Film extrêmement ennuyeux. Mais les films lents, sans scénario et faussement esthétiques sont à la mode de nos jours. Une différence cependant avec les autres films contemporains : les acteurs (de tous âges) sont mauvais. Il y a de nos jours pas mal de bons acteurs, même dans les films nuls. Il y a sans doute de très bonnes écoles d'art dramatique. L'ensemble des arts subit la même tendance de vide et d'ennui, sauf peut-être la musique. Je suis désolée de voir que ce film a eu de bonnes critiques, je crains que ça incite le cinéma à continuer. Ce très mauvais film sur l'adolescence me fait penser à contrario à des cinéastes qui ont su traiter le sujet avec un grand talent, par exemple Truffaut ou de Spielberg.
Pour son premier long-métrage sorti en 2022, Charlotte Le Bon offre une chronique sur l’adolescence qui évite toute forme de niaiserie. En compagnie de ses parents, un garçon de 14 ans vient passer des vacances au bord d’un lac au Canada. Il rencontre Chloé, de deux ans son aînée. Avec très peu d’artifices et sans aucun effet spécial, la réalisatrice québécoise parvient à créer une atmosphère envoutante, à la fois glauque et poétique. Les premiers émois amoureux et les pulsions sexuelles sont montrés avec pertinence et fraîcheur. La spontanéité des jeunes acteurs ajoute à ce mélodrame un vent d’authenticité. Bref, une œuvre mélancolique tant elle peut rappeler des souvenirs profonds.
Une chronique délicate et sensuelle qui capte avec justesse les premiers émois adolescents dans un été sensoriel, portée par deux jeunes comédiens épatants de naturel.
Je ne m'attendais pas à aimer autant ce film. J'ai aimé son histoire, le rythme, le regard porté sur ces deux adolescents, la justesse de leur personnage et de leur relation, la façon de les filmer et de filmer les paysages, la poésie de l'image, et le petit côté fantastique. J'ai hâte de voir la suite du travail de cette jeune cinéaste. Un film envoutant...
Le premier essai de Charlotte Le Bon est singulier, sympathique, mais bute sur quelques écueils. La nature est bien filmé, et la néo réalisatrice installe un climat inconfortable, raccord avec le monde adolescent. Car c'est l'histoire d'une émancipation que raconte le film. À côté de ça, les personnages ne demeurent que des silhouettes, et on ne parvient pas à s'attacher à eux, la jeune fille etant particulièrement fade, un comble venant de la part de la réalisatrice. Les rapports entre les deux héros manquant de naturels, rendant le film autant étrange que maladroit. Une demi réussite
Charlotte Le Bon réalise un premier film profondément attachant et plein de sensibilité, naviguant entre les genres, Teen movie et fantastique. Ses choix esthétiques audacieux, que ce soit le format de l’image en 4/3 ou le beau travail sur la lumière, sont toujours signifiants et diffuse une atmosphère envoûtante et un côté spectral très à propos. Offrant un regard juste sur l’éveil à la sensualité et les affres des premiers émois amoureux, teinté de surnaturel et hanté par une subtile inquiétude, « Falcon Lake » se montre aussi original que bourré d’émotion. Dans la veine des réussites récentes du cinéma français comme « La dernière vie de Simon » ou « Les 5 Diables », le film dissémine adroitement les indices sur son acte final et ménage parfaitement ses effets. Un premier plongeon quasi parfait pour sa réalisatrice, un très beau moment de Cinéma.
Le synopsis est simple : « une histoire d’amour et de fantômes ». Charlotte Le Bon m’offre un récit délicat sur les émois sexuels et sensuels de deux ados dans une propriété perdue au milieu d’une forêt canadienne que borde un lac. Une énième histoire banale en soi. Elle prend son temps comme l’impose cette nature fournie qui entoure ses personnages. Un peu trop à mon goût, le film aurait gagné en intensité si sa durée était ponctionnée de 10 minutes au moins. Sa dimension fantastique, elle la capte avec une caméra qui fixe les obscurités que lui propose la forêt, ici ou là : grande porte noire angoissante où peut surgir l’horreur. L’interprétation des deux jeunes protagonistes, Joseph Engel (Bastien) et Sara Montpetit (Chloe) est à saluer. La jeune réalisatrice semble savoir diriger des acteurs. Charlotte le Bon a indéniablement une proposition de cinéma intéressante. A suivre.
