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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une leçon de cinématographe érigeant David cronenberg au rang des plus grands réalisateurs. A mon avis, l'un des meilleurs, sinon le meilleur film de Cronenberg. Un conseil : achetez le DVD pour pouvoir bénéficier de la version avec les commentaires de Cronenberg lui-même. Vous n'en reviendrez pas...
une demi étoile pour la performance de fiennes en schizophrène... épatant de justesse, habité par son role après le rythme est trop lent et ennuyeux et l'on adhère pas à l'histoire....
Un film soigné , bien interprété , l'atmosphère est bien rendue . Pourtant la sauce ne prend pas ,probablement à cause de l'insistance porté à la maladie donnant des lenteurs épouvantables .
L’un des rares films de David Cronenberg que je n’avais pas vu. D’entrée je me suis ennuyé, et cela n’a fait qu’empirer. En plus, il ne faut pas décrocher. Beaucoup de mal à aller jusqu’au bout. Seul intérêt, l’interprétation d’ensemble et la prestation hallucinée de Ralph Fiennes. Mais qui ne sauve rien. Le plus mauvais film de Cronenberg à mes yeux.
Cronenberg avec "Spider" nous perd dans les méandres de la psychologie humaine, de la folie pure, de la maladie psychotique. On y suit Spider, adulte mais aussi plus jeune lors de flashs backs, incarné par Ralph Fiennes, totalement habité par son personnage qui est époustouflant de réalisme. On pourra juste reproché au film sa lenteur parfois un peu trop pesante mais dans l'ensemble ce film étrange est bien du bon Cronenberg.
Un thriller hitchcockien signé David Cronenberg qui mêle astucieusement dans son récit hallucination et paranoïa de son personnage principal, incarné par un flippant Ralph Fiennes. Le film présente une atmosphère assez mystérieuse, grâce à la mise en scène du cinéaste tout comme la musique. Dommage que le jeu de piste soit au final plutôt prévisible.
David Cronenberg sort ici de sa zone de confort pour nous livrer, en 2002, cette adaptation du roman homonyme de Patrick McGrath, qui est par ailleurs également le scénariste du film. Ici, point d'effusions de sang, point de corps qui se décomposent, qui se changent ou qui se mélangent mais "juste" de la psychologie ; enfin plutôt de la psychiatrie. Malgré tout, le réalisateur ne sort pas totalement non plus de sa zone de confort. Effectivement, malgré un sujet beaucoup plus lourd par rapport au reste de sa filmographie, nous retrouvons tout de même une ambiance très sombre, voire même crasseuse et poisseuse par moment, ce qui met particulièrement le spectateur mal à l'aise durant une bonne partie du film. Et pour mettre son spectateur mal à l'aise, Cronenberg est un maitre ! Ce n'est effectivement pas un film de chevet, ce n'est pas le film qu'on matte pour "passer un bon moment". D'ailleurs, même au vu de l'affiche ou de la bande annonce, on hésite à insérer le DVD dans le lecteur. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai personnellement mis autant de temps à me lancer. Mais malgré tout, c'est tout de même un film que l'on apprécie évidemment pour sa mise en scène de la folie. Il n'y a aucun artifices, tout est très froid, ce qui met, encore une fois, d'autant plus le spectateur mal à l'aise. Et oui, nous sommes ici complètement enveloppés dans la folie du personnage principal puisque nous sommes dans sa tête et dans ses souvenirs pendant une heure et demie. Ainsi, en plus de vivre son très sinistre présent, nous vivons également son enfance décharnée de joie et de rires. La mise en scène suit par ailleurs le même rythme ; ce sont des plans plutôt longs et larges dans l'ensemble et, encore une fois, sans artifices. Alors, c'est quelques fois un peu longuet, certes, mais honnêtement, une fois que l'on plonge dans le film, dans cette atmosphère oppressante, il est difficile d'en sortir. Soulignons également la très bonne interprétation de Ralph Fiennes qui arrive à faire passer énormément de choses rien qu'avec les gestes et son regard (son rôle étant quasi-muet), ainsi que celles de Gabriel Byrne et de Miranda Richardson. "Spider" n'est donc pas le meilleur de la filmographie du réalisateur mais il fait en tout cas partie des plus froids !
En 2002, David Cronenberg (réalisateur culte pour certains et très surestimé pour d'autres) nous propose un film terriblement froid et difficile à appréhender... mais qui cadre parfaitement avec le reste de son œuvre. En effet, « Spider » nous fait plonger dans le quotidien d'un « pauvre » Londonien qui vient d'être libéré d'un hôpital psychiatrique de haute sécurité. Rendu à la liberté, il déambule dans le quartier où il a passé sa douloureuse enfance, à la recherche de ses souvenirs... Évidemment, Cronenberg oblige, on marche en permanence sur le fil ténu qui sépare la réalité de la folie furieuse. Son scénario est particulièrement étrange et déroutant mais il ménage également une certaine forme de suspense qui fonctionne habilement. Le rythme du film, volontairement très lent, rebutera sans doute de nombreux spectateurs... Mais ceux qui sauront patienter, auront l'étrange sentiment (un peu flippant aussi) de s'immerger de plus en plus profondément dans la tête du héros... Jusqu'à la scène finale qui vient tout éclairer par sa terrifiante clarté. Un film qui fonctionne donc très bien, notamment grâce à l'impressionnante performance d'acteur de Ralph Fiennes, impérial du début à la fin. Une expérience particulièrement enrichissante malgré l'âpreté du sujet, à voir !
