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gerard stevenson
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1,5
Publiée le 15 octobre 2023
L'ennui que ce portrait de cette jeune fille spoiler: ayant subit l'inceste qui se veut être femme. Pour cela, elle s'habille, se maquille, se coiffe comme une femme. Mais c'est comme une "vieille' avec ses habits à dentelle, son chignon. Aussi, cela se comprend car quand on voit le père, celui-ci a l'âge d'être son grand-père. Donc un ennui venant de l'interprétation de la jeune fille : aucune émotion que cela soit la tristesse, la colère ou même la joie. Et puis ces scènes : le confessionnal quand elle est blottie dans son armoire ; la fois où elle pénètre dans sa maison scellée en poussant sur un vantail d'une fenêtre ; le regroupement des jeunes du foyer autour d'une bouteille d'alcool.
Un film déchirant qui explore avec finesse et pudeur un sujet terriblement tabou. Il faut pourtant libérer la parole et laisser aux victimes la place de s'exprimer à leur guise. C'est ce que fait ici Emmanuelle Nicot, avec une retenue incisive. Un film nécessaire et bouleversant, emmené par une Zelda Samson brillante.
Dalva, 12 ans, est placée dans un foyer pour la protéger d'un père incestueux. Malheureusement pour la jeune fille toujours apprêtée, elle est dans un déni qui va demander un long travail de reconstruction. Pour franchir ce chemin semé d'embûches, elle peut compter sur son éducateur référent (Alexis Mannenti), et sa copine Samia. Emmanuelle Nicot signe un magnifique film porté par la fantastique Zelda Samson sur un sujet épineux. La vie au foyer, à l'école, l'amour pour son père ou encore le besoin de plaire à travers des tenues osées, tout cela est superbement mis en scène. L'évolution du personnage central est très justement traitée. Une réussite.
Dalva est victime d'inceste, sauf que pour elle , c'est comme ça que l'on justifie l'amour entre son père et sa fille. Film percutant qui montre le point de vue d'une gamine totalement aveuglée et coupée du monde extérieur. La jeune fille est très bien joué, le film est crédible et touchant.
Sur un sujet éminemment difficile, l'exercice était à haut risque, mais l'essai est transformé haut la main. La petite comédienne est parfaite dans ce rôle compliquée et complexe, où la maturité et la fragilités doivent évoluer de concert. Un très beau fille donc, et qui aurait certainement mérité une meilleure distribution pour dépasser les 50 000 entrées.
Mon Dieu ça c'est du film choc... j'ai a-do-ré ! Suivre cette petite fille de 12 ans arriver en foyer et se comporter comme une femme car elle a subi les assauts incestueux de son père pendant des années m'a vraiment remué... c'est super gênant, super réaliste et super malaisant ! En pius elle est attachante et on a vraiment envie qu'elle se sorte de tout ça mais c'est super tough à regarder... un petit bijou !! Vraiment...
Pour son premier long métrage, Emmanuelle Nicot livre un drame abouti qui dénote une justesse certaine, à l'image de la performance brillante de Zelda Samson, ce qui n'est pas étonnant quand on sait le travail de fond effectué en amont. L'ensemble s'avère cependant parfois un peu attentiste voire austère, comme si la réalisatrice refusait volontairement d'insuffler trop d'émotions à son histoire. Dommage.
Je pense vraiment que je vais avoir du mal à parler de ce film tellement il là boulversé et toucher. Car oui le long métrage parle d’un sujet horriblement difficile à aborder et Emmanuelle Nicot le fait avec brio et subtilité. Le format choisi est extrêmement intéressant, l’image prend toute la place de l’écran ce qui permet de nous sentir plus proches des personnages et plus impliqué dans le récit, elle renforce ce sentiment avec sa mise en scène très intime avec des gros plans sur les visages pour capter le mieux possible l’émotion des personnages. La photographie est très belle et la BO est particulièrement bien utilisée.
