Dans « Les Linceuls », Vincent Cassel interprète un homme ayant créé des linceuls connectés qui permettent aux proches de suivre en vidéo la décomposition de leurs défunts. Son épouse est dans l’une de ces tombes hyper-connectées. David Cronenberg fascine une nouvelle fois par un scénario à la fois moderne, morbide, sensuel et terriblement kitch. Cette signature assumée, le cinéaste tente d’installer une dramaturgie dans son œuvre qu’il estime la plus personnelle, lui aussi à perdu sa femme. C’est intime et touchant jusqu’à la bascule dans un thriller paranoïaque autour d’une théorie du complot sur fond géopolitique. Le long-métrage sort de sa zone de confort et décompose une intrigue alambiquée qui s’enlise dans des dialogues peu inspirés et confus, tout en offrant une splendide vitrine à Tesla, la marque d’Elon Musk.
Karsh est un entrepreneur à succès qui fait le deuil de sa femme décédée il y a plusieurs années d'un cancer. Il a mis sur pied une entreprise qui propose la vente de tombes spéciales dotées d'une connexion vidéo précise avec le cadavre enterré par le biais d'un linceul technologique, soi-disant ce procédé lui permet de calmer ses anxiétés. Un jour, le cimetière est vandalisé et Karsh perd l'accès à l'intégralité des données. En salle le 25 septembre.
spoiler: "Les Linceuls" est un ratage total. Je n'achète rien de ce qui existe dans ce film. L'intrigue est capillotractée au possible : on nous amène sur de fausses pistes pour finalement faire machine arrière et lorsque le générique de fin apparaît, c'est la surprise ! Comment, c'est ça la fin ? Quid des multiples arcs narratifs ouverts ? Cronenberg est un réalisateur qui nous a habitués à des sujets morbides et des visuels dérangeants voire gores. Ici, rien de tout ça. L'image est prude et ne s'aventure jamais en dehors d'un carcan de sobriété. La thématique n'est ni inquiétante ni même dérangeante, politique tout au plus. Que dire des acteurs qui n'ont pas l'air de comprendre plus que le spectateur les tenants et les aboutissants de l'histoire qu'ils racontent ? Vincent Cassel a l'air de subir son tournage plus qu'autre chose pendant que Diane Kruger est réduite à un double personnage lubrique.
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2024, "Les Linceuls" est un film réalisé par David Cronenberg qui suit l'histoire de Karsh, un homme d'affaires renommé. Inconsolable depuis le décès de sa femme, il invente un système révolutionnaire et controversé, GraveTech, permettant aux vivants de se connecter à leurs chers disparus dans leurs linceuls.
Un Film Difficile à Aborder
"Les Linceuls" est un film complexe, particulièrement pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'œuvre de Cronenberg. Il se présente comme un hommage discret à la femme aimée et une tentative désespérée de terminer un travail de deuil. En choisissant la voie du thriller technologique, le film laisse en suspens la prometteuse piste du mythe d'Orphée et d'Eurydice, ajoutant une dimension de pudeur et d'inachèvement.
Une Critique Mitigée
Contrairement à "Les Crimes du Futur", basé sur un scénario rédigé dans les années 2000, "Les Linceuls" a été écrit récemment, après la disparition en 2017 de Carolyn Cronenberg, l'épouse du cinéaste. L'accueil critique a été partagé, sans qu'aucun prix cannois ne vienne couronner cette œuvre.
Un Film Déchirant et Difficile à Regarder
Pour les spectateurs qui espéraient un film plus conventionnel, "Les Linceuls" se révèle déchirant et difficile à suivre. Le film est statique, manquant d'attrait visuel (à l'exception du cimetière) et de rythme, ce qui complique la compréhension de l'intrigue. De plus, l'absence de conclusion laisse un sentiment de frustration.
Un Film Qui Suscite des Réactions
"Les Linceuls" ne laisse pas indifférent. Certains spectateurs ont quitté la salle, emportés par les accords lancinants et funéraires du compositeur Howard Shore. Le film est un véritable calvaire pour les plus courageux, tout en étant un hommage discret à l'épouse du réalisateur et une tentative poignante de terminer un travail de deuil.