Un Cronenberg un poil mollasson, visiblement fatigué dans l'intrigue et le scénario même dans le twist final. L'ambiance sinistre et le peu de travail de mise en scène finissent par achever les plus conciliants.
Si d'aucuns relèveront mieux que moi la justesse de l'architecture narrative et symbolique qui maintient ce psychodrame sur fond de complexe Œdipien en place, je noterais quelques défauts simples qui cantonnent Spider au rang de petit film, bien construit certes, mais sans flamboyance et sans grand impact. Tout d'abord, la récurrence des motifs thématiques ou visuels à laquelle Cronenberg s'astreint pour restituer l'univers mental claustrophobe et obsédé de son personnage psychotique en fait à mon sens quelque chose d'un peu trop verrouillé. Avant qu'on n'en connaisse l'issue et la cause première, ce récit prenait déjà trop le parti de coller aux fantasmes de son personnage pour ne pas qu'on en devine la teneur. Les personnages secondaires, cantonnés à une surface plane (le père volage et irresponsable, la mère douce et trahie, la fille de bar vulgaire et offerte), se veulent uniquement comme des projections de l'esprit du personnage de Fiennes. Dans un sens, savoir qui a tué qui ou qui a trompé qui perd déjà un brin de son importance, quant on devine à travers ce labyrinthe mental un peu trop évident et balisé que de toute façon, le personnage ne l'a pas évacué et que les événements ne sont toujours pas résolus dans le présent narratif. À ce compte, autant attendre l'épilogue pour savoir si le personnage surpassera enfin sa psychose, plutôt que d'empiler une à une les scènes censées en montrer l'étendue alors que le traitement se charge de le faire bien trop vite. Il manque, à mes yeux, d'un peu plus d'opacité et de doute quant à la nature des scènes de fantasme et de souvenirs, pour laisser planer un mystère sur chaque scène quant à savoir si elle a réellement eu lieu ailleurs que dans la subjectivité qui sert de voie d'entrée à tout le film. Cela aurait permis, en plus, de faire vivre un peu les autres personnages. Ceux-ci, du coup, sont en effet réduits à de simples projections, dont on sait par avance qu'elles sont informes et pourront très vite changer le long du cheminement intime d'un personnage qui cherche à ré-assembler ses souvenirs pour regarder le passé dans les yeux. Impossible pour eux d'émouvoir, quant on sait que les instants qu'ils partagent ne sont pas pris sur le vif, mais factices et ré-arrangés. Tout du long, Spider m'a donc semblé un peu inerte, un peu trop cantonné à respecter son régime de fonctionnement méticuleux en tout points pour essayer de se mettre en danger. Au moins, il est sûr que si on le regarde avec un peu de recul, le canevas parait solide et cohérent comme peu de films le sont. Ma dernière gêne, finalement, vient d'une méprise qu'entretient généralement le cinéma quand il parle de folie ; faire passer la substitution d'images et de motifs comme seul vecteur de la confusion qui règne dans un esprit malade. Je sais bien que le procédé est nécessaire, quand le cinéma est un art visuel et que nous ne pouvons concevoir la folie qu'à l'aune de notre raison. L'expérience de déréalisation perçue par le fou, nous ne la connaissons pas ; il nous faut donc, pour tenter de s'immiscer dans sa psychose, mettre en place un décalage entre la réalité qu'il perçoit et celle, objective, des faits, à l'aide d'images mêlées et de visages intervertis. Mais tout cela n'est que le jeu auquel se prête un esprit sain, et demeure sans doute très différent de la folie réellement vécue. C'est là la limite du cinéma en terme de possibilités d'immersion, et j'en ai trop conscience pour ne pas voir Spider comme une oeuvre repliée sur elle-même et extérieure à la souffrance de son personnage. Bref, c'est bien avec A History of Violence que David Cronenberg aura finalement retrouvé son inspiration.
Spider, de David Cronenberg et avec Ralph Fiennes, possède un potentiel monstre en raison d'une histoire fortement intéressante. Malheureusement, Cronenberg réussit encore à la gâcher, via une réalisation lente, monotone, ennuyante et suicidaire (il est possible de faire une dépression en le visionnant). La fin, pouvant retourner cela positivement, est d'autant plus mauvaise car ce bon vieux Cronenberg ne trouve rien de mieux à faire que d'employer la manière psychologique et, après 1h30 sur le même ton plat, c'est tout simplement rageant. Décidément, on est loin d'avoir que du bon dans sa filmo.
Un film atypique ayant pour thème la schizophrénie, doté d'une mise en scène brillante et d'une réalisation soignée. Malheureusement le manque de rythme et la mollesse générale font qu’il est très difficile d'accrocher à ce film plutôt ennuyeux. Les acteurs livrent une bonne prestation et le dénouement est ingénieux mais c'est loin d'être le meilleur Cronenberg.