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Une touchante chronique sentimentale et féminine par la réalisatrice de «Grand Central».
Ou comment une quarantenaire envisageant de devenir mère va s'attacher à une enfant qui n'est pas la sienne.
Histoire d'amour, d'horloge biologique et de parentalité indirecte, un film simple mais juste, entre légèreté et gravité, et servi par un casting tout en nuances et en sincérité.
Ou comment une quarantenaire envisageant de devenir mère va s'attacher à une enfant qui n'est pas la sienne.
Histoire d'amour, d'horloge biologique et de parentalité indirecte, un film simple mais juste, entre légèreté et gravité, et servi par un casting tout en nuances et en sincérité.
Le couple fonctionne bien servi par deux acteurs d'exception dont les personnages sont merveilleusement bien écrit. Zem est un homme qui gère mais se repose sans doute trop sur l'excuse d'être père et d'avoir un passé, Efira est touchante (ce visage quand sa soeur lui fait une annonce !) et son statut de prof n'a rien d'anodin. Par contre, la fillette bien que mignonne n'est pas assez naturelle, on sent la direction derrière et la récitation. Mais surtout ce qui agace c'est quasi tous les autres personnages et les sous-intrigues soit l'univers bobo parisien forcément tolérant et bien-pensant qui montre surtout que la réalisatrice a voulu multiplier les messages peu discrets peu subtils mais surtout hors sujet ou si éloignés du récit qui nous intéresse ici. Dommage... Néanmoins, on suit émotion cette femme prise par le temps, prise au piège d'amours sur lesquels elle n'a finalement pas prise. Plusieurs passages sont pleins de grâce, un film qui doit surtout à son actrice principale. Note indulgente.
Site : Selenie
Site : Selenie
Rachel (Virginie Efira) rencontre Ali (Roschdy Zem) à un cours de guitare. Elle est enseignante, quadragénaire, sans enfant ; il travaille dans le design automobile, a peut-être une dizaine d’années de plus qu’elle et une petite fille de quatre ans et demie, Leïla, dont il partage la garde avec son ex-femme (Chiara Mastroianni).
Rachel tombe très vite amoureuse d’Ali. Elle éprouve tout autant de sentiments pour Leïla sur laquelle son statut précaire lui interdit pourtant de revendiquer aucun droit. Saura-telle s’en faire accepter ?
spoiler: La bande-annonce des Enfants des autres ne m’avait pas donné envie de le voir. J’imaginais déjà un film à thèse, comme ceux qu’on projetait jadis en première partie de soirée aux Dossiers de l’écran le mardi soir sur Antenne 2 dans les années 70. Il aurait introduit un débat intitulé : « Les belles-mères et les enfants des autres » où auraient été appelés à témoigner une belle-mère qui, après avoir sacrifié de longues années à l’éducation des enfants de son conjoint, en aurait été brutalement séparée après leur rupture, une mère biologique rappelant les droits du sang, un père coincé entre deux légitimités qu’il n’oserait pas départager et un avocat ou un journaliste appelant à l’urgence de réformer le Code civil. Certes, "Les Enfants des autres" n’évite pas ce moralisme un peu balourd. Il le fait d’autant moins qu’il se sent obligé d’ajouter au rôle de la belle-mère sacrifiée celui de l’enseignante militante : on y voit Virgnie Efira batailler dans un conseil de classe pour sauver un Dylan (sic) du déclassement en classe spécialisée. Cette scène-là annonce la dernière du film qui ressemble à une pub pour l’Education nationale : « Chère Sylvie, enseignante en collège, tu as quarante-cinq ans, ton mec t’a plantée, tu n’as pas réussi à faire un enfant, mais tu n’as pas tout à fait raté ta vie : Dylan/Kevin s’en est sorti ! ». Mais – et c’est tout le paradoxe de cette dernière scène – "Les Enfants des autres" m’a arraché des larmes malgré son moralisme pachydermique. Il le doit d’abord à ses acteurs. Virginie Efira au premier chef qui réussit miraculeusement (à la différence d’Isabelle Huppert) à envahir les écrans sans se répéter ni me lasser. Elle est parfaitement juste dans ce rôle profondément sympathique