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64 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 mai 2023
J'ai beaucoup aimé l'empreinte minimaliste du film qui depeint un quotidien qui nous parle à tous, sans omettre toute la richesse émotive d'une jeune artiste. On peut ajouter à cela une dimension animaux friendly (j'irai même jusqu'à penser que c'est un des leitmotiv du film) puisqu'on assiste à un soutien réciproque de l'animal (ici un pigeon) à l'homme, et de l'homme au pigeon, aux moments où ces protagonistes en ressentaient le plus le besoin.
Daoud O
Daoud O

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mai 2023
Nul,sans intérêt,du nombrilisme à l'image de l'art contemporain.je ne comprends pas que l'on puisse passer toute partie du film à nous bassiner avec l'histoire d'un pigeon.Bref,il faut faire attention à ces critiques qui pensent à leur croûte avant tout.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2023
Il y a évidemment un côté caricatural de cinéma indépendant US dans ce film, chronique minimaliste de la vie d’une artiste contemporaine, entre création, petits tracas du quotidien, exposition et tensions familiales. Tendance arty, pour happy few. Le scénario est mince, comme toujours chez Kelly Reichardt. Mais comme toujours, il ne manque ni de délicatesse, ni de subtilité dans l’approche. Et tout se tient, en toute simplicité, sans être ennuyeux, sans être mémorable non plus. La communauté artistique du film, petit monde fonctionnant en vase clos, est décrite avec un mélange d’empathie et d’ironie légère. Le portrait du personnage principal est peint sans concession au fil de scènes qui disent, par petites touches, ses aigreurs et ses jalousies, son stress et ses névroses – radiographie d’émotions qui se moque d’être sympathique. Le rôle est assez ingrat pour Michelle Williams, ronchonne, mal fagotée, jamais souriante, mais l’actrice est toujours convaincante. Le rôle du pigeon et son point de vue final sont aussi intéressants, à la fois vecteurs d’identification et de mise à distance. L’air de rien.
Sergente pepper
Sergente pepper

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2023
Le cadre et le propos du film est original et prometteur: Une école d'art plastique dans l'Oregon (Poterie, tissage, videos, aquarelles..), le portrait doux amère de deux femmes artistes au travail, qui vivent en voisines. Différentes, mais pas tant que ca. On prend le temps de vivre leurs relations et leurs oeuvres , la création visuelle n'est pas ici juste un prétexte, on y accorde un vrai regard et c'est très chouette, mais... la poésie et la qualité réelle des créations de nos protagonistes ne parviennent pas déteindre sur le film qui se déploie timidement et reste un objet cool et charmant sans vraie dramaturgie, ni profondeur. Aussi, le jeu de l'actrice principale ne m'a pas tout à fait convaincue, alors que tous les autres personnages sont très justes. Dommage.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2023
Une jeune artiste sculptrice est en retard pour préparer ses œuvres, à quelques jours d'une exposition qui pourrait la faire connaître dans le milieu. Stressée par son quotidien, sa famille et ses proches, elle adopte un pigeon blessé le temps de sa convalescence, qui assiste à son processus créatif. En salle le 3 mai.

spoiler: [spoiler]Showing Up m'a profondément ennuyé pendant la totalité de la durée de la séance. La pauvre Michelle Williams si impressionnante dans The Fabelmans se retrouve limitée au possible à jouer un personnage sans charisme, sans aspérité, sans personnalité, qui n'a visiblement pas l'autorisation de sourire. La vision du monde artistique est molle à souhait : aucune âme ne semble émaner du processus créatif des artistes du film, c'en est presque industriel. La seule star du film est un pigeon qui finit par s'envoler, libre. Com[spoiler]
me je l'a[/spoiler]i envié ![/spoiler]
AdrianoStudio
AdrianoStudio

289 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2023
Ça c'est du cinéma !
Du sous texte, de la substance et de la complexité tout en subtilité, une grande actrice.
Katarina Bella
Katarina Bella

