C’est une méthode révolutionnaire mais polémique qui permet aux vivants de rester connectés aux morts. Karsh invente un linceul connecté à une caméra où il est donc possible d’assister à la décomposition de son proche. Alors que les sépulture vont être vandalisés une nuit, il se met en quête de trouver le coupable. Une fois de plus, David Cronenberg déçoit avec un film vu en compétition à Cannes, avec un scénario un peu faible et plus si choc. Vincent Cassel n’est pas convaincant dans ce rôle en anglais.
j'attendais avec impatience le prochain film du maître de l'horreur canadien David Cronenberg. Et je ne m'attendais pas du tout à cela, nous faisons ici face à un film assez contemplatif qui mène une réflexion sur la mort. Un film assez éloigné du Body Horreur que l'on connait et qui se rapproche plus de son dernier court-métrage où il met en scène sa propre mort "The death of David Cronenberg".
L'expérience m'a paru interminable, les effets numériques tranchés et singuliers ont eu tendance à me sortir du film dont la narration bien que simple tarde à se développer. Nous pouvons tout de même saluer la photographie et la technique du film maîtrisé, et le jeu des acteurs, mention spéciale à Vincent Cassel qui nous livre une excellente performance.
En somme le rythme particulier et lent du métrage allié à une histoire peu convaincante n'a pas su me conquérir. Ce n'est pas mauvais mais c'est loin excellent.
Vu en avant première spéciale à l'occasion du festival de Cannes. Film très intéressant dans son approche des nouvelles technologies mêlées à la thématique du corps propre à son auteur. Vincent Cassel et Diane Kruger jouent vraiment très bien malgré la barrière de la langue pour Cassel. La mise en scène est quant à elle réfléchie et posée ce qui rend le film vraiment agréable à regarder sur le plan visuel. Les points en moins sont dûs à la fin que je trouve un peu déconnectée du reste du film et le manque de clarté sur le développement d'un personnage en particulier.
À enterrer profond. The Shrouds (Les Linceuls) est, n'ayons pas peur des mots, une purge. On croit à un film écrit par une intelligence artificielle, qui oublie complètement son enquête de départ ("Mais qui a saccagé le cimetière moderne ? Et pourquoi le squelette de mon épouse a des espèces de croûtes blanches sur les os ?") au bout de cinq minutes, au profit de beaucoup (mais alors : vraiment beaucoup) de scènes de dialogues qui nous barbent copieusement, et quelques incursions fantastiques dans des rêves qui n'ont pas de franches conséquences sur le réel (on se demande en continu ce que cela fiche là, si ce n'est justifier que Diane Kruger est au casting, avec des effets numériques laids pour les déformations du corps, quand le Monsieur aux commandes était autrefois célèbre pour ses prothèses corporelles...une honte.). Si vous ne savez pas encore quoi en penser, attendez un peu d'aborder la fin, elle nous a achevé d'un coup sec. spoiler: Guy Pearce se met à surjouer de façon hystérique (une vision d'horreur) en égrainant les théories les plus tirées par les cheveux pour résoudre les enquêtes (dont on se rappelle qu'elles existent au bout d'une heure et demi de film), avec un Vincent Cassel en face qui enchaîne les "Mais nan !" les plus risibles (on se croirait dans une parodie, mais c'est bien sérieux), et avec ce twist cataclysmique : spoiler: il n'y avait pas de "croûtes blanches", c'est MidJourney, que quelqu'un a utilisé... C'est ça, le super twist de fin ?! Au secours, on tombe les yeux devant ce qui est le pire Cronenberg, de très loin. Et on oublierait presque le meilleur : l'humour "OK tonton" de ce film, qui regarde l'intelligence artificielle avec le dédain d'une personne âgée qui essaie de tourner en ridicule la moindre appli, mais devient lui-même très (très) ringard et gênant. Oui, on veut parler du rapport du personnage de Cassel avec l'appli "Alexa" qui se transforme en koala, et lui susurre des phrases très connotées, à plusieurs moments du récit, sans qu'on ne comprenne d'où sort ce délire (à part d'un humour de dinosaure). Pas besoin de cercueil, le dernier Cronenberg s'enterre très bien tout seul.
Cronenberg nous aurait-il fait une mauvaise farce ? Que retenir de cette plongée dans les fantasmes lubriques et macabres du réalisateur ?
Enquête à huis clos loufoque, mise en scène quelconque, images muettes, acteurs hors rythme, humour lourd et répétitif ...
Affublé d'une nouvelle doublure (Vincent Cassel), Cronenberg laisse transparaître son angoisse d'un monde dont les enjeux nouveaux semblent pleinement le dépasser : nouvelles technologies et enjeux climatiques sont bien maladroitement convoqués.
Tout cela laisse un sentiment de profond malaise. Le film passe pour parodique ; irrémédiablement hors-sol !
Malgré des critiques assez décevante concernant le nouveau film de Cronenberg durant le festival, j’ai vraiment apprécié ce film, avec un scénario toujours proche de ses thématiques habituels ( le corps/ la mort …) tout en axant son film majoritairement sur les sujets des IA et du complotisme. Le film est certes très verbeux mais ce n’est jamais en vain, on aime nous semer et nous convaincre des vérités de chacun, mais peut être que la vérité n’est pas là ou l’on s’y attend…
Diane Kruger et Vincent Cassel font le job, le scénario est passionnant.
