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Valentin J.
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1,5
Publiée le 12 juillet 2022
Une histoire d'amour entre un adolescent et une femme sur le point de se marier, dont la romance n'a rien de palpable, saupoudré d'une histoire ennuyeuse. Durée du film 1h30, ressentie 3h. Quelques jolies couleurs et éclairages, une direction d'acteurs correct, mais rien pour sauver le navire malheureusement. À éviter, votre temps vaut mieux que ça.
Quatre copines partent en Roumanie pour l'enterrement de vie de jeune fille de l'une d'elle, Jeanne, interprétée par la toujours délicieuse et troublante Noémie Merlant, également réalisatrice ici pour la première fois sur un long-métrage. J'ai vraiment eu du mal à prendre du plaisir à suivre cette romance légère entre cette future mariée, et un jeune roumain de 17 ans chez qui ces quatre demoiselles ont été hébergées après le vol de leur voiture. Beaucoup de fantaisie et de légèreté donc, mais pas mal d'ennui et de raccourcis scénaristiques assez grossiers, vous l'aurez compris, je n'ai pas accroché du tout à cette passion atemporelle, décalée et totalement insouciante. Malgré un charme bohème évident, j'ai vécu une oeuvre poussive, prévisible, au scénario aléatoire et pas vraiment intéressant. A esquiver ! Site CINEMADOURG.free.fr
En lisant les « Secrets de tournage », avant ou après, de préférence après, vous comprendrez le côté brouillon, déconstruit, minimaliste, quelque peu improvisé de ce long-métrage, délayé pour faire cette durée (95 minutes). Je suis Noémie Merlant, j’ai plusieurs succès d’actrice à mon actif et si je réalisais un film, avec mes copines, dans lequel je vais bien sûr tenir un rôle ? Et hop, c’est parti ! Et voilà le résultat. Pas terrible, ennuyeux. Malgré le titre, ce sera en version française (c’est déjà ça !), à part quelques courtes scènes, répliques ou dialogues, dans leur jus. Avec une copine comédienne qui parle Roumain et pourra traduire, ça aide pour la mise en scène. Il y a un petit vernis « bons sentiments » sur le registre pourquoi les Gitans sont-ils si mal aimés encore davantage en Roumanie qu’en France mais le propos et la démonstration sont lapidaires. Sinon ça aurait pu être un sujet. A la place, une romance entre la belle venue enterrer sa vie de jeune fille (subitement délestée avec ses copines de tous ses biens par des malfaisants du coin, ça ne donne pas l'envie d'y aller en vacances) et le jeune Gitan francophone, bon Samaritain, passant sa vie entre la France et la Roumanie dans laquelle il revient avec sa famille quand ils ont de l’argent (sic). Sortie correspondant parfaitement aux creux de programmation de la saison estivale. 74 salles seulement d'ailleurs.
Un film qui amène à la nostalgie des souvenirs de vacances ! Les vacances où on peut se sentir si proche de personnes aux antipodes des gens que l'on fréquentent au quotidien ! Il faut chérir ces moments à la fois si intense mais forcément éphémère quand on revient à notre quotidien. Ce film rappellera chacun une amitié/amour de vacances qui a pu être à la fois si fort mais s'estomper rapidement ! Laissant place à de magnifiques souvenir à vie quand on y repense
Sur l’idée de départ de parler d’une histoire d’amitié et de l’histoire d’amour entre Noémie et Gimi, le « scénario » du film a été pratiquement improvisé au jour le jour. A la vision de "Mi iubita mon amour", les qualités et les faiblesses inhérentes à ce type d’élaboration sont flagrantes, points forts et points faibles se succédant tout au long du film. Dans ce film de fiction au volet documentaire important, on retient surtout de façon positive la spontanéité des protagonistes et les renversements de situation par rapport à ce qu’il est commun de proposer : des personnages sont sans ressource dans un pays étranger, situation malheureusement commune pour des membres de la communauté Rom, sauf qu’ici, il s’agit de françaises en vacances en Roumanie, sauf qu’ici, elles sont accueillies, très bien accueillies même, par une famille Rom ; un couple se forme entre un homme et une femme présentant une importante différence d’âge, mais ici, c’est la femme qui a 15 ans de plus que l’homme. Au débit du film, on note un certain nombre d’ellipses pas toujours bien maitrisées, certaines scènes de conversation ne présentant pas un grand intérêt et des surprises inattendues comme celle consistant à voir les 4 jeunes femmes dépenser beaucoup d’argent alors qu’elles étaient censées être sans ressource depuis le vol de leur voiture. Ben voyons, c’est tout simplement parce que Jeanne avait sa carte de crédit dans la poche au moment du vol. Ah pardon, on ne le savait pas !