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2023
Ce film sur la vie minuscule d'une artiste ne m'a pas enthousiasmée. Quel est l'objectif de la cinéaste -qui a par ailleurs réalisé de beaux films- nous démontrer que la vie des artistes est aussi ennuyeuse ou plus ennuyeuse que la nôtre, que les artistes sont des autistes?
tuppence
tuppence

12 abonnés 117 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mai 2023
1h48 de rien: pas d'intrigue, pas d'action, pas de surprise. Si vous aimez les films d'action, voir comédie, comédies romantique, thrillers...passez votre chemin. Il s'agit d'une sorte de documentaire suivant la préparation d'une artiste avant son expo.Il pourrait très bien passer sur Arte ou France 5.
Les acteurs sont "mal fagotés", ne donnent pas envie. Qu'interprétent-ils?
Mention spéciale pour le chat et l'oiseau uniquement.
Pierre P.
Pierre P.

5 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2023
Kelly Reichardt nous propose depuis ses débuts un cinéma subtile qui joue des codes dramaturgiques pour les décaler un peu ou tenter de frayer un autre chemin. Ici, la dimension portrait ou chronique prend le dessus et pourrait paraitre un peu en deça de la puissance des films précédents (tous magnifiques). Pourtant, peu à peu, quelque chose prend si l'on fait l'effort de rentrer dedans. Ce portrait d'une artiste au travail m'a paru d'une grande justesse, entre solitude concentrée, frustration (tout le monde de l'art, avec ses solidarités mais aussi ses petites jalousies, y est bien décrit) et archéologie familiale un peu lourde (le frère, la mère, le père). Après l'art de KR opère dans les détails. J'en vois quelques uns, amusants et futés. Lorsque sa voisine, son amie et propriétaire, rentre après son propre vernissage, on l'entend revenir avec un homme, elle rit, elle est un peu éméchée, Lizzy (Michelle Williams) travaille mais on voit qu'elle entend et que ces rires sont aussi le reflet de sa solitude. Elle prend une sculpture et l'enfourche sur son socle et un piédestal. J'y ai vu comme une réponse ironique à l'érotisation de la voisine. Autre moment, lors du vernissage, les longs travellings sur les sculptures qui apparaissent comme de subtiles miroirs de l'artiste et de ses proches. On voit aussi le regard du père, précis et élogieux et la joie de Lizzy (le père est un potier à la retraite). Bref, je le dis vite et mal mais c'est pour ces détails (la figure de l'oiseau aussi, plus métaphorique avec sa blessure et son envol final) que le film est d'une grande justesse et sous ses dehors un peu mineurs d'une belle profondeur.
Michele Saint-Ferdinand
Michele Saint-Ferdinand

