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Anaïs L.
8 critiques
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3,0
Publiée le 10 juin 2024
Avec Les linceuls, Cronenberg revisite le deuil sous un aspect à la fois très cru (la décomposition des corps des êtres aimés) et high-tech (pouvoir suivre cette décomposition sur un écran en direct via un linceul connecté). Mais avec un scénario qui part dans trop de directions à la fois, on perd de vue la réflexion première pour ne conserver que la sensation lancinante de l'abscence. [Visionné au festival de Cannes]
Je me suis endormi devant. Le film étais nul au point que je me suis dit :" j'aurais pu écrire les dialogues moi-même" et le film n'est pas spécialement beau. Le film a été vu en VF et je dois dire que le doublage n'est pas non plus au rendez-vous, après je vois mal comment on peut donner de sa personne lorsque le matériau de base laisse autant à désirer.
Quelle déception: l'idée de départ est fascinante mais elle se délite dans un scénario qui part dans tous les sens sans jamais aboutir. V Cassel se regarde jouer comme souvent. A fuir
On a du mal à comprendre comment le réalisateur de la Mouche, qui est vraiment un film génial, a pu réaliser un tel navet. C'est lent, ça blablate à tout va, on ne comprend quasiment rien à l'histoire (et surtout, on s'en fiche). Ne parlons même pas de la fin, qui tombe comme un cheveu dans la soupe (tiède). Les acteurs sont assez bons, mais la pauvre Diane Kruger passe la moitié du film nue comme un ver. À défaut d'être désagréable, c'est à peine explicable. On est plus proche d’un film d’art et d’essai que d’un film de science-fiction. Tout sonne faux dans ce film, y compris les squelettes en 3D. Catastrophique !
Bavard et très décevant ! Que font les acteurs dans cette tambouille pseudomorbide et à la géopolitique caricaturale. A sauver : l'excellente musique d'Howard Shore.
Les Linceuls ne donnait a priori pas l'impression d'être un grand film, ni même d'être un film marquant et important de l'oeuvre de son réalisateur. Et il faut croire que cette impression se confirme au fur et à mesure du film qui déroule un scénario convenu, peu rythmé et dépourvu d'émotions.
Les Crimes du Futur m'avait laissé de marbre, avec une mise en scène dérangeante, sans être évocatrice, et un récit qui faisait rapidement place à l'ennui, en dépit d'un concept de départ prometteur. Les Linceuls est une proposition de cinéma plus prenante et sans aucun doute unique et authentique. Néanmoins, il est indéniable que Les Linceuls et Les Crimes du Futur ont cela en commun de donner au spectateur le sentiment d'un vide profond, aussi bien dans la mise en scène que dans la psychologie de ses personnages.
Si la froideur du récit trouve une explication dans ce que Cronenberg veut raconter, on peine à s'attacher à ces personnages creux et superficiels. Le propos du cinéaste s'égare dans une multitude de thèmes qui sont évoqués, puis rapidement délaissés, dans un scénario qui ne se conclut jamais vraiment. Si le deuil était évidemment au coeur de cette histoire étrange et quasi-surnaturelle, il n'est jamais frontalement abordé, et noyé dans les artifices du récit.
On reconnaîtra toutefois à Cronenberg son courage de création et sa capacité à poursuivre une oeuvre unique et singulière.
ttellement ennuyeux j’ai pas du tout aimé et accroche au film , c’etaif bizzare et très difficile à comprendre car c’était vraiment melange , je ne recommande vraiment pas
David Cronenberg n’est pas rassasié et nous pond un nouveau concept bien tordu entourant l’un de ses thèmes fétiches, j’ai nommé le body-horror ! Avec son casting intéressant, il nous emmène aux frontières de l’acceptable autour du deuil et de le perversion. C’est bien mis en image, souvent malaisant et bordé de quelques rebondissements intéressants. Certes c’est un peu tiré par les cheveux et un poil trop long mais l’ensemble tient en haleine et cette drôle d’atmosphère donne clairement envie d’en savoir plus. Cronenberg sait probablement qu’il ne plaira pas à tout le monde avec ce type de métrage mais il va au bout de son idée et c’est ce qu’on aime avec lui. Les Linceuls n’est pas la plus grande œuvre du réalisateur mais il trouve une certaine place dans sa filmographie. Personnellement, j’ai apprécié dans l’ensemble, pour public averti tout de même.
Sujet abracadantesque et vertigineux, qui allié morbidité avec sensualité dans un même élan. Vincent Cassel magistral dans le role du heros meurtri resté attaché a sa femme. Incapable d'oublier son epouse. C'est un beau geste et un beau film de David Cronenberg dans un film très personnel, lui-même ayant perdu son épouse après 40 ans de vie en commun, un film qui allié communication avec les morts et éloge des corps. En fait Cronenberg derrière ses idées un peu paranoïaque, fait un éloge de la vie, des corps et de la sexualité dans un discours brillant. Seul la piste russo-chinoise était dispensable et affaiblit un récit envoûtant aux images magnifiques.
