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Marc L.
68 abonnés
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3,0
Publiée le 7 novembre 2024
Plus les années passent et plus Noam Baumbach et ses films s’imposent comme les successeurs officiels de Woody Allen et des siens. Ses personnages ne tiennent pas en place, souffrent de névroses très apparentes et probablement d’autres qu’on ne voit pas, parlent sans reprendre leur souffle et s’écoutent discourir. Une fois n’est pas coutume, ‘White noise’ n’est pas une création d’auteur mais l’adaptation d’un roman des années 80 de Don DeLillo. On ne s’éloigne toutefois pas trop des marottes de Baumbach puisque ce bouquin traitait déjà d’un mode de vie américain aliéné par le babillage incessant des médias, l’obsession des médicaments et la violence endémique d’une société en crise, éléments que le réalisateur n’a pas eu trop de mal à relier à des sources d’inquiétude plus contemporaines, le tout traité avec l’humour implicite propre à des personnages d’autant plus déterminés à maîtriser leur vie qu’ils s’en savent parfaitement incapables au fond d’eux-mêmes. La principale surprise provient du fait que l’élément disruptif est une catastrophe industrielle, ce qui conduit Baumbach à s’aventurer pour la première fois sur le terrain du cinéma de genre avec un minimum d’effets et de mise en scène dynamique, défi dont il se tire sans trop de difficultés.. Ce qu’il réussit moins bien en revanche, c’est à sortir du schéma et du ton propre à la comédie dramatique new-yorkaise bavarde avec usa petite élite intellectuelle un peu snob. ‘White noise’ ne lésine pas sur une certaine exagération, une certaine excentricité absurde pour pointer du doigt les dysfonctionnements et l’atomisation du modèle américain, et il me semble que cette contingence est désormais beaucoup mieux comprise et maîtrisée par d’autres réalisateurs et humoristes.
Il manquait à notre époque un film digne de ce nom. White Noise est un mirroir tendu vers notre humanité, ses paradoxes, son ridicule et sa finalité. En un mot : captivant.
Le film est inspiré d'un livre de Don DeLillo, publié en 1985, et il en respecte les grands axes narratifs, si j'en juge en tout cas par la fiche Wikipédia du livre. Il paraît que cet auteur, que je ne connaissais pas, est considéré comme l'un des plus influents. Le film m'a donné envie de le découvrir. Plusieurs thèmes sont brassés de manière tantôt loufoque, tantôt dramatique. Pris isolément, certains passages seraient réalistes, parfois drôles, parfois émouvants, mais comme ils ne semblent pas liés de manière cohérente et comme ils sont accompagnés de situations absurdes, le film paraît n'aller nulle part, être purement gratuit. Pourtant , je le trouve à la fois cohérent (il est parcouru par l'idée de l'angoisse existentielle face à la mort) et drôle. J'avoue pas bien comprendre les critiques sévères qui sont adressées à ce film. Pour moi, il n'est pas plus difficile à comprendre ni plus ennuyeux qu'un film d'espionnage, par exemple, dont il ne viendrait pourtant à l'esprit de personne de dire qu'il est prétentieux ou qu'il ressemble à un autre film d'espionnage. Tout est clair dans chaque scène, même si elles ne paraissent pas liées entre elles ; elles ont même chacune sa propre unité avec un début et une fin. C'est la cohérence globale qu'il est difficile de percevoir la première fois, et je ne prétends pas le faire ici, mais pas la cohérence de chacune des ces trois histoires.
La perfection n'existe pas: le film a tendance à être parfois un peu trop verbeux... mais passé cet écueil fréquent dans les films adaptés d'un livre, les phrases qui sonnent comme des punchlines, le récit rocambolesque et les personnages attachants prennent le dessus. Il y a beaucoup de genres mélangés, des hauts et des bas émotionnels bien dosés, toujours avec un fond d'ironie (sans verser facilement dans le cynisme). C'est plaisant de se laisser porter par un film financé par Netflix qui ne semble pas totalement formaté. Ça se rapproche de Don't Look Up mais cette fois avec une réflexion plus profonde sur la famille et la vie de couple. A ne pas rater.
J'adore les films décalés, mais là, quelle bouse ! J'ai arrêté a la première partie. A priori la plus interessante du film, a en lire les critiques. On ne peut même pas parler de joutes verbales, des soi disant prof qui font un show d'acteurs devant leurs étudiants en ne leur apportant rien en terme de connaissance, avec des prétendus éclairages sur l'histoire, et tous Les dialogues sont du même jus. Bref, passez votre chemin.
« White Noise », adapté d’un Don DeLillo bizarre comme à son habitude, est une satire réjouissante, bancale mais ô combien intéressante, d’une Amérique 70’s à la dérive. Le film de Noah Baumbach réussit le prodige de nous évoquer notre propre monde bien en face, sous le chromo des Cadillac et des coupes curly. Inévitablement la chronique désespérée (mais finalement pas tant que ça) du monde de demain, où l’observation des formations de masse et des abus d’anxiolytiques valent comme un commentaire drolatique de l’hystérie récente - Covid oblige.