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mai 2023
Difficile de trouver un film plus ennuyeux
L'intrigue est inintéressante
L'épisode du pigeon blessé que l'on sauve et qui s'envole à la fin du film est ridicule
Le personnage principal donne l'impression de tellement s'ennuyer dans sa vie de sculptrice que l'on a envie de lui conseiller d'aller se noyer
Cette histoire d'eau chaude qui ne peut pas arriver dans sa salle de bains est sans intérêt
Bref...à éviter
Il y a tellement de belles choses à voir !
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2023
      Quand on a beaucoup apprécié le précédent opus de Kelly Reichardt, on est d'abord décontenancé, puis carrément déçu par cette histoire qui lambine sans aller.... nulle part. Des personnes ont quitté la salle au milieu du film: 
     Lizzie (Michelle Williams) vit dans une communauté d'artistes (moitié paradis terrestre, moitié dépôt d'ordures, au milieu de la forêt de l'Orégon) autour d'une école d'art dont sa mère, dynamique et pétulante, est la directrice. Le père (ils sont séparés depuis longtemps), ancien potier, flirte avec l'Alzheimer et entretient un couple de parasites. Il y a aussi un frère, qui habite un peu plus loin, qui est bipolaire et semble présentement avoir plongé grave. Bref, une famille plutôt disfonctionnelle dont Lizzie semble beaucoup se soucier. 
     Lizzie vit seule avec son gros chat roux, Ricky et fabrique de bizarres petites figurines féminines, qu'elle modèle puis vernit, à la fois un peu sorcières et assez apaisantes; elle va avoir une exposition personnelle dans une galerie d'art et se sent charrette; elle loue sa maison à sa copine chinoise Jo (Hong Chau), elle aussi artiste (des installations bariolées de tissages, perles, plumes....), elle aussi préparant une expo, elle aussi charrette... mais infiniment plus débrouillarde que la pauvre Lizzie. Lizzie n'a plus d'eau chaude, elle ne peut plus se laver depuis 15 jours..... So what? so what, rien du tout. 
       Ah, n'oublions pas le pigeon à l'aile cassée (Ricky a voulu se faire un petit salmis) que Jo a bandé, mais c'est surtout la bonne Lizzie qui s'en occupe. So what? Le pigeon s'envolera à la fin du film! La seule action notoire au cours des deux heures écoulées...
     Bon, c'est un joli portrait de femme, une femme introvertie (quoiqu'aimable), sans vie sentimentale et avec une vie amicale limitée, de celles dont on ne parle jamais, et pourtant elles existent et sans doute ont elles une vie intérieure bouillonnante; de celles qu'on ne montre jamais.  Est ce suffisant pour bâtir un film? C'est la question....

 
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2023
Kelly Reichardt prend des risques en choisissant d'axer son scénario sur le personnage d'une artiste névrosée, totalement égocentrée et dépourvue de réelle empathie. En effet, sa préoccupation pour son père ou son frère semble davantage dictée par une forme d'instinct que par un intérêt sincère. En revanche, l'importance prise par le pigeon blessé recueilli par la voisine de Lizzy, auquel cette dernière s'attache un peu comme à une bouée, place le personnage joué par Michelle Williams en marge de ses condisciples. L'actrice, pas à son avantage physiquement, réussit à faire exister cette artiste taciturne, sans user du moindre artifice et sans décocher un sourire. On peut la préférer dans "La dernière piste" ou "Certaines femmes" mais il faut lui reconnaître ici une vraie densité dans l'antipathie dégagée.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2023
Un film sur rien