Joli premier film, on entre rapidement dans une atmosphère homogène et personnelle. Les acteurs sont d'une grande justesse. La photo et l'étalonnage très bleu du 16mm manque de maîtrise
J'ai beaucoup aimé le film dont les situations et les jeunes acteurs sont très justes. De magnifiques images et beaucoup d'émotion. Juste une chose qui ne m'a pas plu et pour laquelle je ne mets pas une meilleure note spoiler: la fin, peu crédible et inutilement dramatique
Un film curieux et intimiste écrit et mise en scène par Charlotte Le Bon. Pour sa première réalisation, la comédienne Canadienne nous propose avec Falcon Lake une Comédie dramatique très esthétique dans un cadre séduisant. Les éléments de satisfaction s'arrêteront là pour ce film au format "carré" façon Mommy de Xavier Dolan, avec peu de dialogues, des faits étranges, des blagues de fantôme, quelques scènes romantiques, le tout étant très lent voire assez soporifique.
C'est effectivement impressionnant pour une première oeuvre! Entre chronique adolescente et film de fantômes, le film se permet un cocktail poético-fantastico-naturaliste pour le moins ambitieux. Et il parvient à exercer une fascination certaine sur un spectateur un peu décontenancé peut-être, par les irruptions inquiétantes de l'étrange dans la réalité. On navigue donc dans une ambiance mélancolique envoûtante, poético-dépressive et de toute beauté. On sent néanmoins une certaine difficulté dans une narration trop désordonnée, des hésitations qui entachent la fluidité du récit, le film accordant peut-être trop d'importance à cette atmosphère particulière au détriment d'un rythme plus soutenu, qui aurait permis à la conclusion d'être davantage percutante!
Sur la base d'un scénario assez convenu qui s'appuie sur une BD, et d'un lieu assez banal (un lac canadien comme on en a vu des centaines dans le cinéma américain et québécois), Charlotte Lebon, qui évite la mauvaise habitude des "people" de se mettre soit-même en scène, assure une réalisation sobre et mélancolique. L'ambiance est tout à la fois légère (les vacances) et pesante (le mal-être adolescent, l'éveil amoureux). La musique est superbe et renforce les scènes d'inaction. Un beau film.
A mon humble avis ce “Falcon Lake” aurait pu être bien moins fade. D’une part avec des personnages plus attachants, en plus de la lumière parfois douteuse, la photographie relativement sombre, ainsi qu’un format 4/3. Au niveau scénaristique, ça manque de dynamique. Il ne se passe pas grand chose de captivant dans l’adaptation cinématographique. C’est bien plus fluide dans la bande dessinée “Une soeur” de Bastien Vivés où le film tire son inspiration, le format est sûrement plus adapté pour ce genre d'œuvre. Je comprend bien que la BD où la découverte des corps et la sexualité est plus mis en avant, puisse être difficilement adaptable au cinéma, mais toutes les idées convaincantes de celle-ci n’ont pas été reprise dans le long métrage : vacances à la mer (Bretagne), Antoine (Bastien - Joseph Engel dans le long-métrage) dessine ce qui lui confère une sensibilité artistique, on ne parle pas de la fausse-couche de la mère de Hélène (Chloé - Sara Montpetit dans le long-métrage), les 60 euros partagée font aussi le charme de la bande dessinée, la présence plus importante du petit frère Titi également. Mais surtout, le final de la bande dessinée est beaucoup mieux construit, révélateur et plein de sens. Je compare beaucoup l’adaptation cinématographique avec cette dernière car je l’ai trouvé juste et pleine de nostalgie. Chloé ne rayonne pas comme je l’imaginais, Bastien est moins intéressant qu'Antoine dans la bande dessinée. La réalisation est fade à mon goût, Pour moi, c’est un loupé.