Sincère et maladroit. Combien de fois les premiers long-métrages, surtout réalisés par des acteurs (trices), débutant à la réalisation, ne sont-ils pas affublés de ces qualificatifs passe-partout, qui reflètent cependant une assez commune impression ? Mi iubita mon amour, écrit par Noémie Merlant et Gimi Covaci, l'autre protagoniste de cette romance, a pour atout principal son authenticité, quasi documentaire, sur la vie d'une communauté Rom ... en Roumanie, en se délestant de tout poncif. Roms vie ouverte, le choix d'y intégrer 4 jeunes femmes françaises en galère y crée un contraste et un semblant de choc des cultures qui n'est pas sans piment. Malheureusement, si la facture est correcte du point de vue technique, le scénario emprunte parfois des voies peu approfondies qui se terminent en impasse (la voiture volée, la dette des Gitans ...). L'histoire d'amour est traitée avec pudeur mais malgré son caractère improbable reste convenu dans l'ensemble même s'il n'y a rien à reprocher à ses interprètes. D'un autre côté, le film échoue totalement, sauf dans ses premières minutes, à restituer un esprit de bande à ces quatre "touristes" dont chacune, à part évidemment son héroïne principale, ne sert que de faire-valoir sans avoir le loisir d'exprimer une véritable personnalité. Inégale et spontanée, tiens, pour rester dans les clichés liés aux premières œuvres, voici encore deux adjectifs qui collent assez avec le film de Noémie Merlant.
"Mi iubita, mon amour " de Noémie Merlant est un drame romantique bien décevant. En effet j'attendais nettement mieux de l'actrice Noémie Merlant que j'aime beaucoup pour sa première réalisation malgré la belle énergie des comédiens ainsi que quelques moments solaires, le manque d'expérience de la jeune réalisatrice s'est fait cruellement ressentir avec des choix peu judicieux, une histoire d'amour à laquelle je me suis pas attaché et un film anecdotique au final.
Un voyage qui tourne mal, l'occasion pour Noémie Merlant de filmer un road-movie immobile et une famille rom. Elle réussit à créer une ambiance de docu-fiction, d'autant plus saisissante si l'on sait que le film a été co-écrit et joué avec son compagnon de l'époque, Gimi Covaci.
Un film libre, solaire, audacieux. Un film de Cinéma avec une lumière magnifique pas sans rappeler le cinéma de Kechiche, des plans et des profondeurs de mise en scène à noter, décidément une réalisatrice à suivre! Un film intelligent qui soulève des thèmes universelles et s’amuse des codes et représentations. Il vient bousculer une industrie tellement convenue et étriquée! Et puis…on a envie de de replonger dans nos premières fois, notre jeunesse, l’été, l’autre…
Une caresse pour raviver la flamme et une brise pour tout emporter. C’est dans cette configuration, à la fois douce et mélancolique, que Noémie Merlant aborde son premier long-métrage, devant et derrière la caméra. Si l’on s’arrête un moment sur ce qu’elle a accompli aux côtés de Marie-Castille Mention-Schaar, Céline Sciamma et dernièrement Jacques Audiard, la comédienne a toujours su projeter des émotions, qu’elles soient fortement intériorisées ou non. C’est à cela qu’on lui reconnaît ses qualités et un sens du langage qu’elle met à profit dans un road-trip solaire et n’hésite pas à s’armer d’un Carpe Diem universel. Ce qu’elle et son équipe ont pu capter en 14 jours de tournage, c’est bien entendu toute la charge émotionnelle qui se dégage des personnages, dont on ne doutera pas de la complicité.