Kelly Reichardt n’est pas une spécialiste du film d’action. A en juger par La dernière piste, Night Moves, Certaine femmes et First Cow, elle sait prendre son temps et fait plutôt dans le contemplatif. Et, le moins qu’on puisse en dire, ces 108 minutes ne dérogent pas à l’habitude. À quelques semaines du vernissage de son exposition, le quotidien d’une artiste et son rapport aux autres. Le chaos de sa vie va devenir sa source d’inspiration... On est en droit de détester ce genre de films, - c’est sûr on est loin de Dany Boon ou des super-héros qui envahissent littéralement les écrans à l’approche de l’été -, mais il faut aussi savoir apprécier ces moments, devenus trop rares, de cinéma organique, de fixité, qui nous parlent de la fusion entre la création artistique et l’ordinaire du quotidien. Une expérience.
Le film a été inspiré par Cynthia Lahti – la véritable créatrice des œuvres que l’on voit à l’écran -, qui était sur le point d'arrêter sa carrière, s'interrogeant sur la légitimité de son travail. Ce drame déconstruit en quelque sorte le fantasme du génie. Ici, le fait de devoir travailler à son art quotidiennement est avant tout une nécessité ne serait-ce que pour payer son loyer. Le tour de force est, en l’occurrence de nous intéresser à des personnages plutôt antipathiques à travers une non-histoire, mais plutôt une suite situations qui relèveraient simplement du quotidien le plus banal s’il n’y avait l’œil de cette réalisatrice décidément pas comme les autres. Le titre du film renvoie au fait de se présenter sur son lieu de travail tous les jours. Ensuite, l’idée de se montrer présent pour les autres, pour ses amis, pour les gens qu’on aime. Poétique, philosophique, d’une lenteur calculée, ce film reste réservé à des cinéphiles avertis.
Michelle Williams, pour sa 4ème collaboration avec Kelly Reichardt, est égal » à elle-même, formidable de présence subtile. Hong Chau, André Benjamin, Heather Lawless, l’entourent tout au long de cette réflexion su l’Art et la création qu’elle soit géniale ou pathétique. Souvenons-nous du magnifique Paterson de Jim Jarmush pour ce qui est du sujet. Comme d’autres je parlerai d’un « film sur rien », ou sur des choses aussi ténues que la contrariété, la quotidienneté, l’inconfort physique et mental, et l’art à l’épreuve de tout cela.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2023
Bon, il y a une patte Kelly Reichardt, un savoir-faire indéniable.....Pour moi la mayonnaise a pris. C’est un film sur la patience, probablement filmé à Portland (Gallery Nationale)…C’est un subtil hommage à la création, à l’art spoiler: (je cite de mémoire : « La poésie est la voix de la terre » (si vrai) ou « l’art ne nait que dans le chaos »
??? N’attendez pas un film intellectuel, un bouleversement, la réalisatrice fait un magnifique pied de nez à l’art, spoiler: avec une scène finale où un pigeon, sort tout le monde de la réalité, subtil et grandiose…
..D’ailleurs ce pigeon, occupe une part du film, autant que la créatrice et ses sculptures…On n’échappe pas à la réalité….Les artistes le savent….Le film est lent, chaleureux, interprété avec grâce et tranquillité, dans ce Portland où la vertu principale est le calme ??? Aux esprits modernes de s’adapter…Ainsi va le sens de l’histoire…UN film subtil vous dis-je…UN film « d’atmosphère » qu’il serait dommage de rater, surtout par ceux qui connaissent la réalisatrice qui fait preuve ici, d’un brillant éclectisme…J’ai aimé.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mai 2023
Que raconte Showing up ? A vrai dire, pas grand-chose.

Y voit-on la puissance créatrice d'une artiste ? Pas vraiment : son quotidien est scrupuleusement décrit, certes, mais sans que l'on puisse réellement faire de rapport entre son vécu (les petites contrariétés de la vie quotidienne, d'affreuses chaussettes qu'elle porte en toutes circonstances, un problème de chaudière, les minuscules blessures d'égo) et ce qu'elle crée.

Y mesure-t-on les affres de la vie d'artiste ? Non, simplement ceux du quotidien d'une quidam. D'ailleurs, si le personnage joué par Michelle Williams était professeur de technologie, cela ne changerait pas réellement la teneur du film. Si ce n'est qu'elle parviendrait probablement à prendre une douche.

Est-ce que la mise en scène est remarquable ? Pas du tout. Kelly Reichardt applique ici son habituelle façon de filmer : une manière neutre, blanche pourrait-on dire, qui ne semble viser qu'à s'effacer devant le peu qui est montré.

Comme presque toujours devant les films de cette réalisatrice (sauf First cow, et le dernier volet de Certain Women), je suis donc désarçonné devant l'enthousiasme critique avec lequel est accueilli Showing up. En quoi filmer l'insignifiant de façon insignifiante peut-il être intéressant ? C'est un mystère pour moi, que je ne renonce toutefois pas à percer puisque je vais consciencieusement voir tous les films de Kelly Reichardt.

J'avais initialement envie d'utiliser le terme d'épure pour parler de ce film, mais il faudrait ici inventer un autre terme, qui correspondrait à ce que l'on obtient quand on simplifie une épure, quand on la réduit à sa plus simple expression, quand on renonce à tout artifice (de photo, de mise en scène) qui viserait à faire surgir la beauté à l'écran : écran blanc peut-être ?

Pour les amateurs d'eau tiède et de paysages de rien.
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