de la quadragénaire nullipare en mal d’enfants, loin des personnages hystériques écrits par Christine Angot ou des égocentriques adulescents à la FabCaro qui sont tellement à la mode dans le cinéma français. Virginie Efira est une tête d’affiche ; mais ce n’est pas une star inaccessible comme l’était Deneuve ou Adjani. C’est la copine ou la sœur qu’on aimerait avoir, la girl next door avec qui on aimerait prendre un thé ou faire les boutiques. Mais il n’y a pas qu’elle. Roschdy Zem est lui aussi parfait. Il trimballe de film en film la même dégaine avec sa veste en jeans trop serrée et ses pieds en canard. Mais il est lui aussi très juste et, ce qui ne gâte rien, Rebecca Zlotowski laisse sensuellement sa caméra traîner sur ses fesses – alors qu’elle filme la nudité de Virginie Efira sur un mode comique pas du tout sensuel (la scène du balcon) qui lui va très bien. Mention spéciale à Chiara Mastroianni qui en trois scènes seulement revisite la figure de la mère et évite le manichéisme dans lequel on l’aurait spontanément enfermée. Rebecca Zlotowski ("Une fille facile", "Planétarium", "Grand Central", "Belle Epine") est une cinéaste confirmée. Elle sait y faire. Elle dirige avec beaucoup de maîtrise ses acteurs. Elle sait susciter grâce à eux une émotion qui a eu tôt fait de lever mes réticences. Le scénario y est pour beaucoup qui nous entraîne gentiment, quitte à un détour vacancier par la Camargue, du début vers la fin dans un récit dont la paisible linéarité m’a reposé des complexes flashbacks dont chaque film aujourd’hui se sent obligé d’être lesté. Reste une minuscule réticence sur ce scénario : le revirement de Ali que j’ai trouvé trop abrupt.
Rachel tombe très vite amoureuse d’Ali. Elle éprouve tout autant de sentiments pour Leïla sur laquelle son statut précaire lui interdit pourtant de revendiquer aucun droit. Saura-telle s’en faire accepter ?
spoiler: La bande-annonce des Enfants des autres ne m’avait pas donné envie de le voir. J’imaginais déjà un film à thèse, comme ceux qu’on projetait jadis en première partie de soirée aux Dossiers de l’écran le mardi soir sur Antenne 2 dans les années 70. Il aurait introduit un débat intitulé : « Les belles-mères et les enfants des autres » où auraient été appelés à témoigner une belle-mère qui, après avoir sacrifié de longues années à l’éducation des enfants de son conjoint, en aurait été brutalement séparée après leur rupture, une mère biologique rappelant les droits du sang, un père coincé entre deux légitimités qu’il n’oserait pas départager et un avocat ou un journaliste appelant à l’urgence de réformer le Code civil. Certes, "Les Enfants des autres" n’évite pas ce moralisme un peu balourd. Il le fait d’autant moins qu’il se sent obligé d’ajouter au rôle de la belle-mère sacrifiée celui de l’enseignante militante : on y voit Virgnie Efira batailler dans un conseil de classe pour sauver un Dylan (sic) du déclassement en classe spécialisée. Cette scène-là annonce la dernière du film qui ressemble à une pub pour l’Education nationale : « Chère Sylvie, enseignante en collège, tu as quarante-cinq ans, ton mec t’a plantée, tu n’as pas réussi à faire un enfant, mais tu n’as pas tout à fait raté ta vie : Dylan/Kevin s’en est sorti ! ». Mais – et c’est tout le paradoxe de cette dernière scène – "Les Enfants des autres" m’a arraché des larmes malgré son moralisme pachydermique. Il le doit d’abord à ses acteurs. Virginie Efira au premier chef qui réussit miraculeusement (à la différence d’Isabelle Huppert) à envahir les écrans sans se répéter ni me lasser. Elle est parfaitement juste dans ce rôle profondément sympathique de la quadragénaire nullipare en mal d’enfants, loin des personnages hystériques écrits par Christine Angot ou des égocentriques adulescents à la FabCaro qui sont tellement à la mode dans le cinéma français. Virginie Efira est une tête d’affiche ; mais ce n’est pas une star inaccessible comme l’était Deneuve ou Adjani. C’est la copine ou la sœur qu’on aimerait avoir, la girl next door avec qui on aimerait prendre