740 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
134 critiques spectateurs
5
1 critique
4
13 critiques
3
24 critiques
2
45 critiques
1
37 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Isabelle K.
4 abonnés
91 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 4 mai 2025
L’idée est gé-niale : Karsh (Vincent Cassel dans son meilleur rôle, d’une distinction folle, et d’un jeu admirable entre naïveté et pouvoir) a créé le caveau connecté grâce à un ingénieux linceul aux propriétés quantiques, qui recouvre le mort. La tombe est sobre, munie d’écrans reliés à une application sur smartphone qui permet d’apprécier le corps en décomposition. Il a été jusqu’à imaginer un complexe spectral-chic composé d’un restaurant genre lounge aux verrières avec vue sur le cimetière connecté.
Pour lui qui ne se remet pas de la disparition de sa femme, Becca, son invention ultra-moderne le soulage du désespoir, dans son loft sombre et japonisant, entre rêves vaporeux et visions cauchemardesques sur son lit ceint d’une mare de carpes géantes et fluorescentes. Dans cet antre sophistiqué, il domine la ville comme avec son installation high-tech il régit vie et mort.
Jusqu'à ce jour où il aperçoit des ganglions énigmatiques dans le crâne de Becca. Il grossit l’écran jusqu’à les pixelliser : formes douteuses.
Pour le moment Les Linceuls de Cronenberg est passionnant, tellement crédible et réaliste de futurisme incongru. J’étais accrochée à mon fauteuil, mon corps tout uniment tendu vers la résolution. C’est alors que tout dérape et, pour ma part, je n’ai plus rien compris au film qui s’abracadabrantise. Les hypothèses se multiplient, toutes plus invraisemblables. D’abord, il est question de piratage informatique. L’affaire se corse et se politise : les Chinois versus les Russes sur fond d'avancées technologiques et d’empires dominant l’humanité. Puis se réhumanise en se concentrant autour des deux frères séparés des deux sœurs (l’une morte et l’autre divorcée), avec en arrière-plan, la jalousie. Le propos se sexualise sur fond d’excitation obscurantiste et conspirationniste (glauque). Il est aussi question de cancer et d’explorations médicales en laboratoires (gores). enfin, voyage en pays de l’Est avec une aveugle richissime et ultra-puissante. Il est aussi question de toilettage canin. Et surtout... de corps, objet de toutes les fascinations.
Qu’importe cet entrelacs : Vincent Cassel est vraisemblable, campant un David Cronenberg réel à s'y méprendre. Quant à Diane Kruger, qui interprète Becca et sa sœur, elle fascine, magnétique. Dans le rôle de la sœur de Becca, j’ai cru voir apparaître Jessica Lange dans American Horror Story… frissons garantis.
Les Linceuls est un film qui m’a complètement perdue. Au départ, l’idée semblait intéressante et j’étais curieuse de voir où ça allait mener. Mais très vite, l’histoire devient confuse, ça part dans tous les sens et j’ai eu beaucoup de mal à suivre. Résultat : je me suis ennuyée, j’ai décroché à plusieurs reprises et même la fin m’a laissée avec un grand point d’interrogation. spoiler: On attend une conclusion qui ne vient jamais vraiment, et ça donne l’impression que tout ce qu’on a regardé ne menait nulle part. C’est frustrant, parce qu’il y avait matière à faire quelque chose de fort, mais au final, pour moi, c’est un film long, vide et sans réelle direction. J’en ressors déçue et sans rien de marquant à retenir.
Vu en avant première spéciale à l'occasion du festival de Cannes. Film très intéressant dans son approche des nouvelles technologies mêlées à la thématique du corps propre à son auteur. Vincent Cassel et Diane Kruger jouent vraiment très bien malgré la barrière de la langue pour Cassel. La mise en scène est quant à elle réfléchie et posée ce qui rend le film vraiment agréable à regarder sur le plan visuel. Les points en moins sont dûs à la fin que je trouve un peu déconnectée du reste du film et le manque de clarté sur le développement d'un personnage en particulier.
Bon pourtant j'aime bien Vincent Cassel mais là son jeu d'acteur c'est pas possible quoi... Dommage encore une fois le concept était cool. Vu au Festival de Cannes
Vu au cinema en Italie. Le film est très bien réalisé, mais le scénario est bancal, avec plusieurs incohérences et des sauts logiques entre les scènes. Dans l’ensemble, il reste regardable.
