Je rejoins totalement les critiques disant que le film est totalement ennuyeux et presque chiant, j'ai vu ce film il y a trois mois et je garde un souvenir très pénible de ce film. Le montage est très étrange, on passe d'une scène à l'autre sans raison, surtout lors de la scène de fin. Je comprends qu'on puisse faire des films avec une mise en scène novatrice et audacieuse, mais par pitié, rendez votre film intéressant ! Je ne rêvais que d'une chose, la touche accélération sur l'application canal plus.
C’est un film très étonnant et personnel que nous offre Charlotte Le Bon, aux antipodes des fantaisies auxquelles elle nous avait habitués en tant qu’actrice. Un film qui repose essentiellement sur une ambiance, une atmosphère mystérieuse, poétique et sensuelle, qui nous plonge dans les délices et les souffrances de la découverte du premier amour adolescent et du désir charnel La mise en scène est remarquable. Le cadre étroit qu elle a choisi semble au premier abord maladroit, trop contraignant pour ce bel espace canadien : en fait il symbolise une forme d ´enfermement, les limites de cette liberté que découvre le jeune personnage masculin de ce beau conte, et évoque souvent l’univers de Xavier Dolan Saluons la performance du jeune Joseph Angel, une nouvelle fois étonnant ( après La Croisade de Louis Garrrel ) De beaux parti pris de mise en scène : des parents réduits au rôle de fantômes, des scènes érotiques audacieuses qui se terminent par un franc éclat de rire, Pour mériter ces beaux moments il faut juste être patient, car le scénario est fort mince et peut perdre le spectateur si la splendeur de l’image et du cadre ne lui suffit pas. C’est un peu le point faible du film, de même que la promesse d’un film fantastique qui, a mon sens, n’est juste qu’esquissé Mais peu importe : ce conte initiatique restera dans les mémoires pour son extraordinaire mélange d’audace et de délicatesse. On tient la une vraie cineaste
Falcon Lake est un film très inégal, qui ne décolle que tardivement. La première partie est très lente, ennuyante presque et sert à introduire une deuxième partie qui concentre tout l'intérêt de l'intrigue. 1h30 de mou pour 20min de wow, on aurait préféré un autre équilibre, mais au moins il y a du bon !
Primé à Deauville – après avoir été présenté à Cannes à la Caméra d’Or -, le 1er film en tant que réalisatrice de Charlotte Le Bon, est selon elle une histoire d'amour et de fantômes. C’est le seul pitch dont nous disposons. Plus minimaliste, tu meurs ! Même si ce drame n’échappe pas aux maladresses inhérentes à une 1ère œuvre, il émane de ces 100 minutes un charme tout particulier, ce qui en fait un film tout à fait attachant. Les premières amours des ados n’ont pas fini de faire couler de l’encre et imprimer de la pellicule – même si ce terme est aujourd’hui un tantinet suranné -. Bon, d’accord, le sujet n’est pas vraiment original, c’est un peu filmé à la va-vite, - souvent éclairé avec une torche en fin de vie -, la bande son est désastreuse, - on en perd une partie des dialogues -, et, surtout, c’est un peu mou du genou. Mais malgré tous ces défauts, on suit avec intérêt l’évolution de ce jeune garçon – 13 ans -, très novice en matière de vie amoureuse et sexuelle et une jeune fille – 16 ans -, évidemment beaucoup mâture et expérimenté. C’est touchant, même si la partie « fantôme » annoncée dans le pitch est tellement inutile qu’elle est vite oubliée dans le scénario. Reste fort heureusement les deux jeunes interprètes qui se taillent la part du lion. Joseph Engel, découvert dans 2 films de Louis Garrel, et Sara Montpetit, jeune actrice canadienne dont on attend la sortie d’un Maria Chapdelaine, - grande héroïne de la littérature romantique -, où elle tient le rôle titre, portent totalement le film. Les adultes et les grands ados qui les entourent faisant plus partie du décor que de l’action elle-même. Un film inégal mais attachant. Charlotte le Bon, qui a choisi de retourner dans son pays natal pour réaliser son 1er film, - à noter qu’il est produit par Dany Boon et Jalil Lespert -, devient sans doute une cinéaste à suivre.
Je ne m'attendais pas à aimer autant ce film. J'ai aimé son histoire, le rythme, le regard porté sur ces deux adolescents, la justesse de leur personnage et de leur relation, la façon de les filmer et de filmer les paysages, la poésie de l'image, et le petit côté fantastique. J'ai hâte de voir la suite du travail de cette jeune cinéaste. Un film envoutant...