Film très décevant. Certes, Cassel assure une présence assez impressionnante, mais le scénario est incohérent. La fascination de Cronenberg pour le mélange du sexe et du morbide tourne à vide. Il aurait sans doute mieux fait d'adapter le roman Ubik de . Dick, sur une idée voisine, mais meilleure...
Film de science-fiction dramatique écrit et réalisé par David Cronenberg, Les Linceuls est un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre Karsh, un cinquantenaire, chef d'entreprise qui, peinant à se remettre de la mort de sa femme, Becca, emportée par un cancer, a créé une technologie permettant de voir le corps des proches récemment disparus se décomposer dans leur cercueil. Mais, quand plusieurs tombes, dont celle de sa femme, sont profanées, Karsh se lance à la recherche des responsables, appuyé par Terry, sa belle-sœur, et Maury, son beau-frère ayant participé à la conception du chiffrement des données et au système de surveillance. Ce scénario s'avère intéressant à visionner tout du long de sa durée d'un peu moins de deux heures. En effet, l'intrigue traite d'un sujet aussi important que délicat puisqu'il parle de la mort et de la façon de faire son deuil. Et cela est bien traité avec cette technologie à la fois macabre et nécessaire pour certains. Hélas, la tournure que prend le récit au fil des minutes n'est pas vraiment celle espérée, mais elle reste satisfaisante en semant le doute sur l'identité et les motivations des profanateurs. Surtout, il met en exergue un amour post-mortem douloureux autant centré sur l'esprit que le corps, beau à voir. Tout cela donne lieu à des scènes à l'action très limitée mais marquantes par leur aspect corporel à la fois morbide et charnel. Le ton se veut triste et aussi solennel qu'un enterrement. L'ensemble est porté par des personnages à la psychologie suffisamment développée. Des rôles correctement interprétés par une distribution comprenant Vincent Cassel, Diane Kruger, Guy Pearce, Sandrine Holt ou encore Al Sapienza. Tous ces individus entretiennent des rapports procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par de bons dialogues. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien n'est malheureusement pas des plus inspirées. Sa mise en scène est assez pauvre et basique, à base de champs-contrechamps. Seuls les passages dans le cimetière et les séquences organiques de mutilations sortent esthétiquement du lot. Les décors sont pour leur part appréciables. Ce visuel banal est accompagné par une bonne bande originale signée Howard Shore. Hélas, ses compositions ne se font quasiment pas entendre alors qu'elles confèrent une véritable atmosphère lorsqu'on entend leurs notes. Quel dommage de ne pas les avoir davantage utilisées. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Les Linceuls qui, en conclusion, est un long-métrage de bonne facture méritant d'être découvert.
Le scénario est trop confus . Il n'y a pas assez de science-fiction et de fantastique. C'est plutôt une enquête policière sur la profanation des tombes juives.
Dans ce qu'on imagine être un futur proche, un entrepreneur qui vient de perdre sa femme invente un système de caméra permettant de voir les défunts jusque dans la tombe. Il doit toutefois composer avec une mystérieuse attaque informatique et la dégradation de plusieurs tombeaux connectés. Difficile de faire plus cronenbergien que ce scénario traversé par la mort, le progrès technologique et le désir. Cependant, à rebours d'autres films du réalisateur dont l'abject Les Crimes du futur, Les Linceuls est assez peu graphique dans son traitement, presque pudique malgré son sujet fondamentalement morbide. Si son aspect autobiographique est particulièrement intéressant, il ne sauve toutefois pas un scénario bâclé, incapable d'exploiter les pistes pourtant prometteuses initialement lancées. C'est donc un nouveau film décevant pour le réalisateur canadien, qu'on aimerait voir à nouveau capable de trousser un film convaincant du début jusqu'à la fin.
Les linceuls a reçu un accueil plus que tiède mais étant un film de Cronenberg, je tenais quand même à me faire mon propre avis. Ce n’est pas un flop artistique total selon moi car le film a quand même une belle esthétique, une soundtrack assez planante et angoissante qui donne une aura mystérieuse et macabre au film, qui paraît presque poétique par moment avec ce Vincent Cassel qui semble mort de l’intérieur. Cependant : le scénario reste farfelu et avance à un rythme indécemment lent. On aurait pu s’attendre à un propos sur le deuil mais au final, non, on se retrouve juste avec des personnages plus névrosés les uns que les autres, ce qui empêche de s’attacher à eux… bref, pas un échec total mais clairement : Les Linceuls est malheureusement médiocre, il faut l’avouer.