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Isabelle Blottiere
3 abonnés
27 critiques
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5,0
Publiée le 17 juillet 2026
Film très bon. Il est épuré de tout drama et c'est en toute simplicité que l'on peut observer le point de vue de cette jeune fille. On observe sa perte puis son réancrage. Emmanuelle Nicot nous amène dans le cœur même de ce drame sans trop en faire. Zelda Samsom Bravo.
« Dalva » traite de l’inceste parental sans jamais rien montrer de frontal. Le film fait ressentir avec force la manipulation et la domination exercées par le père, notamment à travers le contrôle du corps, de l’image et du comportement de sa fille, façonnée pour devenir désirable. Ce n’est qu’à la fin du film que débute le long chemin pour s’extraire de cette emprise paternelle. Le mécanisme de l’emprise parentale sur l’enfant incesté à déjà été abordé à de multiples reprises au cinéma, mais ici c’est traité avec une subtilité et une délicatesse remarquables.
Sujet délicat, tellement révoltant !! La reconstruction de cet enfant doit être dure . Difficile de rejeter un être parental qui vous fait tant de mal . Très bons acteurs , le foyer est montré avec des éducateurs très à l’écoute. Mercii pour ce film tout en finesse .
Alors là, je tombe vraiment de très haut. Après avoir vu tous les bons avis + la bande-annonce, j'avais hâte de le voir et hélas, la surprise n'a pas été au rdv. Pour ma part, j'ai déjà vu tellement de fois ce sujet à l'écran que j'avais l'impression de voir une copie d'une copie d'une autre copie. Alors ok, la jeune actrice principale est douée, les personnages sont attachants dans l'ensemble, c'est touchant ... mais pour le reste, je n'ai pas retenu grand-chose. C'est dommage car il y avait un réel potentiel mais exploité à 100% selon moi. Il y avait clairement mieux à faire mais peut-être que je suis trop difficile. À vous de voir. 11/20.
L’amour empoisonné, et le long désapprentissage d’une relation toxique
Dalva ne cherche ni le scandale, ni le pathos. C’est un film pudique, mais implacable, qui ausculte la lente sortie d’un engrenage invisible : celui d’une enfant manipulée, persuadée d’avoir été aimée, alors qu’on l’a volée à elle-même.
Tout tient dans ce désaccord fondamental entre le corps et l’âme. Dalva agit comme une adulte, mais vacille comme une enfant. Ce n’est pas un récit frontal sur la violence, mais un chemin de reconstruction intime, discret, souvent douloureux. Le film capte ce moment suspendu où une victime doit désapprendre ce qu’on lui a fait croire. Et ça passe par des détails : une posture, un maquillage trop soigné, une voix trop assurée.
Le regard du film est d’une justesse rare. Il montre comment on peut être façonné par un faux amour, comment l’enfance peut être parasitée par une affection toxique. Ce n’est pas une croisade contre un bourreau, mais un récit de reconquête de soi. Il y est question de réapprendre la tendresse, le respect, les frontières, et de découvrir que vivre, ce n’est pas plaire ni séduire.
Le film touche aussi par sa représentation du quotidien des foyers sociaux. Sans angélisme : on y voit autant la solidarité que les dérives, les maladresses des éducateurs que leur engagement sincère. La caméra ne juge jamais. Elle observe. Elle laisse l’humain transparaître, dans sa complexité.
Zelda Samson impressionne par sa capacité à incarner le déni, le contrôle, puis le relâchement. En face, les adultes sont souvent dépassés, mais humains. L’éducateur, en particulier, n’est ni héros ni modèle : il fait avec ce qu’il a, avec parfois plus de maladresse que de tact. Et c’est aussi ce qui rend le film crédible.
La mise en scène, sobre et sans artifices, épouse parfaitement le sujet. Pas de musique soulignée, pas d’effets tire-larmes. On avance à hauteur d’humain. Par moments, cette retenue frustre un peu, on aurait aimé un peu plus de souffle, mais elle reflète aussi l’humilité d’un cinéma qui préfère accompagner plutôt qu’expliquer.
Surtout, Dalva n’est jamais naïf. Il ne cherche pas à enjoliver. Il nous laisse deviner que cette enfant restera marquée. Elle avance, oui, mais avec une cicatrice. Et c’est ce qui rend le film si profondément humain.
Un film nécessaire. Qui ne fait pas la leçon. Mais qui la laisse naître, doucement.
