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Juliette Declercq
1 abonné
8 critiques
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5,0
Publiée le 21 septembre 2022
Un film d'une beauté folle, des acteurs au sommet. Rebecca Zlotowski, accompagnée de son équipe, réussi à nous plonger dans l'histoire de cette femme que nous connaissons tous et dont on parle peu. Emouvant à souhait.
Quel ennui... Je ne comprends pas les critiques professionnelles élogieuses et me sens moins seule en lisant celles des contributeurs sur ce forum. Moi qui suis très émotive, je n'ai rien ressenti devant ce film gnan gnan, décousu, dont les scènes se succèdent sans rapport les unes avec les autres, superficielles, sans tension dramatique. Des seconds rôles sans consistance ni intérêt. On attend vainement un fil conducteur, ou un rebondissement. On ne s'attache pas aux protagonistes, bisounours, évoluant dans un milieu très privilégié qui ne correspond en rien au quotidien d'un prof...ni à la réalité des gardes partagées... Et Virginie Efira de tous les (gros) plans ou presque. On voit la fascination de la réalisatrice, mais s'est elle demandée si ça intéresserait les spectateurs? J'aimais bien Virginie Efira, mais là j'ai une indigestion. Et que Roshdy Zem est il allé faire dans cette galère? A fuir.
Un film à la fois très romanesque et très réaliste. Le point de vue est celui de l'être, pas celui d'une maternité forcée ou d'une masculinité forcée. Le point de vue est subtil, délicatement émotionnel, pas du tout fait pour un dossier de l'écran. Ce film est digne des grands films romanesque américain, avec Meryl Streep ou Gena Rowlands. Et Virginie Efira fait toujours partie de mes comédienne préférée, elle est vraiment choupinette, the girl next door, je suis en joie à chaque fois que je la vois.
« Belle Epine » possédait déjà une sensibilité là où on ne l’attendait pas. En imposant un compte à rebours déchirant dans « Grand Central », Rebecca Zlotowski s’en tire avec tous les honneurs, contrairement aux cas un peu plus embarrassants, mais loin d’être inintéressants, « Planétarium » et « Une Fille Facile ». Son retour triomphal à Venise confirme cependant que la cinéaste a passé un cap, celui de la maturité et de ces moments de vies qu’on nous a déjà raconté mille fois, mais avec justesse folle. Il est toujours surprenant de nous laisser tenter par une aventure aussi troublante aux côtés d’une femme, qui a longtemps refusé la maternité et dont l’indépendance semble toucher à sa fin. La beauté du geste consiste ainsi à dupliquer le plaisir de vivre chez elle, d’une manière aussi verbeuse que déchirante.
Ce n’est donc pas une surprise de voir le film démarrer sur une projection silencieuse des « Liaisons Dangereuses », car Rachel (Virginie Efira) devra faire face à la réalité et à des choix qui ont autant leurs conséquences dans le passé que dans le présent. L’institutrice surfe ainsi sur la même vague tout le long d’une intrigue, entourée d’une jeunesse qui a l’âge de bouder et de se révolter. Mais son idylle avec Ali (Roschdy Zem) la pousse à croire en un fantasme, jusqu’à ce qu’elle en vienne à confronter cette fameuse question de la maternité, sous l’angle de la belle-mère. Cette figure souvent caricaturale, et placée au second-plan, devient le sujet principal qui se greffe à Rachel, perdue dans sa volonté d’appartenir à un ensemble, fait de pains et de fromage. Son élan est malheureusement sabordé par l’opinion du passé, qui ramène ainsi la jeune Leila (Callie Ferreira-Goncalves) à jongler entre deux visages, l’une plus familière, l’autre plus éphémère.