un thé ou faire les boutiques. Mais il n’y a pas qu’elle. Roschdy Zem est lui aussi parfait. Il trimballe de film en film la même dégaine avec sa veste en jeans trop serrée et ses pieds en canard. Mais il est lui aussi très juste et, ce qui ne gâte rien, Rebecca Zlotowski laisse sensuellement sa caméra traîner sur ses fesses – alors qu’elle filme la nudité de Virginie Efira sur un mode comique pas du tout sensuel (la scène du balcon) qui lui va très bien. Mention spéciale à Chiara Mastroianni qui en trois scènes seulement revisite la figure de la mère et évite le manichéisme dans lequel on l’aurait spontanément enfermée. Rebecca Zlotowski ("Une fille facile", "Planétarium", "Grand Central", "Belle Epine") est une cinéaste confirmée. Elle sait y faire. Elle dirige avec beaucoup de maîtrise ses acteurs. Elle sait susciter grâce à eux une émotion qui a eu tôt fait de lever mes réticences. Le scénario y est pour beaucoup qui nous entraîne gentiment, quitte à un détour vacancier par la Camargue, du début vers la fin dans un récit dont la paisible linéarité m’a reposé des complexes flashbacks dont chaque film aujourd’hui se sent obligé d’être lesté. Reste une minuscule réticence sur ce scénario : le revirement de Ali que j’ai trouvé trop abrupt.
Lourd, explicite, pas très joli, quand on sort du film d'Emmanuel Mouret qui était tout l'inverse. Mais sujets intéressants, et peut contribuer à donner des vocations de profs !
Quelle déception! Les critiques étaient bonnes, les acteurs prometteurs, l’histoire peu abordée au cinéma. Sur le fond, le sujet principal est finalement superficiellement traité, les scènes d’enchaînent sans profondeur et on ne s’attache pas à l’histoire ni aux personnages. Sur la forme, c’est mièvre avec un usage immodéré de la musique, les scènes parfois avec des dialogues soutenus et parfois très familiers sonnent faux. A côté de Virginie Efira, les autres personnages font office de figurants.
Un film à la fois très romanesque et très réaliste. Le point de vue est celui de l'être, pas celui d'une maternité forcée ou d'une masculinité forcée. Le point de vue est subtil, délicatement émotionnel, pas du tout fait pour un dossier de l'écran.
Ce film est digne des grands films romanesque américain, avec Meryl Streep ou Gena Rowlands.
Et Virginie Efira fait toujours partie de mes comédienne préférée, elle est vraiment choupinette, the girl next door, je suis en joie à chaque fois que je la vois.
Ce film est digne des grands films romanesque américain, avec Meryl Streep ou Gena Rowlands.
Et Virginie Efira fait toujours partie de mes comédienne préférée, elle est vraiment choupinette, the girl next door, je suis en joie à chaque fois que je la vois.
Rarement été aussi touchée par un film, probablement parce que ça sonne juste et c'est d'une sincérité qui transpire..le sujet est traité avec délicatesse et subtilité, les acteurs sont magnifiques et on s'attache à Virginie Efira qui trouve la un de ses plus beaux rôles...Roschdy Zem est comme d'habitude impeccable (enfin un rôle où il sourit , ce n'est pas toujours ce que les metteurs en scène lui font sortir!) Rebecca Zlotowski était déjà une cinéaste prometteuse, là elle entre dans la catégorie de ceux dont on va attendre les films en voyant son nom...C'est bien filmé, Paris est beau, les héros sont beauc, et l'histoire est écrite avec tellement de sensibilité, j'en suis encore bouleversée...Peut-être que le film ne parlera pas à tout le monde mais les membres de familles recomposées ne pourront que se retrouver dans ce film tellement moderne et qui reflète parfaitement notre époque...bravo!
Le plus "simple", dépouillé, et aussi le plus beau film de Rebecca Zlotowsky. Qui s'autorise ici l'émotion, sous la gouverne prudente d'une pudeur à laquelle Virigina Efira donne sa juste mesure. Tantôt délicatement solaire, lumière qui libère alors au mieux monsieur Zem, invariablement impériale, de son empreinte première, qu'il élargit de film en film. Tantôt fragile, au bord de l'émiettement. Son meilleur role. Magnifique.
