Le thème du deuil impossible a du potentiel et le climat mortifère qui en découle, convenablement soutenu par le casting et la musique, fait parfois mouche. Malheureusement la réalisation plan-plan de David Cronenberg, la mollesse du rythme et l'intrigue espionnage complotiste nébuleuse bavarde et ambigue empêchent le film de vraiment décoller et de nous émouvoir, c'est le paradoxe d'un sujet universel mais dont le traitement alambiqué et froid nuit à son incarnation. On est au final loin des grandes réussites de Cronenberg même si "Les linceuls" reste légèrement plus stimulant que ses dernières déceptions post 'Faux semblants": "Cosmopolis", "History of violence", "Les promesses de l'ombre" et autres réalisations plus ou moins surestimées...
Le film s’essouffle assez vite. Beaucoup de dialogues, peu d’intrigue. Le casting (Cassel, Kruger) est bon sur le papier, mais n’apporte pas grand-chose. Cronenberg reste un grand réalisateur, mais pas avec ce film. Pas vraiment une bonne découverte, même si le sujet m’était inconnu.
Film incompréhensible et ennuyeux. Le film ouvre des intrigues sans les résoudre. Nous avons faillit sortir. J'aurais mis une note plus basse si c'était possible.
Histoire compliquée qui semble manquer de sens mais nous amène dans des eaux profondes où on ne voit pas bien ce qui se passe. Les hallucinations ou rêves n'aident pas à démêler le tout. Les scènes sexuelles sont très bien jouées et rehaussent le film. On ne voit guère ces choses aussi sérieusement dans les films grands publics.
Avec Les Linceuls, David Cronenberg signe un film à la fois glaçant et profondément intime. Il aborde le deuil sous un angle très original, à travers une technologie qui permet de rester connecté aux morts. C’est troublant, parfois malaisant, mais on sent que Cronenberg exprime une douleur personnelle sincère. Vincent Cassel est très juste dans le rôle d’un homme brisé, enfermé dans sa solitude. L’ambiance, froide et presque clinique, renforce le malaise autant que l’intimité du récit. Ce n’est pas un film qui plaira à tout le monde, mais il reste en mémoire longtemps après le générique, comme une expérience troublante et marquante.
Comme d'habitude avec Cronenberg, il crée un film avec une belle esthétique, un univers glauque et métaphysique qui tourne autour des altérations du corps, et développe des concepts intéressants. Et comme d'habitude, il n'exploite qu'a moitié ses concepts, ne propose pas de vraie conclusion, et tourne en rond pendant deux heures.
Malgré tout, j'aime ce réalisateur parce que son univers se démarque du reste, mais vous êtes prévenus, l'histoire est molle, c'est une enquête autour de tombes connectées, mais ça ne décolle jamais et certaines scènes sont carrément redondantes, j'ai eu le sentiment d'entendre plusieurs fois les mêmes dialogues tellement l'intrigue stagnait.
Vincent Cassel est bien choisi pour cette ambiance sombre et dérangeante, mais son accent français se fait sentir dans certaines répliques (peut-être ne fallait-il pas chercher à le gommer ?). Diane Kruger forme un bon duo avec lui. Bref, c'est plaisant visuellement, mais le tout m'a donné une impression d'un épisode de Black Mirror pas fini. Il faut vraiment aller le voir pour l'esthétique et rien d'autre.
C'est un film bien peu inspiré, qui s'enlise doucement dans une intrigue qui se veut avant-gardiste mais qui montre au contraire un montage classique, sans originalité autre que les outils techniques, informatiques et toute la clique...affligeant. Le scénario s'enlise dans des incompréhensions, des relations fantasmées de vieil homme. Le scénario est à une distance infinie de ce que peuvent proposer de jeunes scénaristes au cinéma, dans les meilleures BD d'anticipation. On en arrive à regretter de ne pas l'avoir vu en français, à la télé, devant une pizza.
Je n'ai rien trouver de bien à ce film. Le temps est long, le film n'a ni queue ni tête. On ne sait pas où veut aller le scénariste, on s'attend à un sujet tourner vers le deuil mais ça part un peu dans tous les sens mais aucun en mène vers quelque chose d'abouti. La fin est quant à elle à la hauteur du film, NULLE et sans queue no tête. A fuir absolument ! On était 5 dans la salle et 2 personnes sont parties. Moi ce n'est pas l'envie qui me manquait, j'avais un faible espoir que le scénario devienne intéressant ça n'a jamais été le cas.
Complètement tiré par les cheveux ! C’est mou et monotone. Dommage, l idée aurait pu donner un super thriller ! Là, on est plutôt dans un genre erotique-drame lol
En tant que grand partisans des films de Cronenberg, j'avoue que celui ci me perd les personnages sont complétement loufoque, ainsi que leurs interactions. L'histoire en elle même et aussi bien tiré par les cheveux mais ça Why not.
Vincent Cassel est surprenant il n'as pas peur d'essayer d'autres choses et ça se ressent il est plutôt à l'aise à l'écran. Diane Kruger est elle aussi merveilleuse. j'aime bcp cette actrice qui derrière elle se cache bcp de folies et d'émotions.
Les linceuls est le dernier film en date de David Cronenberg. Et c'est du Cronenberg : malsain, alambiqué, entremêlé. Dans ce film, les thèmes de la mort, des corps, de la technologie sont abordés dans un scénario plus proche d'un mauvais film d'espionnage que d'une réflexion philosophique. Je ne suis pas convaincu par la démarche. Esthétiquement c'est superbe, des plans décalés pour mettre les acteurs dans un coin de l'image renforçant le malaise, des gros plans en grand angle, des jeux de lumière. Tout est fait pour que ce soit dérangeant avec grand soin. Vincent Cassel est convaincant et Diane Kruger est incroyable dans son triple rôle : Becca, Terry et Hunny.
Techniquement c'est maîtrisé. Mais émotionnellement, je suis passé à côté malgré les thématiques pertinentes dans notre époque.
Certes il faut s'accrocher pour entrer dans cet univers futuriste-macabre-halluciné, mais quand on se dit "OK", on se régale de tous les clins d'oeil (intelligence artificielle, Tesla, etc.) et références à un avenir géo-politico-économique possible, le tout enveloppé, voire justifié, par la douleur et la folie dans lesquelles a sombré notre anti-héro. Le jeu des acteurs, la couleur du film, le scénario qui lève peu à peu le voile sur les questions qu'on peut se poser au départ, et la fin du film qui m'a fait penser à la fin de "Inception" - tout cela est du grand art !