Un duo de nombrilistes. Images et dialogues sans intérêt aucun. Ce film ressemble au développement à petit budget d'une idée qui serait venue tard le soir lors d'une conversation entre les têtes d'affiche.
Voyages en Italie retient évidemment l'attention par son réalisme et son engagement absolu à documenter l'infra-quotidien, ces micro-événements qui n'ont habituellement jamais leur place dans un film. Cela a l'air simple, un peu amateur dans la réalisation, mais le procédé est en fait d'une grande complexité, comme le révèle la scène finale du film, qui constitue peut-être aussi le deuxième voyage promis par le titre. Entre temps, Sophie Letourneur parvient à capter tout un tas de moments apparemment anodins, mais qui forment ensemble un fil rouge nous permettant de comprendre un peu mieux comment fonctionne le vieux couple formé par Jean-Fi - Sophie et nous attacher à eux. C'est souvent drôle, et tout à la fois modeste et brillant.
Singulier, inattendu, sans frime, particulier. J'adore. C'est plutôt un poème qu'un film. On se fiche du récit, du scénario car on est dans le présent.