Je me suis laissée embarquer dans cet univers complexe et glauque. Je suis sortie bouleversée par cette histoire d'amour et de mort. Les scènes d'amour sont magnifiques. J'aime ce cinéma qui peut déranger mais qui nous change de tous ces supers films aux scenarii un peu attendus pourtant. J'ai été surprise qd le film est arrivé à sa fin, j avais envie que ça dure encore...
un navet comme celui-ci, c'est très rare, à peine 5 dans une vie. tout est nul, l'histoire, les dialogues, le jeu des acteurs... un chef d'œuvre dans le genre bête et vulgaire. bravo David, tu peux faire une pause maintenant
Le dernier David Cronenberg commence plutôt bien. Vincent Cassel est assez convaincant en veuf pas si éploré que ça, qui poursuit une relation amoureuse post mortem avec sa compagne chérie.
L'idée des linceuls connectés est porteuse de nombreux développements mystico-technologiques potentiels, et l'on se dit qu'on va s'amuser un peu, dans une atmosphère intéressante, à la Edgar Allan Poe, mâtinée d'effets digitaux en tout genre.
Las, l'intrigue devient rapidement un embrouillamini de sujets qui ne seront jamais résolus : qui a fait quoi, et pourquoi ? Entre Islande, Chine et Russie, on se perd malheureusement dans un scénario déliquescent.
Le beau personnage joué par Cassel devient ... un queutard obsédé par le sexe. Le film se délite donc progressivement, comme le cadavre de la pauvre épouse dans son linceul : le film est un nouvel exemple de la capacité de Cronenberg à gâcher de bonnes idées.
Cronenberg cela reste un style identifiable au premier coup d'œil, malheureusement ces derniers films, même s'ils comportent de bonnes idées, sont pompeux, les linceuls n'y échappant pas. Film sur le deuils, avec un brin de voyeurisme sur le macabre, le film navigue entre le thriller et le drame, pour finir sur un complot abracadabrant ou rien ne tient debout. C'est lent, mal rythmé et pas toujours bien dirigé. Un Cronenberg de plus anecdotique et oubliable.
David Cronenberg a définitivement le pied dans la tombe avec ce film dont le concept intéressant (une appli permet à ses utilisateurs de voir en temps réel la décomposition des corps de leurs proches défunts) n'occupe que les toutes premières minutes, après quoi on sombre dans une histoire d'espionnage fort ennuyeuse.
Quelle maitrise formelle déploie Cronenberg pour surprendre et enthousiasmer avec une dystopie alambiquée et macabre, menée avec grand talent par Vincent Cassel.
Je pensais qu’on avait touché le fond de l’ennui et de l’inintéressant avec “Marcello Mio“ et bien non “Les Linceuls“ a réussi à faire pire.
Mon dieu que c’est malsain, certes c’est du Cronenberg mais là juste non, NON. C’est une manière très limite et morbide de raconter un deuil. Des fois, il vaut mieux tout se garder pour soi-même. Je comprends que c’est un sujet qui tient à coeur Cronenberg et je respecte son deuil mais bon en parler dans un film, ce n’était peut être pas une bonne idée
Bon, en plus, je me suis endormi quelques minutes pour vous dire. Quand je me suis réveillé que j’ai vu que ça a commencé à parler de théories du complot avec des chinois et des russes, je vous avoue que j’avais envie de me rendormir.
Vincent Cassel pas du tout convaincu, enfin je suis pas fan de base donc ça n’arrange pas les choses.
Par contre, chouette le petit placement de produit pour Tesla, ça c’est réussi au moins :)
Plein à craquer d'incohérences, idée au départ originale mais pas crédible pour un sou tout juste sauvé par le jeu de Vincent Cassel et de Diane Kruger.
je viens de le voir au Festival de Cannes en avant-première le film est catastrophique selon moi... l'histoire est mal ficelée c'est ennuyeux... l'acting est très médiocre à croire que cronenberg a pris uniquement les plus mauvaise prises... déçu
Cronenberg creuse sa thématique corps|technologie avec profondeur et humour, et une pointe de mélancolie qu on ne lui connaissait pas. je regrette un peu les délires paranoïaques qui n apportent pas grand chose. Cassel égal à lui même, on aime, ou pas. C est un cinéma exigeant qui mérite d être vu dans la perspective des ses autres œuvres.
NUL, NUL, NUL et ARCHI NUL. La bande annonce donne envie. Seulement, une fois devant le film quel ennuie. Au bout d’environ 1h20 j’ai quitté la salle de cinéma. Pas d’actions, dialogues et personnages fades au possible, inintéressant, l’histoire est naze. Une énorme déception. Je ne recommande pas mais alors pas du tout.