Comédie coécrite et coréalisée par les frères Peter et Bobby Farrelly, L'Amour Extra-Large est un très bon divertissement. L'histoire nous fait suivre Hal, un homme qui ne sort qu'avec des jolies femmes suite au conseil que son père, le révérend Larson, lui avait recommandé lorsqu'il était sur son lit et mort et qu'Hal était alors seulement âgé de neuf ans. Un conseil qu'il a largement mit en pratique une fois devenu adulte. Seulement, un jour, au hasard d'une panne d'ascenseur, il tombe sur un gourou de soutien, Tony Robbins, qui l'hypnotise de telle sorte qu'il ne puisse plus voir que la beauté intérieur des femmes. C'est ainsi que Hal rencontre Rosemary, une femme très largement obèse dont il a une vision mince et adorable. Mais leur relation va se retrouver bouleversée lorsque l'ami de Hal décide de briser le charme révélant ainsi la véritable morphologie de sa bien-aimée. Ce scénario s'avère plaisant à visionner tout du long de sa durée de près de deux heures. Une durée qui ne se fait pas ressentir à la faveur de son intrigue originale et bien écrite donnant lieu à des situations réjouissantes. Le ton se veut drôle et parvient à décrocher de nombreux rires et sourires tout du long grâce à son humour basé sur le physique. Pour autant, le métrage n'est pas une comédie pure cherchant à tout prix à faire rire. Le sujet traité, à savoir l'apparence, est évoqué avec intelligence et bienveillance malgré ses blagues sur la morphologie des uns et des autres. On ressent un véritable message de tolérance vis à vis du physique de chacun, sans démagogie. L'ensemble est porté par des personnages sympathiques, interprétés par une distribution convaincante comprenant Jack Black, Gwyneth Paltrow, Jason Alexander, Joe Viterelli, Rene Kirby, Anthony Robbins, Jill Christine Fitzgerald, Susan Ward, Zen Gesner ou encore Bruce McGill. Tous ces rôles entretiennent des rapports marrants, soutenus par des dialogues tout aussi amusants. Sur la forme, la réalisation du binôme fraternel s'avère assez classique mais efficace. En effet, leur mise en scène joue très bien avec leur propos en passant régulièrement de la femme qu'il s'imagine à celle qu'elle est réellement. Et ce procédé est également utilisé pour d'autres protagonistes, permettant de révéler petit à petit leur véritable identité. Ce visuel trompeur est accompagné par une b.o. aux titres légers collant bien avec l'ambiance générale. Cette romance troublée s'achève sur une fin satisfaisante venant mettre un terme à L'Amour Extra-Large, qui, en conclusion, est un film méritant le coup d'œil tant il fait passer un délicieux moment.