Sur la base d'un scénario assez convenu qui s'appuie sur une BD, et d'un lieu assez banal (un lac canadien comme on en a vu des centaines dans le cinéma américain et québécois), Charlotte Lebon, qui évite la mauvaise habitude des "people" de se mettre soit-même en scène, assure une réalisation sobre et mélancolique. L'ambiance est tout à la fois légère (les vacances) et pesante (le mal-être adolescent, l'éveil amoureux). La musique est superbe et renforce les scènes d'inaction. Un beau film.
Quelle surprise ! Superbe atmosphère, très belle ambiance, magnifiques sensations. Ce film est un enchantement. Il n'est pas prétentieux, il est simple, sincère et délicieux ! La réalisatrice utilise sa caméra avec brio. Quel plaisir ! Quel bonheur !
A partir d'un argument qui tient en deux lignes, donc presque rien, Falcon Lake réussit le tour de force de nous embarquer dans une histoire d'adolescent s'éveillant au monde, à la sensualité... sans jamais être ennuyeux ni convenu. Très bonne surprise.
Film sensible sur la découverte de la sensualité et sexualité chez deux adolescents. Sur fond de nature grande et puissante comme le Canada en connaît. C'est fort et a voir.
Quel merveilleux premier long-métrage signé Charlotte le Bon
1h40 pour nous conter l'histoire du passage à l'adolescence, à un début de maturité. La découverte du désir, de ce sentiment qui est si complexe qui est celui de l'amour.
Ce qui est marquant dans le film c'est sa photographie splendide dès le premier plan ça en jette et on reste à ce niveau tout le long. Dans l'ensemble niveau technique son et image c'est irréprochable. Il y a une véritable immersion sonore dans le décor. Le film est si doux, si beau, si reposant et pourtant si déchirant.
C'est un film davantage sonore et visuel tout passe par les regards et les gestes, ce sont eux les dialogues du film. Il y a deux séquences intéressantes:spoiler: la première lorsque les deux sont dans la baignoire et que le jeune ado regarde cette jeune fille qui se lave, lui il découvre le corps d'une jeune femme, comment on pose un regard sur un être humain qui peut nous sublimer par sa beauté et sa présence.
Autre séquence intéressante celle où le jeune garçon doit reculer dans l'eau et qu'au fur et à mesure la jeune adolescente se déshabille. Bastien, à force, n'a plus pied et la caméra se situe à mi chemin entre la surface de l'eau du lac avec en haut la tête de Bastien et en dessous donc le reste de son corps, ce qui crée un effet plutôt intelligent qui end le corps du jeune adolescent plus massif comme si il était devenu un adulte.
Au final, le passage à l'adolescence peut être un passage douloureux car c'est la découverte de nombreuses choses, tout cela peut nous déboussoler voir nous noyer. Sommes-nous prêts à abandonner notre enfance et tout son monde joyeux pour un monde plus sinistre qui est celui des adultes ?
Premier film intéressant, même si je suis pas trop client de films d'ado, enfin sur la vie ado.
La premiere partie est longue, pas passionnante, les personnages secondaires n'apportent pas grand chose, mais c'est plus ou moins volontaire. Le film se veut comme une bulle, comme un rêve d'anciens souvenirs de gosse, sur une amourette de vacances entre 2 ados. Elle, plus agée de 2 ans et plus expérimentée, va faire vivre de nouvelles expériences au garcon, et le film entre alors dans l'intimité de ce premier amour. Le traitement de la découverte de la période ado est plutot brillament traitée, la progression de la complicité, le rapport aux autres, la sexualité. Le film est une adaptation d'une BD de vivès, on sent que c'est tres personnel, probablement un peu autobiographique. Visuellement c'est propre, pas mal de longueurs quand meme, mais la musique est tres bonne. J'ai aimé certains plans niveau luminosité notamment cette ou chloé déguisée en fantome approche bastien au bord du lac sous un lever de soleil.
La fin n'a pas tant d'importance que ca. le coté soit disant mystique n'en est pas vraiment un, tant le coeur du film est le lien entre les 2 gamins. Chloé est fascinée par la mort et le morbide en général, ca donne du charactère au personnage, et la fin sert de lien a ca. Peut etre aussi pour marquer la mort d'une relation, de bastien qui voit sa meuf embrasser un autre.
Encore une fois le theme c'est pas trop ma tasse de thé, pas le film de l'année, mais le film a des qualités.