« Belle Epine » possédait déjà une sensibilité là où on ne l’attendait pas. En imposant un compte à rebours déchirant dans « Grand Central », Rebecca Zlotowski s’en tire avec tous les honneurs, contrairement aux cas un peu plus embarrassants, mais loin d’être inintéressants, « Planétarium » et « Une Fille Facile ». Son retour triomphal à Venise confirme cependant que la cinéaste a passé un cap, celui de la maturité et de ces moments de vies qu’on nous a déjà raconté mille fois, mais avec justesse folle. Il est toujours surprenant de nous laisser tenter par une aventure aussi troublante aux côtés d’une femme, qui a longtemps refusé la maternité et dont l’indépendance semble toucher à sa fin. La beauté du geste consiste ainsi à dupliquer le plaisir de vivre chez elle, d’une manière aussi verbeuse que déchirante.
Ce n’est donc pas une surprise de voir le film démarrer sur une projection silencieuse des « Liaisons Dangereuses », car Rachel (Virginie Efira) devra faire face à la réalité et à des choix qui ont autant leurs conséquences dans le passé que dans le présent. L’institutrice surfe ainsi sur la même vague tout le long d’une intrigue, entourée d’une jeunesse qui a l’âge de bouder et de se révolter. Mais son idylle avec Ali (Roschdy Zem) la pousse à croire en un fantasme, jusqu’à ce qu’elle en vienne à confronter cette fameuse question de la maternité, sous l’angle de la belle-mère. Cette figure souvent caricaturale, et placée au second-plan, devient le sujet principal qui se greffe à Rachel, perdue dans sa volonté d’appartenir à un ensemble, fait de pains et de fromage. Son élan est malheureusement sabordé par l’opinion du passé, qui ramène ainsi la jeune Leila (Callie Ferreira-Goncalves) à jongler entre deux visages, l’une plus familière, l’autre plus éphémère.
En cela, la narration prend la forme de diverses confessions, les épouse et les catapulte dans des histoires de famille, à différentes étapes de leur maturité. Entre celles qui sont déjà mères et celles qui sont enceintes, Rachel analyse peu à peu sa présence sur son entourage. Quelques fois un fantôme dans ses relations, quelques fois convaincu de sa substitution, ce personnage est toujours au soin d’une écriture admirable, ne laissant jamais la rivalité féminine rendre le dessus. Zlotowski en comprend les enjeux et les manie avec une grande sagesse et une intelligence, qui ne renouvelle pas la banalité du pitch, mais qui s’approprie fièrement la lutte personnelle d’une femme d’âge mûr, à dépasser la vie de couple, la rendant ainsi plus radieuse que jamais.
C’est dans cet esprit de clairvoyance que la transmission a son importance. L’héroïne étant proche de ses élèves, surtout les plus démunis pour trouver la stabilité, il y a un plaisir réconfortant de voir que la plupart de ses efforts puissent se convertir, au moins dans la mémoire. « Les Enfants des autres » n’a peut-être rien à réinventer dans un portrait sociologique de familles recomposées, pourtant l’œuvre se démarque via sa démarche audacieuse et empreint de dignité, comme on en voit peu sur le sujet. L’histoire de Rachel sonde ainsi, et par-dessus tout, ce confort de vie, libre et sans concessions, jusqu’à la garde et jusqu’au triomphe de sa propre maternité.
Ce n’est donc pas une surprise de voir le film démarrer sur une projection silencieuse des « Liaisons Dangereuses », car Rachel (Virginie Efira) devra faire face à la réalité et à des choix qui ont autant leurs conséquences dans le passé que dans le présent. L’institutrice surfe ainsi sur la même vague tout le long d’une intrigue, entourée d’une jeunesse qui a l’âge de bouder et de se révolter. Mais son idylle avec Ali (Roschdy Zem) la pousse à croire en un fantasme, jusqu’à ce qu’elle en vienne à confronter cette fameuse question de la maternité, sous l’angle de la belle-mère. Cette figure souvent caricaturale, et placée au second-plan, devient le sujet principal qui se greffe à Rachel, perdue dans sa volonté d’appartenir à un ensemble, fait de pains et de fromage. Son élan est malheureusement sabordé par l’opinion du passé, qui ramène ainsi la jeune Leila (Callie Ferreira-Goncalves) à jongler entre deux visages, l’une plus familière, l’autre plus éphémère.
