cabarets et rend fous d amour les grands bourgeois pour l entretenir elle est mère d une fille à part dont elle l à garde caché dans sa famille, car peut mr du quand dira t on.mais un jour elle est obligé de la prendre chez elle, et décide donc de la confier à cette Mme montessori une amitié va naître et surtout le rapprochement de cette fille avec sa mère qui est tellement beau qui donne une couleur bien agréable à ce film.
Leila bekti est excellente même si au début on l'a trouve antipathique
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2024
Lili d’Alengy, célèbre courtisane parisienne, a un secret très personnel : elle a une fille handicapée. Peu disposée à s’en occuper, elle rejoint Rome pour la confier à un centre spécialisé qui développe une nouvelle méthode. Une histoire bouleversante d’amitié, de sororité, et de bienveillance.
Narnet
Narnet

34 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2024
C'est plutôt un bon film. Très instructif sur la vie de Maria Montessori et sur sa méthode. Émouvant par moments
Gena B.
Gena B.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2024
Magnifique
Acteurs impressionnant
Histoire incroyable
Captivant
Préparer vos mouchoirs!!!!!!!!!!!!!!!!
Evelyne D.
Evelyne D.

14 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2024
J'aurais aimé un biopic plus complet , en particulier sur la fameuse méthode et sur toute la vie de Maria Montessori. Mais le point de vue choisi est intéressant, soit la confrontation avec une mère d'enfant handicapé gênée dans sa carrière par cette enfant.
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