David Cronenberg revient à ses sujets de prédilection, à ce style qui a fait sa gloire, mais hélas, le résultat n’est pas à la hauteur de ce qu’on attendait.
J’ai mis un moment à me demander pourquoi le film était comme ça. Où voulait-il en venir ? Puis j’ai remarqué une ressemblance physique évidente entre Vincent Cassel et David Cronenberg. L’acteur français et le réalisateur canadien ont déjà travaillé ensemble deux fois, ils se connaissent donc bien : il est alors évident que Cassel joue l’alter ego de Cronenberg Cronenberg.
En me renseignant un peu, j’ai découvert que le réalisateur de La Mouche avait perdu sa femme il y a quelques années, et que ce drame lui avait inspiré ce film. Il serait donc plus autobiographique qu’on ne veut bien le croire. Cette déclaration brouille encore les pistes, car le film est difficile à déchiffrer. On est à la fois dans un drame sur le deuil et dans un thriller technologique paranoïaque, mais les deux thématiques ne se marient pas.
L’esthétique high-tech ultra épurée accentue encore plus le côté froid. Même si elle est plutôt raccord avec ses thèmes, elle ne rend pas le film viscéral pour autant.
De la viscéralité, voilà ce qui manque au film. Peut-être est-il trop personnel, mais je le trouve surtout trop bavard, trop intellectuel, surtout en comparaison avec les films des années 80 de David.
Vu en avant-première, et malgré le body-horror glaçant porté par Diane Kruger, Cronenberg peine à nous captiver sur 2h, même sur la base d'une intrigue originale
J'aime et g pearce. Deja ca aide. Cronenberg aussi. On ne déroge pas a la tradition maison: c tordu absurde et parties de jambes en l'air au programme. Et à la fin on ne sait toujours pas si c'est de l'art ou du cochon
Cronenberg a déjà touché à de meilleures étoiles. Malheureusement, dans ce film-ci, ça ne décolle pas du tout.
Classé dans le genre fiction horreur corporelle (Body Horror) parce qu'on voit des corps nus de personnes décédées en décomposition. Bon, vu comme ça, ça semble dégueulasse mais, c'est pas si pire que ça en fin de compte, mais ce n'est pas ce qui donne du ''punch'' au scénario. D'ailleurs, l'ayant vu hier, ce matin, je me demande encore c'est quoi le ''punch'' finalement.
On a écouté le film comme si on écoutait une émission d'information sur l'accouplement des fourmis en Afrique et de sa croissance démographique, bah, je déconne un peu mais ça donne une idée de ma perception de ce film. Les acteurs sont bons. On se demandait pourquoi on voit Diane Kruger complètement nue au début mais par la suite, un comprend pourquoi alors faut l'écouter le film pour savoir ;-)
Le sujet est intéressant. On s'est tapé le film au complet en pensant que... mais perso, j'aurais mis un peu plus de suspense dans la balance, comme Cronenberg savait si bien le faire il n'y a pas si longtemps. Conclusion, on s'attendait à plus venant de lui.
Le debut du film est tres comprehensible, mais bout de 30minutes arrivent des personnages et on ne comprend plus tres bien Et la fin du fim est incomprehensible Film tres compliqué, passez votre chemin
J'ai pas mal aimé ce film de par sa modernité, et les sujets abordés sur l'IA par exemple. L'ambiance est souvent glauque, la sensualité parfois immorale, mais c'est du Cronenberg. Je regrette tout de même ces longs passages de discussions n'amenant à rien. Et le scénario un peu "fouilli"... Du coup, je n ai même pas compris la fin.. C est balot ! A voir absolument en VO.
Vu à l’avant-première au UGC Ciné Cité Les Halles le 28/05. Toujours plus trash, comme un film de Cronenberg quoi .. Y-a-t-il une vraie réflexion derrière ? Pour moi, ses films tiennent plus d’une volonté de donner dans le sensationnel - ça reste un parti pris.
Le film porte une bonne intrigue et à un bon potentiel mais tout cela est sous-exploité peut intéressant. Malgré le rôle charismatique de Vincent Cassel.
Avec Les linceuls, Cronenberg revisite le deuil sous un aspect à la fois très cru (la décomposition des corps des êtres aimés) et high-tech (pouvoir suivre cette décomposition sur un écran en direct via un linceul connecté). Mais avec un scénario qui part dans trop de directions à la fois, on perd de vue la réflexion première pour ne conserver que la sensation lancinante de l'abscence. [Visionné au festival de Cannes]