En cela, la narration prend la forme de diverses confessions, les épouse et les catapulte dans des histoires de famille, à différentes étapes de leur maturité. Entre celles qui sont déjà mères et celles qui sont enceintes, Rachel analyse peu à peu sa présence sur son entourage. Quelques fois un fantôme dans ses relations, quelques fois convaincu de sa substitution, ce personnage est toujours au soin d’une écriture admirable, ne laissant jamais la rivalité féminine rendre le dessus. Zlotowski en comprend les enjeux et les manie avec une grande sagesse et une intelligence, qui ne renouvelle pas la banalité du pitch, mais qui s’approprie fièrement la lutte personnelle d’une femme d’âge mûr, à dépasser la vie de couple, la rendant ainsi plus radieuse que jamais.
C’est dans cet esprit de clairvoyance que la transmission a son importance. L’héroïne étant proche de ses élèves, surtout les plus démunis pour trouver la stabilité, il y a un plaisir réconfortant de voir que la plupart de ses efforts puissent se convertir, au moins dans la mémoire. « Les Enfants des autres » n’a peut-être rien à réinventer dans un portrait sociologique de familles recomposées, pourtant l’œuvre se démarque via sa démarche audacieuse et empreint de dignité, comme on en voit peu sur le sujet. L’histoire de Rachel sonde ainsi, et par-dessus tout, ce confort de vie, libre et sans concessions, jusqu’à la garde et jusqu’au triomphe de sa propre maternité.
Je voulais tellement regarder ce film que j'en attendais peu être trop et du coup forcément déçu, je n'ai pas aimé du tout et à aucun moment, je ne suis rentrée dans le film et Virginie Effira comme dans revoir Paris m'a vite insupporté hélas et dommage pour moi, j'ai même été à 2 doigts de quitter la salle bref ça m'apprendra, même Roschdy Zem que j'adore m'a lassé très vite
Le seul titre « Les enfants des autres » pourra évoquer pour le cinéphile quelque chose comme « Pupille » (2018) ou « La vraie famille » (2020). Le registre ne sera toutefois pas vraiment le même cette fois-ci même s’il peut y avoir quelques corrélations (inspirations qui sait ?). On aura donc cette fois-ci une femme en manque de maternité que la Nature (ou Dieu puisque la réalisatrice a placé quelques éléments du Judaïsme) ne lui a pas permis de mener et dont la médecine lui laisse très peu d’espoir maintenant qu’elle a avancé en âge. Elle se raccroche à Leila (4 ans) la fille de son compagnon et à Kevin (16 ans), un élève à la dérive et en mal d’orientation de l’établissement scolaire où elle enseigne. Dans le déroulé du scénario, naitra le bébé (grossesse pas spécialement voulue mais acceptée) de sa sœur. Ça fait trois enfants dans son entourage mais ça reste les enfants des autres, bien nommés. On aura donc là le cœur du scénario. Les interactions, les actions, les attentions... comme une mère qu'elle aurait voulu être mais avec, à regret, toute la distance nécessaire car ce sont les enfants des autres (dans « La vraie famille », l’héroïne avait du mal à accepter et tenir cette distance). Voilà, voilà... Le thème est assez facile à résumer. Le film lui ne laisse pas un souvenir impérissable. Un sujet est posé mais traité tranquillement sans chercher à pousser une quelconque démonstration sociale ni tomber dans le psychodrame. Scènes de la vie quotidienne, au contact des enfants des autres... Je me répète, comme le fil conducteur de ce film finalement.
Virginie Efira est merveilleuse , elle crève l'écran . Sujet très bien traité sans tomber dans le mélo ou le pathos .