La grande révélation du film c’est évidemment Zelda Samson qui joue extrêmement bien, surtout pour son âge (12 ans au moment du tournage), accompagné de la seconde révélation qu’est Fanta Guirassy qui est aussi parfaite dans son rôle. Alexis Manenti joue aussi très bien et on comprend son personnage, on partage donc ses émotions. C’est un film très humain avec des personnages extrêmement bien écrits et surtout merveilleusement bien interprétés pour tous le monde. Comme je le disais tout à l’heure, le long métrage traite d’une chose qu’aucun jeune ne devrait subir et qui est trop peu ou trop mal abordé au cinéma je trouve : l’inceste.
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3,5
Publiée le 28 juillet 2023
Avant de pouvoir se reconstruire, il faut d'abord réaliser et comprendre. C'est pour Dalva le début d'un long processus durant lequel elle devra apprendre le sens d'une relation et de l'affection. Arrachée à un père incestueux, elle a été transformée en petite femme. Un lavage de cerveau qui fait mal au cœur notamment quand on l'écoute parler de cette relation comme s'il s'agissait d'une relation amoureuse. Des paroles innocentes dans la bouche d'une enfant qui sont très dures à entendre en tant qu'adulte. Il y a des scènes très fortes comme cette prise de conscience ou encore certaines rechutes lorsqu'elle croit devoir quelque chose aux autres. Avec son premier long-métrage, Emmanuelle Nicot dresse un portrait délicat à hauteur d'enfant sans jamais tomber dans le mélodrame sordide plein de détails. La réalisatrice voit également plus large en évoquant le rôle de la justice et des éducateurs pour "réinsérer" ces enfants dans une société qui n'est pas forcément prête. Un film sensible, touchant et important porté par une formidable Zelda Samson.
Tres bon film qui dans sa pudeur laisse entrevoir le pire. Qui survole un peu, mais suffisamment a quel point on peut perturber un enfant. Techniquement tres reussi, sobre mais subtil. Des acteurs parfaits, une camera fragile. Le film termine la ou les vrais problemes vont commencer. C est tout aussi bien.
Une façon tout a fait singulière d'aborder le thème de l'inceste en nous présentant le point de vue d'une jeune victime qui ne comprend pas en quoi ce que son père lui faisait était mal et qui n'a qu'une envie : le revoir.
Après une première scène forte en intensité, le reste du film à peiné à me convaincre.
Outre la question de la crédibilité d'un tel postulat de départ, ce qui m'a le plus dérangé est que, même si la jeune fille semble effectuer un cheminement intérieur au fil de l'histoire, le film ne s'intéresse vraiment pas suffisamment à comment elle est accompagnée pour être débarrassée de cette emprise et préfère cantonner les professionnels qui l'entourent dans des personnages mal dessinés et caricaturaux, que ce soit celui la psychologue, transparente et d'une passivité désarmante ou de l'éducateur "spécialisé", dont la seule façon de communiquer avec l'adolescente est de lui aboyer dessus. Le scénario donne ainsi l'impression désagréable que cette jeune victime doit faire ce travail de prise de conscience toute seule et, jusqu'à la scène finale, le spectateur n'est pas convaincu qu'elle y soit vraiment parvenue, ce qui est tout même assez gênant, étant donné le sujet traité. Il est toutefois assez touchant de la voir s'ouvrir et sourire au fur et à mesure que le film avance.
Je n'ai pas vraiment apprécié non plus les premières scènes dans le centre d'accueil. Le refus premier d'y rester, l'éducateur en échec et mal respecté, la fugue, l'hostilité des autres pensionnaires, l'amitié qui finira par se nouer avec l'une d'entre eux... et cette l'impression d'avoir déjà vu ces scènes cent fois déjà (pas plus tard que dans le film Petites, il y a quelques semaines).