Je n’ai pas grand chose à redire, j’ai pris beaucoup de plaisir devant ce film et c’est sûrement ça qui compte le plus !
Vu à l’avant-première au UGC Ciné Cité Les Halles le 28/05. Toujours plus trash, comme un film de Cronenberg quoi .. Y-a-t-il une vraie réflexion derrière ? Pour moi, ses films tiennent plus d’une volonté de donner dans le sensationnel - ça reste un parti pris.
Quelle maitrise formelle déploie Cronenberg pour surprendre et enthousiasmer avec une dystopie alambiquée et macabre, menée avec grand talent par Vincent Cassel.
On pourrait se croire dans un épisode de black mirror, mais lent, pauvre scénaristiquement et sans envie. J'ai presque été d'avantage diverti en lisant le synopsis qu'en voyant le film. Et malheureusement le casting pourtant prometteur ne sauve rien...
Dans « Les Linceuls », Vincent Cassel interprète un homme ayant créé des linceuls connectés qui permettent aux proches de suivre en vidéo la décomposition de leurs défunts. Son épouse est dans l’une de ces tombes hyper-connectées. David Cronenberg fascine une nouvelle fois par un scénario à la fois moderne, morbide, sensuel et terriblement kitch. Cette signature assumée, le cinéaste tente d’installer une dramaturgie dans son œuvre qu’il estime la plus personnelle, lui aussi à perdu sa femme. C’est intime et touchant jusqu’à la bascule dans un thriller paranoïaque autour d’une théorie du complot sur fond géopolitique. Le long-métrage sort de sa zone de confort et décompose une intrigue alambiquée qui s’enlise dans des dialogues peu inspirés et confus, tout en offrant une splendide vitrine à Tesla, la marque d’Elon Musk.
Quel cinéaste est capable de marier sensualité la plus torride et ... morbidité la plus explicite ? Réponse évidente, après avoir vu Les Linceuls, David Cronenberg, qui d'autre ? Une fois de plus, le voici à la tête d'une entreprise assez folle, très transgressive, cela va sans dire, puisqu'il y est question de voyeurisme d'après-mort, comme si le cinéaste canadien avait réalisé un long-métrage intitulé : "J'irai espionner dans ta tombe". Un sujet très personnel, puisque Cronenberg a perdu sa femme il y a quelques années qu'il transforme dans un thriller d'espionnage high-tech, qui n'est cependant que la partie immergée de l'iceberg. Beaucoup plus excitant est le caractère humaniste du film, sans parler de son aspect très ludique avec pas mal de passages marqués par un humour décapant. Ceux qui ne suivront que l'intrigue proprement dite rateront malheureusement tous ses à-côtés croquignolets. Ce manuel de décomposition est incarné par un Vincent Cassel que l'on n'avait pas vu aussi bon depuis longtemps, avec sa coiffure cronenbergienne, et surtout une Diane Kruger épique dans un double, non triple rôle, avec un tempérament à faire ressusciter les morts. Au fond, Les Linceuls, aussi illuminé soit-il, et sans doute trop foisonnant, n'est-il pas avant tout un hymne à la vie, à l'amour, au sexe et une antidote malicieuse à l'intelligence artificielle ?
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2024, "Les Linceuls" est un film réalisé par David Cronenberg qui suit l'histoire de Karsh, un homme d'affaires renommé. Inconsolable depuis le décès de sa femme, il invente un système révolutionnaire et controversé, GraveTech, permettant aux vivants de se connecter à leurs chers disparus dans leurs linceuls.
Un Film Difficile à Aborder
"Les Linceuls" est un film complexe, particulièrement pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'œuvre de Cronenberg. Il se présente comme un hommage discret à la femme aimée et une tentative désespérée de terminer un travail de deuil. En choisissant la voie du thriller technologique, le film laisse en suspens la prometteuse piste du mythe d'Orphée et d'Eurydice, ajoutant une dimension de pudeur et d'inachèvement.
Une Critique Mitigée
Contrairement à "Les Crimes du Futur", basé sur un scénario rédigé dans les années 2000, "Les Linceuls" a été écrit récemment, après la disparition en 2017 de Carolyn Cronenberg, l'épouse du cinéaste. L'accueil critique a été partagé, sans qu'aucun prix cannois ne vienne couronner cette œuvre.
Un Film Déchirant et Difficile à Regarder
Pour les spectateurs qui espéraient un film plus conventionnel, "Les Linceuls" se révèle déchirant et difficile à suivre. Le film est statique, manquant d'attrait visuel (à l'exception du cimetière) et de rythme, ce qui complique la compréhension de l'intrigue. De plus, l'absence de conclusion laisse un sentiment de frustration.
Un Film Qui Suscite des Réactions
"Les Linceuls" ne laisse pas indifférent. Certains spectateurs ont quitté la salle, emportés par les accords lancinants et funéraires du compositeur Howard Shore. Le film est un véritable calvaire pour les plus courageux, tout en étant un hommage discret à l'épouse du réalisateur et une tentative poignante de terminer un travail de deuil.
Le film porte une bonne intrigue et à un bon potentiel mais tout cela est sous-exploité peut intéressant. Malgré le rôle charismatique de Vincent Cassel.