Nous découvrons d’entrée une Jeanne, qui possède un peu du « Portrait de la jeune fille en feu » ou encore de son homonyme dans « Jumbo ». C’est une femme libre. Mais il faudra un certain déclic, afin de pleinement croquer le fruit de l’interdit, et par la même occasion le fruit de toutes les possibilités et de tous les désirs. La caméra s’enflamme rapidement pour un groupe de femmes, qui s’égarent en Roumanie, d’abord sur la route, puis dans un modeste foyer, où elles seront hébergées. La nouvelle Jeanne de Merlant, Katia (Sanda Codreanu), Lola (Clara Lama-Schmit) et Helena (Alexia Lefaix) passent ainsi un enterrement de vie de jeune fille, ponctué par une rupture évidente des sentiments de la concernée, face au destin qui l’attend à son retour en France. L’actrice de métier finit sans doute par se perdre dans un jeu qu’elle ne contrôle plus, qu’elle ne possède plus. Il n’y a plus qu’elle, plus qu’une femme dans une enveloppe qui ne laisse pas indifférent un des hôtes ou le soleil qui la réconforte.
Nino (Gimi-Nicole Covaci) vit dans l’espoir de bâtir sa propre demeure, sa propre vie et de ses propres mains. Sans forcément le sou pour s’offrir le même genre de virée que Jeanne et ses amies, il se laisse pourtant flotter et emporter par la dynamique du groupe, qui semble aussi prudent qu’orgueilleux lorsqu’il s’agira d’évoquer le mariage. Ce sera toutefois plus séduisant et intelligent lorsque Nino devra affronter la vérité sur ses précédentes relations. C’est pourtant avec Jeanne qu’il couvera le fantasme du moment, sans complexe, mais dans une contradiction qui renvoie au premier émoi. C’est dans la différence et les ressemblances, qu’ils s’apprivoisent peu à peu, dans un jeu imprévisible et généreux. Entre le fossé culturel qui se lit dans les confrontations de chacun et les rencontres éphémères, il est donc possible de se réconcilier, de danser ou chanter sur un même hymne, pourvu que l’on épouse les mêmes valeurs.
Les préjugés ne font pas bon ménage avec la curiosité, mais dans un moment d’incertitude et de passion, tout se reconstruit, au bord de la plage ou au bord de cette même route, qui rencontrera obligatoirement une bifurcation, cruelle et définitive. Bien entendu, « Mi iubita mon amour » n’avance pas sans défauts, à la fois dans un rythme inégal et dans le manque de subtilité de certains propos. Mais la sincérité qui émane de toute cette aventure suffit pour se replonger dans les méandres de deux âmes solitaires et tiraillées par leur environnement respectif. Il a une famille à défendre et elle a une autre vie à mener.
Beau premier film de Noémie Merlant, road movie amoureux européen. Quelques longueurs mais globalement un très bon film, avec de jeunes acteurs et actrices convaincants.
Un premier film spontané, loin des règles de bonne conduite du cinéma français. Tout ce projet a été réalisé avec amour et l'esprit bohème. Cela traite de plusieurs sujets qui peuvent déranger (la différence d'âge, la différence de culture, le rapport à l'argent, le jugement et les préjugés) et c'est tout ça qui donne autant de charme à ce film. Les acteurs animent le film et nous avons l'impression de partir en vacances en Roumanie. Une belle balade sur le grand amour sans penser a la société actuelle.