Chez Baumbach, le geste politique se double d’un vrai rapport à la langue, ouvertement littéraire puisque DeLillo ose le bavardage confus (se souvenir de « Cosmopolis »), mais aussi à la mise en scène, où se croisent des ruptures godardiennes alliées à un côté mescaline à la Burroughs. Plus le film avance, plus il se confond en toute normalité à l’absurde, dans un élan lyrique qui donne au petit écran netflixien une soudaine vitalité intellectuelle. Baumbach cherche à déterrer un cinéma suave, coloré et sombre à la fois, éminemment musical, perclus d’un étrange amour alors même qu’il ne raconte que du nihilisme en mouvement. Etonnant objet foutraque, sans Dieu ni maître, sur le dysfonctionnement éthique et morale des sociétés - le supermarché faisant office de dernier temple, où l’on danse et où l’on chante jusqu’à la dernière lettre du générique.
Habilement, Baumbach trouve sa voie dans ce récit volontairement abscons, cérébral mais qui s’en moque comme d’un chien qui se mord la queue. Un sens du spectacle où fusent les esprits philosophes de la fin du siècle ; on peut imaginer Bazin, Deleuze, Godard lui-même aimer ce gouffre de sens, cette ironie maligne jusqu’en la musique extraordinaire de Danny Elfman, cette mort à l’œuvre enrobée dans un papier à bonbon toxique.
C'est un peu un OVNI ce film. Il y a une alchimie assez réussie entre le trame de fond plutôt dramatique et le traitement qui peut se révéler comique. Je n'ai pas pu m'empêcher de voir des plans à la Spielberg, une façon de filmer qui arrive à nous captiver malgré la longueurs de certaines scènes. On est en pleine allégorie sur les représentations de la mort. Et la gestion de nos angoisses face à celle-ci joue un rôle central. On sent également une forte critique du consumérisme américain avec l'idée d'une fuite en avant pour ne pas se confronter à la réalité. L'ensemble est assez déroutant et offre une œuvre atypique. Le genre de film qui peut clairement diviser les spectateurs.
Netflix permet des films hors norme. Qui ne passeront probablement jamais sur des chaînes classiques. Posséder Netflix permet de ne rien manquer de l'inventivité de scénaristes et offre aux acteurs de renom d'oser. Ici, la peur de la mort est traitée de façon insolite. L'ironie est à son paroxysme. Ma note reflète l'envie de ne pas conseiller ce film. Il faut y venir seul. Sans influence. À l'image de nos photos de vacances qui n'intéressent personne.
Il n'y a que les gens intelligents qui peuvent savourer ce non film c'est un ovni ce n'est absolument pas prétentieux ni verbeux comme disent les imbéciles,c'est très fin,mais c'est comme un épisode de streeptize,c'est incohérent et pourtant le message est là,l'image est belle les personnages sont hauts en couleurs,j'ai vraiment aimé le second rôle du prof noir ,cette acteur est exceptionnelle dans ce rôle, Adam et sa femme et les enfants sont tousse bon acteurs, n'écoutez pas les critiques,ne cherchez pas ici un film classique c'est autre choses c'est absolument pas bobo
Chiant à mourir, des dialogues pompeux qui n'aboutissent à rien en veux-tu en voilà. C'est le grand déballage du n'importe quoi, long,lent, ennuyeux, aucun intérêt.
Trois étoiles pour la fin hymne à la consommation rédemptrice et curative de tous les maux personnels et sociaux. Sinon le film se cherche entre apocalypse et relations familiales. De bons moments parsèment le film mais n'arrivent pas à rendre cohérent le discours. Tout le monde n'est pas Terry Gilliam
Évidement c'est un film déroutant et décalé. Quasiment entièrement allégorique dans la ligne du dernier Charlie Kaufman. Mais ca réflexion sur la peur de la mort, sa direction d'acteur et sa mise en scène ultra signifiante en fond finalement un vrai plaisir de cinéma.
Dan de LILO est certainement un trés grand écrivain dont j’ai Lu toutes les œuvres. Mais si la perception de sa pensée est limpide à travers l’écriture, pense que c’est véritablement une erreur considérable de tenter de l’adapter. Car la plupart du temps les images font contresens. Au lieu d’enrichir le texte et donc une très grande déception malgré quelques séquences assez réussie en ce qui concerne l’accumulation de la consommation.
Noah Baumbach est l’un des grands auteurs indépendants américains de ces dix dernières années et a signé deux chefs d’œuvre avec Marriage Story et Frances Ha. Pour sa troisième collaboration avec la plateforme Netflix, il retrouve son acteur fétiche Adam Driver et son épouse, la brillante actrice/réalisatrice Greta Gerwig. Et il s’attaque à l’adaptation d’un roman de Don DeLillo.
Extrêmement bavard et souvent délirant sans être drôle, le film de Noah Baumbach ne s’avère hélas jamais pertinent
On a la douloureuse impression que le réalisateur a perdu la maitrise sur son œuvre.
Suite ici https://www.lecinedublanclapin.com/post/white-noise