L'emprise d'un père, la vie en foyer, le passage de l'enfance à l'adolescence. Un cocktail qui aurait pu être pathos ou rebel. Ici on a un très bon film, très bien raconté, très bien monté, remarquablement interprété par tous les acteurs. Mention spéciale à la jeune et très intense Zelda Samson. Elle est incroyable. Belle claque que ce film.
Quoi qu'un peu longuet sur sa deuxième partie, Dalva aborde avec force mais subtilité un sujet particulièrement difficile. Les détails sordides sont parsemés avec délicatesse tout au long de ce film à la fois dur, tendre et poignant. Prestations fantastiques.
Dalva est un film très émouvant, mais heureusement, il y a aussi des moments drôles pour balancer le sujet. Personnellement, je n'ai pas aimé ce film, c'est un beau film mais pas pour moi. Je préfère des films moins serieux pour me relaxer. J'ai aussi trouvé que la bande annonce ne donne pas une bonne idée du sujet du film. Contrairement, ce que j'ai aimé est que le film a de belles scènes et beaucoup de symboles.
C'est un beau film, l'histoire est bien presentée. Personellement, je pense que c'est très choquant mais ça c'est parce que la violence sexuelle se passe aussi dans la vraie vie plus qu'on pense. C'est encore un grand tabou dans le monde et selon-moi je pense que c'est bien qu'ils ont fait un film sur ce sujet.
Excellent film qui permet de comprendre en profondeur le mécanisme de l'emprise. L'actrice principale est extraordinaire, les personnages secondaires qui vont l'aider à se libérer sont également formidables. La mise en scène, de l'ombre à la lumière, est d'une grande intelligence et sensibilité. 50
Un film prenant qui part d'une abjecte dérive "paternelle" et nous aide à prendre conscience de la complexité de cette situation pour leurs jeunes victimes. Le jeu de la jeune actrice - héroïne - est d'une incroyable justesse. A voir
spoiler: Dalva est une petite fille de douze ans qui s'habille comme une femme pour faire plaisir à son père, qui abuse d'elle. C'est le point de départ du film, qui nous fait rentrer immédiatement dans l'histoire. Le film commence par l'arrestation de son père. Le spectateur ne comprend pas tout de suite. Dalva ne comprend pas. Pour le reste du film nous suivons l'évolution de Dalva sur cette situation et sa perception des choses. Le film évoque sa relation avec les enfants de son âge dans l'institution où elle est placée, sa relation avec sa mère, sa relation avec son père, sa relation avec son éducateur (Alexis Manenti). Ses relations sont souvent basées sur la séduction.
Emmanuelle Nicot a choisi un sujet difficile, traité avec justesse, c'est-à-dire sans pathos inutile, sans jugement pour la petite fille, par petites touches. Porté il est vrai par Zelda Samson dans le rôle de la petite fille, qui crève l'écran. Un film très fort sur le sujet et très fort sur la forme.
La justesse de Dalva tient à la complexité de la période abordée, à laquelle répondent un scénario ainsi qu’une réalisation impressionnistes, faits de petites touches de couleurs tantôt sombres tantôt lumineuses : il s’agit, en somme, de capter l’emprise et la violence nécessaire pour établir une distance avec elle, de raccorder le personnage principal à son statut légal de mineure et à son rôle familial de fille et social d’enfant (jeune adolescente), en réponse aux chimères incestueuses du père. Dalva apparaît tiraillée entre une marginalisée qu’a créée sa situation personnelle et la nécessité d’une réinsertion dans la société, dont l’école incarne le premier bastion ; nous suivons alors une heure et demie durant ses louvoiements, et l’antithèse entre le vêtement érotisé et le recroquevillement de l’enfant dans l’armoire, sa peluche serrée dans les bras. Pour son premier long métrage, Emmanuelle Nicot perçoit les écueils propres au genre investi mais s’en tient à bonne distance : elle ne tombe ni dans la surcharge misérabiliste ni dans un sentimentalisme facile ; et cette navigation en eaux troubles porte de remarquables prestations, celles des jeunes comédiennes surtout, Zelda Samson en tête. Une réussite, pleine de sensibilité et d’espoir – la dernière question posée par la mère ne concerne-t-elle pas l’avenir de sa fille ?
Un film fort un film beau sensible et très utile. Il nous raconte l'inceste et la culpabilité de la victime Il nous parle aussi de l'aliénation parentale. Le tout est très bien joué très bien mis en scène et à voir !