Dans le genre du film qui essaye de se vouloir touchant et impactant, comme on a très souvent l'habitude en France, "Une mère" ne s'en sort pas si mal que ça. Pourtant, ce type de projet n'est vraiment pas le genre de choses que je regarde d'habitude, mais celui-ci a réussi à proposer quelque chose d'un poil plus intéressant que prévu. On retrouve certains clichés assez classiques de ce type de projet au niveau du rythme et du ton. Via, parfois, plusieurs scènes à rallonges pour essayer de rendre le tout émotionnel et triste, mais aussi par un sujet qui s'avère très français au premier abord. Pourtant, ce film bénéficie de plusieurs atouts dans sa poche et le principal est assez évident : Karin Viard. L'actrice a su parfaitement interpréter ce rôle de femme abattue par la vie et ayant une soif de vengeance. J'apprécie beaucoup son jeu, et elle forme un joli duo avec Darren Muselet. Celui-ci est peut-être parfois un peu dans l'excès, mais il réussit à bien faire transparaître le caractère de son personnage. Cette confrontation est donc intéressante, car elle met en place des dilemmes assez étonnants au premier abord. Toute la question du film va être de tourner autour du pardon et de la vengeance. Dans un sens très classique certes, le but étant simplement de dire que la vengeance ne résout rien et qu'il est compliqué de juger quelqu'un, chaque parcours étant très différent. Mais cela fonctionne, le film n'étant pas très long. Par conséquent, on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer de trop. C'est parfois lent, mais le scénario est assez rempli malgré tout. Il s'en dégage un ensemble froid, typique de ce genre de films français. Ce genre de projet où un silence d'ambiance peut cacher une scène explosive en matière de jeu ou de dialogues par la suite. Au final, bien que le tout puisse paraître bien classique, ce petit long-métrage propose tout de même un tout intéressant. Il développe bien son sujet et bénéficie d'un joli casting, ce qui en fait une œuvre de qualité. Pour conclure, une jolie confrontation.