J'ai beaucoup appris dans ce film et surtout ce que j'ai apprécié est le côté simple des réactions .... il n'y a rien de sur joué ....c'est la vie .. très bien réalisé avec d'excellents acteurs . Bon on aurait peut-être pu se passer de la dernière scène avec l'armature métallique . Pas grave
Merci pour ce bon moment de cinéma
Merci pour ce bon moment de cinéma
Cette prof crée beaucoup d'émotion sur l'écran. Un orvet des Cahiers du Cinéma regrette que "le potentiel militant de son histoire" passe au second plan. Nous, on s'en félicite.
Du prologue à l'épilogue, le film donne envie de pleurer. On ne sait pas si c'est sur soi ou sur l'autre. Bravo la réalisation, bravo Roschdy Zem, bravo Virginie Efira.
Au début, scène de lycéens dans une classe regardant d'un œil le film Les Liaisons Dangereuses (de Vadim) : on entend geindre Trintignant, il discoure sur la tristesse, sa puissance, "même dans le plaisir" au final. De l'autre œil, les lycéens et la prof sont sur leurs mobiles. Autre tristesse. Ça donne le ton.
Et à la fin du film, la chanson de Moustaki, Les Eaux de Mars, "Un pas, une pierre, un chemin qui chemine... la promesse de vie", etc. Il n'y a pas un chanson du répertoire qui se veut aussi positive et qui soit aussi triste.
Entre prologue et épilogue, tout ça, l'hystérie de la vie d'aujourd'hui, de la ville surtout, les mobiles, le bruit des talons dans un hall, celui du métro, de la pluie... Mais surtout des images de tout ça.
Ce sont les images surtout qui racontent le film. Pas beaucoup de mots. C'est comme un coup de génie dans notre monde d'aujourd'hui, et notamment celui des films, qui en général n'arrêtent pas de causer.
D'ailleurs, les mots sont inutiles ici, l'histoire du film étant presque secondaire par rapport à l'ambiance générale. Certes, le prétexte reste bien cette prof, la maternité, l'amour des autres. Mais le sujet est plus large au final, s'agissant de tous ces êtres qui croient avoir raté un truc dans leurs vies, qui regrettent d'avoir négligé des moments... Et sur cette question, on en est tous là, on en est tous au même point.
A.G
Du prologue à l'épilogue, le film donne envie de pleurer. On ne sait pas si c'est sur soi ou sur l'autre. Bravo la réalisation, bravo Roschdy Zem, bravo Virginie Efira.
Au début, scène de lycéens dans une classe regardant d'un œil le film Les Liaisons Dangereuses (de Vadim) : on entend geindre Trintignant, il discoure sur la tristesse, sa puissance, "même dans le plaisir" au final. De l'autre œil, les lycéens et la prof sont sur leurs mobiles. Autre tristesse. Ça donne le ton.
Et à la fin du film, la chanson de Moustaki, Les Eaux de Mars, "Un pas, une pierre, un chemin qui chemine... la promesse de vie", etc. Il n'y a pas un chanson du répertoire qui se veut aussi positive et qui soit aussi triste.
Entre prologue et épilogue, tout ça, l'hystérie de la vie d'aujourd'hui, de la ville surtout, les mobiles, le bruit des talons dans un hall, celui du métro, de la pluie... Mais surtout des images de tout ça.
Ce sont les images surtout qui racontent le film. Pas beaucoup de mots. C'est comme un coup de génie dans notre monde d'aujourd'hui, et notamment celui des films, qui en général n'arrêtent pas de causer.
D'ailleurs, les mots sont inutiles ici, l'histoire du film étant presque secondaire par rapport à l'ambiance générale. Certes, le prétexte reste bien cette prof, la maternité, l'amour des autres. Mais le sujet est plus large au final, s'agissant de tous ces êtres qui croient avoir raté un truc dans leurs vies, qui regrettent d'avoir négligé des moments... Et sur cette question, on en est tous là, on en est tous au même point.
A.G
Un film bouleversants sur la façon dont on peut s'aimer quand on a déjà des Enfants. Virginie Efira et Roshdy Zem sont beaux et tellement touchants. J'ai beaucoup aimé la simplicité avec laquelle on avance dans ce film. Et enfin un film qui nous promet qu'on peut être fort dans la vie.
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