La jeune actrice,@zeldabilliesamson , est en revanche très convaincante et dégage une personnalité intéressante. Il est fort à parier que grâce à une telle intensité de jeu nous la revoyons régulièrement dans les années à venir (futur meilleur espoir féminin ?).
Dalva est une jeune fille de 12 ans exfiltré en pleine nuit par les forces de police d’un appartement où elle vit avec son père. Les premières minutes sont tendues et le spectateur non informé du sujet (comme c’est mon cas à chaque fois) se demande bien ce qu’il se passe ici avec cette jeune fille qu’il faut retenir fermement pour éviter qu’elle n’empêche l’arrestation de son père. On comprendra très vite les raisons sordides et à la limite de l’entendable qui justifieront cette descente policière musclée. Placée très vite dans un foyer d’aide à l’enfance, l’heure dix du film restant d’un film concis (1h20) sera consacrée à nous montrer sa reconstruction. Pour jouer ce rôle phare éprouvant et viscéral, rien de mieux qu’une jeune fille ayant l’âge du personnage. Filmé à sa hauteur, on ne peut que saluer la puissance d’interprétation de la jeune Zelda Samson, saluée par ailleurs dans de nombreux festivals. Zelda jouant Dalva, mais c’est un concours de prénom zarbi ce film !!! Emmanuelle Nico, avec ce premier film dont on peut saluer le sérieux scénaristique, la concision et la mise à juste distance de son sujet, marche sur les pas de ses illustres metteurs en scène belges friands de thématiques sociales ardues. Somme toute, ce film est peu novateur quant à son fond et sa forme. Les ellipses évocatrices, la scène de la danse ou la coupe de cheveux signes de renaissance sont autant d’éléments narratifs vus et revus pour évoquer la reconstruction. Pour moi, ce film manque aussi de psychologie aussi bien du côté des éducateurs que du système social. Comment plonger une enfant coupée du monde extérieur depuis des années dans le monde âpre des ados en une seule nuit sans passer par un sas préservé et un accompagnement psychologique ? Une carence assez rédhibitoire d’un film aux intentions pourtant louables. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Je n'aime pas ce type de réalisation : format carré , très gros plans, flous à outrance, montage cut qui ôte toute émotion. Piètre image des éducateurs et de la non-prise en charge psychologique d’une enfant assimilée à tort à une délinquante.
Après un court-métrage en 2016, la jeune Emanuele Nicol passe derrière la caméra avec un premier long-métrage. Une première œuvre rare, d’une incroyable maitrise que ce soit dans sa réalisation ou dans son écriture. Aussi épuisante, troublante et bouleverssant, ce premier long-métrage est aussi intense que fascinant à regarder. Emmanuele Nicol a écrit un film unique en son genre qui aborde la question des abus mais d’une façon totalement novatrice. La photographie du film est vraiment magnifique tout comme la bande-annonce à la fois douce et amer puis grave.
Puis que dire de la jeune Zelda Samson qui fait ses débuts au cinéma. Sa performance vous prends aux tripes. Elle est complètement déchirante dans ce rôle d’adolescence torturer entre ses racines et son avenir qui se dessine. «DALVA», c’est la naissance d’une conteuse hors-pair : Emmanuelle Nicol qui semble être une des meilleures réalisatrices de sa génération ; maniant aussi bien l’écriture que les images. D’un autre côté, c’est la découverte d’un talent brut, signe d’un espoir. Et enfin, «DALVA» c’est le coup de maître qui se transforme en master class. Si tout les premiers films ressemblait à ça et si chaque film était aussi bien travailler que celui-ci, le cinéma renaîtrait véritablement. J’espère que les Césars seront là car ce film malgré son tragique est un véritable joyaux. On touche de près le "chef d'œuvre".
Incommensurable ennui, immense perte de temps, je me suis presque endormie sur la fin. Rien ne m'a touchée, ni l'histoire ni l'actrice principale. Je passe !