En cela, la narration prend la forme de diverses confessions, les épouse et les catapulte dans des histoires de famille, à différentes étapes de leur maturité. Entre celles qui sont déjà mères et celles qui sont enceintes, Rachel analyse peu à peu sa présence sur son entourage. Quelques fois un fantôme dans ses relations, quelques fois convaincu de sa substitution, ce personnage est toujours au soin d’une écriture admirable, ne laissant jamais la rivalité féminine rendre le dessus. Zlotowski en comprend les enjeux et les manie avec une grande sagesse et une intelligence, qui ne renouvelle pas la banalité du pitch, mais qui s’approprie fièrement la lutte personnelle d’une femme d’âge mûr, à dépasser la vie de couple, la rendant ainsi plus radieuse que jamais.
C’est dans cet esprit de clairvoyance que la transmission a son importance. L’héroïne étant proche de ses élèves, surtout les plus démunis pour trouver la stabilité, il y a un plaisir réconfortant de voir que la plupart de ses efforts puissent se convertir, au moins dans la mémoire. « Les Enfants des autres » n’a peut-être rien à réinventer dans un portrait sociologique de familles recomposées, pourtant l’œuvre se démarque via sa démarche audacieuse et empreint de dignité, comme on en voit peu sur le sujet. L’histoire de Rachel sonde ainsi, et par-dessus tout, ce confort de vie, libre et sans concessions, jusqu’à la garde et jusqu’au triomphe de sa propre maternité.
Quel ennui ce film ! Le scénario est tellement indigent qu'on en conclut qu'il n'y en avait pas . A la place, une histoire bancale mal interprétée par des acteurs peu concernés . On sort de la séance soulagé : ces successions de gros plans sur l'actrice principale ne peuvent remplacer une intrigue bien construite .
Quelle déception! Les critiques étaient bonnes, les acteurs prometteurs, l’histoire peu abordée au cinéma. Sur le fond, le sujet principal est finalement superficiellement traité, les scènes d’enchaînent sans profondeur et on ne s’attache pas à l’histoire ni aux personnages. Sur la forme, c’est mièvre avec un usage immodéré de la musique, les scènes parfois avec des dialogues soutenus et parfois très familiers sonnent faux. A côté de Virginie Efira, les autres personnages font office de figurants.
Une oeuvre classique s'appuyant malheureusement sur un cas bien connu dont on connait le dénouement. Mis à part le questionnement sur le temps qui passe et sur le dont de soi, le film ne porte pas grand chose.
Rebecca Zlotowski a réalisé un film plein d'optimisme. Sur une histoire difficile, celle d'une femme seule devant renoncer à la maternité, d'autres auraient conçu un film noir. Mais la réalisatrice ne s'arrête pas aux aspérités de la vie, son personnage - subtilement joué par Virginie Efira - montre qu'il est possible de survivre aux difficultés et en tirer profit. La mise-en-scène est réaliste tout en étant originale. Il y a du Claude Sautet dans ce film ; par le grain, les mouvements de caméra et les fondu-enchainés, Rebecca Zlotowski parvient à montrer le quotidien avec justesse et poésie. Un excellent moment de cinéma.
Un portrait de femme où beaucoup de femmes d'aujourd'hui se reconnaîtront et finement interprété par Virginie Efira. En nos jours d'incertitude morale, la question se pose toujours : existe t'il un instinct maternel qui a besoin de s'exprimer? Choisir de ne pas avoir d'enfant est il toujours finalement une erreur existentielle? On peut bien sûr aimer les enfants des autres dans une famille reconstituée, mais ce n'est ni simple, ni garanti. Un vrai drame exposé avec justesse et une grande sensibilité.
Virginie Efira et Roschdy Zem nous embarquent ici dans un film assez mou et décevant.. L'histoire ne décolle pas, mais la fin est très touchante. Il y a une belle simplicité et beaucoup d'humanité mais ça ne suffit pas une déception pour moi.
Encore un film dont le ciné français a le secret... c'est lent, les acteurs sont mauvais, l'histoire est sans intérêt...c'est à mourir d'ennui tant cela raconte le quotidien banal.